Étienne Bacrot

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Étienne Bacrot
Image illustrative de l'article Étienne Bacrot
Étienne Bacrot en 2015.

Naissance (34 ans)
Lille, France
Nationalité Drapeau de France Français
Titre Grand maître international (1997)
Meilleur classement Elo 2 749 ()[1].

Étienne Bacrot, né le à Lille, est un joueur d'échecs français. Grand maître international en 1997 (à l'âge de 14 ans et 2 mois), il a été champion du monde et d'Europe des moins de 10 ans puis des moins de 12 ans et a remporté huit titres de champion de France de 1999 à 2017. Vainqueur du tournoi de Poïkovski (en 2005 et 2011) et de l'Open Aeroflot à Moscou en 2008, il finit troisième de la coupe du monde d'échecs 2005.

Au , il est le 29e meilleur joueur mondial[2] et le no 2 français derrière Maxime Vachier-Lagrave, avec un classement Elo de 2 728 points[3].

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Années de formation[modifier | modifier le code]

Champion du monde des moins de 10 ans à Bratislava en 1993, Étienne Bacrot récidive en « moins de 12 ans » à Sao Laurenzo (Brésil) ainsi qu'en parties rapides à Disneyland Paris en 1995 et devient la même année maître international, à la suite d'excellents résultats en compétition.

Cette même année, il se distingue en annulant une partie face au futur champion du monde « classique », Vladimir Kramnik, en 8e de finale du tournoi Intel de Paris (0,5 – 1,5). En mars 1997, il devient à 14 ans et deux mois l'un des plus jeunes GMI de l'histoire du jeu.

Après avoir eu comme mentor Éric Prié (champion de France 1995), il commence — à partir de 1993 — à s'entraîner avec le grand maître ukrainien Iossif Dorfman (naturalisé français depuis) connu pour avoir été l’entraîneur de Garry Kasparov de 1984 à 1988. Celui-ci ne tarissait pas d'éloges sur son jeune élève : « Je n’ai jamais vu un tel prodige. Au même âge (12 ans), Kasparov était moins profond, moins fort tout simplement ». Il est le meilleur espoir français et devance de loin ses homologues nationaux.

Matches à Albert, Bastia et Cannes (1995 à 2004)[modifier | modifier le code]

Étienne Bacrot en 1999.

Jouant aussi bien en tournoi qu'en compétition par équipes dès son jeune âge, Bacrot jouait chaque année, de 1995 jusqu’à 2004, un match en six parties contre un joueur de classe mondiale dans sa ville d'Albert dans la Somme. Depuis, il s'exerce en participant à de nombreux tournois de première catégorie de l'élite mondiale.

Lors de ces fameux matchs, il bat en 1995 Levon Aronian (3,5-2,5), puis en 1996 l'ancien champion du monde Vasily Smyslov, sur le score de 5-1. En 1997, il perd son duel contre Viktor Kortchnoï, l'ancien candidat au titre mondial contre Anatoli Karpov, 4-2. En 1998, il bat Robert Hübner 3,5-2,5. En 1999, il perd contre Aleksandr Beliavski 3,5-2,5, mais bat Judit Polgar, la meilleure joueuse du monde, à Bastia (en semi-rapide). En 2000, il fait jeu égal avec Anatoly Karpov (Cannes 2000, rythmes multiples), puis perd 4 à 2 son match face à Nigel Short, le challenger de Garry Kasparov pour le titre mondial en 1993. En 2001, il fait match nul 3-3 contre Emil Sutovsky, l'un des meilleurs joueurs israéliens. En 2002, il bat Boris Gelfand 3,5-2,5. Enfin, en 2004, il gagne contre Ivan Sokolov 3,5-2,5.

Multiple champion de France[modifier | modifier le code]

Étienne Bacrot remporte le championnat de France individuel à sept reprises. Après cinq titres consécutifs de 1999 à 2003, il ne participe pas aux éditions des années suivantes. En 2004, il réalise un score parfait de 11 points sur 11 au championnat de France par équipes avec le NAO Chess Club, ce qui lui permet de devenir le premier Français à passer la barre des 2 700 points Elo.

En août 2008, après cinq années de non-participation, son retour au championnat de France, qui se déroule à Pau cette année-là, donne un nouveau suspens au tournoi, puisque Bacrot doit faire face au prodige — alors âgé de 17 ans — Maxime Vachier-Lagrave, champion de France en titre, qu'il réussit tout de même à battre aux blitz de départage pour se procurer son sixième titre national.

En 2012, il remporte son septième titre de champion de France (partagé avec Édouard, Bauer et Vachier-Lagrave), puis en 2017, un huitième titre remporté au départage contre Laurent Fressinet.

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

Championnats du monde FIDE (1997, 2000 et 2004)[modifier | modifier le code]

En 1998, Bacrot est éliminé dès le premier tour du championnat du monde de la Fédération internationale des échecs 1997-1998 par Giorgi Giorgadzé. En 2000, il est battu au deuxième tour du championnat du monde de la Fédération internationale des échecs 2000 par Peter Svidler. En 2004, il est éliminé (1,5-2,5) par Teimour Radjabov au troisième tour du championnat du monde de la Fédération internationale des échecs 2004 à Tripoli

Vainqueur du tournoi de Poïkovski et huitième joueur mondial (2005)[modifier | modifier le code]

Depuis son entrée dans le club des super grands maîtres, Bacrot est invité dans les plus grands tournois internationaux. En 2005 et 2011, il gagne le tournoi d'échecs de Poïkovski (|trophée Karpov-Poïkovski). En avril 2005, il obtient son meilleur classement Elo jusque-là, en devenant le 8e joueur mondial avec 2 731 points Elo[1]. En juillet 2005, à Dortmund, il se classe 3e en battant notamment Vladimir Kramnik (champion du monde Braingames).

Étienne Bacrot lors du tournoi de Wijk aan Zee 2006.

L'année 2006 fut plus difficile pour Étienne. Invité pour la première fois dans trois des plus forts tournois fermés réservés à l'élite, les tournois de Wijk aan Zee, Linares et Sofia, il déçoit lors de l'ensemble de ces tournois en terminant régulièrement dans les dernières places.

Lors du Chess Classic Mainz 2006, Bacrot se qualifie pour le Championnat du monde 2007 d'échecs aléatoires Fischer qui l'oppose à Levon Aronian en remportant un tournoi de qualification avec la participations de joueurs comme Aleksandr Morozevitch, Aleksandr Grichtchouk ou encore Rustam Qosimjonov. Lors du championnat du monde 2007, Bacrot finit troisième derrière Anand et Aronian.

Coupe du monde 2005, tournoi des candidats 2007 et coupe du monde 2007[modifier | modifier le code]

Fin 2005, il atteint les demi-finales de la coupe du monde d'échecs 2005 (victoires sur Chemfwa, Kempinski, Sutovsky, Lautier, Roublevski et Grichtchouk, défaite contre Aronian en demi-finale) et se classe troisième, se qualifiant ainsi pour le prochain cycle des candidats au titre mondial.

Il se fait éliminer en juin 2007 du cycle du championnat du monde 2007 au 1er tour des matches des candidats par l'Américain Gata Kamsky (sur le score de 0,5-3,5 au bout de 4 parties, le match étant arrêté à ce stade du fait de l'écart de 3 points impossible à rattraper lors des deux dernières parties prévues).

En raison notamment de cette contre-performance, il repasse brièvement sous la barre des 2 700 au classement Elo pour la retrouver au 1er janvier 2008.

Lors de la Coupe du monde d'échecs 2007, Étienne Bacrot, après avoir éliminé le Philippin Darwin Laylo, puis l'Israélien Michael Roiz, se fait éliminer au troisième tour par l'Ukrainien Sergueï Kariakine.

Dans une interview au magazine Europe Échecs (n°576 - avril 2008), Étienne Bacrot fait part de son ambition de retrouver le top 10 mondial, qu'il n'a pas revu depuis l'année 2005, déclarant tout de même que le temps n'était pas illimité face à la montée de la nouvelle génération, représentée notamment par Magnus Carlsen et Sergueï Kariakine.

En novembre 2007, il se qualifie pour la finale du championnat du monde de blitz (parties de 5 minutes) à Moscou. Lors de la finale, il finit à l'avant-dernière place (sur vingt joueurs).

Vainqueur de l'open Aeroflot (2009) et du tournoi de Poïkovski (2011)[modifier | modifier le code]

En 2009, Bacrot remporte l'Open Aeroflot à Moscou, considéré par beaucoup comme le plus fort open du monde, ce qui le qualifie pour le tournoi d'échecs de Dortmund, un des trois tournois majeurs de l'année, où il finit 5e sur 6 en juillet 2009. En 2011, il remporte pour la deuxième fois le tournoi d'échecs de Poïkovski devant Sergueï Kariakine, battu au départage.

Coupes du mondes 2009, 2011 et 2013[modifier | modifier le code]

Lors de la coupe du monde d'échecs 2009, il est éliminé au quatrième tour (en huitième de finale) après avoir battu Friso Nijboer, Krishnan Sasikiran et Wang Yue.

En octobre 2010, il finit troisième du tournoi d'échecs de Nankin en battant, entre autres, le champion du monde Viswanathan Anand[4]. Lors de la coupe du monde d'échecs 2011, il bat Ray Robson au premier tour, puis Anton Filippov avant d'être éliminé au troisième tour par Radjabov. Lors de la coupe du monde d'échecs 2013, il est battu au deuxième tour par Aleksandr Moiseenko.

Meilleur classement Elo (2013)[modifier | modifier le code]

Son meilleur classement Elo est de 2 749 points (quinzième joueur mondial[5]), obtenu en novembre 2013 après des troisièmes places réalisées aux tournois de Bienne en juillet 2013 et au Grand Prix FIDE de Paris en septembre-octobre 2013[1].

En 2015, il termine cinquième ex æquo du super-tournoi Grenke de Baden-Baden.

Compétitions par équipes[modifier | modifier le code]

Vainqueur de la coupe d'Europe des clubs (2003-2004)[modifier | modifier le code]

Bacrot remporte à deux reprises la prestigieuse Coupe d’Europe des clubs en 2003 et 2004 avec l'équipe du NAO.

Après une saison passée au club du Paris Chess 15, il rejoint par la suite Marseille Échecs jusqu'en 2013. Il est ensuite licencié à Bischwiller.

Avec l'équipe de France[modifier | modifier le code]

En novembre 2006, Étienne Bacrot termine invaincu au premier échiquier lors de l'Olympiade d'échecs de 2006 à Turin. Avec six points sur huit (+4, =4), il réalise la troisième meilleure performance de l'olympiade, à plus de 2 800 Elo en annulant contre les joueurs de l'élite mondiale Vladimir Kramnik et Levon Aronian, et en battant notamment Gata Kamsky et Ivan Sokolov. Il décroche ainsi une médaille de bronze individuelle. Il devance au classement général Magnus Carlsen (quatrième) et Sergueï Kariakine (cinquième).

En 2013, il fait partie, au premier échiquier, de l'équipe de France qui termine vice-championne d'Europe d'échecs par équipes au Championnat d'Europe d'échecs des nations à Varsovie[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Étienne Bacrot a un fils nommé Alexandre et une fille nommée Victoria avec sa compagne Nathalie Bonnafous, elle-même joueuse d'échecs de bon niveau avec un Elo proche de 2 100.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Compétitions de jeunes, matchs et titres FIDE[modifier | modifier le code]

Année Fait notable
1992 Champion de France des moins de 10 ans (poussins)
Troisième du Championnat du monde des moins de 10 ans à Duisbourg
1993 Champion du monde des moins de 10 ans à Bratislava (Slovaquie)
Champion d'Europe des moins de 10 ans à Szombathely
1994 Deuxième du championnat du monde des moins de 12 ans à Szeged
1995 Champion du monde des moins de 12 ans à Laurenzo (Brésil)
Champion d'Europe des moins de 12 ans à Verdun
(Albert) Match contre Levon Aronian : victoire (3,5-2,5)
Titre de maître international à l'âge de 12 ans
1996 (Albert) Match contre Vasily Smyslov : victoire (5-1)
(Amsterdam, mémorial Donner) Match contre Sosonko : égalité (1-1)
1997 Titre de grand maître international à l'âge de 14 ans.
1998 (Albert) Match contre Robert Hübner : victoire (3,5-2,5)
1999 Victoire au Young Masters de Lausanne
qui réunit les meilleurs jeunes joueurs mondiaux
(Albert) Match contre Aleksandr Beliavski perdu (2,5-3,5)
2000 (Cannes) Match contre Karpov classique : 1-1, rapide : 2-0 et blitz : 0-2
(Szeged) Match contre Almasi perdu (2,5-3,5)
(Albert) Match contre Short perdu (2-4)
2001 Finaliste du Young Masters de Lausanne remporté par Lazaro Bruzon
(Albert) Match contre Emil Sutovsky : égalité (3-3)
2002 (Albert) Match contre Boris Guelfand : 3,5-2,5
2003 Demi-finaliste du Young Masters de Lausanne remporté par Mamedyarov
2004 (Albert) Match contre Ivan Sokolov : 3,5-2,5

Tournois classiques[modifier | modifier le code]

Étienne Bacrot au 37e Festival de Bienne en juillet 2004 (il finit avant-dernier du tournoi).
Étienne Bacrot en 2008.
Étienne Bacrot en 2013.
Bacrot face à Anand lors du tournoi Grenke de Baden-Baden en 2015.
Année Fait notable
1995 Deuxième du Masters d'échecs d'Enghien (victoire de Igors Rausis)
1996 Cinquième place à l'échiquier de réserve lors de l'olympiade d'Erevan
(première norme de grand maître international)
1997 3e-4e du tournoi de Wijk aan Zee B (victoire de Nijboer et Van der Sterren)
(6,5 / 11, deuxième norme de grand maître international)
Vainqueur du Masters d'Enghien (ex æquo avec Viktor Kortchnoï)
(troisième norme de grand maître international)
3e-4e du tournoi de Linz en Autiche (6/8, victoire de Beim et Almasi[7])
Participation au championnat du monde FIDE, éliminé au 1er tour par Giorgadzé
1998 7e-8e du Mémorial Capablanca à La Havane (5 / 11)
Deuxième du championnat de France à Meribel (victoire de Dorfman)
8e-11e du tournoi zonal de Escaldes (5,5 / 8)[8]
1999 Vainqueur sans défaite du tournoi des Bermudes : 9 / 12 (+6, =6)[9]
3e-5e du Masters d'Enghien remporté par Joël Lautier[10]
Premier titre de Champion de France à l'âge de 16 ans
Médaille de bronze par équipe à la Coupe d'Europe avec le ŠK Kiseljak[11]
2000 Deuxième titre de champion de France
Participation au championnat du monde FIDE, éliminé au 2e tour par Svidler
2001 1er-2e de l'open Hannibal de Linares (devancé au départage par Sturua)[12]
3e-5e du Masters d'Enghien remporté par Akopian devant Lautier[13]
Troisième titre de champion de France (remporté après un départage à 3)
Médaille d'argent par équipes au championnat d'Europe par équipes
2002 3e-7e du NAO Masters à Cannes (cat. 18, victoire de Topalov et Guelfand)[14]
Quatrième titre de champion de France (remporté après un départage)
2003 2e-3e du tournoi de grands maîtres du festival de Bienne (cat. 16)
Cinquième titre de champion de France (remporté après un départage à 3)
Vainqueur de la coupe d'Europe des clubs à Rethymnon avec le NAO Paris
2004 Vainqueur de l'open de Verone (5,5 / 7)
3e-6e du match Arménie-Reste du monde à Moscou (3,5/6)[15]
Score de 11 points sur 11 lors du championnat de France des clubs
Premier Français à dépasser la barre des 2 700 points Elo
Vainqueur de la coupe d'Europe des clubs à Izmir avec le NAO Paris
Participation au championnat du monde FIDE, éliminé au 3e tour par Radjabov
2005 Premier Français à se classer parmi les dix meilleurs joueurs mondiaux (8e).
Septième à l'open Aeroflot de Moscou (6 / 9)
2e-5e au tournoi de Dortmund (victoire de Naiditsch)
Victoire au Tournoi Karpov de Poïkosvki
Troisième place à la Coupe du monde d'échecs 2005
Médaille de bronze par équipes au championnat d'Europe par équipes
Médaille de bronze par équipe à la Coupe d'Europe des clubs avec le NAO Paris[16]
2006 Participation aux tournois de Wijk aan Zee A (Corus), Linares et Sofia (Mtel)
Médaille de bronze individuelle à l'Olympiade d'échecs de Turin (6 / 8)[17]
(troisième performance individuelle parmi tous les joueurs de l'olympiade[18])
2007 (Elista) Matchs des candidats : battu par Kamsky au premier tour (0,5-3,5)
Participation à la coupe du monde, éliminé au troisième tour par Kariakine
2008 2e-3e au Tournoi de Wijk aan Zee (Corus) B remporté par Sergei Movsesian
Sixième titre de champion de France
Médaille d'or individuelle à la coupe d'Europe (5,5 / 7, +4 =3, au 2e échiquier)
Médaille d'argent par équipe avec le club OSG Baden-Baden[19]
5e-9e du Grand Prix FIDE de Elista (6,5 / 13)
2009 Vainqueur de l'open Aeroflot à Moscou
Quatrième du Grand Prix FIDE de Naltchik (catégorie 20, victoire de Aronian)
Cinquième du tournoi de Dortmund : 4 / 10 (catégorie 20, victoire de Kramnik)
Deuxième du tournoi de Montréal : 7 / 11 (+3 =8, victoire de Naïditsch)
2e-3e du tournoi Inventi d'Anvers (victoire de Sutovsky)[20]
Quart de finaliste de la coupe du monde 2009, éliminé par Ponomariov
2010 1er-9e du festival d'échecs de Gibraltar (sixième au départage)[21]
Neuvième de l'open Aeroflot à Moscou
Troisième place au tournoi de Nankin[22] (catégorie 21, victoire de Carlsen)
Troisième du championnat de France à Belfort
Vainqueur de l'open de Genève (5,5 / 7) au départage devant Khenkin et Valsecci[23]
2011 Troisième de l'open de Bâle (5,5 / 7)[24]
Deuxième victoire au tournoi de Poïkovski (tournoi de catégorie 19)[25]
Troisième du championnat de France à Caen
Participation à la coupe du monde, éliminé au troisième tour par Radjabov
Médaille d'argent individuelle à la coupe d'Europe (4,5 / 6 au 3e échiquier[26])
2012 Septième titre de champion de France (titre partagé)
10e de l'open de Fujaïrah (5,5 / 9)
Vainqueur de l'open de Genève (5,5 / 7) au départage devant Malakhatko[27]
2013 1er-4e du tournoi de Bienne (3e après départages, victoire de Vachier-Lagrave)
3e-4e au grand prix FIDE de Paris (cat. 20, victoire de Caruana et Guelfand)
Médaille d'argent par équipe au championnat d'Europe par équipes
Participation à la coupe du monde, éliminé au deuxième tour par Moiseenko
2014 Troisième du tournoi de Poïkovski (victoire de Morozevitch)
Troisième du Tournoi d'échecs de Şəmkir B (victoire de Pavel Eljanov)
Deuxième du championnat de France à Nîmes
Médaille de bronze individuelle à la coupe d'Europe (3,5 / 6 au 4e échiquier[28])
2015 Quatrième de l'open Neckar de Deizisau (victoire de Li Chao)
5e-6e du tournoi Grenke de Baden-Baden (3,5/7, =7) remporté par Carlsen
4e-12e de l'open de Nakhitchevan (6,5 / 9)
Troisième du championnat de France à Saint-Quentin : 7 / 11 (+3, =8)
Médaille d'argent individuelle au championnat d'Europe par équipes (2e échiquier)
2016 3e-8e du festival d'échecs de Gibraltar (troisième au départage)
Covainqueur de l'open du tournoi de Londres (ex æquo avec Mazé) : 7,5 / 9
2017 1er-4e de l'open Grenke (troisième au départage[29]) : 7,5 / 9 (+6 =3)
Deuxième du tournoi de grands maîtres du festival de Bienne
Huitième titre de champion de France (après un départage contre Fressinet)

Compétitions blitz, rapides et aléatoires Fischer[modifier | modifier le code]

Bacrot victorieux à Quenza en 2013.
Année Fait notable
1998 Cap d'Agde : éliminé en demi-finale par Karpov (0,5-1,5)
1999 (Bastia) Match rapide contre Judit Polgar : victoire (3-1)
2000 (Cannes) Martch contre Anatoli Karpov : victoire (2-0) en rapide, défaite (0-2) en blitz
Cap d'Agde : éliminé en quart de finale par Serper
2001 Coupe du monde d'échecs rapides à Cannes : 3e-4e du groupe B (victoire de Adams)[30]
(éliminé par Bareïev en quart de finale)
Match Europe-Asie rapide : 8,5-3,5 (+5 =7)[31]
2002 Huitième (sur 16 joueurs) de la coupe du monde (ou Grand Prix) FIDE rapide de Dubai[32]
2003 1er-3e du tournoi préliminaire du festival du Cap-d'Agde (4,5 / 7) ;
éliminé par Grichtchouk en quart de finale
2004 Deuxième de l'open d'échecs aléatoires Fischer rapide (chess960) de Mayence
Neuvième de l'open Ordix rapide de Mayence (8,5 / 11) (victoire de Grichtchouk)[33]
Demi-finaliste du Corsica Masters rapide (éliminé par Anand)
2005 8e-15e de l'open Ordix rapide de Mayence (8,5 / 11) (victoire de Radjabov)[34]
2006 Vainqueur de l'open d'échecs aléatoires Fischer rapide (chess960) de Mayence (9,5/11)
Bastia (Corsica Masters rapide) : éliminé en demi-finale par Qosimjonov[35]
Septième du championnat du monde blitz : 8 / 15 (victoire de Grichtchouk)[36]
Cap-d'Agde : éliminé en quart de finale par Radjabov
2007 Troisième du championnat du monde d'échecs aléatoires Fischer rapide de Mayence
(derrière Anand et Aronian)
Coupe du monde rapide ACP : éliminé en quart de finale par Ivantchouk[37]
Deuxième du tournoi de qualification pour le championnat du monde de blitz de Moscou
Bacrot finit 19e (sur 20 joueurs) de la finale disputée après le mémorial Tal
2008 (Porto-Vecchio) Match exhibition rapide contre Tkachiev perdu : 0 - 2
Bastia (Corsica Masters rapide) : éliminé par Tiviakov en demi-finale
2009 Dixième de l'open Ordix rapide de Mayence (8,5 / 11) (victoire de Mamedyarov)
Coupe du monde rapide ACP : éliminé au premier tour par Moiseenko[38]
2010 Coupe du monde rapide ACP : éliminé au premier tour par Chirov[39]
2011 Champion de France de blitz ; 17e du championnat d'Europe de blitz[40]
2012 Deuxième du tournoi exhibition de blitz à Bienne (battu en finale par Nakamura)
Victoire au Corsica Masters (rapide) à Bastia (bat Fressinet en finale)
2013 Deuxième des Internationaux de Paris-Ile-de-France de blitz (victoire de Vachier-Lagrave)
Vainqueur du trophée Karpov au Cap d'Agde (bat Anatoli Karpov en finale]
Victoire à l'open de blitz de Quenza (8,5/9)
Vainqueur de l'open international rapide de Balagne (bat Fressinet en départage)
2014 Vainqueur de l'open rapide de Balagne, vainqueur de Fressinet en finale
6e-11e du championnat du monde d'échecs rapide (10 / 15, 113 joueurs)[41]
19e (sur 118 joueurs) du championnat du monde de blitz à Dubai (12,5 / 21)
2015 1er-3e du tournoi préliminaire du Grand Prix de Nancy rapide, puis éliminé en 8e de finale
Finaliste de l'open rapide de Balagne, battu en finale par Fressinet
Deuxième de l'open de blitz de Quenza remporté par Vachier-Lagrave
Deuxième du tournoi rapide ACP Masters de Ashdod (victoire de Ivantchouk)
2016 (Porto-Vecchio) Match exhibition rapide contre Svidler : 2 - 1, après départage
Vainqueur du trophée Karpov du Cap-d'Agde (bat Romain Edouard en finale)
3e ex æquo de l'open super rapide de Londres (8 / 10, victoire de Valentina Gounina)[42]
2017 Vainqueur du 14e tournoi rapide de Balagne : 1er de l'open (9/9)
Vainqueur du tournoi à élimination directe (bat Fressinet en finale)

Quelques parties remarquables[modifier | modifier le code]

Judit Polgar – Étienne Bacrot (1999)[modifier | modifier le code]

a b c d e f g h
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case noire d8
Tour blanche sur case noire c7
Pion noir sur case blanche h7
Roi noir sur case blanche e6
Pion noir sur case blanche g6
Pion noir sur case blanche b5
Pion noir sur case blanche f5
Pion blanc sur case noire b4
Pion noir sur case blanche e4
Roi blanc sur case noire f4
Pion noir sur case blanche d3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion noir sur case blanche c2
Pion blanc sur case blanche g2
Tour blanche sur case blanche h1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
a b c d e f g h
J.Polgar-Bacrot, position après 58. Th1.

Judit Polgar (2671) – Étienne Bacrot (2592), match rapide disputé à Bastia, deuxième partie, 1999[43].

1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.0-0 b5 6.Fb3 Fc5 7.c3 d6 8.d4 Fb6 9.Fe3 0-0 10.Cbd2 Fb7 11.Te1 Te8 12.d5 Ce7 13.Fxb6 cxb6 14.Fc2 Dd7 15.Fd3 Tec8 16.Tc1 Tc7 17.b4 g6 18.De2 Tac8 19.c4 Cexd5 20.exd5 Cxd5 21.Fe4 f5 22.Fxd5+ Fxd5 23.Dd3 Fe6 24.Cg5 bxc4 25.Dh3 De7 26.Cxe6 Dxe6 27.Dc3 b5 28.f4 e4 29.Cf3 Df7 30.Cd4 d5 31.Tcd1 Te8 32.Rf2 Dg7 33.h4 Tce7 34.Te3 Td7 35.h5 Dh6 36.Ce2 Dxh5 37.Df6 Dh6 38.Dc6 Ted8 39.De6+ Rh8 40.Th3 Dg7 41.Cd4 Td6 42.De5 Dxe5 43.fxe5 Tb6 44.Re3 Rg7 45.Ce2 Te6 46.Cd4 Txe5 47.Cc6 d4+ 48.Rf4 Ted5 49.Cxd8 Txd8 50.Ta3 d3 51.Txa6 c3 52.Tc6 c2 53.Tc7+ Rf6 54.Tc6+ Rf7 55.Tc7+ Rf6 56.Tc6+ Rf7 57.Tc7+ Re6 58.Th1 d2 59.Txc2 d1=D 60.Txd1 Txd1 61.Tc6+ Td6 62.Tc5 Td2 63.Txb5 Txg2 64.a4 g5+ 65.Re3 Tg3+ 66.Rd4 Td3+ 67.Rc4 Ta3 68.a5 g4 69.Tb8 g3 70.Tg8 Re5 71.Rb5 f4 72.a6 e3 73.Rb6 Re4 74.a7 e2 75.b5 0-1

Etienne Bacrot - Vassili Ivantchouk (2002)[modifier | modifier le code]

Etienne Bacrot (2649) - Vassili Ivantchouk (2717)
Grand Prix FIDE rapide (tournoi à élimination directe aussi appelé « Coupe du monde FIDE rapide ») de Dubai 2002, ronde 2. Défense ouest-indienne, variation Kasparov (E12)[44]

1. c4 Cf6 2. Cf3 e6 3. Cc3 b6 4. d4 Fb7 5. Fg5 h6 6. Fh4 Fe7 7. Dc2 d6 8. e4 Cbd7 9. Fe2 c5 10. d5 exd5 11. exd5 Cxd5 12. Cxd5 Fxh4 13. Cxh4 Dxh4 14. Cc7+ Re7 15. Cxa8 Fxg2 16. Tg1 Fxa8 17. Txg7 Ce5 18. Dd2 Cg6 19. O-O-O Dg5 20. f4 Dxf4 21. Txf7+ Rxf7 22. Tf1 Dxf1+ 23. Fxf1 Re7 24. Fg2 Fxg2 25. Dxg2 Ce5 26. Db7+ Cd7 27. De4+ Ce5 28. Rc2 Tf8 29. Dh7+ Cf7 30. Rb3 Tb8 31. De4+ Rd7 32. Df3 Re6 33. Dd5+ Re7 34. Dc6 Td8 35. De4+ Ce5 36. Dh4+ Rd7 37. Dxh6 Rc6 38. Dg7 Td7 39. Dg8 Rc7 40. h4 Tf7 41. h5 Tf3+ 42. Rc2 Tf2+ 43. Rd1 Txb2 44. h6 Tf2 45. h7 Cf7 46. Df8 Tf1+ 47. Rc2 Tf2+ 48. Rb3 Tf3+ 49. Ra4 Tf4 50. Rb5 Rb7 51. De7+ Rc8 52. De8+ Rc7 53. Dc6+ Rd8 54. h8=D+ Cxh8 55. Dxd6+ 1-0

Etienne Bacrot - Viswanathan Anand (2010)[modifier | modifier le code]

Étienne Bacrot (2716) - Viswanathan Anand (2800)
Tournoi d'échecs de Nankin, Chine, 23 octobre 2010, ronde 4. Défense slave, variante tchèque (D17)[45],[46]

Lors du super-tournoi de Nankin, Étienne Bacrot bat Viswanathan Anand, alors champion du monde d'échecs en titre.

1. d4 d5 2. c4 c6 3. Cc3 Cf6 4. Cf3 dxc4 5. a4 Ff5 6. Ce5 e6 7. f3 Fb4 8. e4 Fxe4 9. fxe4 Cxe4 10. Fd2 Dxd4 11. Cxe4 Dxe4+ 12. De2 Fxd2+ 13. Rxd2 Dd5+ (« Cette variante de la défense Slave a été très à la mode à la fin des années 1990. Les noirs ont 4 pions pour la pièce et le roi blanc est un peu nu. Une compensation jugée suffisante par les théoriciens »[46]) 14. Rc3 O-O 15. De3 b5 16. Fe2 Cd7 17. Cxd7 Dxd7 18. Thd1 De7 19. Rc2 a5 20. Ff3 Tac8 21. De5 g6 22. axb5 cxb5 23. Dxb5 Tc5 24. Dd7 Dg5 25. Dd4 Tfc8 26. Ta3 Tb5 27. Td2 Tb4 28. Rd1 Tcb8 29. Re2 Db5 30. Re1 Txb2 31. Txb2 Dxb2 32. Dxb2 Txb2 33. Txa5 c3 34. Tc5 Tb1+ 35. Re2 Tc1 36. Rd3 Rg7 37. Txc3 Txc3+ 38. Rxc3 f5 39. Rd4 Rf6 40. Fd1 h5 41. Ff3 h4 42. Fe2 (« Cette finale a défié les meilleurs moteurs d'analyse. La stratégie d’Étienne, sur le papier, est limpide, il cherche avec les mouvements pendulaires de son fou à affaiblir la structure d'Anand[46] ») 42. ...g5? 43. Fa6 g4 44. Fb7! e5+ 45. Rd5! f4 46. Re4 1-0

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Classement sur le site de la FIDE (consulté le 15 février 2016).
  2. Top 100 sur le site de la FIDE.
  3. (en) Fiche de Étienne Bacrot sur le site de la FIDE
  4. Bertrand Guyard, « Étienne Bacrot bat Anand »,
  5. Classement FIDE novembre 2013 sur ratings.fide.com.
  6. « Site internet officiel du Championnat d'Europe par équipes de Varsovie », (consulté le 18 novembre 2013).
  7. twic 133, 1997.
  8. Escaldes zonal sur 365chess.com.
  9. twic 222, février 1999.
  10. twic 227, mars 1999.
  11. Coupe d'Europe 1999 sur olimpbase.org.
  12. twic 324, janvier 2001.
  13. twic 337, avril 2001.
  14. twic 362, mars 2002.
  15. twic 502, juin 2004.
  16. Coupe d'Europe 2005 sur olimpbase.org.
  17. Fiche de Bacrot sur olimpbase.org.
  18. Olympiade de 2006 sur olimpbase.org.
  19. Coupe d'Europe 2008 sur olimpbase.org.
  20. Inventi 2009 sur freechess.org.
  21. Gibraltar 2010, twic, 2010.
  22. Nanjing Pearl Spring
  23. Geneva 2010 sur theweekinchess.com.
  24. Bâle 2011 sur theweekinchess.com.
  25. « 12e tournoi Poikovsky » sur europe-echecs.com, 13 octobre 2011
  26. Coupe d'Europe 2011 sur olimpbase.org.
  27. Geneva open 2012 sur theweekinchess.com.
  28. Coupe d'Europe 2014 sur olimpbase.org.
  29. [Commons.wikimedia.org/ Table du tournoi open Grenke]
  30. twic 333, mars 2001.
  31. Europa-Asia 2001 sur chessib.com.
  32. Dubai 2002 sur theweekinchess.com.
  33. Ordix 2004 sur chesstigers.de.
  34. Ordix 2005 sur chesstigers.de.
  35. Corsica Masters 2006 sur en.chessbase.com.
  36. World blitz 2006 sur theweekinchess.com.
  37. ACP rapide 2007 sur en.chessbase.com.
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  39. ACP rapide 2010 sur theweekinchess.com.
  40. ½http://www.chessarbiter.com/turnieje/2011/ti_3381/tournament_table_acc_places.html blitz 2011]
  41. World rapide championship 2014 sur etheweekinchess.com.
  42. SuperRapidePlay 2016 sur londonchessclassic.com.
  43. La partie sur le site Chessgames.com (consulté le 15 février 2016).
  44. La partie sur le site Chessgames.com (consulté le 15 février 2016).
  45. La partie sur le site Chessgames.com (consulté le 15 février 2016).
  46. a, b et c « Etienne Bacrot bat Anand, le champion du Monde d'échecs », Bertrand Guyard, blog « Figaro et Mat » sur le site du Figaro.fr, novembre 2010 (consulté le 15 février 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]