Ennemain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Ennemain
Ennemain
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Patrice Grimaux
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80267
Démographie
Population
municipale
242 hab. (2015 en augmentation de 10,5 % par rapport à 2010)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 50″ nord, 2° 58′ 00″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 86 m
Superficie 6,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Ennemain

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Ennemain

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ennemain

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ennemain

Ennemain est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est un village rural picard, est situé à 15 km du bureau centralisateur de son canton, Ham, 13 km de Péronne et 52 km d'Amiens[1].

Elle est traversée par l'A29, dont une sortie se trouve en limite de son territoire, à Athies, où elle se connecte à l'ex-route nationale 37 (actuelle RD 937).

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Christ-Briost Athies Athies Rose des vents
Licourt et Cizancourt N Quivières
O    Ennemain    E
S
Épénancourt Falvy Croix-Moligneaux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitée à l'ouest par la Somme et ses étangs (et jouxtant le canal de la Somme), ainsi qu'au nord, par l'Omignon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 875, Nemincum et Memnincum sont relevés, pour évoluer en Memmium en 894. Puis Hennemaing en 1384 dans le dénombrement du temporel de Notre-Dame de Ham. La graphie actuelle, Ennemain, est relevée dans les coutumes de Péronne en 1567[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, le village relevait des élection, bailliage et prévôté de Péronne. Au point de vue religieux, la collectivité fait alors partie du doyenné d'Athies et du diocèse de Noyon[1].

Première Guerre mondiale

À la fin de la guerre, la commune est considérée comme totalement détruite[3]. Elle a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

La commune fait partie depuis 1801 du canton de Ham[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune fait toujours partie, est modifié, passant de 19 à 67 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Hamois, qui succédait au district de Ham, créé en 1960, que Brouchy avait rejoint en 1961.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[6], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[7].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[8],[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Marc de Pourcq    
mars 2008[11] 2014 Gérald Objois    
2014[12] en cours
(au 12 mai 2017[13])
Patrice Grimaux   SE

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2015, la commune comptait 242 habitants[Note 1], en augmentation de 10,5 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
206272316404427432457475442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420435418415418405381390354
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
380374335248224231219223234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
228234232253257248235216242
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants du village sont scolarisés par un Syndicat Intercommunal Scolaire (SISCO) des Étangs de la Haute Somme, qui regroupe Cizancourt, Ennemain, Épénancourt, Falvy, Pargny et Saint-Christ-Briost[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin[18], totalement reconstruite après les destructions de la Première Guerre mondiale en briques et pierres.
  • Chapelle Notre Dame-des-Joies[19].
  • Ruines du moulin d'Ennemain. L’existence du moulin est antérieure à 1791 et il a fut transformé en minoterie en 1903. Reconstruit en 1924 en béton-armé après les destructions de la Première Guerre mondiale par Eugène Pointier pour remplacer l'édifice précédent construit en briques. Il fonctionnait à grâce à une turbine hydraulique et à un moteur Duvan de 50 chevaux, qui pouvait produire jusqu'à 120 quintaux de farine par jour (mais, le plus souvent, la production se limitait à 90 quintaux journaliers, produite par deux ouvriers) et fournissait 8 boulangers et des gens du pays.
Le moulin ainsi que les bâtiments de la ferme ont été occupés lors de la Seconde Guerre mondiale par l'ennemi, qui a profité de l'électricité fournie par l'entreprise. L'exploitation a cessé en 1953 et le moulin est laissé depuis à l'abandon[20],[21].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Dictionnaire topographique du département de la Somme,J. Garnier, tome 1, Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie, imp. Lemer Aîné, place Périgord,3, Amiens, 1867, p. 324.
  2. [Ennemain] Jacques Garnier, secrétaire perpétuel, Société des Antiquaires de Picardie, « Dictionnaire topographique du département de la Somme » [Adobe], 3e, sur Archives départementales de la Somme, Lemer Aîné, Amiens, Place Périgord, 3, (consulté le 8 octobre 2014), p. 324 (166/269).
  3. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  4. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  7. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  8. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  9. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  10. « Les maires de Ennemain », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 4 décembre 2017).
  11. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 août 2008)
  12. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  13. Vincent Fouquet, « J’ai été pris de court par sa venue : Huit jours après le meeting de Marine Le Pen dans son village, le maire Patrice Grimaux s’explique », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Le maire Patrice Grimaux (sans étiquette) nous reçoit seul après le tourbillon médiatique occasionnée par la visite de la candidate malheureuse à la présidentielle Marine le Pen dans ce village de 230 habitants, durant l’entre-deux tours ».
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « le SISCO des Étangs de la Haute Somme, identité, compétences, financement », sur comersis.fr (consulté le 23 avril 2018)
  18. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église d'Ennemain, d'après nature, 18 octobre 1876 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 4 décembre 2017).
  19. « A) Carte postale ancienne : Ennemain : Chapelle N.-D.-des-Joies. - Coll. P.-D.
    B) Gravure : Ennemain : Chapelle N.-D.-des-Joies (XVIe siècle). - Extrait de "France Album".
    C) Carte postale ancienne : Chapelle Notre-Dame-des-Joies près Ennemain (Somme). - [Carte postale] Royer, Nancy. - Coll. "La Picardie illustrée".
    D) Chapelle N.-D. des Joies à Ennemain. - Extrait de "L'arrondissement de Péronne" par l'abbé Paul de Cagny
     »
    , Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 4 décembre 2017)
    .
  20. « Le moulin d'Ennemain », Moulins, La vallée de l'Omignon (consulté le 4 décembre 2017).
  21. « Cartes postales du moulin d'Ennemain », Moulins, La vallée de l'Omignon (consulté le 4 décembre 2017).