Buzet-sur-Baïse

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Buzet-sur-Baïse
Buzet-sur-Baïse
La mairie.
Blason de Buzet-sur-Baïse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Nérac
Intercommunalité Communauté de communes Albret Communauté
Maire
Mandat
Jean-Louis Molinié
2020-2026
Code postal 47160
Code commune 47043
Démographie
Gentilé Buzéquais
Population
municipale
1 277 hab. (2018 en diminution de 3,84 % par rapport à 2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 32″ nord, 0° 18′ 00″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 143 m
Superficie 21,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lavardac
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Buzet-sur-Baïse
Liens
Site web http://www.buzet-sur-baise.fr/public/

Buzet-sur-Baïse (Busèth en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Buzéquais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur la rive gauche de la Garonne à 4 kilomètres de la confluence de la Baïse avec le fleuve, au cœur de la moyenne Garonne, région géographique du bassin aquitain définie par le géographe Pierre Deffontaines.

La commune (2 115 hectares) s'étend sur trois terroirs : la terrasse (où se trouve le village), le coteau (qui surplombe la terrasse à l'ouest et qui est soit boisé, soit planté de vignes) et la "plaine" (la vallée inondable de la Baïse et de la Garonne), à l'est.

Buzet-sur-Baïse se situe au croisement de plusieurs micro-régions géographiques : la vallée de la Garonne, l'extrémité nord des collines de Gascogne et l'extrémité est de la forêt des Landes. Le terroir de la terrasse et du coteau est particulièrement propice à la culture de la vigne alors que les terres de la vallée sont occupées par des cultures de fruits et légumes et de céréales (maïs).

Vendanges à l'ancienne à Buzet-sur-Baïse

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 756 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bruch », sur la commune de Bruch, mise en service en 1971[9]et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 758,1 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Agen-La Garenne », sur la commune d'Estillac, mise en service en 1941 et à 24 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,4 °C pour 1981-2010[14], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Buzet-sur-Baïse est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (87,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (31,4 %), cultures permanentes (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (23,9 %), forêts (11,2 %), zones urbanisées (3,1 %), eaux continentales[Note 5] (2,3 %), prairies (1,9 %), mines, décharges et chantiers (1,5 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le sens du toponyme « Buzet » demeure assez obscur. Certains le rattachent au latin bucetum, désignant un pacage pour les bœufs, ou au latin buxum (bois ou buis). D'autres à l'occitan bosa (bouse) ou enfin à une dérivation d’un mot germanique désignant une gouttière, ou un petit canal (buse) ; c’est cette origine qui est privilégiée par J. Herbillon[22] pour le nom de Buzet sur la commune de Floreffe en Belgique wallonne.

Pour E. Nègre[23], le toponyme Buzet pourrait dériver d’un nom de personne germanique, Bositto. Mais pour le Buzet de Pont-à-celles (Belgique), J. Herbillon pense qu’il dérive de Bullitiacum, la propriété de Bullitius (un document de 980 mentionne le nom de Bulien).

En ce qui concerne Buzet-sur-Baïse, l’origine sylvestre et donc latine pourrait être la plus probable, compte tenu de l’implantation des premières occupations humaines de l’époque romaine puis médiévale. C'est d'ailleurs cette origine qui semblerait correspondre aux six hameaux de communes du Sud-Ouest portant le nom de Buzet. Par conséquent, si cette étymologie peut-être privilégiée toutes les hypothèses restent ouvertes[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Buzet a été occupé depuis la période préhistorique. À l’époque romaine des villae (exploitations agricoles) étaient réparties sur la terrasse.

Au Moyen Âge, un bourg s’est développé autour du château, sur l’éperon rocheux qui domine la vallée du ruisseau de Bénac et la vallée de la Baïse. Il y avait vraisemblablement plusieurs châtelains (des co-seigneurs) qui possédaient chacun un bâtiment : pour l’un il reste la tour dans le parc du château actuel et pour l’autre un château à l’origine de type « gascon » qui correspond au corps de logis situé entre les deux tours du XVe siècle.

À la fin du Moyen Âge, il n’y avait plus qu’un seul seigneur qui a modernisé le château en lui ajoutant les deux tours puis une autre tour-escalier sur la façade sud et au XVIIIe siècle deux ailes aujourd’hui disparues. Ce sont les familles Flamarens, Beaumont puis Noailles qui jusqu’en 1929 ont occupé le château de Buzet (actuellement propriété privée).

Vraisemblablement à partir de la fin des guerres de religion, le petit hameau de vignerons situé au bord du ruisseau de Bénac (ruisseau de la Paix) s’est développé. Le bourg de Lagravère est progressivement devenu plus peuplé que le bourg du haut qui fut abandonné entre 1830 et 1860. Les châtelains ont d’ailleurs racheté toutes les maisons qui restaient ainsi que l’ancien hôtel de ville et l’église paroissiale pour créer un superbe parc paysager.

Les Buzéquais ont donc développé Lagravère en y bâtissant un nouvel hôtel de ville (1838), un presbytère (1858) et une église (terminée en 1858 et consacrée en 1862). C’est donc un village-rue aux maisons assez simples datant pour la plupart du XIXe siècle. Le creusement du canal latéral à la Garonne (inauguré en 1856) a quelque peu modifié le paysage de Buzet mais a surtout permis le développement des activités commerciales déjà importantes grâce à la Baïse.

L’activité principale a toujours été l’agriculture et en particulier la viticulture ce dont attestent les documents d’archives ainsi que la carte de Belleyme (fin du XVIIIe siècle). Il y avait également une intense activité de minoterie dans les différents moulins du ruisseau de Bénac mais surtout dans l’imposant moulin de la Baïse (qui appartenait à l’origine aux comtes de Flamarens). Au lendemain de la guerre de 1914-1918, il fut transformé en usine de crayons par des industriels belges (usine « Franbel ») et cette activité fit connaître Buzet dans toute la France durant l’entre-deux-guerres et jusque dans les années cinquante. Au début des années 1960, l’activité cessa et le bâtiment fut transformé en cellulose qui n’entra jamais en production. Depuis le site est laissé à l’abandon sauf pour une activité marginale de production d’électricité. Il existe quelques jolis manoirs sur le territoire de la commune comme celui du Genthieu, sur la route de Damazan ou de Gache sur le coteau. Mais la puissance et la richesse des seigneurs de Buzet a, jusqu’au XXe siècle, écarté toute concurrence ! Buzet est désormais connu dans le monde entier grâce à la Cave des Vignerons qui a vu le jour dans les années cinquante grâce à la volonté d’une poignée de viticulteurs ayant voulu s’affranchir de la tutelle des négociants. C’est une réussite autant qualitative que commerciale, au-delà des espérances de ses créateurs.

Buzet est devenue Buzet-sur-Baïse en 1921.

Buzet-sur-Baïse dans la guerre[modifier | modifier le code]

Stèle érigée au bord de la route à côté de la cabane où furent fusillés six buzéquais par les SS le 22 juin 1944

Comme vient de l'établir Jean-Pierre Koscielniak (dans son étude Les barbelés oubliés... Le camp de Buzet-sur-Baïse, Le Passage, MRLG, 2015), un camp, dénommé Centre de séjour surveillé pour indésirables, fut érigé en bordure du canal de à . Il accueille des "prohitlériens", des défaitistes, des pacifistes mais surtout des communistes visés par le décret Daladier de . Parmi eux, d'anciens et futurs députés mais aussi le maire de Malakoff (Léon Piginnier), celui de Vitry-sur-Seine (Charles Rigaud) et plusieurs conseillers municipaux de Meaux. Les conditions de vie sont spartiates. À la fermeture de la structure, les internés sont évacués en Haute-Vienne (camp de Saint-Germain-les-Belles). Le 22 juin 1944, les SS du régiment Deutschland stationnés à Aiguillon (Lot-et-Garonne) et qui avait un cantonnement au château de Buzet exécutaient six patriotes, comme le rapporte Jacques Brissaud dans son ouvrage Crimes de Guerre en Agenais[25]. Les SS ont également tué cinq autres personnes entre le et le . En avril, ils avaient arrêté trois membres d'une famille d'agriculteurs et leur employé, soupçonnés d'aider la résistance ; le fils fut tué en tentant de s'échapper (il a sauté dans la Garonne lors du transfert et fut mitraillé puis retrouvé noyé) et les trois autres disparurent en déportation[25].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Buzet-sur-Baïse Blason
Palé et contre-palé d'or et de gueules de six pièces[26].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le blason de Buzet a été réalisé à la suite de la campagne d'enregistrement des armoiries consécutive à l'édit royal du . Le les consuls de Buzet ont répondu à la sénéchaussée de Condom qu'il n'y avait que le seigneur qui avait des armoiries, "la communauté n'en a jamais eu ni n'en prétend avoir"[27]. Mais elle va être contrainte d'en adopter : l'année suivante, les armoiries de Buzet figurent dans l'armorial général d'Hozier (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1114668/f169.image). Comme 934 villes et 2 171 villages de France (mais seulement quelques villes et villages en Guyenne), Buzet a dû s'acquitter de ce nouvel impôt sur les armoiries[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1944 mars 1971 René Dupouy   Viticulteur-négociant en vins
mars 1971 mars 1989 René Mayerus DVG Retraité de la police nationale
mars 1989 mars 2001 Victor Tintoni   Retraité de la police nationale
mars 2001 mars 2014 Christian Marin[29]   Artisan
mars 2014
(réélu en mai 2020[30])
En cours Jean-Louis Molinié   Professeur d'histoire-géographie

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2018, la commune comptait 1 277 habitants[Note 6], en diminution de 3,84 % par rapport à 2013 (Lot-et-Garonne : −0,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3311 4501 4931 6391 6171 7571 8071 5841 540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5141 5091 5911 6021 6461 7161 5831 5351 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3421 2841 2041 2361 3771 4671 2991 2691 341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2641 4531 3451 3171 3531 2361 2381 3011 297
2018 - - - - - - - -
1 277--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L’activité est dynamisée par la Cave des Vignerons de Buzet mais aussi le tourisme fluvial (Aquitaine Navigation), la transformation des semences de betteraves (KWS) et la tonnellerie (Tonnellerie Saint-Martin).

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Buzet-sur-Baïse côté nord.
  • L'église Notre-Dame de Buzet, symbole du village neuf (le bourg de Lagravère) a été construite entre 1856 et 1858, dans le style néo-gothique. Elle est l'œuvre de l'architecte Verdier, élève de Viollet-le-Duc. Elle fut consacrée officiellement en 1862.
  • La chapelle du château[35], est l'ancienne église paroissiale Notre-Dame-de-Buzet. Elle daterait du premier quart du XVIe siècle mais aurait été construite sur des bases du XIIIe siècle. Elle a des ressemblances avec l'église de Laplume (datée 1511-1541) et avec la chapelle de Flamarens (terminée en 1546). Les Grossolles-Flamarens étaient seigneurs de Buzet à cette époque : Georges d'Hozières qui était au service de la famille aurait pu en établir les plans. Elle était au cœur du village lorsque celui-ci se situait à côté du château seigneurial. En 1849, une partie de la voûte s'est effondrée et elle fut désaffectée. Les châtelains l'ont rachetée et ont transformé le porche du clocher en chapelle privée, la nef restant à ciel ouvert.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Buzet.
  • Le château des seigneurs de Buzet (XIIIe-XVIIIe) est une propriété privée (acheté en 2018 par la Cave des vignerons de Buzet) et ne peut se visiter. Il est le cœur du bourg castral du vieux Buzet qui fut établi sur l'éperon rocheux jusqu'au XIXe siècle.
  • La double écluse de descente en Baïse, située entre le canal de Garonne (appellation actuelle) et la Baïse, permet depuis 1852 de relier le canal latéral à la Garonne au réseau fluvial du Sud-Ouest (Baïse, Garonne à Saint-Léger, Lot par le Canalet à partir de Nicole). Elle fit de Buzet un nœud fluvial à partir de l'achèvement du canal latéral (1856). C'est pour cette raison qu'un port fluvial destiné au tourisme a été construit à cet endroit sur le canal et inauguré en 2001.
  • Pont canal sur la Baïse.
  • Le pont sur la Baïse, inauguré le , a été construit par l'entreprise Limousin sur des plans de l'ingénieur Gaston Le Marec. Il est de type Bow String à tablier suspendu en béton armé. Il a remplacé un pont suspendu qui datait de 1838 et qui avait été édifié par l'entreprise Seguin Frères. Le seul pont suspendu du XIXe siècle conservé sur la Baïse est celui de Vianne.
  • La cellulose de Buzet est un édifice industriel qui date de la deuxième moitié du XXe siècle. C'est l'architecte Knockaert, de Villeneuve-sur-Lot, qui au lendemain de la Seconde Guerre mondiale a été chargé de transformer l'ancien moulin abritant l'usine de crayons Franbel (Compagnie Franco-belge de crayons) à laquelle a succédé la cellulose.
Kiosque de Buzet-sur-Baïse (2016)
  • Le kiosque à musique, situé à proximité de la place, est lié à l'histoire de l'orchestre d'harmonie locale « Les enfants de Buzet » créée en 1912 (en activité jusqu'en 2009) qui dès ses débuts en avait souhaité l'édification car ce type de construction était très en vogue à l'époque (le kiosque du Gravier à Agen date de 1896). Au lendemain de la Première Guerre mondiale l'idée est reprise mais il faut plus de 10 ans pour que la municipalité autorise l'harmonie à lancer une souscription à cet effet, le , et il est inauguré un an plus tard, en 1933. Il a une architecture caractéristique de ce type d'édifice : polygonale (octogone) à piliers ronds, soubassement en briquettes apparentes, plateforme avec balustrade imitant le bois, son toit est surmonté d'une lyre en zinc. Il a été rénové par la commune en 2016.
  • La cave des vignerons de Buzet a été inaugurée le . Elle était à l'époque appelée "cave coopérative". Ses plans ont été réalisés par l’architecte Ladousse et elle a été construite par l’entreprise Estève de Castelnaudary.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yoland Cazenove (1914-2009), céramiste mondialement reconnu, est né et a vécu dans la ferme Campech (actuelle S.G.C Sté Granulats Condomois) jusqu'en 1947[36]. Ses parents Georges et Cécile Cazenove et sa première femme Victoria Albentosa sont inhumés au cimetière municipal. Sa vie de cultivateur à Buzet-sur Baïze a profondément marqué son œuvre[36].
  • Jean-Baptiste-Vincent Laborde[37] : docteur en médecine et éminent physiologiste né à Buzet le dans le quartier du Padouen. Son père était marchand de biens. Il fut étudiant à la faculté de Paris et obtint son doctorat en médecine en 1864. Il mena une carrière universitaire parisienne et consacra sa vie à la recherche. Il fut membre de l’Académie de médecine. Ses travaux furent reconnus en physiologie humaine et animale (et en particulier le système nerveux central), domaine dans lequel il s’est révélé un grand expérimentateur. Sa curiosité scientifique l’a poussé à étudier également la pharmacologie, la toxicologie et l’hygiène publique (viandes avariées et parasitées, alcoolisme…). Il est attaché à la République et c’est un ami de Gambetta auquel il a consacré une « biographie psychologique ». Il était convaincu de la « prédisposition organique héréditaire » et il a publié en 1872 un opuscule intitulé Les Hommes et les actes de l’insurrection de Paris devant la psychologie morbide. Il décède en avril 1903 après avoir présenté à l’Académie de médecine, dans le cadre de la lutte antialcoolique, un rapport sur la toxicité des essences utilisées pour préparer certaines liqueurs et apéritifs.
  • Maurice Luxembourg[38] : professeur agrégé d’histoire et géographie né à Lectoure le et mort à Agen le . Il repose au cimetière de Buzet-sur-Baïse. Il s’était marié avec Odette Dastros, fille du notaire de Buzet, où il s’est ensuite fixé. Il fut professeur au lycée Bernard-Palissy d'Agen dont il devint le proviseur. Il fut secrétaire perpétuel de la Société académique d’Agen et premier adjoint au maire d’Agen. Brillant universitaire, il publia de nombreux travaux, sur le Lot-et-Garonne, sur Agen et sur Buzet et sa région. Il fut en particulier à l’origine de la revue Les Amis des côtes de Buzet (devenue par la suite Revue des amis du Buzet), publiée sous l’égide des Vignerons de Buzet entre 1963 et 2003 où ont été publiées les monographies des 27 communes de l'appellation Buzet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 10 mai 2012.
  2. Carte IGN sous Géoportail.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Bruch - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Buzet-sur-Baïse et Bruch », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Bruch - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Buzet-sur-Baïse et Estillac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
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  22. HERBILLON Jules, Les noms des communes de Wallonie., Bruxelles, Crédit Communal, .
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