Walheim (Haut-Rhin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Walheim
La mairie
La mairie
Blason de Walheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes du secteur d'Illfurth
Maire
Mandat
Chrysanthe Camilo (UMP)
2014-2020
Code postal 68130
Code commune 68356
Démographie
Population
municipale
944 hab. (2011)
Densité 195 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 34″ N 7° 16′ 01″ E / 47.6428, 7.2669 ()47° 38′ 34″ Nord 7° 16′ 01″ Est / 47.6428, 7.2669 ()  
Altitude Min. 267 m – Max. 393 m
Superficie 4,83 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte administrative du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Walheim

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Walheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Walheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Walheim

Walheim est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Walheimois et les Walheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Walheim
Aspach (Haut-Rhin) Tagolsheim Luemschwiller
Aspach (Haut-Rhin) Walheim Luemschwiller
Altkirch Wittersdorf Emlingen

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines médiévales[modifier | modifier le code]

La fondation du village remonte au Moyen Âge, et pourrait même dater du VIe ou du VIIe siècle. Néanmoins, la mention la plus ancienne de Walheim est liée à l’histoire légendaire de Saint Morand, l’apôtre du Sundgau, qui aurait visité, entre 1105 et 1115, la chapelle St Blaise, le premier sanctuaire du village. Deux chemins de pèlerinage traversaient alors le village : celui de St Morand et celui de Saint-Jacques-de-Compostelle, reliant la vallée du Rhin à celle du Rhône.

Cité également en 1236, le village tire probablement son nom de l’anthroponyme germanique Wallo et de l’allemand heim, le foyer. Un noble nommé Pierre de Walon y résidait alors. À cette époque, Walheim dépendait de la Mairie du Val de Hundsbach, ainsi que de la Seigneurie d’Altkirch, vassale des Comtes de Ferrette.

En 1312, le comte Ulrich de Ferrette récupéra le moulin seigneurial du village qui appartenait jusque là aux chevaliers hospitaliers de St Jean de Mulhouse.

Après 1324, suite au mariage de Jeanne, la dernière héritière des Comtes de Ferrette, avec Albert d’Autriche, le village passa sous la domination de la puissante dynastie des Habsbourg.

En fait, la commune est le résultat du regroupement de la population de trois villages différents, ce qui explique son étirement actuel sur les deux versants de la vallée. À l’Ouest, sur la rive gauche de l’Ill, près de l’actuel cimetière, Crispingen disposait de l’ancienne église St Martin, déjà citée en 1285 et qui fut démolie en 1841. Un peu plus au Sud, celui de Walheim se trouvait autour de l’ancienne chapelle St Blaise, située à côté de l’actuel presbytère. Enfin, sur la rive droite de l’Ill, à l’Est, Rollingen formait le troisième village, sur le flanc de la colline, non loin de l’actuelle église de Tagolsheim.

Les destructions de la Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Ces trois anciens villages n’échappèrent pas aux terribles destructions, perpétrées par les Suédois vers 1632, lors de la Guerre de Trente Ans. Seules 54 « âmes » purent survivre en se réfugiant à Mulhouse. Rollingen fut l’un de ces villages disparus.

Une croissance amorcée dès la fin du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La deuxième moitié du XVIIe siècle coïncida avec un lent redressement, sous le règne de Louis XIV, Walheim faisant partie des terres confiées au cardinal de Mazarin. Au XVIIIe siècle, la croissance démographique se confirma et la population atteignit 380 habitants en 1774, lors du dénombrement effectué par l’Intendance d’Alsace, puis 410 habitants en 1789.

Deux moulins hydrauliques ont fonctionné durant des siècles, en produisant de la farine, de l’huile, du chanvre, en battant le blé. Celui du bas, déjà cité en 1312, ne s’est arrêté qu’en 1970, et se retrouve aujourd’hui dans un état de conservation tel qu’il a été classé à l’inventaire des Monuments Historiques.

Le XIXe siècle se traduisit par l’accélération du progrès, ainsi que par une nette croissance de la population, qui passa de 431 habitants en 1800, à 682 habitants en 1900. Le modernisme se manifesta par la réalisation de la ligne de chemin de fer Belfort-Mulhouse, inaugurée en 1858. Elle permit à de nombreux Walheimois de s’ouvrir à la vie urbaine et d’aller travailler dans les industries de Mulhouse, en plein essor, qui offraient de nombreux emplois dans le textile et dans les constructions mécaniques. En 1841-42, une nouvelle église fut construite, utilisant les pierres extraites d’une carrière, à flanc de colline, à l’est du village. La nouvelle église St Martin fut dotée d’un orgue remarquable, œuvre de Claude Ignace Callinet en 1847, et accueillit le beau retable de style baroque, originaire de la chapelle St Blaise. Le célèbre Schwilgué réalisa l’horloge qui orne le clocher. Ensuite, ce fut le chantier de l’école de garçons achevée en 1875, puis celui de l’école de filles en 1881.

Au XXe siècle : guerres, modernisation et maintien d'une identité villageoise[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle fut marqué par les tragédies des deux guerres mondiales. Lors des combats de 1914-18, la population fut évacuée en 1916, Walheim se retrouvant à proximité immédiate du front : les tranchées allemandes n’étaient qu’à quelques centaines de mètres sur la colline à l’Ouest, et des batteries de canons étaient installées sur la colline à l’Est. De nombreux chantiers furent menés à la fin du XXe siècle : construction d’une salle polyvalente en 1986, rénovation et extension de l’école maternelle en 1992-93, de la mairie en 1994 et de l’école primaire en 1995-96. Des travaux de protection des riverains contre les inondations sont en cours. Comme toutes les communes de la périphérie mulhousienne, Walheim connaît une extension, avec la construction de lotissements, mais elle s’efforce de préserver son cadre de vie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Walheim

Les armes de Walheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à un besant d'argent. »[1]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église St Martin de 1841-42, son orgue Callinet et son autel baroque.
  • Le moulin du bas (du XVIe siècle), avec ses aménagements hydrauliques, le tout inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.
  • La maison natale de Louis Velle, auteur, poète et dramaturge. La maison date de 1578 (n°64, Grand Rue).
  • La maison de Jean Thiebaut Pflieger, lieutenant-colonel dans la Grande Armée de Napoléon Ier, puis administrateur et maire de Walheim de 1829 à 1832. (n°51, Grand Rue)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Chrysanthe Camilo UMP Vice-présidente du Conseil Régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 944 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413 431 491 520 628 653 728 747 713
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
667 655 664 654 673 674 677 673 671
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
682 707 751 603 641 646 688 674 647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
660 693 696 726 716 746 878 944 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :