Aspach-le-Haut

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Aspach-le-Haut
La mairie.
La mairie.
Blason de Aspach-le-Haut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Cernay
Intercommunalité C.C. de Thann-Cernay
Code postal 68700
Code commune 68012
Démographie
Gentilé Aspachois du Haut, Aspachoises du Haut
Population 1 509 hab. (2013)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 34″ N 7° 07′ 59″ E / 47.7761111111, 7.1330555555647° 46′ 34″ Nord 7° 07′ 59″ Est / 47.7761111111, 7.13305555556
Altitude Min. 301 m – Max. 402 m
Superficie 8,69 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Aspach-Michelbach
Localisation

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Aspach-le-Haut

Aspach-le-Haut ([aspax lə o] ; en alémanique Eweràschbàch) est une ancienne commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et est devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle d'Aspach-Michelbach.

Ses habitants sont appelés les Aspachois du Haut et les Aspachoises du Haut.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est bâtie sur un sol plat, fertile, à proximité du cône de déjection de la Thur mais le long du cours de la Petite Doller qui descend du vallon de Roderen et rejoint la Doller près de Reiningue, en direction du sud-est, alors que la Thur coule ensuite en direction du nord-ouest.

Thann est à 4,5 km, Cernay à 5 km, l'entrée de l'autoroute A36 est à 7 km.

Le village était essentiellement rural originellement. Jusque vers 1975, l'agriculture était la principale ressource de la commune. À partir de cette époque, le village est devenu plus résidentiel avec l'installation d'une population originaire de l'extérieur dont les actifs occupent des emplois tertiaires dans l'agglomération de Thann-Cernay voire de Mulhouse. Les nouveaux lotissements se sont développés vers le nord et vers le sud. Bien placé pour les conditions actuelles nécessaires au développement économique (situation, espace, desserte), le village est l'un des plus dynamiques du Pays de Thann.

Un nouveau parc d'activités s'est installé à la périphérie de la commune aux portes de Thann. À terme, il pourrait accueillir une cinquantaine d'entreprises et 1 500 emplois.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La petite Doller.

Plans d'eau[modifier | modifier le code]

Aspach-le-Haut possède 4 plans d'eau dont un plan d'eau pour la pêche vers Michelbach et un autre plan d'eau pour la planche à voile vers Cernay.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église en ruines (1916).

Aspach-le-Haut apparaît pour la première fois dans un relevé des biens de l'abbaye d'Eschau sous le nom d'Aspach Superior. Les biens échoient ensuite à l'abbaye de Murbach, puis au chapitre de Saint-Amarin. Les franciscains de Thann possèdent également des terrains dans le village. Possession des comtes de Ferrette, le bourg passe par alliance aux Habsbourg d'Autriche. Aspach-le-Haut forme alors avec les villages voisins d'Aspach-le-Bas et d'Erbenheim disparu au XVe siècle, une des mairies de la seigneurie de Thann. Le Moyen Âge apporte son lot de désolation : le village subit des assauts en 1376 avec la venue des routiers anglais, puis en 1445 par les Armagnacs et en 1468 par les Suisses. La conséquence de toutes ces incursions est l'appauvrissement de ses habitants et la ruine du village. Au cours de la guerre de Trente Ans, le bourg est à nouveau ravagé par le passage des différentes armées qui s'affrontent dans la vallée de Thann.

Au cours de la Première Guerre mondiale, les troupes françaises réussissent à se maintenir dans le village dont la ligne de front sépare la frontière. Il est séparé de l'autre village Aspach-le-Bas tenu par les Allemands où il existe un chemin de fer. La population est évacuée et le village qui subit un déluge d'obus est réduit en ruines. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des combats sévères se déroulent dans les alentours et amènent de nouvelles destructions. Le village sera cependant libéré le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aspach-le-Haut

Les armes d'Aspach-le-Haut se blasonnent ainsi :
« De sinople au rencontre de bélier d'or. »[1]

C'est en mémoire d'une immense ferme seigneuriale de moutons qui existait jadis près du village que sur le blason figure une tête de bélier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Barthélémy[modifier | modifier le code]

L'église, côté sud-est.
L'église, côté est.

C'est par un document rédigé en 1192 par le pape Célestin III que l'on apprend le transfert de l'église paroissiale Saint-Barthélémy et de sa cour domaniale au chapitre de Saint-Amarin. Le village comprend également jusqu'à la Révolution le village aujourd'hui disparu d'Erbenheim dont il n'existe plus de traces et qui faisait partie du chapitre rural du Sundgau placé sous l'autorité de l'évêque de Bâle. Après la guerre de Trente Ans, l'église est restaurée. Les travaux vont durer de 1765 à 1776, période au cours de laquelle une nef plus grande est ajoutée. Le clocher est surélevé à partir de 1865. Malheureusement tous ces efforts seront vains, l'église étant complètement détruite durant la Première Guerre mondiale, puis rebâtie. Durant les combats pour la libération du village en hiver 1944-1945, l'église perd son clocher.

Ferme de 1778[modifier | modifier le code]

Calvaire de 1858[modifier | modifier le code]

Tourisme et patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le père jésuite Jean-Michel Krust (Joan Marie Krust) : connu pour ses disputes avec Voltaire, dont il exerça souvent l'esprit satirique. Il a laissé quelques ouvrages écrits en latin très élégant[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1972 mars 2008 André Nuninger SE  
mars 2008 en cours François Horny MoDem Industriel

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 509 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
444 463 468 517 520 484 625 627 670
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
694 710 716 687 725 693 715 686 652
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
655 622 656 504 607 609 612 561 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
513 562 561 592 871 1 123 1 420 1 448 1 472
2013 - - - - - - - -
1 509 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Aspach-le-Haut a été classé le plus jeune village de l'Alsace[réf. nécessaire].

Services et autres[modifier | modifier le code]

  • 1 monuments aux morts ;
  • 1 mairie ;
  • 1 église (Saint-Barthélémy) ;
  • 1 Cantine (L'Arbre Vert) ;
  • 1 presbytère ;
  • 2 écoles avec 4 classes ;
  • 1 foyer (Foyer Alex) ;
  • 1 gare SNCF ;
  • 1 déchèterie ;
  • 13 associations ;
  • 1 lac avec surf et extraction de gravier ;
  • 1 étang avec association de pêcheurs ;
  • 1 caserne de pompiers, Sivu acec Michelbach (site internet) ;
  • 1 grand parc d'activité (zone industrielle) ;
  • 1 grand parc de jeux ;
  • 1 crèche ;
  • 15 entreprises dans l'industrie et les travaux publics (2007) ;
  • 22 artisans, commerçants et professions libérales (2007) ;
  • 11 entreprises dans le domaine agricole (2007).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Départementales du Haut-Rhin
  2. Selon d'autres sources, il serait né à Feldkirch.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]