Berentzwiller

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Berentzwiller
Berentzwiller
L'église Saint-Imier.
Blason de Berentzwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes Sundgau
Maire
Mandat
Gérard Groelly
2020-2026
Code postal 68130
Code commune 68027
Démographie
Gentilé Berentzwillerois, Berentzwilleroises
Population
municipale
334 hab. (2018 en augmentation de 3,41 % par rapport à 2013)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 12″ nord, 7° 23′ 04″ est
Altitude Min. 355 m
Max. 439 m
Superficie 6,08 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bale - Saint-Louis (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Altkirch
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Berentzwiller

Berentzwiller est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Berentzwillerois et les Berentzwilleroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Berentzwiller est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bale - Saint-Louis (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50 %), zones agricoles hétérogènes (27,5 %), forêts (16,3 %), zones urbanisées (6,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle, un groupe d'Alamans vient s'installer sur le Thalbach et créer le village de Jettingen. Au VIe siècle, les Francs arrivent et s'emparent de la partie est du territoire alémanique : Berentzwiller est né. Le village passe vite sous la domination de l'évêché de Bâle qui y posséderait une terre. Il aurait fait construire une ferme sur cette terre, puis une chapelle pour les gens de la ferme, qui serait à l'origine de l'église paroissiale. Le patron de Berentzwiller est un saint suisse, en l'occurrence saint Imier, fait rare dans la région. Le village appartient au XIe siècle au comté de Ferrette qui y fait don d'une cour colongère au prieuré bénédictin de Saint-Morand. Le seigneur Hugues de Rodersdorf y possède aussi une ferme, que son fils cède en 1290 à l'abbaye cistercienne de Lucelle. Les deux cours, le Niederhof de Lucelle et l'Oberhof de Saint-Morand, sont situées à l'extrémité du ban communal, loin de l'agglomération, témoins de l'éparpillement de l'habitat avant les invasions hongroises du Xe siècle et les incursions bourguignonnes et suisses du XVe siècle qui poussèrent les fermes à se réunir. Intégré aux terres habsbourgeoises en 1324, Berentzwiller est administré par la mairie du val de Hundsbach, puis devient français en 1648 par les traités de Westphalie, et fait bientôt partie, comme Altkirch, du duché de Mazarin. La Révolution y est bien accueillie ; le prêtre Beck prête serment et adhère au schisme du clergé imposé par la Constituante le 4 janvier 1791. Le XIXe siècle est prospère et, en 1908, les habitants de la commune sont parmi les premiers du département à bénéficier de l'eau courante.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Berentzwiller

Les armes de Berentzwiller se blasonnent ainsi :
« Coupé : au premier d'azur aux trois épis de blé d'or les tiges brochant à demi sur une champagne du même, au second de sinople à la lame de faux d'argent. » [8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Berentzwiller.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Gilbert Ott    
mars 2001 mai 2020 Jean-Claude Schneckenburger    
mai 2020 En cours Gérard Groelly [9]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 334 habitants[Note 3], en augmentation de 3,41 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
324324403393521497513498521
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
433439447441404378360336333
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
319302310281249245230225211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
207207207222233313321327322
2018 - - - - - - - -
334--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Conservatoire des sites alsaciens gère sur la commune un verger au lieu-dit Vordere Rebäcker[14].

La commune ne possède pas de monument aux morts dédié aux victimes des Grandes Guerres.

Voici les victimes, morts pour la patrie en 1914-1918 :

  • Albert Brand
  • Albert Gutknecht
  • Eugène Gutknecht
  • Julius Gutknecht
  • Karl Gutknecht
  • Joseph Litzler
  • Camille Ott
  • Wilhelm Ott
  • Karl Probst
  • Joseph Wirtz

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le comédien Jean Lefebvre est le parrain de l'école primaire du village, à laquelle il donna son nom au cours d'une cérémonie. Une plaque commémorative a été posée à cet effet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bâle - Saint-Louis (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f68027
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Calendrier des chantiers natures 2016 Conservatoire des sites alsaciens ».

Liens externes[modifier | modifier le code]