Douilly

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Douilly
Douilly
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Aline Sprysch
2014-2020
Code postal 80400
Code commune 80252
Démographie
Population
municipale
240 hab. (2017 en diminution de 1,23 % par rapport à 2012)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 39″ nord, 3° 03′ 48″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 87 m
Superficie 9,88 km2
Élections
Départementales Canton de Ham
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Douilly

Douilly est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Douilly est un village rural picard de plateau, situé à 7 km au nord de Ham et à 22 km au sud de Péronne.

Situé dans le département de la Somme, ce village est limitrophe du département de l'Aisne.

La localité est aisément accessible par les anciennes routes nationales RN 337 (actuelle RD 937) et RN 30 (actuelle RD 930).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Douilly
Croix-Moligneaux Ugny-l'Équipée
Matigny Douilly Foreste
Sancourt Villers-Saint-Christophe

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 51, Mesnil-Bruntel - Saint-Christ-Briost - Ham)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Germaine, affluent de la Somme en rive droite.

Hameaux et lieu-dits[modifier | modifier le code]

Margelles, Montizelle et Forest étaient, en 1888, des dépendances de la commune qui avaient leur propre histoire[2]. Elles semblent ne plus avoir d'existence.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Daliacum, Doliacum, noms relevés du village, seraient à rapprocher de Douit, Duït venant de la langue romane et évoquant un faible cours d'eau, un petit lac[3].

Margères serait la prononciation picarde de Margelles[2].

Montizelle, Mons Izelli doit sûrement son nom à l'un de ses premiers possesseurs[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte postale de l'ancien prieuré de Margères vers 1910.
Carte de Cassini du secteur
(vers 1750)

Hector Josse a publié en 1888 une étude historique très documentée et illustrée de nombreux dessins d'Edouard Lévêque consultable sur le site de la Bibliothèque Nationale en cliquant sur le lien ci-après [4]
.

Antiquité

Le lieu-dit les Hautes Bornes est considéré comme « souvenir » de monuments celtiques[2].

Moyen Âge

Au Xe siècle, Douilly appartenait aux seigneurs de Ham qui descendaient de Charlemagne[2].

Durant la guerre entre Armagnacs et Bourguignons, en 1411, les villageois se réfugient dans des souterrains[2].

Temps modernes et contemporains[modifier | modifier le code]

Sur la carte de Cassini ci-jointe datée du milieu du XVIIè siècle, on noté la présence d'un moulin à vent en bois au nord du village, d'un moulin à eau implantée sur le cours de la Germaine, de la ferme de Montizel qui existe encore de nos jours, et, à environ 1 km au sud-ouest, du prieuré de Margères, qui est une ferme aujourd'hui. Margères, autrefois Margelle ou Margère, fut un prieuré conventuel, communauté de femmes de 1093 à 1258. A cette date, suite à un différend entre les sœurs du couvent et la population des villages avoisinants concernant la possession des près, ce prieuré fut incendié [5].
En 1552, les troupes incendiaires du comte de Rœux ravagent le village et Margères[2].

La commune, instituée lors de la Révolution française, absorbe entre 1790 et 1794 celle de Margère, et prend, en 1801 le nom de Douilly-Margère avant de reprendre, ultérieurement, celui de Douilly[6].

Lors de la Révolution, le , a lieu le partage des biens communaux. Les 469 lots de prairies entre Margères, Douilly et Montizelle sont partagés par tirage au sort entre les 89 chefs de ménage de la commune[2].

Une sucrerie est édifiée en 1861 à Neuforest. En 1877, elle produit 760 tonnes de sucre en soixante jours de travail[2].

Première Guerre mondiale

Pendant une partie de la guerre, la commune est occupée par l'armée allemande. L'occupant détruit systématiquement le village[7],[8]. La reconstruction par des baraquements commence dès le début de l'année 1918[9].

À la fin de la guerre, la commune est considérée comme totalement détruite[10]. Elle a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

La commune fait partie depuis 1793 du canton de Ham[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune fait toujours partie, est modifié, passant passe de 19 à 67 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Hamois, qui succédait au district de Ham, créé en 1960, que Brouchy avait rejoint en 1961.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[12], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[13].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[14],[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1793 Jean-Louis-Nicolas Demarolle    
1793 1795 Charles-Alexis-Nicolas Huyon    
1794 1798 Eloy Valingot    
1799 1823 Jean-Louis-Nicolas Demarolle    
1823 1825 Céleste de Roucy    
1825 1840 Jean-Louis-Joseph Demarolle    
Les données manquantes sont à compléter.
  janvier 2000 Jean Bryska   Décédé en fonctions
mars 2001 2014 Jean-Marie Van Elsen[16]   Agriculteur
Vice-président de la CC du Pays Hamois ( ? → 2014)
2014[17] En cours
(au 19 janvier 2017)
Aline Sprysch    

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Un projet de création de parc éolien, dit de la Voie Corette, est autorisé en mai 2017, après de longues controverses[18]. Il comprendra six éoliennes à Douilly et trois à Matigny[19],[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2017, la commune comptait 240 habitants[Note 1], en diminution de 1,23 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
438423507508531556557518523
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
504463465459477460484558582
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
502455458233252279299309295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
296296292260250222243246249
2013 2017 - - - - - - -
233240-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, la commune compte une école maternelle de 26 élèves, située dans l'académie d'Amiens[24].

Le syndicat intercommunal scolaire des 9 clochers (SISCO) regroupe en 2018 les élèves de Croix-Moligneaux, Douilly, Matigny, Offoy, Quivières, Sancourt, Ugny-l'Équipée , Voyennes et Y[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne[26], reconstruite après les destructions[27] de la Première Guerre mondiale.
  • Chapelle funéraire Mortecrette en pierre blanche, proche de l'église avec fronton décoré d'un rameau de laurier[28].
  • Chapelle funéraire Cordier, au milieu du village, avec clocheton[28].
  • L'ancienne gare de la ligne de Saint-Quentin à Ham

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Dessins du village en 1886[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis-Joseph Demarolle (1780-13 janvier 1859), reçoit la décoration du Lys le pour avoir, un des premiers en France, tenté l'acclimatation des troupeaux de Mérinos, maire du village, capitaine[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hector Josse, de la société des antiquaires de Picardie, Notice historique sur le village de Douilly..., illustrations d'Édouard Lévêque, édit. Laforest, Amiens, 1888. Lire en ligne sur Gallica.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a b c d e f g h i j et k Hector Josse de la société des antiquaires de Picardie, Notice historique sur le village de Douilly..., édit. Laforest, Amiens, 1888.
  3. Abbé Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne, p. 298, tome 2.
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k378599j.r=douilly?rk=42918;4
  5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k378599j/f146.image.r=douilly
  6. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Section photographique de l'armée, « Photo : Douilly. Destructions systématiques par les Allemands ; maison de madame Baude détruite », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 3 décembre 2017).
  8. Section photographique de l'armée, « Photo : Douilly. Destructions systématiques par les Allemands ; maison Dufrénoy détruite », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 3 décembre 2017).
  9. Section photographique de l'armée, « Photo : Douilly. Dans le village détruit. Baraquement servant d'habitation provisoire », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 3 décembre 2017).
  10. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  11. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  12. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  13. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  14. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  15. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  16. « Le village pleure son ancien maire », Le Courrier picard,‎ (www.courrier-picard.fr/archive/recup%3A/region/douilly-80-le-village-pleure-son-ancien-maire-ia201b0n743292, consulté le 3 décembre 2017) « Agriculteur, il avait intégré le conseil municipal de ce village de 246 habitants en 1977. Il était devenu deuxième adjoint en 1989, puis premier adjoint en 1998, avant de succéder à Jean Bryska en janvier 2001, après le décès de ce dernier. Il avait ensuite été élu maire deux mois plus tard, fonction qu’il avait occupée jusqu’en mars 2014. (...) Jean-Marie Van Elsen était également, jusqu’en mars 2014, le vice-président de la Communauté de communes du Pays hamois ».
  17. « Bonne retraite Lisiane : 7 mai salle polyvalente de Douilly, sympathique manifestation pour fêter le départ en retraite de Lisiane. La nouvelle maire du village, Aline Josseaux a accueilli la famille de Lisiane, ses anciens collègues, plusieurs élus et villageois en passant rapidement la parole à Jean-Marie Van Elsen ancien maire de Douilly qui a bien connu Lisiane », Journal de Ham, no 208,‎ , p. 6.
  18. Christèle Dufourg, « Douilly-Matigny : La guerre pour du vent : Rarement un projet éolien aura autant exacerbé les passions. L'enquête publique qui commence le 13 juin va permettre à chacun de s'exprimer sur la Voie Corette », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  19. Ludovic Lascombe, « Feu vert du préfet pour les éoliennes de Douilly et Matigny », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  20. « Le vent de la colère s’est déplacé : Si Vent de colère a gagné l’an dernier son combat contre le projet de huit éoliennes à Villers-Saint-Christophe, elle se mobilise contre celui, voisin, de Douilly et Matigny », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  24. L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  25. « Syndicat intercommunal scolaire des 9 clochers (N° SIREN : 200039402) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur - DGCL, (consulté le 2 avril 2018).
  26. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Douilly, d'après nature, 10 mai 1875 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 3 décembre 2017).
  27. Section photographique de l'armée, « Photo : Douilly. Destructions systématiques par les Allemands ; l'église détruite », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 3 décembre 2017).
  28. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 275 (ASIN B000WR15W8)