Athies (Somme)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Athies.
image illustrant une commune de la Somme
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Somme.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Athies
Mairie d'Athies.
Mairie d'Athies.
Blason de Athies
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Hamois
Maire
Mandat
Alain Acquaire
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80034
Démographie
Gentilé Althéiens
Population
municipale
598 hab. (2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 20″ Nord 2° 58′ 46″ Est / 49.8555555556, 2.97944444444
Altitude Min. 47 m – Max. 88 m
Superficie 10,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Athies

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Athies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Athies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Athies

Athies est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Omignon à Athies (Somme) en 2014
L'Omignon à Athies (Somme) en 2014.

Athies est un village picard du Santerre, situé dans la vallée de l'Omignon et traversé par l'ancien tracé de la route nationale 37 (actuelle RD 937).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Athies
Brie Mons-en-Chaussée
Saint-Christ-Briost Athies Devise
Ennemain Croix-Moligneaux Quivières

Toponymie[modifier | modifier le code]

Atteiœ est mentionné au VIe siècle dans La Vie de sainte Radegonde de Fortunat. Un diplôme du roi Lothaire nous procure Atheyœ en 974. Atheyas est fourni par l'évêque Baudry dans un cartulaire de Noyon de 1100. Déjà, Honoré, évêque de Noyon écrit Athies en 1138 dans un cartulaire de son évêché[1],[2].

Les graphies Atis, Athis, Aties sont également relevées au cours des siècles[3],[4].

Il s'agit d'une formation semblable à tous les Athée, Athie, Athies, Athis du domaine d'oïl qui remontent tous au gaulois attegia 'hutte', 'cabane'. Il se décompose en ad- (préverbe) et tegia 'maison' (cf. v. irlandais teg, v. breton tig, breton ti 'maison').

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Athies est émaillée de nombreux faits de guerre et de dévastations.

  • Les Romains on dévasté le village, si bien qu'on l'appelait encore « la ville désolée » au IIIe siècle[3].
  • Le village correspond à une ancienne ville fortifiée, résidence royale des rois de la « première race »[3].
  • Les Normands n'ont pas manqué de perpétrer à Athies un de leurs nombreux pillages[3].
  • En 1406, les Bourguignons font à leur tour de nombreuses destructions[3].
  • C'est en 1648 et 1676 que les Espagnols imposent ensuite leurs dévastations[3].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le village, pendant la Grande Guerre.

Les bombardements conduiront à une réfection du clocher de l'église.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971   Jean-Louis Nouguier    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 1995 Annie Paerels    
mars 1995 2008 Marie-Paule Verbrugge    
mars 2008 2014 Pierre Fenot    
avril 2014[5] en cours
(au 10 avril 2014)
Alain Acquaire    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 598 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
760 738 725 770 766 876 859 860 929
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 004 1 072 1 112 1 110 1 157 1 148 1 109 1 123 1 132
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 091 1 086 1 023 678 672 633 578 543 619
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
549 495 607 600 633 632 637 647 611
2013 - - - - - - - -
598 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipements sociaux divers[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Athies (Somme) - la nef de l'église
Athies (Somme), la nef de l'église.
  • Au lieu-dit les Pendants, vestiges d'une villa gallo-romaine : cave avec niches semi-circulaires, absides, céramiques et monnaies.
  • L'emplacement exact du palais mérovingien d'Athies n'est pas connu.
  • Église Notre-Dame-de -'Assomption du XIIe. La tour et les voûtes furent reconstruits après la Première Guerre mondiale. Remarquable portail sud du XIIIe siècle à colonnes surmontées de chapiteaux à voussures sculptées. Au tympan, figurent des sculptures représentant la Naissance du Christ et la Fuite d'Égypte (soigneusement restaurées en 2008).
  • Quelques vestiges des anciennes fortifications.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Radegonde de Poitiers (sainte Radegonde) née vers 519 à Erfurt et décédée en 587 à Poitiers. Princesse thuringienne, prisonnière du roi de Soissons, Clotaire Ier, à l'âge de trois ans. Elle fut détenue dans la villa royale d'Athies pendant une dizaine d'années. Éduquée dans la foi chrétienne, elle devint la femme du roi Clotaire Ier[3] mais se retira à l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers qu'elle avait fondée en 552 ou 553.
  • Frère Lesage, originaire d'Athies, moine capucin qui occupait un rang important dans la hiérarchie de son ordre, avant la Révolution[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Athies (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent à trois fasces de sable, à la barre de gueules brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, 1868-1878, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. Lire en ligne l'ouvrage de Jacques Garnier sur le site des archives départementales, vue 28/269, p. 48.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Notice géographique et historique, réalisée par l'instituteur(trice), 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  4. Lire en ligne la notice de 1899 sur le site des archives départementales.
  5. « Toutes les écharpes ont trouvé preneur », Journal de Ham, no 15,‎ , p. 2 (ISSN 0755-1398)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.