Ambrus

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Ambrus
Ambrus
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Nérac
Intercommunalité Communauté de communes du Confluent et des Coteaux de Prayssas
Maire
Mandat
Christian Lafougere
2020-2026
Code postal 47160
Code commune 47008
Démographie
Gentilé Ambrusiens
Population
municipale
110 hab. (2019 en augmentation de 0,92 % par rapport à 2013)
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 44″ nord, 0° 14′ 38″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 175 m
Superficie 12,35 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nérac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lavardac
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Ambrus

Ambrus (Ambruç en gascon[1]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 816 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bruch », sur la commune de Bruch, mise en service en 1971[9] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 758,1 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Agen-La Garenne », sur la commune d'Estillac, mise en service en 1941 et à 27 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,4 °C pour 1981-2010[14], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ambrus est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nérac, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (78,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (76,3 %), zones agricoles hétérogènes (21,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), prairies (0,1 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’étymologie du nom de lieu « Ambrus » pourrait provenir du latin Ambrosius[22].

Ambrus étant en Gascogne, la plupart des lieux-dits y sont explicables par le gascon, par exemple Toupiés, la Paloumère, Pélane, L'Hérété, lou Sourbé, Riou Pouyrit, la Hountéte, las Parguères, lou Grésa[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon les historiens, Ambrus serait établie sur un site datant de la proto-histoire. Dès le Ve siècle, il serait fait état d'une source miraculeuse dédiée à la Vierge. En 1259, la seigneurie d'Ambrus est mentionnée sur une liste d'hommage. Selon ce document, un tiers des terres appartenait à Bertrand de Xaintrailles, un autre tiers à Raymond Bertrand de Gelas, un sixième à Raymond Guillaume de Vidalhac et un autre sixième à une personne dont on ignore l’identité[24]. Selon certains auteurs, Saint Vincent de Paul, y aurait dit sa première messe. Selon le cantique religieux, Jean Poton de Xaintrailles, compagnon de Jeanne d'Arc y serait allé prier.

Pèlerinage[modifier | modifier le code]

Ambrus est un lieu de pèlerinage qui se déroule chaque année le . Le cantique officiel du pèlerinage est écrit en gascon[25]:

 De Ceou en terro descendudo
 La Bierjo ! La Bierjo !
Din nostos lanos es bengudo
 La May de Diou !
Naou anjioulets l'accoumpagnabon
Que bien piousomen cantabon
Un li trubaco la rousado
Quoate li hésion la juncado
Un sounabo la campaneto
Dus li troussabon la raoubeto
L'aoute pourtabo sa cheyroto
S’es pel las brucos espinado
Et quand estout touto ensannado
Bengout aou pé de la hounteto
Trempet sous penous din l’aygueto
Et gariscout la malauseto.
Pey din lou ceou s'es entournado
Din la glorio encouronado
Et bous tournats a cado annado
Per li canta tan belo aubado.

(graphie d'origine)

Traduction

 Du ciel en terre est descendue
La Vierge ! La Vierge !
Dans nos Landes est venue
La Mère de Dieu
Neuf angelots l'accompagnaient
Qui bien pieusement chantaient
Un faisait tomber la rosée
Quatre lui faisaient la jonchée
Un agitait la sonnette
Deux lui soulevaient sa petite robe
Le dernier portait sa petite chaise
Elle s'accrocha aux épines des fourrés
Et quand elle fut toute ensanglantée
Elle vint à la fontaine
Trempa ses pieds dans l'eau courante
Et guérit la petite maladie
Puis dans le ciel s'en retourna
Dans la gloire, elle fut couronnée
Et vous, revenez chaque année
Pour lui donner une si belle aubade.

Statue de la Vierge[modifier | modifier le code]

La statue de la Vierge était sculptée en bois de chêne-liège massif polychrome. Elle représente la Vierge tenant l'enfant Jésus sur son bras gauche. Elle est datée du XVIe siècle. Volée en 1981, elle fut retrouvée à Vintimille et replacée dans sa niche. Des pilleurs l'ont volée à nouveau en 1986 [ selon la Dépêche du  ]. Depuis, c'est une copie réalisée par un sculpteur de Nérac Guy Zagni qui a pris sa place...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2008 François Renaut PCF Retraité transport
mars 2008 mars 2014 Bernard Lafougère    
2014 En cours Christian Lafougère    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2019, la commune comptait 110 habitants[Note 7], en augmentation de 0,92 % par rapport à 2013 (Lot-et-Garonne : −0,57 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
225120261312326335322320303
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302290294289257229234214198
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
181192148155133134126110115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1089297817871858799
2015 2019 - - - - - - -
110110-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Benedicta Boyrie-Fénié et al. Diccionari toponimic occitan d'Òlt e Garona, InÒc Aquitània , Institut d'Estudis Occitans 47, edicions Cairn, 2013
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Bruch - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Ambrus et Bruch », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Bruch - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Ambrus et Estillac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. « Pour Lucien Massip, ce toponyme dériverait du nom Ambrosius. Ambrus aurait donc désigné, primitivement, il y a deux millénaires le fonds d'Ambrosius. » Maurice Luxembourg, Ambrus et son pèlerinage, Les Amis des Côtes de Buzet, 1971
  23. « Lòcs / Lieux-dits gascons de Ambrus - Gasconha.com », sur www.gasconha.com (consulté le )
  24. http://visites.aquitaine.fr/ambrus
  25. http://genealogie-en-47.fr/Eglises/Eglises/Eglises_Ambrus_01.html
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  30. « Église paroissiale Notre-Dame », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )