Cizancourt

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Cizancourt
Cizancourt
L'église Sainte-Marie-Madeleine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Jean-Luc Doutart
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80197
Démographie
Gentilé Cizancourtois, Cizancourtoises
Population
municipale
35 hab. (2015 en diminution de 22,22 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 45″ nord, 2° 55′ 24″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 88 m
Superficie 1,83 km2
Localisation

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Cizancourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villers-Carbonnel Saint-Christ-Briost Saint-Christ-Briost Rose des vents
Misery N Saint-Christ-Briost
O    Cizancourt    E
S
Licourt Épénancourt

La commune de Cizancourt est un petit village de la Somme, dans l'ancienne région de Picardie, .

Située à 53 mètres d'altitude et voisine des communes de Saint-Christ-Briost et d'Épénancourt, trois fermes, une mairie, une église et moins de cinquante habitants constituent la commune de Cizancourt sur une superficie de 1,8 km2 (soit 19,1 hab./km2).

La plus grande ville à proximité de Cizancourt est la ville de Saint-Quentin située au nord-est de la commune à 26 km. Le fleuve de la Somme est le principal cours d'eau qui traverse le village de Cizancourt.

La commune est traversée par l'autoroute A29.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitée à l'est par le canal de la Somme et la Somme avec ses marais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les lieux furent naturellement colonisés par une faune abondante, notamment par des cigognes (Cizan-) et (-court) cour de ferme qui donnèrent leurs noms au village[1].

D'après Jean-Baptiste Ledieu, le premier habitant du village se serait appelé Cison ou Syso et aurait donné son nom à la localité[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque gallo-romaine, Cizancourt s'est implanté dans une vallée qui débouchait sur les étangs de la Samara (Somme) par une zone marécageuse où jaillissaient des sources. Les substructions d'une villa gallo-romaine ont été fouillées en 2009-2010 par l'INRAP au lieu-dit la Sole des Galets[3].

Les hommes s'y installèrent également, attirés par la présence d'un petit village à Saint-Christ et d'un gué à Briost, qui permettait le passage à l'est de la rivière, sur une voie romaine secondaire reliant Saint-Quentin à Amiens.

Au XIIe siècle, Cizancourt devint une seigneurie dans la mouvance de Nesle, pour passer ultérieurement dans celle de la prévôté de Péronne[1].

À partir de 1385, le village fut lié à la châtellenie de Briost par son moulin à waide (ou guède), plante utilisée pour la teinture des vêtements[1].

Carte postale montrant les marais de Cizancourt dans les années 1930
Carte postale montrant les marais de Cizancourt dans les années 1930.

Érigé en commune à la Révolution, Cizancourt eut à subir de gros dommages pendant la Première Guerre mondiale. Le village fut envahi et entièrement détruit tout comme l'église[1]. Elle a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [4].

L'église a été reconstruite après-guerre dans une zone moins marécageuse, à son emplacement actuel[1].

Aujourd'hui, seules les pâtures à l'est de la commune rappellent l'aspect des marais d'origine, à la saison des pluies, conférant à ce petit village un caractère particulier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 canton de Nesle[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Neslois (CCPN), créée fin 2001, et qui succédait au district de Nesle, créé par arrêté préfectoral du .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[6], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[7].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[8],[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Luc Doutart   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de Cizancourt s'appellent les Cizancourtois ou Cizancourtoises[réf. nécessaire].

Le nom jeté des habitants est : chés guérnoules éd Cizancourt (les grenouilles en picard)[réf. nécessaire].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2015, la commune comptait 35 habitants[Note 1], en diminution de 22,22 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
588457626480907878
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869794106105981099593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10311192938971698683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
686050484737364235
2015 - - - - - - - -
35--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie-Madeleine de Cizancourt
Église Sainte-Marie-Madeleine de Cizancourt et le « chapiteau » de l'ancienne église.
  • L'église Sainte-Marie-Madeleine de Cizancourt
La première église de Cizancourt datait du XIIIe siècle[15]. Déjà en mauvais état avant la Première Guerre mondiale, elle fut complètement détruite pendant l'occupation allemande, et ne fut reconstruite qu’en 1930, à quelques centaines de mètres de son emplacement d'origine[16].
Des vestiges de l'ancienne église, dont de belles pierres et un chapiteau, ont été retrouvés dans la pâture située à l’est dans le village. L'église actuelle se caractérise par son clocher ouvert (clocher-mur ou campenard), assez rare pour la région. On notera également la présence de feuilles de vignes, symbole du Christ, sur la façade, ainsi qu'une statue d’époque romaine en bois sculpté dans la nef. Il n’y a plus de messe à Cizancourt, sauf pour les célébrations de mariage, et les enterrements. Sainte Marie-Madeleine est fêtée le premier dimanche qui suit le 21 juillet, le même jour que dans le village de Saint-Christ-Briost.
Le mobilier de l'église est contemporain de sa reconstruction : l'autel, la chaire à prêcher et les fonts baptismaux ont été réalisés en 1929 par l'artiste amiénois Marcel Sueur, le mobilier en bois a été créé par un autre amienois, Tattegrain, le décor sculpté et le staff est de Morel et Georges Tembouret a créé les verrières. Le chemin de croix est de Roger de Villiers[17].
  • Vestiges de l'époque gallo-romaine
En haut du village se trouvent des vestiges de la cité gallo-romaine d'origine actuellement enfouis. Un peu plus loin, on découvre l'emplacement du fief de Saint-Antoine, sur les lieux d'un ancien établissement des templiers, transformé au XVIIe siècle en manoir, puis en château par Bernard de Péronne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Histoire de l'église Gallicane couverture
Histoire de l'église Gallicane couverture.
  • Père Jacques Longueval
D'après les recherches de l’historien Paul Decagny, Cizancourt est la ville natale du père Jacques Longueval, né le 18 mars 1660 de parents inconnus. Remarqué dès son enfance pour sa vivacité d’esprit, il reçut une éducation religieuse à Amiens, puis chez les jésuites. Il consacra sa vie à rédiger « Histoire de l'Église Gallicane », publiée initialement en huit volumes en 1730, complétée par Pierre-Claude Fontenay puis par Pierre Brumoy et rééditée de nombreuses fois.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé A. Arcelin, Histoire des paroisses, villages et seigneuries de Saint-Christ, Briost et Cizancourt, t. 2, Impr. Bellin à Montdidier et librairie E. Lechevalier à Paris, , 554 p. (lire en ligne) sur Gallica.
  • Abbé Paul Decagny, L'arrondissement de Péronne : ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, Péronne, J. Quentin, , 607 p. (lire en ligne) sur Google books.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Panneau d'informations locales dans la commune (Voir sur Commons, page Cizancourt).
  2. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 273 (ASIN B000WR15W8)
  3. Claire Barbet et Gilles Prilaux, « La riche villa gallo-romaine de Cizancourt (Somme) », actualités, INRAP, (consulté le 28 janvier 2018).
  4. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  7. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  8. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  9. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  10. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 18 juillet 2008)
  11. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Cizancourt, d'après nature 28 octobre 1876 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 28 janvier 2018).
  16. « Église paroissiale et ancien cimetière Sainte-Marie-Madeleine de Cizancourt », Inventaire régional des Hauts-de-France, (consulté le 28 janvier 2018).
  17. Gilles-Henri Bailly et Isabelle Barbedor, « Le mobilier de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Cizancourt », Inventaire régional des Hauts-de-France, (consulté le 28 janvier 2018).