Notre-Dame-du-Pré

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Notre-Dame-du-Pré
Notre-Dame-du-Pré
Vue panoramique du chef-lieu de Notre-Dame-du-Pré en été.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Tarentaise
Maire
Mandat
Jocelyne Abondance Pourcel
2020-2026
Code postal 73600
Code commune 73190
Démographie
Gentilé Praverains
Population
municipale
247 hab. (2019 en diminution de 7,84 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 46″ nord, 6° 35′ 39″ est
Altitude Min. 536 m
Max. 2 556 m
Superficie 18,2 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Moûtiers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Moûtiers
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Notre-Dame-du-Pré

Notre-Dame-du-Pré est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Village de montagne du massif de la Vanoise, en Tarentaise, il comptait 247 habitants en 2019.

Le territoire communal accueille une petite station de sports d'hiver.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-du-Pré est situé à 15 km de Moûtiers et à 13 km d'Aime, dans la vallée de la Tarentaise (Savoie). Sa commune intégrée dans le SIVOM des communes du cœur de Tarentaise. De sa situation en balcon à 1 300 mètres, la commune malgré sa localisation sur le versant ubac de la vallée, est nichée dans une combe ensoleillée, à l'abri du vent, surplombant l'étroit de Siaix. Elle fait face au sud au massif de la Lauzière, le col de la Madeleine et à la vallée des Bellevilles avec le Cheval Noir surplombant son entrée. Et sur sa face ouest, la montagne du Quermoz avec les villages de Montgirod et de Hautecour.

L'accès du village en provenance de Moûtiers est à fort dénivelé, en lacets (environ 27, certains avancent même le nombre de 37), ce qui peut donner la sensation d'une ascension interminable, sa liaison, depuis Aime quant à elle est beaucoup plus douce, avec une route plus accessible et droite.

Village des Plaines, depuis le roc Puppin (2019).

Depuis les hauteurs de la commune, on bénéficie d'un panorama sur le mont Blanc, et la chaîne frontalière avec la Vallée d'Aoste.

Le village n'est distant que de 7 km de Montalbert, l'un des 10 villages du domaine skiable de La Plagne.

Une série de pistes permettent de rejoindre Bozel et Champagny-en-Vanoise via le sommet du mont Jovet, point culminant de la commune à 2 558 mètres. Ces pistes étaient déjà utilisées depuis fort longtemps par les habitants des deux vallées pour se déplacer, échanger, et mener les bêtes aux alpages.

Depuis son sommet le mont Jovet offre une vue sur la plupart des grands sommets de la Vanoise, dont, la Grande Casse, le Mont Pourri, ou encore, le Grand Bec et la dent Parrachée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Notre-Dame-du-Pré
Aime-la-Plagne
Saint-Marcel Notre-Dame-du-Pré
Montagny Bozel

Géologie[modifier | modifier le code]

La région de Notre-Dame-du-Pré est l'un des secteurs les plus complexes des Alpes.

On y rencontre des terrains variés appartenant à quatre zones géologiques :

  1. la zone des brèches de Tarentaise ;
  2. la zone subbriançonnaise ;
  3. la zone briançonnaise ;
  4. la zone piémontaise.

Le chef-lieu est bâti sur une écaille de schistes noirs et de grès houillers, orientée nord-est sud-ouest.

Cette écaille sépare les brèches de Tarentaise des formations de la zone subbriançonnaise.

Hauteville, installé sur un dépôt morainique, a pour substratum rocheux des calcaires petits bancs du Crétacé supérieur. Ces calcaires sont surmontés de brèches du Crétacé supérieur-Éocène qui déterminent les falaises à l'est de Hauteville. Au-dessus de ces falaises, Pré Communal, Bois de Pampraz, Bois du Sapey sont installés sur des schistes noirs et des grès micacés à lentilles d'anthracite de la zone houillère briançonnaise (existence d'anciennes mines de charbon au-dessus de Hauteville).

Enfin, l'ensemble de ces terrains sont surmontés par la klippe du Mont Jovet à semelle plate et gypseuse, constituée de calcschistes de la zone piémontaise à lentilles de serpentine (marbre de Longefoy).

Les contacts entre les différentes zones sont toujours jalonnés d'amas de gypse et de cargneules, parfois gigantesques (visibles à la base de la klippe du Mont Jovet comme par exemple à l'extrémité de la route goudronnée menant aux alpages).

Conséquences sur la qualité des ressources en eau[modifier | modifier le code]

Les eaux captées sous la semelle gypseuse et les cargneules sont séléniteuses (sulfatées) et donc impropres à la consommation ; les bonnes sources sont à rechercher à la base de la klippe du Jovet au-dessus des gypses cargneules et autres calcaires, c'est le cas des sources de la Raynaud de la Côte ou de la combe de l'Aigue. L'épaisseur de la klippe étant réduite, le temps d'infiltration l'est également, et ces sources sont fragiles vis-à-vis des éventuelles pollutions.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-du-Pré est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Moûtiers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,4 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), prairies (3,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,4 %), zones urbanisées (0,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Vlôprâ, selon la graphie de Conflans[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux Morts, situé au chef-lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1990 2014 Henri Borlet    
2014 2020 Alain Buissière    
2020 En cours Jocelyne Abondance-Pourcel LR Directrice retraitée de l'IFAS de Moûtiers
Conseillère départementale du canton de Moûtiers (2015 → )

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants des Chavannes sont appelés les Praverains[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2019, la commune comptait 247 habitants[Note 3], en diminution de 7,84 % par rapport à 2013 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
470428502579667652528529483
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
460466467504502496602470459
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
591350315317298377397382352
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019 - -
281270272277270250247--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Notre-Dame-du-Pré est située dans l'académie de Grenoble.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

alt.=Vue panoramique du chef-lieu de Notre-Dame-du-Pré en hiver

En 2014, la capacité d'accueil de la commune et station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 998 lits touristiques répartis dans 133 établissements[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 12 meublés ; une structure d'hôtellerie de plein air et 2 centres ou villages de vacances / maisons familiales[13].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Trois téléskis avec différentes pistes pour tous niveaux sont disponibles.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Notre-Dame-du-Pré.
  • L'église Notre-Dame-du-Pré, de style baroque, a été reconstruite en 1647 en changeant son orientation. Elle détient un retable sculpté par Pierre Antoine Marauet (après 1847)[14].
  • Le rocher d'escalade est situé à 1 500 m d'altitude, à 3 km du village. Sur ce site d'escalade dit du Glaisy, 230 voies réparties en 17 secteurs ont été aménagées sur le rocher de type calcaire. Le site comporte aussi deux boucles de randonnée offrant une magnifique vue sur le village, la Lauzière et le mont Blanc.
  • Le hameau de Hauteville, à 30 min du village (accès uniquement à pied), comptait encore au début du XXe siècle, une centaine d'habitants. Il permet de voir un large panorama sur la vallée et Moûtiers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Sol, écrit par Frédéric Lefèvre et illustré par André Kertész, édité en 1931, qui relate la vie dans ce petit village de haute montagne.
  • Jean Nicolas, Renée Nicolas, Pascal Lemaître, La Savoie d'André Kertész, édité en 2004, qui réédite et commente les photos prises vers 1930-31 par le photographe André Kertész.
  • Une famille savoyarde : les Charlet de Notre-Dame-du-Pré et Villard-sur-Doron, par Bernard Pajani, édité en .
  • Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5), p. 366-367. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  4. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[13].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Moûtiers », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  8. Histoire des communes, 1982, p. 366.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  13. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en ) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  14. Marius Hudry, Sur les chemins du Baroque en Tarentaise, Volume 2, La Fontaine de Siloé - FACIM, , 335 p. (ISBN 978-2-84206-422-8, lire en ligne), p. 151-156.