Géoglyphes de Nazca

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Lignes et géoglyphes de Nazca et de Pampas de Jumana *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Le singe (55 mètres)
Le singe (55 mètres)
Coordonnées 14° 43′ 00″ sud, 75° 08′ 00″ ouest
Pays Drapeau du Pérou Pérou
Subdivision Province de Nazca
Type Culturel
Critères (i) (iii) (iv)
Numéro
d’identification
700
Zone géographique Amérique latine et Caraïbes **
Année d’inscription 1994 (18e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Les géoglyphes de Nazca (ou Nasca), appelées communément lignes de Nazca, sont de grandes figures tracées sur le sol, souvent d'animaux stylisés, parfois de simples lignes longues de plusieurs kilomètres, visibles dans le désert de Nazca, dans le sud du Pérou. Le sol sur lequel se dessinent ces géoglyphes est couvert de cailloux que l'oxyde de fer colore en rouge. En les ôtant, les Nazcas ont fait apparaître un sol gypseux grisâtre, découpant ainsi les contours des figures qu'ils traçaient.

Découverts en 1927, ces géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-incaïque qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Ils ont été réalisés pour la plupart entre 400 et 650[1]. Lignes et géoglyphes sont inscrits, sous la désignation « Lignes et géoglyphes au Nasca et Palpa », sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Les géoglyphes sont approximativement répartis le long d'une ligne de 50 km reliant les villes de Nazca et de Palpa, dans la région d'Ica, correspondant actuellement à la route principale PE-1S (Panamericana Sur), avec une concentration principale dans un rectangle de 10 km par 4 km au sud du hameau de San Miguel de la Pascana. C'est dans cette zone que se trouvent les plus spectaculaires et les plus connus des géoglyphes, même si certains ont été endommagés par les travaux de la panaméricaine, notamment le Lézard, littéralement coupé en deux par le tracé de la route. C'est un environnement de plateaux arides et rocheux, sans terres arables.

San Miguel de la Pascana abrite le musée Maria Reiche et Nazca abrite le musée Antonini, tous deux partiellement consacrés aux géoglyphes.

Géoglyphes de Nazca

Historique[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue des géoglyphes se trouve dans le livre Chronique de Pérou du conquistador Pedro Cieza de León en 1553 mais ce dernier les prend pour des traces de pistes. Elles connaissent un regain d'intérêt lorsqu'elles sont redécouvertes en 1927 par l'archéologue péruvien Toribio Mejia Xesspe qui explorait alors la vallée de la « Rivière Nazca »[3].

L'anthropologue américain Paul Kosok (en) est le premier à les étudier en les survolant en 1939, alors qu'il travaillait sur les réseaux d'aqueducs des environs. Il pense d'abord qu'elles faisaient partie d'un système d'irrigation, puis émet l'hypothèse d'un calendrier astronomique géant[4].

Depuis 2004, une équipe japonaise, conduite par le professeur Masato Sakai de l'Université de Yamagata, mène des recherches sur place. En octobre 2012, elle a établi un laboratoire permanent à Nazca, l'Institut Nazca, et en avril 2015 a signé un accord avec le ministère de la culture péruvien pour étudier et aider à protéger les géoglyphes[5]. C'est actuellement la seule mission scientifique autorisée à conduire des recherches de terrain. Depuis 2006, l'équipe a périodiquement annoncé la découverte de géoglyphes inconnus, la plupart de taille bien inférieure aux plus célèbres, généralement de 5 m à 15 m :

  • avril 2006 : une centaine de géoglyphes géométriques (lignes droites et triangles) ;
  • janvier 2011 : une tête humaine (4 m x 3 m) et un animal (7 m x 3 m) [6] ;
  • avril 2013 : deux humains, au centre du plateau de Nazca ;
  • avril 2014 : 17 animaux de « petite taille » (5 m à 10 m), identifiés comme lamas ;
  • juillet 2015 : 24 animaux similaires à ceux découverts en 2014, dans une région adjacente[7] ;
  • avril 2016 : un « animal légendaire tirant la langue » de 30 m de long[8].

La plupart de ces découvertes nécessitent des moyens modernes de détection ou de traitement (numérisation 3D, algorithmes de traitement d'image), et ne sont pas toujours visibles à l'œil nu.

De façon plus anecdotique, en août 2014, à la suite d'une tempête de sable, de nouvelles figures (notamment un serpent, un camélidé et un oiseau) sont découvertes par Eduardo Herrán Gómez de la Torre, un archéologue pilote d'avion, lors d'un vol d'inspection effectué dans la région d'Ica[9].

Description[modifier | modifier le code]

Image satellite d'une zone où sont visibles des géoglyphes.
Nazca vu par le satellite Spot.

Les Nazcas réalisaient les figures à grande échelle, probablement à l'aide de procédés géométriques simples comme le carroyage. Les pieux retrouvés sur le Grand Rectangle (300 pieux pour ce rectangle de 800 m de long et 100 m de large) semblent confirmer que ces dessins ont été tracés par simple carroyage : le dessin est quadrillé, puis reporté sur le sol où l'on a pris soin de tirer des cordages qui reproduisent les mêmes carrés à une plus grande échelle. Ils réalisaient leurs dessins probablement en déblayant les pierres sombres, brûlées par le soleil, et en les empilant de chaque côté des lignes pour faire apparaître par contraste la terre plus claire riche en gypse en dessous, ce qui explique que le promeneur distingue des sillons bordés de pierres.

On trouve près de 800 figures géométriques : lignes, spirales, ellipses, trapèzes et triangles ; 70 dessins, gravés à la surface de la pampa, sont biomorphes, prenant la forme de végétaux stylisés et d'animaux (dessins zoomorphes) : singe, oiseau-mouche (colibri), condor, jaguar, araignée, orque, héron, pélican[10]. Au total, plus de 350 représentations ont été étudiées[11]. Elles franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni la rectitude apparente des lignes en soient affectées. La plupart des figures sont constituées d'une seule ligne ne se recoupant jamais.

Ces tracés représentent les divinités animales du panthéon religieux des Nazcas. On a retrouvé, associées aux lignes, diverses poteries reprenant les mêmes motifs stylisés que les géoglyphes[12].

Conservation[modifier | modifier le code]

Le microclimat permet la conservation des lignes[13], car :

  • le plateau est l'une des régions les plus sèches du monde (trente millimètres de pluie par an) ;
  • le sol sans végétation réchauffe fortement l'air (ce qui crée un coussin d'air qui, à son tour, protège les géoglyphes du vent) ;
  • enfin le gypse contenu dans le sol, associé à la faible humidité matinale « colle » le sable et la poussière.

Sans sable, ni poussière pour recouvrir la plaine et avec peu de pluie ou de vent pour les éroder, les tracés restent intacts.

Pour protéger le site, les autorités locales en ont réglementé l'accès. Pour y aller, il est nécessaire d'obtenir une autorisation et d'utiliser des chaussures spéciales[14].

Le climat au temps des Nazcas[modifier | modifier le code]

D'après le géomorphologue Bernhard Eitel, le climat était tempéré en 8 000 av. J.-C., puisqu'il a découvert du lœss, roche sédimentaire produite par l'érosion éolienne qui ne se forme que par la décomposition des végétaux. Il a aussi trouvé à la base du lœss des coquilles d'escargots, qui ne vivent qu'en milieu humide ; ce qui confirme la végétation florifère de l'époque.

Ensuite, une période de sécheresse est arrivée graduellement avec une période critique entre -100 av. J.-C. et 400 ap. J.-C., qui semble être le début de la disparition des Nazcas (environ 700/800 ap. J.-C.). Ces dates correspondent aussi à l'arrivée d'une autre ethnie : les Waris, qui ont envahi le territoire des Nazcas.

Théories archéologiques et ethnologiques[modifier | modifier le code]

Selon certaines interprétations, il y aurait un lien entre ces géoglyphes et un contexte rituel, selon d'autres, un rapport entre les grandes lignes et l'astronomie[15].

Calendrier astronomique[modifier | modifier le code]

La mathématicienne allemande Maria Reiche, qui a consacré la majeure partie de sa vie à l'étude archéologique et à la préservation du site, reprend l'hypothèse archéoastronomique de Kosok. Selon elle, les géoglyphes formeraient un immense calendrier astronomique, dont les lignes pointent vers des étoiles remarquables ou des constellations et correspondent à des dates importantes dans le calendrier agraire (semailles, récoltes). Les dessins zoomorphes correspondraient à une représentation zodiacale du cosmos. L'enchevêtrement des lignes de visée s'expliquerait par de nombreuses reprises au cours des siècles pour s'ajuster à la précession des équinoxes[16].

Cette théorie fut contestée en 1968 par l'astrophysicien américain Gerald Hawkins, d'après les recherches qu'il avait réalisées en se fondant sur des calculs informatiques. En reconstituant la carte du ciel telle qu'elle était à l'époque des Nazca, il affirma avoir démontré que 80 % des géoglyphes n'avaient aucune relation avec les constellations importantes. Toutefois, ses recherches furent finalement démolies à cause d'une erreur de méthodologie grave. Il avait reconstitué la carte du ciel en se fondant sur celle de Stonehenge, qui n'est pas dans le même hémisphère.

Selon Maria Reiche, la figure de l'araignée serait une projection anamorphique de la constellation d'Orion. Trois des lignes droites aboutissant à la figure auraient servi à suivre les déclinaisons des trois étoiles de la ceinture d'Orion. Cependant Anthony Aveni fait remarquer que Reiche ne fournit aucune explication pour les 12 autres lignes de la figure et n'explique pas l'intérêt de ces observations astronomiques dans une région où règne la brume une bonne partie de l'année[17].

Site rituel[modifier | modifier le code]

Les figures ont été associées au chamanisme. La plupart d'entre elles se trouvent près de sites préhistoriques d’art rupestre qui présentent des images similaires, mais à une plus petite échelle. Les chamans prenaient des substances hallucinogènes qui leur permettaient de voir leur animal-pouvoir, une pratique courante en Amérique du Sud et particulièrement en Amazonie. Certaines des drogues utilisées pendant les cérémonies rituelles donnent la sensation de voler dans les airs ; ce serait la raison pour laquelle les géoglyphes auraient été créés pour être vus du ciel[réf. nécessaire]. Cette explication est toutefois contredite par le fait que ces formes se voient depuis le sommet des collines environnantes, d'où elles furent découvertes par l'archéologue péruvien Toribio Mejia Xesspe en 1927[18].

Les tracés et figures biomorphes sont interprétés comme le produit d'activités rituelles sur plusieurs siècles, associées à la fertilité agricole (la vallée de la « Rivière Nazca » constituant un véritable oasis par rapport à la montagne)[19]. L'archéologue Johan Reinhard (en) considère que les principaux tracés mènent à des sites sacrés (sources d'eau, montagnes) où les divinités étaient invoquées pour protéger les hommes et leur bétail, pour leur apporter de l'eau[20]. Selon l'archéologue Markus Reindel (en), codirecteur du projet Nazca-Palpa Project mené depuis 1996 par une équipe internationale, la fouille de tumuli situés à l'extrémité de géoglyphes met en évidence des plateformes maçonnées interprétées comme des autels à offrandes (probablement rattachées à un culte lié à l'eau et à la fertilité comme le suggèrent la présence de coquilles de Spondyle), les géoglyphes représentant dans ce contexte des espaces cultuels reliant les autels, des chemins parcourus lors de processions rituelles[21].

Zone artisanale de tisserands[modifier | modifier le code]

L'historien de l'art Henri Stierlin a émis en 1983 l'idée que les tracés seraient des aires de tissage géantes utilisées pour la fabrication de fils sans fin dont on tissait des habits funéraires. Ces lignes en zigzag ont été réalisées avec la même technique que le tissage des fils de trame et de chaîne des tissus mortuaires retrouvés dans les tombes de Nazca[22]. Ces tissus ont en effet la particularité d'être tissés de fils d'un seul tenant. Or pour préparer de manière artisanale de tels fils, il faut une ligne droite du double de la longueur pour permettre le tordage puis le repliage du fil sur lui-même. Ces lignes de travail se sont superposées de manière anarchique au fil des siècles. Cependant, cette théorie explique uniquement l'origine des lignes en zigzag. Une interprétation complémentaire fait des figures zoomorphes des sortes de totem censés protéger les morts ou des pistes associées aux rituels de parcours des tisserands pour obtenir la bénédiction des dieux pour le travail à fournir[23].

Autres théories[modifier | modifier le code]

L'absence de données objectives a laissé libre cours aux théories pseudoarchéologiques les plus hasardeuses[24].

Théorie ufologique[modifier | modifier le code]

Dans Chariots of the Gods, Erich von Däniken a proposé en 1968 une théorie ufologique relevant de la théorie des anciens astronautes. Les figures de Nazca seraient soit une piste d'atterrissage pour des vaisseaux spatiaux extraterrestres, soit un message réalisé par la population locale à leur attention[25].

À cette théorie, la mathématicienne d'origine allemande Maria Reiche répondait que les prétendues pistes d'atterrissage, étant des zones débarrassées de leurs pierres, n'offraient qu'un sol des plus mous dans lequel les vaisseaux extraterrestres n'auraient pas manqué de s'enfoncer[26].

Une photo mise en avant par Von Däniken en 1970 et laissant voir une configuration qui, selon lui, évoquait grandement une aire de stationnement d'avion dans un aéroport moderne, est la vue, recadrée, de l'articulation du genou d'une des représentations d'oiseau, le vaisseau qui s'y garerait devrait donc être bien minuscule[27].

En fait, la théorie de von Däniken est reprise de remarques faites par le premier chercheur à avoir étudié les lignes, Paul Kosok, en 1947 : « Observées depuis les airs, [les lignes] se virent baptisées terrains d'atterrissage préhistoriques et comparées par plaisanterie aux prétendus canaux de Mars[28]. »

Théorie aérostatique[modifier | modifier le code]

Partant du principe que les géoglyphes ne pouvaient avoir été tracés qu'en faisant appel à un engin volant (le seul moyen de les voir correctement), l'Américain Jim Woodman émit l'hypothèse de l'emploi de ballons à air chaud, représentés selon lui sur des tessons de poterie. Il construisit même un ballon à l'aide des techniques et des matériaux (bandes de toile, cordes) utilisés par les Nazcas dans la momification des corps. Mais les dessins de ballons sont en fait des haricots en train de germer, et le ballon, quelque peu poreux, ne s'éleva qu'à une hauteur de 90 m et ne vola que deux minutes avant de retomber brutalement[29].

Théorie radiesthésiste[modifier | modifier le code]

Selon David Johnson, les Nazcas avaient fortement développé l’irrigation pour pallier le manque d’eau chronique dans cette région en construisant des puits spiralés (pocios) profonds de plusieurs mètres, reliés par un réseau d’aqueducs souterrains. Ils étaient très faciles d'accès et les habitants actuels s'en servent encore. Les figures et lignes serviraient de repères pour retrouver les résurgences et sources alimentant ce réseau[30].

Théorie électrosismique[modifier | modifier le code]

Selon Michaël Vaillant[31], des conducteurs sous forme de fines feuilles de cuivre ou d'or auraient été étendus sur le terrain. Ces conducteurs auraient pu être utilisés comme des antennes pour écouter les ondes très basses fréquences produites par les séismes. Cette hypothèse s'appuie sur une théorie encore controversée nommée « SES » (pour Seismic Electric Signals). Les traces de Nazca aujourd'hui observées seraient en fait la marque de l'emplacement où auraient été déposés ces conducteurs, mais aussi des nombreux tests qui auraient été effectués afin de trouver des positions adéquates, dans l'axe des champs électromagnétiques.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dating the geometric Nasca lines in the Peruvian desert
  2. Lignes et Géoglyphes au Nasca et Palpa. Le document de l'Unesco opte pour l'orthographe « Nasca » (avec s) à une exception près.
  3. (en) Hugh Thomson, A Sacred Landscape: The Search for Ancient Peru, Overlook Press, , p. 123
  4. Alain Legault, Pérou, Ulysse, , p. 138
  5. (ja) « ナスカ研究所について|山形大学 人文学部・大学院社会文化システム研究科 », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  6. (en) « Team finds more Peru geoglyphs », The Japan Times Online,‎ (ISSN 0447-5763, lire en ligne)
  7. (en) « Yamagata University Finds 24 New Geoglyphs On Nasca Plateau (7/7) - News & Events - News - YAMAGATA UNIVERSITY », sur www.yamagata-u.ac.jp (consulté le 29 juillet 2017)
  8. (en) « Discovery of Geoglyph of "an animal sticking out the tongue” in Nasca(4/19) - News & Events - News - YAMAGATA UNIVERSITY », sur www.yamagata-u.ac.jp (consulté le 29 juillet 2017)
  9. Baptiste Rouch, « Géoglyphe : de nouvelles lignes de Nazca découvertes au Pérou », sur maxisciences.com, .
  10. Henri Stierlin, Nazca, la clé du mystère, Albin Michel, 1983, pp. 156-162 (La fonction des dessins).
  11. Frédéric Belnet, « Un labyrinthe dissimulé dans les géoglyphes de Nazca », sur maxisciences.com,
  12. (en) Joe Nickell, The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate, Skeptical Enquirer, volume 7.3, Spring 1983 : « Nazca pottery is found in association with the lines. [...] The striking similarity of the stylized figures to those of known Nasca art has been clearly demonstrated (Isbell 1978; 1980). »
  13. LA PLUVIOMETRIE AU PEROU PENDANT LES PHASES ENSO ET LNSO, archive Wikiwix.
  14. (en) Matt McGrath, Greenpeace sorry for Nazca lines stunt in Peru, BBC News, 11 décembre 2014.
  15. Daniel Lévine, Pérou millénaire: 3000 ans d'art préhispanique, La Cita, , p. 37.
  16. (en) Evan Hadingham, Lines to the Mountain Gods: Nazca and the Mysteries of Peru, Harrap, , p. 103.
  17. (en) Anthony F. Aveni, Between the Lines: The Mystery of the Giant Ground Drawings of Ancient Nasca, Peru, University of Texas Press, Austin, Texas, 2006.
  18. (en) Katherine Reece, Grounding the Nasca Balloon, sur le site In the Hall of Ma'at : « It is incorrect to say that the lines cannot be seen from the ground. They are visible from atop the surrounding foothills. The credit for the discovery of the lines goes to Peruvian archaeologist Toribio Mejia Xesspe who spotted them when hiking through the foothills in 1927. »
  19. (en) Helaine Selin, Encyclopaedia of the History of Science, Technology, and Medicine in Non-Westen Cultures, Springer Science & Business Media, , p. 780.
  20. (en) Johan Reinhard, The Nazca Lines:A New Perspective on Their Origin and Meaning, Editorial Los Pinos, , 78 p..
  21. (de) Markus Reindel, Johny Isla Cuadrado,Karsten Lambers, « Archäologisches Projekt “Paracas in Palpa”, Peru. Ausgrabungen und Forschungen », in SLSA-Jahresbericht 2004, 2005, p. 25–44.
  22. Henri Stierlin, Nazca, la clé du mystère, Albin Michel, 1983, (ISBN 2-226-01864-6).
  23. (en) Evan Hadingham, Lines to the Mountain Gods: Nazca and the Mysteries of Peru, Harrap, , p. 41-42.
  24. Henri Stierlin, Nazca: la clé du mystère, Albin Michel, , p. 14
  25. Joe Nickell dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate], op. cit. : « Von Daniken [...] obviously envisions flying saucers hovering above and beaming down instructions for the markings to awed primitives in their native tongue. He views the large drawings as “signals” (von Daniken 1970) and the longer and wider lines as “landing strips” (von Daniken 1972). »
  26. Cité par Joe Nickell dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate], op. cit. : « As to the “landing strip” notion, Maria Reiche, the German-born mathematician who for years has mapped and attempted to preserve the markings, has a ready rejoinder. Noting that the imagined runways are clear of stones and that the underlying ground is quite soft, she says “I’m afraid the spacemen would have gotten stuck” (McIntyre 1975). »
  27. Joe Nickell, dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate], op. cit. : « Moreover, one cropped photo exhibited by von Daniken (1970), showing an odd configuration “very reminiscent of the aircraft parking areas in a modern airport,” is actually of the knee joint of one of the bird figures (Woodman 1977). (See Figure 1.) The spacecraft that parked there would be tiny indeed. »
  28. Joe Nickell dans The Nazca Drawing Revisited: Creation of a Full-Sized Duplicate, op. cit. : « It is difficult to take von Daniken seriously, especially since his “theory” is not his own and it originated in jest. Wrote Paul Kosok (1947), the first to study the markings: “When first viewed from the air, [the lines] were nicknamed prehistoric landing fields and jokingly compared with the so-called canals on Mars.” »
  29. Katherine Reece, op. cit. : « After flying over the Nasca pampa in an airplane Woodman tells a colleague: “I know damned well someone flew at Nazca,” I kept insisting. "You simply can’t see anything from ground level. You can’t appreciate any of it from anywhere except from above. You can’t tell me the Nazca builders would have gone to the monumental efforts they did without ever being able to see it.”1 With this modern, and incorrect, viewpoint in mind Woodman attempted to prove that the Nasca could have flown. To do so, he gathered information and constructed a hot-air smoke balloon using material available to the ancient Nasca people. While the lift for the balloon was provided by hot air the porous material was "sealed" by the smoke and soot from the fire. In this fashion a very short manned flight of approximately two minutes was successful. »
  30. (en) David Johnson, The Water Lines of Nazca, lien entre irrigation et géoglyphes.
  31. Michaël Vaillant, Théorie électrosismique, lien entre sismicité et lignes de Nazca.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Paul Kosok, The Markings of Nazca (written in collaboration with Maria Reiche), Natural History, 56, 1947, pp. 200-238
  • (de) (en) (es) Maria Reiche, Geheimnis der Wüste/Mystery on the desert/Secreto de la pampa - Nazca, Peru 1968, Selbstverlag Maria Reiche
  • (en) Erich Von Däniken, Chariots of the Gods?, G. P. Putnam, New York, 1970
  • (en) Erich Von Däniken, Gods from Outer Space, Bantam Books, New York, 1972
  • Loren McIntyre, Mystery of the Ancient Nazca Lines, National Geographic (May 1975), pp. 716-728
  • Simone Waisbard, Les Pistes de Nazca, Robert Laffont, Coll. « Les Énigmes de l'univers », 1977
  • (en) William H. Isbell, The Prehistoric Ground Drawings of Peru, Scientific American, 239 (octobre 1978), pp. 140-153
  • (en) William H. Isbell, Solving the Mystery of Nazca, Fate (October 1980), pp. 36-48
  • Henri Stierlin, Nazca, la clé du mystère, Albin Michel, 1983, (ISBN 2-226-01864-6)
  • (en) (fr) Évaluation des Organisations consultatives, Unesco, 1994
  • Robert Charroux, L'Énigme des Andes, les pistes de Nazca, la bibliothèque des atlantes, J'ai lu, 2001, (ISBN 2-277-51399-7)
  • (en) David Johnson, Donald Proulx et Stephen B. Mabee, The Correlation Between Geoglyphs and Subterranean Water Resources in the Rio Grande de Nasca Drainage, p. 307–332, Andean Archaeology II, chap. 10, Kluwer Academic/Plenum Publishers, 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]