Épénancourt

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Épénancourt
Épénancourt
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Pascal Blondelle
2014-2020
Code postal 80190
Code commune 80272
Démographie
Gentilé Les Épénancourtois
Population
municipale
122 hab. (2015 en augmentation de 5,17 % par rapport à 2010)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 25″ nord, 2° 55′ 55″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 92 m
Superficie 3,5 km2
Localisation

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Épénancourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cizancourt Rose des vents
Licourt N Falvy
O    Épénancourt    E
S
Morchain Pargny

Situé sur la Somme et le canal du Nord, le village picard du Santerre se trouve à proximité des autoroutes A1 (E19) et A29 (E44). Il est traversé par la départementale 62 et peut se rejoindre par la D 35 (axe Péronne-Villers-Carbonnel).

Par la route, Nesle est à 9,5 km, Chaulnes à 11 km, Péronne à 13 km et Amiens à 53 km[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est limité au nord-est par le canal du Nord, ainsi que par la Somme, qui est un fleuve côtier picard.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village serait lié à sa situation ancienne de cité palustre. Épénancourt viendrait en effet de « espié », épine ou espériage qui évoque des constructions sur pilotis dans un milieu humide[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'âge du fer, la localité était une cité lacustre, entourée de marécages[2].

Pierre de Béthencourt, seigneur local, favorise l'accession du village à la qualité de paroisse en 1368[2]. La seigneurie est alors attribuée à l'abbaye Notre-Dame de Soissons.

Première Guerre mondiale

Le village est en partie détruit lors des combats de la Première Guerre mondiale[2]. Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [3].

.

Seconde Guerre mondiale

Durant la Bataille de France, le , cinq soldats français, dont Émile Marri et Félix Tarris, sont tués en tentant de s'opposer à l'avance de l'armée allemande[4].

Le village est à nouveau décoré le 11 novembre 1948, de la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de bronze, cette fois[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Nesle[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Neslois (CCPN), créée fin 2001, et qui succédait au district de Nesle, créé par arrêté préfectoral du .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[7], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[8].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[9],[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Nadine Blondelle    
mars 2008[12] en cours
(au 23 janvier 2018[4])
Pascal Blondelle   Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2015, la commune comptait 122 habitants[Note 1], en augmentation de 5,17 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
170123179155219198247235215
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
216243232233235234237216208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
208182160971107491119130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
112125121124124128100116122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pour l'année scolaire 2016-2017, le village compte une école primaire de 20 élèves, située dans l'académie d'Amiens, en zone B en matière de vacances scolaires[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Le dernier café du village, le bar des Étangs, ferme le , le jour de la fête locale[19]. La commune héberge un site de déshydratation de pulpe de betterave pour l'alimentation animale, près du canal de la Somme[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité[21]. Elle a subi des dommages liés à la Première Guerre mondiale et a été restaurée en 1929, avec une partie des matériaux récupérés. Elle contient une sculpture de l'Annonciation, du XVIe siècle[22]
  • Fontaine Saint-Aubert, ancien lieu de pèlerinage (à ne pas confondre avec la Fontaine Saint-Aubert du Mont-Saint-Michel). Les ruines de l'ancien sanctuaire édifié en 1892 sont issues de l'atelier Poëte[23].
  • Écluses sur la vieille Somme, qui comportent onze vannages, dont la commande est automatisée depuis 2015[24].
  • Déversoir (« composé de poutrelles qui s'enlèvent les unes après les autres[25] »).
  • Lavoir ancien, près de la salle des fêtes[2].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Louis Antoine Vast Vite Goguet, général d'Empire né le à Épénancourt, officier de la Légion d'honneur en 1804, décédé le [27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ViaMichelin.
  2. a, b, c, d et e Panneau d'information communal.
  3. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  4. a et b N. T., « À Épénancourt, un soldat inconnu sort de l’oubli », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  5. « Communes décorées de la Croix de guerre 1939-1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51), , p. 44 consulté le=1 février 2018.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  8. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  9. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  10. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  11. « Les maires de Épénancourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 2 février 2018).
  12. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 août 2008)
  13. « Epénancourt : Pascal Blondelle se présente de nouveau », Le Journal de Ham,‎ (lire en ligne).
  14. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. Lire sur le site de l'éducation nationale.
  19. Le Courrier picard, « Le dernier bar du village ferme », édition Picardie maritime, , p. 2.
  20. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, « Votre photo », , p. _.
  21. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église d'Épénancourt, d'après nature 28 septembre 1877 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 1er février 2018).
  22. « groupe sculpté : L'Annonciation », notice no PM80000566, base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 272-273 (ASIN B000WR15W8)
  24. Marjorie Michaud, « Nous gèrerons l’écluse d’Epénancourt à distance », Le Journal de Ham,‎ (lire en ligne).
  25. Sénat (10 juillet 2001), Les inondations de la Somme, établir les causes et les responsabilités de ces crues, évaluer les coûts et prévenir les risques d'inondations (auditions), Rapports de commission d'enquête, consulté 26 avril 2017
  26. « Sucrerie Boinet Bourbion et Cie, puis Boinet et Cie », notice no IA00076537, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Louis Antoine Vast Vete Goguet », base Léonore, ministère français de la Culture