Rethonvillers

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Rethonvillers
Rethonvillers
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Philippe Lefèvre
2014-2020
Code postal 80700
Code commune 80669
Démographie
Population
municipale
356 hab. (2015 en augmentation de 3,79 % par rapport à 2010)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 03″ nord, 2° 52′ 00″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 95 m
Superficie 7,12 km2
Localisation

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Rethonvillers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est à 51 km au sud-ouest d'Amiens, sur la l'ex-RN 30 (actuelle RD 930), à mi-distance de Nesle et Roye.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Étalon Herly Herly Rose des vents
Gruny et Crémery N Billancourt
O    Rethonvillers    E
S
Champien Marché-Allouarde Marché-Allouarde

Géologie[modifier | modifier le code]

Les couches argileuses de limon des plateaux constituent un sol de formation tertiaire, parfois mélangé aux silex. La couche de terre végétale est épaisse de 45 cm en moyenne. Au-dessous se trouve la craie[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'eau des puits, d'assez bonne qualité en 1899, se trouvait alors à 25 mètres de profondeur, dans une craie jaunâtre. Le territoire ne comporte aucun cours d'eau[1].

Relief[modifier | modifier le code]

Un petit vallon, « La vallée des mouches », entaille le vaste plateau que forme le territoire[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Retunviller est nommé en 1200. Puis, Retunviller, Retunville, et Rethouviller en 1701. Noms tirés probablement de celui du premier propriétaire des lieux[1].

Le hameau de Sept-Fours tire son nom du four banal qui aurait eu sept entrées[1].

Tilloy est une forme admise de tilleul, l'arbre qui pousse dans la contrée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte d'une statuette en bronze, un Apollon figurant un César et représentant un enfant à l'apothéose, atteste de la présence romaine[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Rethonvillers eut des seigneurs à son nom.

Le duc Jean de Tilloy, vers 1100, possédait un château qui fut plusieurs fois détruit.

Jean, sire de Nesle, se dit homme lige du Roi, en 1230, pour le village de Sept-Fours[1].

Temps modernes et contemporains[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Trente Ans, en 1636, les Espagnols pillent le village. Les cloches de l'église sont brisées et emportées[1].

En 1757, le village a déjà une école des filles. La maîtresse est rémunérée par la fabrique de l'église[1].

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, un jeune du village fut blessé près de Metz, d'autres furent prisonniers en Prusse[1]

Première Guerre mondiale.

À la fin de la guerre, la commune, reprise par les Alliés, servit de cantonnement d'arrière pendant l'Offensive du Printemps 1918[2],[3].

Le village a été très largement détruit pendant le conflit[4],[5],[6],[7].

Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [8].

.

Seconde Guerre mondiale

Le village est également décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze, le [9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait depuis 1793 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. À compter du , la commune est rattachée à l'arrondissement de Péronne[10] du même département.

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle fut le chef-lieu du fugace canton de Rethonvillers de 1793 à 1801, année où elle intègre le canton de Roye[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Grand Roye, créée en 2012, mais s'en retire le pour adhérer à la communauté de communes du Pays Neslois[12],[13].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[14], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[15].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[16],[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1789   M. Hédouin[1]   Prieur-curé
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 André Mercusot    
mars 2008[19] en cours
(au 22 février 2018)
Philippe Lefèvre   Réélu pour le mandat 2014-2020[20]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2015, la commune comptait 356 habitants[Note 1], en augmentation de 3,79 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
485445413507529470507535490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475461427414418411405411404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383351340313342341322316364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
366335286303335300325343356
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1899, le village compte deux hameaux Tilloy et Sept-Fours respectivement de 19 et 50 habitants[1].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1892 a cessé la fabrication de la « liqueur des Boyards », production locale[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Statue de la Vierge, de 1950, due au père jésuite desservant la paroisse. Elle a été érigée à la « frontière » avec Marché-Allouarde[28].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Maupin (...-1742), chirurgien, décède à Rethonvillers, à plus de 100 ans[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Notice géographique et historique, 1899, M. Dirouard, instituteur, Archives départementales de la Somme, Amiens
  2. British official photo, « Photo : Réthonvillers (près). Groupe de soldats écossais revenant de la ligne de feu », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  3. British official photo, « Photo : Réthonvillers (près). Troupes écossaises allant au repos après la bataille », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  4. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  5. Section photographique de l'armée, « Photo : Réthonvillers. Destructions systématiques par les Allemands ; un coin du village ; au premier plan, arbres fruitiers sciés à la base », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  6. Section photographique de l'armée, « Photo : Réthonvillers. Destructions systématiques par les Allemands ; une ferme : au premier plan ; arbres fruitiers sciés à la base », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  7. Section photographique de l'armée, « Photo : Réthonvillers. Destructions systématiques par les Allemands ; un verger. Au premier plan ; arbres fruitiers sciés à la base », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  8. Journal officiel du 7 novembre 1920, p. 17721.
  9. « Communes décorées de la Croix de guerre 1939-1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51), (consulté le 2 avril 2018), p. 47.
  10. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Claudine Delaire, « Une sortie du Grand Roye pour janvier 2014? », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Arrêté préfectoral du 28 octobre 2013 portant retrait de la commune de Rethonvillers de la communauté de communes du Grand Roye et adhésion à la communauté de communes du Pays Neslois, et portant modifications statutaires de la Communauté de communes du Pays Neslois » [archive du ] [PDF], Préfecture de région de Picardie (consulté le 3 août 2014).
  14. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  15. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  16. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  17. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  18. « Les maires de Réthonvillers », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 2 avril 2018).
  19. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 8 mars 2009)
  20. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  24. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Réthonvillers d'après nature, 24 septembre 1867 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 2 avril 2018).
  25. Section photographique de l'armée, « Photo : Réthonvillers. L'église ; le chœur », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  26. Section photographique de l'armée, « Photo : Réthonvillers. L'église : intérieur. Sur le pignon, ancien observatoire allemand », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  27. Section photographique de l'armée, « Photo : Réthonvillers. L'église : ensemble. A gauche restes d'un observatoire allemand aménagé dans l'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 avril 2018).
  28. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 280 (ASIN B000WR15W8)