Walheim (Haut-Rhin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Walheim
Walheim (Haut-Rhin)
La mairie.
Blason de Walheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes Sundgau
Maire
Mandat
Michel Pflieger
2020-2026
Code postal 68130
Code commune 68356
Démographie
Population
municipale
884 hab. (2018 en diminution de 7,53 % par rapport à 2013)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 34″ nord, 7° 16′ 01″ est
Altitude Min. 267 m
Max. 393 m
Superficie 4,83 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mulhouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Altkirch
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Walheim
Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin
Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Walheim
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Walheim
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Walheim

Walheim [valaim] est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Walheimois et les Walheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Walheim est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,3 %), forêts (32,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,4 %), zones urbanisées (8,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines médiévales[modifier | modifier le code]

La fondation du village remonte au Moyen Âge, et pourrait même dater du VIe ou du VIIe siècle. Néanmoins, la mention la plus ancienne de Walheim est liée à l’histoire légendaire de saint Morand, l’apôtre du Sundgau, qui aurait visité, entre 1105 et 1115, la chapelle Saint-Blaise, le premier sanctuaire du village. Deux chemins de pèlerinage traversaient alors le village : celui de Saint-Morand et celui de Saint-Jacques-de-Compostelle, reliant la vallée du Rhin à celle du Rhône.

Cité également en 1236, le village tire probablement son nom de l’anthroponyme germanique Wallo et de l’allemand heim, le foyer. Un noble nommé Pierre de Walon y résidait alors. À cette époque, Walheim dépendait de la Mairie du Val de Hundsbach, ainsi que de la Seigneurie d’Altkirch, vassale des comtes de Ferrette.

En 1312, le comte Ulrich de Ferrette récupéra le moulin seigneurial du village qui appartenait jusque-là aux chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Mulhouse.

Après 1324, à la suite du mariage de Jeanne, la dernière héritière des comtes de Ferrette, avec Albert d’Autriche, le village passa sous la domination de la puissante dynastie des Habsbourg.

En fait, la commune est le résultat du regroupement de la population de trois villages différents, ce qui explique son étirement actuel sur les deux versants de la vallée. À l’Ouest, sur la rive gauche de l’Ill, près de l’actuel cimetière, Crispingen disposait de l’ancienne église Saint-Martin, déjà citée en 1285 et qui fut démolie en 1841. Un peu plus au Sud, celui de Walheim se trouvait autour de l’ancienne chapelle Saint-Blaise, située à côté de l’actuel presbytère. Enfin, sur la rive droite de l’Ill, à l’Est, Rollingen formait le troisième village, sur le flanc de la colline, non loin de l’actuelle église de Tagolsheim.

Les destructions de la guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Ces trois anciens villages n'échappèrent pas aux terribles destructions, perpétrées par les Suédois vers 1632, lors de la guerre de Trente Ans. Seules 54 « âmes » purent survivre en se réfugiant à Mulhouse. Rollingen fut l'un de ces villages disparus.

Une croissance amorcée dès la fin du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La deuxième moitié du XVIIe siècle coïncida avec un lent redressement, sous le règne de Louis XIV, Walheim faisant partie des terres confiées au cardinal de Mazarin. Au XVIIIe siècle, la croissance démographique se confirma et la population atteignit 380 habitants en 1774, lors du dénombrement effectué par l’Intendance d’Alsace, puis 410 habitants en 1789.

Deux moulins hydrauliques ont fonctionné durant des siècles, en produisant de la farine, de l’huile, du chanvre, en battant le blé. Celui du bas, déjà cité en 1312, ne s’est arrêté qu’en 1970, et se retrouve aujourd’hui dans un état de conservation tel qu’il a été classé à l’inventaire des Monuments Historiques.

Le XIXe siècle se traduisit par l’accélération du progrès, ainsi que par une nette croissance de la population, qui passa de 431 habitants en 1800, à 682 habitants en 1900. Le modernisme se manifesta par la réalisation de la ligne de chemin de fer Belfort-Mulhouse, inaugurée en 1858. Elle permit à de nombreux Walheimois de s’ouvrir à la vie urbaine et d’aller travailler dans les industries de Mulhouse, en plein essor, qui offraient de nombreux emplois dans le textile et dans les constructions mécaniques. En 1841-42, une nouvelle église fut construite, utilisant les pierres extraites d’une carrière, à flanc de colline, à l’est du village. La nouvelle église St Martin fut dotée d’un orgue remarquable, œuvre de Claude Ignace Callinet en 1847, et accueillit le beau retable de style baroque, originaire de la chapelle St Blaise. Le célèbre Schwilgué réalisa l’horloge qui orne le clocher. Ensuite, ce fut le chantier de l’école de garçons achevée en 1875, puis celui de l’école de filles en 1881.

Au XXe siècle : guerres, modernisation et maintien d'une identité villageoise[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle fut marqué par les tragédies des deux guerres mondiales. Lors des combats de 1914-18, la population fut évacuée en 1916, Walheim se retrouvant à proximité immédiate du front : les tranchées allemandes n’étaient qu’à quelques centaines de mètres sur la colline à l’Ouest, et des batteries de canons étaient installées sur la colline à l’Est. De nombreux chantiers furent menés à la fin du XXe siècle : construction d’une salle polyvalente en 1986, rénovation et extension de l’école maternelle en 1992-93, de la mairie en 1994 et de l’école primaire en 1995-96. Des travaux de protection des riverains contre les inondations sont en cours. Comme toutes les communes de la périphérie mulhousienne, Walheim connaît une extension, avec la construction de lotissements, mais elle s’efforce de préserver son cadre de vie.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Présentation du blason
Blason de Walheim

Les armes de Walheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à un besant d'argent. »[8]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin de 1841-42, son orgue Callinet et son autel baroque.
  • Le moulin du bas (du XVIe siècle)[9], avec ses aménagements hydrauliques, le tout inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.
  • La maison natale de Louis Velle, auteur, poète et dramaturge. La maison date de 1578 (no 64, Grand Rue).
  • La maison de Jean Thiebaut Pflieger, lieutenant-colonel dans la Grande Armée de Napoléon Ier, puis administrateur et maire de Walheim de 1829 à 1832 (no 51, Grand Rue).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2020 Chrysanthe Camilo UMP Vice-présidente du Conseil Régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 884 habitants[Note 3], en diminution de 7,53 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413431491520628653728747713
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
667655664654673674677673671
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
682707751603641646688674647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
660693696726716746878944902
2018 - - - - - - - -
884--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Archives Départementales du Haut-Rhin
  9. Moulin du bas
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :