Saint-Sardos (Lot-et-Garonne)

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Saint-Sardos
La mairie
La mairie
Blason de Saint-Sardos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Canton Le Confluent
Intercommunalité Communauté de communes du Confluent et des Coteaux de Prayssas
Maire
Mandat
Claude Ressegat
2014-2020
Code postal 47360
Code commune 47276
Démographie
Population
municipale
298 hab. (2014 en diminution de 15,34 % par rapport à 2009)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 30″ nord, 0° 28′ 43″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 187 m
Superficie 14,46 km2
Localisation

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Saint-Sardos

Saint-Sardos est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village se trouve sur une terrasse à l'écart du Lot. Un prieuré dépendant de l’abbaye de Sarlat est fondé en 1153, sur la paroisse de l’ancienne église matrice située au lieu appelé l’Église Rouge, disparue avant 1668.

Saint-Sardos est mentionné comme castrum vers 1280. À la suite du contrat de paréage conclu en 1289 entre l'abbé de Sarlat et Philippe le Bel, la fondation de la bastide, encouragée par le roi de France Charles IV et établie en 1318 sur un territoire contrôlé par Édouard II d'Angleterre. Charles IV accorde le statut de bastide à Saint-Sardos qui y envoie un sergent pour planter un poteau aux armes du roi de France. Ce statut permet une installation libre des immigrants ce qui inquiète la noblesse locale. Ceux-ci, avec à leur tête Raymond Bernard seigneur de Montpezat, décident de brûler la bastide le 16 octobre 1323 et pendent le représentant de Charles IV au poteau du roi. Ce qui est saisi est transporté au château de Montpezat. C'est le prétexte au déclenchement de la guerre dite de Saint-Sardos. Charles IV pense que c'est le sénéchal de Guyenne, Ralph Basset de Drayton, représentant d’Édouard II qui est à l'origine de cette attaque. Cette animosité franco-anglaise en Aquitaine est une cause profonde de la guerre de Cent Ans. En juillet 1324, le roi de France Charles IV n'ayant pas obtenu du roi d'Angleterre les satisfactions qu'il demandait, il met une armée de 7 000 hommes en campagne commandée par Charles de Valois en juillet 1324[1]. Sans possibilité de résistance, le sénéchal de Guyenne doit se rendre à La Réole, le 22 septembre 1324. Un trêve est conclue en 1325.

Des négociations s'ouvrent alors entre le roi de France et le roi d'Angleterre à l'initiative d'Isabelle de France qui aboutissent au traité du 31 mai 1327. Édouard II cède à Charles IV tout ce qu'il a gagné au cours de la guerre de Saint-Sardos et doit prêter l'hommage lige au roi de France pour le reste du duché d'Aquitaine avant le 15 décembre 1330. Mais Édouard II meurt en 1327 et Charles IV en 1328, remplacés par Édouard III et Philippe VI.

Après que le roi d’Angleterre ait retrouvé ses prérogatives sur la Guyenne, la ville neuve de Saint-Sardos, reçoit la confirmation de ses privilèges en 1328.

La bastide est établie sur une plate-forme grossièrement circulaire dont l’église occupe le centre, entourée de fossés encore partiellement visibles. À l’intérieur, le cadastre napoléonien montre que l’habitat villageois forme une 1re auréole autour de l’église, prolongée vers le nord-ouest autour d’une place ; deux rues longitudinales orientées nord-ouest / sud-est paraissent commander le parcellaire de la seconde auréole dont les lanières s’étendent jusqu'aux fossés.

Les destructions de la guerre de Cent Ans (d'après G. Tholin, la bastide de Saint-Sardos est considérée comme non-valeur dans des comptes de 1363 à 1367) ont contrarié durablement le développement de l’agglomération, la plupart des parcelles de la seconde auréole étant encore de nos jours occupées par des jardins. Exceptées quelques maisons en pan-de-bois des XVIe et XVIIe siècles, la plupart du bâti date des XVIIIe et XIXe siècles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sardos Blason De gueules à l’épée d’or posée à senestre, adextrée d’un léopard du même en pointe, au franc-quartier cousu d’azur chargé d’une fleur de lys aussi d’or, à la filière du même chargée de onze tourteaux du champ.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1964 1992 Alexandre Claverie    
mars 2014 Claude Ressegat   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2014, la commune comptait 298 habitants[Note 1], en diminution de 15,34 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : +1,07 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
464 482 532 431 524 612 930 902 854
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865 739 694 619 604 619 586 559 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
477 473 438 397 447 477 465 377 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
347 326 254 263 260 243 323 333 303
2014 - - - - - - - -
298 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tympan du portail roman de l'église Saint-Sardos
  • Église prieurale Saint-Sardos : portail XIIe (IMH) et chapiteaux historiés dont l'un est signé, seuls vestiges du monument primitif.
  • Église de Saint-Amans : abside romane (une bastide avait aussi été fondée à cet endroit par les Anglais, mais elle ne résista pas).
  • Église de Lussac fin XIe/début XIIe : abside en cul-de-four.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École élémentaire de Saint-Sardos.

Culture et manifestation[modifier | modifier le code]

  • Association culturelle Au Plaisir de Lire ;
  • Troupe de théâtre Lous Blagayrès.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Passerat, La guerre des bastides en Agenais et la fondation de Valence, p. 175-179, Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1987, tome 112 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. G. Tholin et P. Benouville, Le Château de Madaillan près d'Agen. - II. Madaillan et ses seigneurs au Moyen Âge, p. 455, Revue de l'Agenais, 1886, tome 13 (lire en ligne)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.