Breuil (Somme)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Breuil
Breuil (Somme)
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Charles de Witasse Thézy
2020-2026
Code postal 80400
Code commune 80139
Démographie
Gentilé Breuillois
Population
municipale
44 hab. (2018 en diminution de 21,43 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 18″ nord, 2° 57′ 24″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 73 m
Superficie 2,17 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ham
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Breuil
Géolocalisation sur la carte : Somme
Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Breuil
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Breuil
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Breuil

Breuil est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Vue éloignée du village.

La commune est un village rural situé à moins de 5 km au sud-est de Nesle. Elle est aisément accessible par l'ex-l'ex-RN 30.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le canal du Nord à Breuil.

Le canal du Nord limite à l'est le territoire communal.

L'Ingon, rivière très poissonneuse, traverse le village et se jette dans le canal du Nord[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Breuil est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,8 %), zones urbanisées (11,3 %), forêts (3,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Broïlium est le nom du village à l'époque gallo-romaine[1].

De l'ancien français breuil, d'origine gauloise, désignant un « petit bois » ou un « petit bois entouré d'une haie ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a été desservi de 1890 à 1949 par l'embranchement d'Offoy à Ercheu des chemins de fer départementaux de la Somme, un réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique exploitée par la société générale des chemins de fer économiques.

Première Guerre mondiale

Évacué en urgence avant les bombardements allemands de la Première Guerre mondiale, en 1917, le village n'a conservé que trois maisons après les faits de guerre[1], et est considéré comme détruit à la fin de la guerre[9],[10],[11]. Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [12].

La ligne de chemin de fer militaire à voie étroite réalisée pendant la guerre apparaissait toujours sur un plan de 1920[9], et servait sans doute aux besoins de la reconstruction.

.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait jusqu'en 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , elle en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[13]

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 canton de Roye[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Neslois (CCPN), créée fin 2001, et qui succédait au district de Nesle, créé par arrêté préfectoral du .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[15], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[16].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[17],[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 décembre 2014[19] Daniel de Witasse-Thézy[20],[21]   Décédé en fonction.
février 2015[22] En cours
(au 8 octobre 2020)
Charles de Witasse-Thézy   Exploitant agricole
Fils du précédent
Réélu pour le mandat 2020-2026[23],[24]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2018, la commune comptait 44 habitants[Note 2], en diminution de 21,43 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
119120130193230233239227200
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189219220201164169146133156
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
163144150638177949795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
869668596966515747
2018 - - - - - - - -
44--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Firmin, avec des mosaïques représentant saint Firmin et saint Clair. Cette église a été complètement reconstruite en 1925, après la destruction lors de la Première Guerre mondiale[1] de celle édifiée en style néogothique dans la deuxième moitié du XIXe siècle[28].
  • Château, reconstruit en 1925[1], après les destructions de la guerre[29].
  • Deux sentiers de randonnée traversent le village[1].
  • Monument aux morts, réalisé par Valentin-Charles Molliens [30].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Panneau d'informations locales.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  10. Section photographique de l'armée, « Photo : Breuil. Destructions systématiques par les Allemands : maisons détruites à coups de mine », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  11. Section photographique de l'armée, « Photo : Breuil. Destructions systématiques par les Allemands : maisons détruites et arbres abattus », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  12. Journal officiel du 6 novembre 1920, p. 17584.
  13. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le ).
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  16. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20.
  17. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  18. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  19. « Avis de décis de Daniel de Witasse-Thézy », sur http://memoire.lavoixdunord.fr/, (consulté le ).
  20. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté en ).
  21. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  22. Cécile Latinovic, « Le nouveau maire de Breuil est Charles de Witasse-Thézy : Son élection au siège de maire s’est déroulée vendredi 27 février. Son nom n’est pas inconnu dans la commune : il est l’un des fils du maire disparu en décembre 2014. Portrait et ambitions », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « Le maire de Breuil encore indécis pour les Municipales », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Charles de Witasse Thésy est devenu maire de Breuil en mars 2015, après le décès de son père Daniel ».
  24. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Nouvelle église de Breuil et restes de l'ancienne. D'après nature, 8 mai 1875 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).
  29. Section photographique de l'armée, « Photo : Breuil. Destructions systématiques par les Allemands ; le château incendié », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 18, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  30. Dominique et Jean-Etienne Guérrini, « Les sculpteurs », 1914-1918 : Les monuments aux morts dans la Somme (consulté le ).