Aspach (Haut-Rhin)

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Aspach
La mairie.
La mairie.
Blason de Aspach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Altkirch
Intercommunalité C.C. d'Altkirch
Maire
Mandat
Fabien Schoenig
2014-2020
Code postal 68130
Code commune 68010
Démographie
Gentilé Aspachois, Aspachoises
Population
municipale
1 131 hab. (2012)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 37″ N 7° 14′ 05″ E / 47.6436111111, 7.2347222222247° 38′ 37″ Nord 7° 14′ 05″ Est / 47.6436111111, 7.23472222222  
Altitude Min. 293 m – Max. 386 m
Superficie 4,2 km2
Localisation

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Aspach

Aspach est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Aspachois et les Aspachoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village faisant partie de l'arrondissement et du canton d'Altkirch.

Il s'étend sur un plateau du Sundgau entre les vallées de l'Ill et de la Largue, à 2 km d'Altkirch, 12 km de Dannemarie, 27 km de Thann et 17 km de Mulhouse.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Zipfelgraben
  • Le Haselbaechle

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village semble remonter à la plus haute Antiquité, vraisemblablement à l'époque franque. Cette commune avait autrefois une source d'eau sulfureuse froide qui était exploitée par les Romains. Cependant, il semble que la source ait déjà été exploitée du temps des Gallo-Romains. Cette source est située à la sortie du village en direction d'Altkirch. Elle est entourée par un puits à margelle (malheureusement à l'abandon) situé au milieu d'un champ de maïs. Le village est mentionné pour la première fois en 991 alors que le monastère d'Eschau y possède des terres. À partir du XIIe siècle, le prieuré de Saint-Morand à Altkirch possède dans le village une cour colongère. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, le village est placé sous la dépendance de la mairie de Hundsbach, administrée par la seigneurie d'Altkirch, gouverné par les comtes de Ferrette. Plus tard, ce sont les descendants du duc d'Autriche, seigneurs de Habsbourg qui gouvernent le village. À la fin du XVe siècle, la région est le théâtre de luttes incessantes entre les Bourguignons et les Armagnacs au cours de la guerre de Cent Ans. En 1469, le duc d'Autriche, à court d'argent, vend ses terres de haute Alsace à Charles le Téméraire, duc de Bourgogne qui nomme un grand bailli, Pierre de Hagenbach pour rétablir la paix dans la région. Mais celui-ci s'attire la colère du peuple par ses maladresses. Il est capturé et décapité à Breisach (Baden-Württemberg) par les États alsaciens coalisés en 1474. En signe de vengeance, son frère Étienne de Hagenbach pénètre dans la région avec ses troupes bourguignonnes et ravage tout sur son passage. Cette invasion est fatale à Aspach comme à Altkirch. C'est à cette période qu'est détruite la première église du village. Un second lieu de culte a été reconstruit, probablement sur le même emplacement en 1502, comme en témoigne la clef de voûte de l'actuel clocher à toit en bâtière. Le village à peine relevé doit faire face à l'arrivée des Suédois pendant la guerre de Trente Ans dans les années 1630. On note alors la disparition du village-jumeau d'Aspach, appelé Lottringen. Ce village disparu vaut aujourd'hui au village le surnom de Lott-Aspi en langue alsacienne. Le XVIIe siècle ramène la prospérité et la paix. En 1814, la paroisse d'Aspach qui dépendait jusqu’alors de la paroisse de Carspach devient autonome. La commune forme alors une nouvelle commune avec Obermorschwiller et Carspach. Le village a grandement souffert lors du premier conflit mondial, puisque situé sur la ligne de front. Il a ainsi été évacué pendant plus de deux ans.== Toponymie ==

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du vieil allemand Aba, tremble et du franc Bach = ruisseau.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aspach

Les armes d'Aspach se blasonnent ainsi :
« D'argent à trois trembles arrachés de sinople. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Antoine Reichlin Indépendant  
mars 2014 en cours Fabien Schoenig    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 131 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
307 281 402 482 551 628 659 740 739
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
680 640 644 616 560 582 588 578 596
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 608 643 523 584 586 541 556 579
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
588 568 629 758 887 981 1 132 1 132 1 131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Source d'eau sulfureuse Méridienne

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église St-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église est mentionnée en 1282, et est reconstruite en 1502 dans le style gothique. Le chœur est voûté et la clé de voûte porte cette inscription en allemand : M CCGCC und II, Jor ist diser Kor angefang", soit l'an 1502 ce chœur a été commencé". Une custode sculptée d'allure ogivale est réalisée à la même époque : elle renferme dans un écrin de verre l'hostie consacrée, exposée dans l’encensoir. Le cloche dont le toit en batière s'élève sur trois étages est également percé d'ouvertures gothiques. En 1829, la nef est remaniée et le portail encadré de deux colonnes monolithique de facture antique. L'ancien chœur est alors déplacé du cœur de la sacristie et remplacée par un nouveau chœur.

L'église Saint-Laurent.

Notre-Dame de la Litten[modifier | modifier le code]

La Chapelle de la Litten fut érigée en 1862 en mémoire d'une léproserie et fit l'objet d'une rénovation en 1984. La nef est rectangulaire à 2 travées prolongée par un chevet semi-circulaire, un beffroi en bois se dresse sur la toiture.

Statue de Jean Népomucène (1779)[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]