Chambois (Orne)

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Chambois
Chambois (Orne)
La place principale de Chambois, avec son donjon.
Blason de Chambois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Intercommunalité Argentan Intercom
Statut Commune déléguée
Maire délégué Philippe Langeard
2020-2026
Code postal 61160
Code commune 61083
Démographie
Gentilé Chamboisiens
Population 387 hab. (2018 en diminution de -7.19 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 18″ nord, 0° 06′ 19″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 156 m
Superficie 8,30 km2
Élections
Départementales Argentan-2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Gouffern en Auge
Localisation
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Chambois
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Chambois

Chambois est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne, en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Gouffern en Auge. Chambois est peuplée de 387 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

  • Commune située dans une zone de sismicité faible[2],[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune[4] :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[9].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Départementales 13 et 16[10].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la communauté de communes Argentan Intercom.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cambagi(um) entre 1046 et 1048[13],[14], Cambaco probablement entre 1082 et 1087[15].

La forme Chambois est une francisation abusive et relativement tardive, le type Chambay étant encore représenté aux XIVe et XVe siècles.

Les formes anciennes excluent cependant un rapprochement avec les divers Chambois.

Le radical camb- « coude, courbe » est celte gaulois. Le suffixe -acum[15] signifie < domaine > . Cambaco « domaine du coude de la rivière », qui pourrait s'appliquer à la Dives et justifier le nom du bourg[15].

Le gentilé est Chamboisien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le donjon quadrangulaire est le vestige bien conservé d'un ancien complexe défensif de la seconde moitié du XIIe siècle et qui indique l'importance stratégique du lieu au Moyen Âge. Avant le milieu du XVIIIe siècle, il était encore entouré d'une enceinte de pierre. Un toit pentu couronnait ses trois étages.

Chamboy (Chambois) est, du XIVe siècle au XVIe siècle, un des fiefs de la famille de Tilly. Elle le transmet à la famille de Rosnyvinen, qui le conserve jusqu'au XVIIIe siècle.

Le village devient chef-lieu de canton sous la Révolution.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Chambois a donné son nom à la poche de Falaise - Chambois de la Seconde Guerre mondiale.

Le soir du , des unités de la 1re division blindée polonaise et de la 90e division d'infanterie américaine y scellent l'encerclement des 5e et 7e armées allemandes en Normandie.

Trun étant tombé aux mains de la 4e division canadienne le 18 août[16], les trois groupes en lesquels s'était divisée la 1re division blindée polonaise prennent Champeaux le 19 août et convergent sur Chambois. Avec des renforts de la 4e division du Canada, les Polonais prennent la ville et font leur jonction le soir même avec la 90e division d'infanterie américaine et la 2e division blindée française[17].

Les combats, inscrits dans un triangle Montormel — Chambois — Trun, constituèrent un tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Chambois

la commune de Chambois n'a pas de blason mais utilise fréquemment celui de la Famille de Rosnyvinen qui se blasonnent ainsi :
D'or à la hure de sanglier de sable arrachée de gueules, défendue et allumée du champ.[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Auguste Canivet (1829-1906)   conseiller général de l'Orne pour le canton de Trun (1881-1906)
? ? (maire en 1983) Édouard Portier    
? mars 2001 Michel Quillien    
mars 2001[20] mars 2008 Édouard Sion SE  
mars 2008[21] décembre 2016 Véronique Chabrol[22] SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal était composé de onze membres, dont le maire et trois adjoints[22].

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[23] :

  • total des produits de fonctionnement : 158 000 , soit 373  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 157 000 , soit 371  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 50 000 , soit 118  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 81 000 , soit 191  par habitant ;
  • endettement : 238 000 , soit 562  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 2,42 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 1,85 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 3,59 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 32,41 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 3,93 %.

Cette commune a connu des changements de contours depuis 12 ans : 01/01/2017 – Chambois devient commune déléguée au sein de Gouffern en Auge (61474) (commune nouvelle).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25],[Note 2].

En 2018, la commune comptait 387 habitants, en diminution de −7,19 % par rapport à 2013 (Orne : −1,55 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
671607694678709664644631604
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
610579567531551525539463454
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
474452394426455432474559550
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018 -
597555520499475415417387-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements :

  • École élémentaire[28].
  • École primaire[29].
  • Collèges à Argentan, Trun[30].
  • Lycées à Argentan.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[31] :

  • Médecins à Trun.
  • Pharmacies à Chambois.
  • Hôpitaux à Argentan.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique, Paroisse Saint Maximilien Kolbe (Pôle missionnaire du Pays d'Argentan)[32], Diocèse de Sées.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Agriculteurs à Mont Ormel, Coulonces.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Restaurants, Hôtels à Argentan.

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité à Trun[33], Argentan.
  • Fromagerie industrielle[34].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Massif forestier
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. Dossier Départemental des Risques Majeurs
  4. Cours d'eau sur la commune
  5. La Dives
  6. La Barges
  7. Rivière La Barges
  8. Ruisseau du Foulbec
  9. Table climatique
  10. Plan de Chambois
  11. Transport à la demande
  12. Le Plan Local d’urbanisme intercommunal (PLUi) approuvé par le conseil communautaire le 17 décembre 2019
  13. Archives de l'Orne, t. LXV, 1947, p.  113.
  14. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 168b.
  15. a b et c Jean Adigard des Gautries et Fernand Lechanteur, Les noms des communes de Normandie (suite) : Supplément aux Annales de Normandie, vol. 1, , p. 8.
  16. Mark Zuehlke, The Canadian military atlas : Canada's battlefields from the French and Indian wars to Kosovo, North York, Ontario, Stoddart, 2001, p. 169 (ISBN 0-7737-3289-6).
  17. Chester Wilmot et C. D. McDevitt, (1997) [1952], The struggle for Europe, Ware, Wordsworth Editions, p. 422 (ISBN 1-85326-677-9)
  18. « Ici se rejoignirent les armées américaine, britannique, canadienne, polonaise et française qui reçurent la capitulation des divisions allemandes encerclées après soixante-dix-sept jours de combats acharnés. »
  19. Armorial des communes de l'Orne
  20. « Albion, PME boostée par l'anniversaire du D-Day », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 février 2016)
  21. « Véronique Chabrol élue maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 février 2016)
  22. a et b Réélection 2014 : « Chambois (61160) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 juin 2014)
  23. Les comptes de la commune
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 2016 2017 2018 .
  28. École élémentaire
  29. Établissements d'enseignements
  30. Collèges
  31. Professionnels et établissements de santé
  32. Paroisse Saint Maximilien Kolbe (Pôle missionnaire du Pays d'Argentan)
  33. Commerces de proximité
  34. Fromagerie industrielle
  35. Église Saint-Martin
  36. Patrimoine de Chambois
  37. Monument aux morts
  38. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – FC Détente Chambois-Fel » (consulté le 10 février 2016).
  39. « Ouest-france.fr - Étienne de Lessard, de Chambois au Québec » (consulté le 25 mars 2010).
  40. Jean-René Van der Plaetsen, « Michel Onfray, le philosophe enraciné », Le Figaro Magazine,‎ , p. 40-45 (lire en ligne).
  41. « Des motards se recueillent sur la tombe du pilote Fabrice Miguet, à Chambois », sur actu.fr, Le Journal de l'Orne (consulté le 6 janvier 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]