Waldighofen

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Waldighofen
Maison natale de Nathan Katz.
Maison natale de Nathan Katz.
Blason de Waldighofen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes Sundgau
Maire
Mandat
Jean-Claude Schielin
2014-2020
Code postal 68640
Code commune 68355
Démographie
Gentilé Waldighoffenois(e)
Population
municipale
1 535 hab. (2014 en augmentation de 3,51 % par rapport à 2009)
Densité 371 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 05″ nord, 7° 19′ 03″ est
Altitude Min. 342 m
Max. 446 m
Superficie 4,14 km2
Localisation

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Liens
Site web www.waldighoffen.com

Waldighofen ou Waldighoffen est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Waldighoffen se situe dans le Sundgau, dans le sud de l'Alsace.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Waldighoffen serait vraisemblablement alémanique, peut-être d'un nom patronymique : Waldo, et Höfe d'origine franque signifie cour seigneuriale. Il y eut deux routes très anciennes qui se croisent sur la commune : « Herrenweg », la route qui longe l'Ill et la « Postweg » qui vient de Bâle vers le Doubs. Voici les différentes orthographes de Waldighoffen au fil du temps :

Waltenchoven en 1189 ; Waltikowen en 1325 ;
Waltikofen en 1371 ; Waldikoffen en 1426 ;
Waltigkhofen en 1567 ; Waltighoffen en 1605 ;
Waltighofen ou Waltighoffen au XVIIIe siècle ;
Waldighoffen du XIXe siècle jusqu'en 1871.

À la préhistoire[modifier | modifier le code]

À l'époque de la préhistoire, il se trouve que Waldighoffen devait être un lieu de chasse. Neuf haches ont été retrouvées sur les lieux de la commune.

Au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, Waldighoffen ne comptait pas beaucoup de familles. Parmi ces habitants on trouva les traces, dans un document datant de 1282, d'un certain Henri de Waltenhofen.

Au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

En l'an 1324, Waldighoffen, et tout le Sundgau d'ailleurs, passent aux mains des Habsbourg, une riche famille venu d'Autriche. En 1349, la peste sévit dans Waldighoffen, décimant tout sur son passage. En 1356, le château « le Wighus » est détruit à la suite du tremblement de terre du 18 au 19 octobre, dont Bâle fut la principale victime, car l'épicentre du séisme se situait juste en dessous. Vers la fin du siècle, les nobles d'Eptingen construisaient une chapelle dédiée à St-Pierre, qui existe encore aujourd'hui.

Au XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1444, les Amagnacs envahissent le Sundgau pour venir en aide à l’empereur d’Autriche qui lutte avec les Confédérés et les Bâlois. Hermann et Jacques d’Eptingen mirent leur château inexpugnable de Waldighoffen, à la disposition du futur roi Louis XI, placé à la tête des Armagnacs. Du 23 au 28 août 1444, le Dauphin s’y installa et dirigea l’attaque décisive contre Bâle. Le 26 août, une bataille meurtrière se déroula à Saint-Jacques sur la Birse et vit la défaite des Confédérés. Le , les Confédérés assoiffés de vengeance, depuis leur défaite contre les Armagnacs et Louis XI détruisent le château, et le village fut réduit en cendres. Le , les Bâlois détruisent le château du Blochmont qui appartenait depuis longtemps aux nobles d’Eptingen.

Au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1529, Jacques d'Eptingen revend les ruines du château du Blochmont à la maison de l'Autriche et en reconstruit un nouveau. Le , naquit dans le château Béat Albrecht de Ramstein, fils d’Emmanuel et de Stütz de Pfeilstadt, qui devint Prince évêque de Bâle. Il mourut le .

Pendant la guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

En 1633, les paysans de toute la région se révoltent à cause des atrocités commises par les Suédois. Ils se rassemblent à Waldighoffen le 4 février, et partent pour Altkirch où ils affrontent l'ennemi (les Suédois). En 1637, le duc Bernard de Saxe-Weimar prend le contrôle des armées en Alsace. Au mois de décembre en 1639, après la mort du duc de Weimar, l'Alsace est à nouveau sous la protection française.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Après 1765, à la suite de la mort du dernier de la famille des Eptingen, leur château est abandonné pour être vendu. Jusqu'en 1700, Waldighoffen était une annexe de Grentzingen avec un simple chapelain.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

Vers 1856, Emanuel Lang[1], Jacques Lang, Gabriel Lang et M. Bloch tous originaires de Durmenach, installent un atelier de tissage, avec 4 métiers à tisser, dans l'ancien moulin à eau de Waldighofen[2].
En 1865, la société Les fils d'Emanuel Lang voit le jour.
En 1870, la société emploie 300 personnes et 550 métiers à tisser. Après la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne l'usine de Waldighofen ferme et la société quitte le Sundgau pour s'établir à Nancy où elle construit une importante usine[3].
En 1888, l'usine de Waldighofen est rouverte par Raphaël Lang qui y fait construire la cheminée, toujours visible de nos jours[4].
En 1908, Paul Lang crée une filature et un tissage, sous le nom de Lang Frères, à Hirsingue qui est agrandie en 1912 et endommagée par un incendie le 23 février 1916.
Après la guerre, l'Alsace redevenue française, la famille décide de réunir les usines de Nancy, de Waldighofen et de Hirsingue sous le nom de Établissements des fils d'Emanuel Lang.
Jusqu'en 1962, la petite société familiale prospère et fait prospérer les régions où elle est installée. En 1963, elle rachète l'usine textile Schlumberger-Steiner située à Roppentzwiller, fondée par Camille Gabriel Schlumberger et Charles Frédéric Steiner. En 1968, elle rachète l'usine de filature et de tissage Xavier Jourdain, fondée en 1827 et située à Altkirch. L'entreprise prend alors le nom de Siat[5] et Lang. En 1971, l'usine Schlumberger-Steiner de Roppentzwiller ferme ses portes. L'entreprise se recentre alors sur les tissus de haute couture.
En 2003, la Société Industrielle Altkirchoise de Textile-Lang licencie, dans un premier temps, 87 employés sur 2 de ses 3 établissements puis 2 mois plus tard 115 autres salariés des sites de Hirsingue et d'Altkirch.
En 2005, l'entreprise, qui emploie encore 370 salariés, est placée en redressement judiciaire.
En 2006, une nouvelle procédure de dépôt de bilan est lancée à l'encontre de Siat-Lang et de ses 3 sites (Cernay, Hirsingue, Altkirch) et est placée sous administration judiciaire.
En 2007, afin d'apurer les dettes, l'usine Xavier Jourdain d'Altkirch cesse toute activité et les ateliers sont démolis. L'entreprise, qui n'emploie plus que 173 salariés, se concentre sur Hirsingue, mais l'usine est scindée en deux entités; Siat et Lang pour la création et la vente de tissus et Siat et Lang Production pour la teinture et le tissage.
En avril 2009, un incendie se déclare dans l'unité de production. En août, le tribunal de grande instance de Mulhouse prononce la liquidation des 2 entreprises. En octobre le plan de reprise est accepté par le tribunal mais il s'accompagne de 90 licenciements supplémentaires. L'entreprise prend le nom de Virtuose SAS et reste à Hirsingue.
Après deux années positives, la flambée des cours du coton met l'entreprise de nouveau en difficulté. En décembre 2012, la municipalité d'Hirsingue propose une aide de 655 000 euros à travers une offre de leaseback.
En avril 2013, le tribunal de Mulhouse prononce la liquidation judiciaire de la société Virtuose et rejette le plan de reprise qui aurait pu sauver 35 des 58 emplois. En mai, 13 salariés font encore tourner l'usine d'Hirsingue afin d'honorer les dernières commandes et de fermer définitivement ses portes en juin 2013[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la statue de Jeanne d'Arc fut cachée dans la rivière (l'Ill) pour que les Allemands ne la fondent pas pour en faire des obus ou d'autres armes. Aujourd'hui la statue est en cours de rénovation et sera de nouveau sur la place centrale avec les noms des hommes qui l'ont cachée.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Waldighofen

Les armes de Waldighofen se blasonnent ainsi :
« D'argent à deux clés de sable posées en sautoir, un cœur de gueules soutenant une fleur de lys d'azur et brochant sur les clés. »[7]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2014 Henri Hoff DVD Maire honoraire
mars 2014 en cours Jean-Claude Schielin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Associations[modifier | modifier le code]

Le village de Waldighoffen comporte plusieurs associations : football (ASW), basket-ball (CSSPP)[8], PromoWal, VTT (Les Mordus VTT[9]), l'ACAW[10], association « Temps Libre », association "Tous au Sport", amicale des donneurs de sang, cœur de famille, ornithologique d'Alsace, Club des Gens Heureux, Eleveurs Sélectionneurs d’animaux de basse-cour, U.N.C.[11] et A.F.N.[12] de Waldighoffen et environs, Tennis Club, association de pêche (APP de Waldighoffen), les Amis du Forum (organisateurs du Salon « VIGNES & TERROIRS et MIEUX-ETRE », la Chorale Sainte-Cécile, la Chorale Arpège et la Musique Concordia.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2014, la commune comptait 1 535 habitants[Note 1], en augmentation de 3,51 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : +1,54 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
405 420 532 460 662 692 691 722 751
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
701 809 864 896 832 734 644 732 796
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
848 892 931 949 950 921 898 899 891
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
936 967 1 039 1 017 1 048 1 178 1 383 1 412 1 441
2013 2014 - - - - - - -
1 530 1 535 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le dauphin Louis (futur Louis XI) séjourna au château de Waldighoffen durant sa campagne contre les Suisses (1444).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Emanuel avec un seul M
  2. L'usine Lang de Waldighoffen
  3. Roppentzwiller, d'Hier à Aujourd'hui
  4. L'industrie à Waldighoffen
  5. Société Industrielle Altkirchoise de Textile
  6. Hebdomadaire L'ami Sundgau no 34 page 6
  7. Archives Départementales du Haut-Rhin
  8. Cercle Sportif Saints Pierre et Paul
  9. Site internet des Mordus
  10. La page de l'ACAW sur le site de Waldighoffen
  11. Union National des Combattants
  12. Afrique Française du Nord (Maroc, Algérie, et Tunisie)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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