Quivières

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Quivières
Quivières
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Françoise Ragueneau
2014-2020
Code postal 80400
Code commune 80658
Démographie
Population
municipale
147 hab. (2015 en diminution de 13,53 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 23″ nord, 3° 02′ 19″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 89 m
Superficie 6,83 km2
Localisation

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Quivières est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'autoroute A29 passe sur le territoire communal en limite nord, et son échangeur no 54 (Athies) donne un accès aisé au village par l'ancien tracé de la route nationale 37 (actuelle RD 937).

À l'extrême est du département de la Somme, sur environ un kilomètre, le territoire est limitrophe du département de l'Aisne[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Quivières
Devise Monchy-Lagache
Croix-Moligneaux Quivières Lanchy
Aisne
Matigny Douilly Ugny-l'Équipée

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le sol communal est argileux, les vallées sèches sont couvertes d'alluvions[1].

Le territoire correspond à un plateau parsemé de quelques modestes dépressions[1].

La nappe phréatique était située à 20 m de profondeur à la fin du XIXe siècle et alimentait alors les puits[1].

La façade maritime étant située à 120 km du village, son influence climatique est modeste.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les anciens noms relevés sont Quivers, Kivières, Quiviers, Quiéry[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, une pierre dressée, d'un mètre cinquante de haut, passe pour un vestige supposé des coutumes antiques[1].

Au XIIe siècle, le village dépend de l'abbaye de Prémontré. Le chapitre de Saint-Quentin en sera ensuite propriétaire[1].

Vers la fin du XVIe siècle, le village obtient le statut de commune, indépendamment de Guizancourt qui sera fusionné ultérieurement[1].

Vers 1700, disparaît le village de Mesnil-Saint-Quentin, entre Quivières et Croix. Les habitants se dirigent vers la localité qui croît alors de manière importante[1].

En 1891, une gare est créée à Quivières, sur la ligne du chemin de fer secondaire à voie métrique reliant Albert à Ham des chemins de fer départementaux de la Somme. La ligne transportait marchandises et voyageurs. L'exploitation cesse fin 1949.

En 1899, Quivières possède une fabrique de sucre[1].

Première Guerre mondiale

La commune est située dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale À la fin du conflit, le village est considéré comme détruit[2]. Il a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918, le [3]. La reconstruction commence dès avant la fin de la guerre, par les soins de l'armée et, surtout, de la Croix-rouge américaine[4],[5],[6],[7],[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

La commune fait partie depuis 1793 du canton de Ham[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune fait toujours partie, est modifié, passant passe de 19 à 67 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie depuis 2008 de la communauté de communes du Pays Hamois, qui succédait au district de Ham, créé en 1960.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[10], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[11].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[12],[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Michel Talpe    
mars 2008[15] en cours
(au 1 mai 2014)
Françoise Raguenau NC-UDI Vice-présidente de la CC Pays Hamois ( ? → 2016)
Réélue pour le mandat 2014-2020[16]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2015, la commune comptait 147 habitants[Note 1], en diminution de 13,53 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390370296324365402428433412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
440437418444461436350378380
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
406385366213235224221207240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
186160178179189178174173149
2015 - - - - - - - -
147--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1899, le hameau de Guizancourt compte 43 maisons et 192 habitants[1].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Tous les 3es dimanches de juin se déroulait le plus grand rassemblement de véhicules anciens de Picardie. La 23e édition, programmée en 2017 a été annulée en raison d'une trop forte croissance de la manifestation, qui ne pouvait plus être assurée par les bénévoles de l'association organisatrice, les amis de Quivières, et des subventions en baisse[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j et k Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M Pétré, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  3. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  4. Section photographique de l'armée, « Photo : Quivières. Roulottes ayant servi d'habitations provisoires avant la reconstruction du village », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 31 janvier 2018).
  5. Section photographique de l'armée, « Photo : Quivières. Reconstruction des villages dévastés : baraquements du comité de reconstruction de l'American Red Cross », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 31 janvier 2018).
  6. Section photographique de l'armée, « Photo : Quivières. Reconstruction des villages dévastés. Maison restaurée par les soins de l'American Red Cross », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 31 janvier 2018).
  7. Section photographique de l'armée, « Photo : Quivières. Reconstruction des régions dévastées. Au fond, maison restaurée par le comité de reconstruction de l'American Red Cross », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 31 janvier 2018).
  8. Section photographique de l'armée, « Photo : Quivières. Reconstruction des régions dévastées. Entrée des bureaux du comité de reconstruction de l'American Red Cross », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 31 janvier 2018).
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  11. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  12. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  13. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  14. « Les maires de Quivières », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 1er janvier 2018).
  15. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 1er mars 2009)
  16. « Françoise Raguenau, une des deux femmes maires du canton », Journal de Ham, nos 18/2014,‎ , p. 6.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  20. Benjamin Mérieau, « C’est fini pour le rassemblement de véhicules anciens de Quivières : La 23e édition du rassemblement de véhicules anciens n’aura pas lieu. Ses organisateurs ont préféré couper le moteur devant le travail que demandait l’événement. C’est la fin (?) du plus gros rassemblement de ce type au nord de Paris. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  21. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Quivières, d'après nature, 10 mai 1875 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 1er janvier 2018).
  22. Section photographique de l'armée, « Photo : Quivières. Destructions systématiques par les Allemands. L'église détruite : le chœur », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 31 janvier 2018).
  23. Section photographique de l'armée, « Photo : Quivières. Destructions systématiques par les Allemands. L'église détruite ; le chœur et le transept », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 43, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 31 janvier 2018).