Languevoisin-Quiquery

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Languevoisin-Quiquery
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Jacques Gravet
2014-2020
Code postal 80190
Code commune 80465
Démographie
Population
municipale
189 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 54″ nord, 2° 55′ 55″ est
Altitude Min. 57 m – Max. 78 m
Superficie 4,83 km2
Localisation

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Languevoisin-Quiquery

Languevoisin-Quiquery est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Languevoisin-Quiquery se situe à l'extrême est de la Somme, à proximité de l'Aisne. À trois kilomètres, par la route, au sud-est de Nesle, le village se trouve à 13 km de Roye et 55 km au sud-est d'Amiens.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nesle Nesle et Rouy-le-Grand Rouy-le-Petit Rose des vents
Billancourt N Hombleux
O    Languevoisin-Quiquery    E
S
Billancourt Cressy-Omencourt et Moyencourt Breuil
Communes voisines.

Géologie, relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village s'écrivait autrefois Landevoisin. La lande, c'est la terre, le sol ou le domaine. Ici, le mot lande pourrait indiquer une origine germanique. Beaucoup de noms de villages du Santerre ont été formés de cette façon. Ce nom lui aurait été donné par les seigneurs de Nesle, lorsqu’ils y élevèrent une forteresse proche de leur ville[1].

Quant à Quiquery, l'étymologie est incertaine, on pense à un nom d'homme latin ou germanique. Mais encore, Kiq’ri serait un nom d’origine celte, choisi pour désigner ce hameau isolé et caché dans une presqu’île.

Histoire[modifier | modifier le code]

Languevoisin fut longtemps un hameau dépendant de Quiquery, ce qui est aujourd’hui l’inverse. On y a retrouvé des silex taillés et polis datant de la Préhistoire. Les deux villages, aujourd’hui réunis en une seule commune, apparaissent dans un axiome ancien : « Quiquery, Longpain, Château-Fort à Languevoisin ». Longpain était en fait un moulin, établi sur la rivière Ingon , propriété du marquis de Nesle.

Au cours des siècles, la largeur de l’Ingon permit à de nombreux envahisseurs d’accoster dans ces deux villages, et alentour : les Vikings au Xe siècle, les Bourguignons en 1472, les Impériaux en 1522, puis les Espagnols en 1636, sur la route de la Hollande et les Prussiens en 1870. Lors de la Première Guerre mondiale, le village fut à nouveau détruit. Seule une ferme, et un mur de l’église restèrent debout[1]. Aujourd’hui, le village a retrouvé son charme, et doit son renouveau à l’agriculture : chevaux, pommes de terre, maïs, ainsi que l’œillette, de la famille du pavot. Les Languevoisinois profitent des joies de la pêche et de la chasse, et se sont illustrés dans les années 1950 en devenant champions de France du jeu de longue paume.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1844 - Villain    
1912 1918 Ludovic Rouzé    
         
mars 1994 mars 2008 Pierre Geerem    
mars 2008 en cours
(au 10 avril 2014)
Jacques Gravet   Réélu pour le mandat 2014-2020[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 189 habitants, en diminution de -9,13 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197 206 163 272 333 349 354 349 351
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324 341 326 332 301 288 300 299 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268 290 275 229 218 199 216 205 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
204 211 211 215 206 211 210 192 189
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La fontaine de Saint-Quentin de 1872 et sa chapelle ancienne au hameau de Quiquery.

En 1872, l'abbé Duplan, curé de Breuil, desservant Languevoisin, décide de reconstruire le monument dédié à saint Quentin. L'oratoire, constitué d'un pilier de brique dans lequel on a réservé une niche, résiste depuis plus d'un siècle. La bénédiction solennelle a eu lieu le 11 mai 1873, par l'abbé Guidet, doyen de Nesle. Le pèlerinage vieux de quinze siècles a repris une nouvelle vigueur. En 1998, cinq personnes employées au titre du contrat emploi solidarité effectuent des travaux de maçonnerie et de peinture. Hélas, aujourd'hui la source ne jaillit plus, il n'y a plus guère que les promeneurs pour se rendre à la fontaine, malgré l'entretien permanent de l'oratoire.

Sur les bords de l'Ingon, rivière qui était autrefois beaucoup plus large, les Celtes avaient établi une demeure, devenue une des premières cures du doyenné de Nesle. Il y avait aussi un château et des seigneurs. Tout cela a disparu. Les habitants sont partis, et il ne reste plus que deux ou trois maisons, une chapelle et un oratoire. Autrefois, le monument qui surmontait cette source se composait d'un simple réservoir rectangulaire en grès. Il était ouvert sur un côté pour donner passage à l'escalier qui descendait dans la source, tandis que l'autre côté laissait échapper le trop plein du réservoir. Selon la tradition, à la fin de la seconde moitié du IIIe siècle, l'apôtre saint Quentin qui venait d'Amiens pour se rendre à Auguste de Vermandois, s'arrêta là pour se désaltérer.

La chapelle :

La chapelle dédiée également à saint Quentin est située à une centaine de mètres de la fontaine. Elle a été élevée sur l'emplacement de l'ancienne église du XIIIe siècle, démolie en 1828. La nouvelle chapelle en brique est presque carrée à l'image de ses deux petites fenêtres. On remarque également une porte à claire-voie et un beau clocher en charpente. La cloche de l'ancienne église, qui avait intégré le nouveau clocher, a disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle portait la date de 1586. La dernière restauration de la chapelle Saint-Quentin a eu lieu en 1977, grâce à l'initiative de M. Moizard, maire du village. Les randonneurs et les amoureux du patrimoine ont remplacé les pèlerins de jadis.

  • La chapelle funéraire de Languevoisin.
    .
Chapelle Villain-Léger.

Dans une propriété face à l'église et au cimetière, se dresse la sépulture de la famille Villain-Léger.

  • Son église reconstruite en 1928 sur les bases de l'ancienne datant du XVIIIe siècle. De l'église d'origine subsistent les murs du chœur et une très vieille porte en pierre molière taillée en damier sur le fronton style roman sur laquelle est adossée une pierre taillée en hommage à un ancien abbé-doyen de Noyon.
  • Le monument aux morts est adossé à l'église, dans le cimetière du village.
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Panneau d'informations dans le village. Voir photo sur Commons.
  2. « Toutes les écharpes ont trouvé preneur », Journal de Ham, no 15,‎ , p. 2 (ISSN 0755-1398)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .