Camelidae

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Camélidés

Dromadaire.

Les camélidés sont des mammifères artiodactyles. Les camélidés disposent de 74 chromosomes. Les espèces vivantes du genre sont le dromadaire et le chameau de Bactriane, en Afrique et en Asie, et le lama, l'alpaga, le guanaco et la vigogne en Amérique.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le substantif masculin pluriel camélidés est dérivé du radical du latin camelus (« chameau »)[1],[2].

Origine[modifier | modifier le code]

Les Camélidés sont des mammifères artiodactyles d'origine nord-américaine, mais ils ont disparu de ce continent alors qu'ils se répandaient en Amérique du Sud, en Asie, puis en Afrique, continents où ils ont survécu pour donner naissance aux espèces modernes. Il existe également en Australie des dromadaires importés à l'origine comme animaux de bât et vivant aujourd'hui à l'état sauvage.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Contrairement à ce qui est parfois affirmé, les globules rouges des camélidés, comme ceux de tous les autres mammifères, n'ont pas de noyau[3]. En revanche, leur forme petite et ovale leur permet de se déplacer dans un sang épais en cas de déshydratation. De même, ils sont capables lors d'un apport d'eau soudain et important de gonfler fortement, sans se rompre sous l'effet de la pression osmotique[4].

Les camélidés et l'homme[modifier | modifier le code]

L'Homme préhistorique chassait les camélidés pour leur chair, et certains paléontologues le suspectent d'avoir exterminé ces animaux en Amérique du Nord, au cours de l'Holocène. Cette viande se consomme toujours et sa conservation se fait souvent par séchage.

Par contre, les Indiens d'Amérique du Sud, les Asiatiques et les Africains ont domestiqué avec succès les camélidés, animaux peu exigeants et adaptables à des conditions climatiques difficiles (haute montagne dans le premier cas, désert dans le second), créant des races parfois très distinctes de leurs ancêtres sauvages (comme l'Alpaga à la laine épaisse).

Les espèces sud-américaines ont surtout été utilisées pour leur laine, et les espèces de l'Ancien Monde en tant qu'animaux de trait et de bât. Mais, dans les deux cas, les hommes ont pu trouver d'autres utilités dans ces animaux, par exemple en consommant leur viande (qui est malgré tout peu savoureuse, et qui est prohibée dans certaines traditions, comme chez les Juifs).

Depuis le XIXe siècle, les Occidentaux ont aussi tenté d'acclimater les camélidés (tout du moins leurs formes domestiques) en Europe, Amérique du Nord et Australie, avec plus ou moins de succès.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Ce taxon était inclus parmi les Tylopodes.

La famille des camélidés comprend selon Mammal Species of the World 3 genres et 4 espèces vivantes :

Ces deux derniers genres vivent dans le nouveau monde alors que le premier est originaire d'Afrique/Asie.

Quelques espèces éteintes[modifier | modifier le code]

Selon Fossilworks Paleobiology Database (2 jan 2010)[5] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Entrée « Camélidés » dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales (consulté le 9 janvier 2016)
  2. Définitions lexicographiques et étymologiques de « camélidés » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales (consulté le 9 janvier 2016).
  3. (en) Charles A. Long (août 2007). « 1Evolution of Function and Form in Camelid Erythrocytes » (pdf) in 2007 WSEAS Int. Conference on Cellular & Molecular Biology - Biophysics & Bioengineering. . 
  4. « Blood cells protect from dehydration: dromedary camel », sur Ask Nature
  5. Fossilworks Paleobiology Database, consulté le 2 jan 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

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