Frœningen

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Frœningen
La mairie-école.
La mairie-école.
Blason de Frœningen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes du secteur d'Illfurth
Maire
Mandat
Gérard Vonau
2014-2020
Code postal 68720
Code commune 68099
Démographie
Population
municipale
698 hab. (2012)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 29″ N 7° 16′ 14″ E / 47.6914, 7.270647° 41′ 29″ Nord 7° 16′ 14″ Est / 47.6914, 7.2706  
Altitude Min. 252 m – Max. 305 m
Superficie 4,44 km2
Localisation

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Frœningen est une commune française de l'aire urbaine de Mulhouse située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Frœninguois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Froeningen
Galfingue Hochstatt Hochstatt
Froeningen Zillisheim
Illfurth Illfurth


Frœningen fait partie du canton et de l'arrondissement d'Altkirch. Le village est situé entre Mulhouse et Altkirch. Le banc communal de Frœningen a une superficie de 440 hectares dont 63 hectares de forêt communale.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • L'Ill
  • Canal du Rhône au Rhin

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation des terres aux alentours de Frœningen semble ancienne. Un cimetière mérovingien et une voie romaine, à la lisière sud-ouest du territoire, ont été mis au jour. Le village appartenait aux comtes de Ferrette, descendants de Charlemagne qui règnaient sur l'ensemble du Sundgau, et qui y construisirent un château. Dès 1312, le comte Ulrich de Ferrette cède Frœningen au chevalier Conrad de Flaxlanden. Le village est ensuite cédé aux Hadmansdorf en 1458, puis à la famille noble des Reinach-Heidwiller en 1539. Pendant la guerre de Trente Ans, le château est épargné, mais est finalement incendié par les Suisses en 1468, puis est finalement reconstruit au XVIIIe siècle. Il brûle à nouveau, à la suite d'une négligence d'un cuisinier, en 1739. Une légende tenace colportée par les habitants fait état d'un souterrain qui reliait le château à la forteresse de Küppele, située sur la colline qui se trouve en face du village. Un trésor y serait caché, gardé par une Dame blanche. Le château est reconstruit au début du XIXe siècle, mais tombe sous les bombardements de la Première Guerre mondiale en 1917. Le village avait une importante communauté juive à la fin du XIXe siècle et porta le sobriquet de Petite-Suisse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Freningen (1352), Frenningenn (1561), Freningen (1793), Froningen (1801).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Frœningen

Les armes de Frœningen se blasonnent ainsi :
« De gueules à la bande d'argent chargée d'une clé de sable, le panneton en chef à dextre. »[1]

La commune avait pour emblème une clé, bientôt transformée en vrai blason qui fut adopté officiellement en 1974 : De gueules à la bande d'argent chargée d'une clé de sable, le panneton en chef à dextre.

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Barbe[modifier | modifier le code]

Stèle funéraire du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Cette stèle gravée en hébreu témoigne de l'importante communauté juive qui habitait à Frœningen entre les XVIIIe et XIXe siècles. Elle comptait 154 membres selon un recensement de 1784 et la communauté disposait d'une synagogue et d'un cimetière. Il n'existe plus que quelques stèles dans le cimetière.

Mairie-école[modifier | modifier le code]

La mairie-école est établie sur les restes de l'ancienne résidence des seigneurs de Reinach-Heidwiller, maîtres du village de 1539 jusqu'à la Révolution, après que cette demeure fut brûlée en 1917.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Gérard Bay    
mars 2008 en cours Gérard Vonau   Boucher
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 698 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
465 357 493 559 646 673 709 693 702
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
680 696 761 777 757 696 709 704 672
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
659 660 647 447 494 520 524 474 502
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
443 453 496 528 467 606 601 600 698
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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