Aspach (Haut-Rhin)

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Aspach
La mairie.
La mairie.
Blason de Aspach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Altkirch
Intercommunalité C.C. d'Altkirch
Maire
Mandat
Fabien Schoenig
2014-2020
Code postal 68130
Code commune 68010
Démographie
Gentilé Aspachois, Aspachoises
Population
municipale
1 143 hab. (2014)
Densité 272 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 37″ nord, 7° 14′ 05″ est
Altitude Min. 293 m – Max. 386 m
Superficie 4,2 km2
Localisation

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Aspach

Aspach [aspax] est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Aspachois et les Aspachoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village faisant partie de l'arrondissement et du canton d'Altkirch.

Il s'étend sur un plateau du Sundgau entre les vallées de l'Ill et de la Largue, à 2 km d'Altkirch, 12 km de Dannemarie, 27 km de Thann et 17 km de Mulhouse.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

  • Le Zipfelgraben ;
  • Le Haselbaechle.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village semble remonter à la plus haute Antiquité, vraisemblablement à l'époque franque. Cette commune avait autrefois une source d'eau sulfureuse froide qui était exploitée par les Romains. Cependant, il semble que la source ait déjà été exploitée du temps des Gallo-Romains. Cette source est située à la sortie du village en direction d'Altkirch. Elle est entourée par un puits à margelle (malheureusement à l'abandon) situé au milieu d'un champ de maïs.

Le village est mentionné pour la première fois en 991 alors que le monastère d'Eschau y possède des terres. À partir du XIIe siècle, le prieuré de Saint-Morand à Altkirch possède dans le village une cour colongère. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, le village est placé sous la dépendance de la mairie de Hundsbach, administrée par la seigneurie d'Altkirch, gouverné par les comtes de Ferrette.

Plus tard, ce sont les descendants du duc d'Autriche, seigneurs de Habsbourg qui gouvernent le village. À la fin du XVe siècle, la région est le théâtre de luttes incessantes entre les Bourguignons et les Armagnacs au cours de la guerre de Cent Ans. En 1469, le duc d'Autriche, à court d'argent, vend ses terres de haute Alsace à Charles le Téméraire, duc de Bourgogne qui nomme un grand bailli, Pierre de Hagenbach pour rétablir la paix dans la région. Mais celui-ci s'attire la colère du peuple par ses maladresses. Il est capturé et décapité à Breisach (Baden-Württemberg) par les États alsaciens coalisés en 1474. En signe de vengeance, son frère Étienne de Hagenbach pénètre dans la région avec ses troupes bourguignonnes et ravage tout sur son passage. Cette invasion est fatale à Aspach comme à Altkirch.

C'est à cette période qu'est détruite la première église du village. Un second lieu de culte a été reconstruit, probablement sur le même emplacement en 1502, comme en témoigne la clef de voûte de l'actuel clocher à toit en bâtière. Le village à peine relevé doit faire face à l'arrivée des Suédois pendant la guerre de Trente Ans dans les années 1630.

On note alors la disparition du village-jumeau d'Aspach, appelé Lottringen. Ce village disparu vaut aujourd'hui au village le surnom de Lott-Aspi en langue alsacienne. Le XVIIe siècle ramène la prospérité et la paix. En 1814, la paroisse d'Aspach qui dépendait jusqu’alors de la paroisse de Carspach devient autonome. La commune forme alors une nouvelle commune avec Obermorschwiller et Carspach.

Le village a grandement souffert lors du premier conflit mondial, puisque situé sur la ligne de front. Il a ainsi été évacué pendant plus de deux ans.

La commune a été décorée, le 17 mars 1922, de la croix de guerre 1914-1918[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du vieil allemand Aba, tremble et du franc Bach = ruisseau.

La commune se nomme Àschpi en alsacien[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Aspach

Les armes d'Aspach se blasonnent ainsi :
« D'argent à trois trembles arrachés de sinople. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Antoine Reichlin SE  
mars 2014 en cours Fabien Schoenig SE Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[4] :

  • total des produits de fonctionnement : 738 000 , soit 634 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 616 000 , soit 529 par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 691 000 , soit 594 par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 191 000 , soit 164 par habitant ;
  • endettement : 1 398 000 , soit 1 201 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 17,28 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,12 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 79,76 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 18,72 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 143 habitants, en diminution de -1,12 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
307 281 402 482 551 628 659 740 739
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
680 640 644 616 560 582 588 578 596
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 608 643 523 584 586 541 556 579
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
588 568 629 758 887 981 1 132 1 132 1 143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent.
Chapelle Notre-Dame de la Litten.

L'église est mentionnée en 1282, et est reconstruite en 1502 dans le style gothique[9]. Le chœur est voûté et la clé de voûte porte cette inscription en allemand : M CCGCC und II, Jor ist diser Kor angefang", soit l'an 1502 ce chœur a été commencé". Une custode sculptée d'allure ogivale est réalisée à la même époque : elle renferme dans un écrin de verre l'hostie consacrée, exposée dans l’encensoir. Le clocher dont le toit en bâtière s'élève sur trois étages est également percé d'ouvertures gothiques.

En 1829, la nef est remaniée et le portail encadré de deux colonnes monolithiques de facture antique. L'ancien chœur est alors déplacé du cœur de la sacristie et remplacée par un nouveau chœur.

L'orgue a été transformé par Georges Schwenkedel[10], en 1924, dans des conditions discutables[11].

Notre-Dame de la Litten[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Litten fut érigée en 1862 en mémoire d'une léproserie et fit l'objet d'une rénovation en 1984. La nef est rectangulaire à 2 travées prolongée par un chevet semi-circulaire ; un beffroi en bois se dresse sur la toiture[12].

Statue de Jean Népomucène (1779)[modifier | modifier le code]

Le saint est représenté de manière traditionnelle, en chanoine, tenant un crucifix[13].

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts[14].
  • Stèle commémorative.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Source d'eau sulfureuse Méridienne[15].
  • L'inventaire national du patrimoine naturel de la commune a permis de recenser 101 taxons terminaux (espèces et infra-espèces)[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]