Fédération internationale des échecs

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Fédération internationale des échecs (FIDE)
Image illustrative de l’article Fédération internationale des échecs
Logo de la FIDE.

Sigle FIDE
Sport(s) représenté(s) Échecs
Création 20 juillet 1924
Président Drapeau : Russie Arkadi Dvorkovitch
Siège Lausanne, Suisse[1]
Affiliation Association internationale des sports de l'esprit
Nations membres 189[2]
Site internet www.fide.com

La Fédération internationale des échecs (FIDE) est une organisation qui regroupe les fédérations nationales du jeu d'échecs et en gère les compétitions au niveau mondial.

La devise de la FIDE est Gens una sumus, « Nous sommes une seule famille ».

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

La Fédération internationale des échecs est fondée le à Paris[3], à l'initiative du Français Pierre Vincent. À ce moment, elle sert de lien de communications entre les différentes fédérations nationales.

La FIDE des premières années est peu influente. Principalement parce que l'Union soviétique, mêlant jeu d'échecs et politique, refuse d'y adhérer. Cela change pourtant à la mort du champion du monde en titre Alexandre Alekhine en 1946.

Organisation du championnat du monde de 1948 à 1990[modifier | modifier le code]

Le Hollandais Max Euwe, président de la FIDE de 1970 à 1978 (ici en 1973).

En 1948, la FIDE organise un tournoi pour suppléer à la disparition du champion du monde Alexandre Alekhine. L'Union soviétique rejoint alors la fédération. Depuis ce tournoi en 1948 jusqu'à 1992, la FIDE a été seule organisatrice des championnats du monde.

Non sans heurts : à défaut d'accords, le champion du monde, l'américain Bobby Fischer perd son titre sans jouer en 1975, le titre revenant au grand maître soviétique Anatoli Karpov.

En février 1985, le président de la FIDE (depuis 1978), Florencio Campomanes, interrompt de sa propre autorité (du fait des statuts de la FIDE) le match du championnat du monde 1984-1985 opposant Anatoli Karpov à Garry Kasparov, déclarant que le match est « terminé sans décision »[4]. Cet arrêt cause une polémique car certains observateurs supposent que Campomanes a voulu protéger Karpov, en difficulté face à la remontée au score de son challenger Kasparov dans le match. De septembre à novembre 1985, un nouveau match est organisé, toujours à Moscou, voyant la victoire de Kasparov[5],[6],[7].

Depuis 1993[modifier | modifier le code]

En 1993, le champion du monde Garry Kasparov et son prétendant Nigel Short quittent la FIDE et créent la Professional Chess Association (PCA). A cette date lors existent deux championnats du monde : le championnat du monde FIDE (dont la dernière édition en octobre 2005 voit la victoire de Veselin Topalov), et le championnat du monde « classique » (PCA), dont le champion du monde est Vladimir Kramnik, détrônant Garry Kasparov en 2000.

Par la suite, l'accord de Prague est conçu par le grand maître américain Yasser Seirawan, visant à réunifier les deux championnats du monde mais cet accord échoue. Il faut attendre 2006 pour que le match de la réunification ait enfin lieu. Il voit la victoire de Kramnik sur Topalov.

À gauche, le président de la Fédération azerbaïdjanaise des échecs Elman Rustamov et, à droite, le président de la Fédération internationale des échecs (de 1995 à 2018), Kirsan Ilioumjinov.

Depuis le 66e congrès de la FIDE, tenu à Noisy-le-Grand (France) en novembre 1995, le président de la FIDE est Kirsan Ilioumjinov (jusqu'en 2018), ce dernier dirigeant également la Kalmoukie, une petite république russe. Bien que contesté, Ilioumjinov est néanmoins largement réélu en 2006 par 96 voix contre 54 face à Bessel Kok, et réélu à nouveau en 2010 par 95 voix contre 55 face à Anatoli Karpov[8].

Le système électoral instauré dans les années 1980, consistant à accorder une voix à chaque fédération nationale, indépendamment du nombre de membres qu'elle revendique, rend prépondérant le vote des « petites fédérations »[8].

Reconnaissance par le CIO (1999)[modifier | modifier le code]

La FIDE a déclaré souhaiter que le jeu d'échecs devienne une discipline olympique. En 1999, elle est reconnue par le Comité international olympique (CIO). Deux ans plus tard, elle applique le règlement anti-dopage du CIO aux échecs[réf. souhaitée].

En 2003, est créée une organisation parallèle de la FIDE, l'Association des professionnels des échecs (ACP), fondée par le GM français Joël Lautier, et qui vise à mieux défendre les intérêts des joueurs professionnels, en particulier face au pouvoir de la FIDE.

En 2018, la FIDE compte 189 membres[2].

Présidents[modifier | modifier le code]

Rôle[modifier | modifier le code]

Outre le fait qu'elle organise le championnat du monde d'échecs, la FIDE calcule le classement Elo de ses joueurs affiliés, définit les règles du jeu et décerne les titres de maîtres internationaux et grands maîtres internationaux, ainsi que les arbitres.

Elle est également responsable de l'organisation du championnat du monde d'échecs féminin, du championnat du monde d'échecs junior, des championnats régionaux et des Olympiades d'échecs.

La FIDE délègue à la Commission permanente pour la composition échiquéenne la gestion de tout ce qui a un intérêt international dans le domaine de la composition échiquéenne. Cette commission organise les championnats du monde de résolution, les championnats du monde de composition par équipe et publie régulièrement l'album FIDE des meilleurs problèmes d'échecs. La comission définit aussi la liste des maîtres internationaux et des grands maîtres internationaux de composition ou de résolution, qui sont ensuite officiellement reconnus par la FIDE.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Registre du Commerce FIDE », sur https://www.zefix.ch (consulté le 9 avril 2017)
  2. a et b (en) Fédération internationale des échecs, « FIDE directory », sur https://ratings.fide.com (consulté le 29 octobre 2018)
  3. Commémoration de l'événement sur le site de la Fédération française des échecs.
  4. « Kasparov indigné », sur Le Monde.fr, .
  5. (en) C. Abundo, « Campo's Legacy to World Chess », FIDE.com
  6. (en) Daniel Johnson, « White knight who brought down the Red king », sur The Times,
  7. (en) M. Week, « FIDE World Chess Championship 1948–1990 » [archive du ], sur chess.about.com
  8. a et b (en) Kirsan Ilyumzhinov reelected 2 juin 2006 sur ChessBase
  9. (en) Ilyumzhinov wins FIDE election by 95 votes to 55, Chessbase, 29 septembre 2010.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]