Michael Adams

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Michael Adams (homme politique), Michael Adams (basket-ball) et Adams.
Cet article utilise la notation algébrique pour décrire des coups du jeu d'échecs.
Michael Adams
Image illustrative de l'article Michael Adams
Michael Adams à la coupe du monde 2013

Naissance
Truro, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau d'Angleterre Anglais
Titre Grand maître international (1989)
Meilleur classement Elo 2761 (septembre 2013)

Michael Adams, né le à Truro, Cornouailles, Angleterre, est un grand maître britannique du jeu d'échecs. Il a été champion de Grande-Bretagne à quatre reprises (en 1989, 1997, 2010 et 2011) et finaliste du championnat du monde de la Fédération internationale des échecs 2004 et éliminé de la finale par Anand lors du championnat du monde de la Fédération internationale des échecs 2000.

Au , il est le 12e joueur mondial, et le no 1 britannique, avec un classement Elo de 2 761 points, record personnel obtenu avec sa victoire au tournoi d'échecs de Dortmund 2013.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Champion de Grande-Bretagne à dix-sept ans[modifier | modifier le code]

Adams gagne le championnat national britannique en 1989 à l'âge de 17 ans. Il le remporte à nouveau en 1997, ex æquo avec Matthew Sadler. Il n'y a plus participé pendant dix ans. Il l'a remporté à nouveau en 2010 et 2011.

Participation au championnat du monde[modifier | modifier le code]

En 1993, il finit premier à égalité avec Viswanathan Anand dans le tournoi de Groningue qui détermine le challenger de Garry Kasparov pour le titre de champion du monde de la Professional Chess Association. Il parvient au stade des rencontres à élimination directe, où il bat Sergei Tiviakov au premier tour, mais perd contre Anand au second tour à Linares.

En 1994, il joue dans le tournoi des candidats de la Fédération internationale des échecs (FIDE), mais est éliminé par Boris Gelfand dès le premier tour.

En 1997, il prend part à la phase qualificative du championnat du monde de la FIDE, qui, pour la première fois, était uniquement basé sur des rencontres à élimination directe. Cette phase doit déterminer l'adversaire du tenant du tire, Anatoly Karpov. Ce tournoi inclut la plupart des meilleurs joueurs (Garry Kasparov, Vladimir Kramnik et Gata Kamsky étaient les seuls absents de marque à signaler), et Adams gagne contre Tamaz Giorgadze, Sergei Tiviakov, Peter Svidler, Loek van Wely, et Nigel Short, avant de chuter contre Viswanathan Anand à la dernière ronde. Ses quatre parties au contrôle de temps classique étaient toutes nulles, tout comme les quatre parties avec un temps à la pendule plus limité du départage, avant qu'Anand ne gagne la partie de départage finale à la mort subite[1].

En 1999, il atteint les demi-finales du championnat du monde FIDE de Las Vegas avant d'être éliminé par Vladimir Akopian.

En 2000, il parvient à nouveau au stade des demi-finales du championnat du monde FIDE 2000 à Téhéran avant d'être éliminé par Anand.

Au championnat du monde 2002 à Moscou, il est éliminé par Peter Svidler en huitième de finale.

Au championnat du monde 2004 à Tripoli, il parvient encore en finale, gagnant contre Hussein Asabri, Karen Asrian, Hichem Hamdouchi, Hikaru Nakamura, Vladimir Akopian et Teimour Radjabov, avant de perdre contre Rustam Qosimjonov en finale (3,5-4,5 après le départage en parties rapides, le match avait été nul 3-3 après les six parties classiques).

Michael Adams (à droite) face à Svidler en 2006.

Au championnat du monde 2005 à San Luis, il finit à la septième et avant-dernière place, avec le score de 5,5/14.

En 2007, au championnat du monde 2007 à Mexico, il est éliminé au premier tour par Alexei Shirov au départage en parties rapides.

Autres résultats[modifier | modifier le code]

Michael Adams au tournoi de Londres en 2010.

Parmi ses autres résultats marquants, il y a une première place au tournoi de Dos Hermanas en 1995 (ex æquo avec Kamsky and Karpov), à Dortmund en 1998 (ex æquo avec Kramnik et Svidler), et la victoire à Dos Hermanas en 1999, devant Kramnik, Anand, Svidler, Karpov, Topalov et Polgar.

En juin 2005, Adams accepte de jouer un match en 6 parties contre Hydra, un ordinateur d'échecs qui dispose de 64 processeurs et peut calculer 200 millions de coups par seconde, à Londres[2]. Il perd sèchement, annulant seulement la deuxième partie. Le score final était Hydra 5,5 - Adams 0,5.

En 2007, il termine 5e de l'open Gibtelecom de Gibraltar alors qu'il avait le plus fort Elo parmi les joueurs engagés. Il termine à la dernière place du tournoi de Sofia. Il remporte le mémorial Howard Staunton de Londres en août, devant Loek van Wely et Ivan Sokolov[3].

En avril 2008, il remporte le 2e Master Ruy Lopez (à Mérida) de catégorie 15 avec 5,5 points sur 7 et une performance Elo de 2826[4].

En août 2013, il remporte le tournoi d'échecs de Dortmund avec 7 points sur 9 (5 gains et 4 nulles) et une performance de 2 925. Il finit un demi-point devant Kramnik, qui a remporté ce tournoi à dix reprises, et devant huit autres participants ne faisant qu'entre 3 et 4,5 points sur 9[5].

En 2014 il participe à l'Olympiade d'échecs de 2014 à Tromsø dans l'équipe représentant l'Angleterre qui termine 28e[6]. Il y gagne la médaille d'argent du premier échiquier[7].

Exemples de parties[modifier | modifier le code]

1. e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5 a6 4. Fa4 Cf6 5. 0-0 Fe7 6. Te1 b5 7. Fb3 0-0 8. c3 d5 (ce coup introduit le gambit Marshall) 9. exd5 Cxd5 10. Cxe5 Cxe5 11. Txe5 c6 12. d4 Fd6 13. Te1 Dh4 14. g3 Dh3 15. Fe3 Fg4 16. Dd3 Tae8 17. Cd2 Dh5!?[8] 18. Cf1 Te6 19. Fd1?![9] f5 20. Fxg4 Dxg4 21. Fd2 Tg6 22. Rg2 f4 23. f3 Dh5 24. g4 Dh4! (24...Cf6?! 25. h3 Dh4 26. Te2 Th6 27. Rg1[10]) 25. Te2 Txg4+ 26. fxg4 f3+ 27. Rh1 fxe2 28. Dxe2 Rh8 29. Rg1 h6 30. Dg2 Ff4 31. Fe1 Dg5 32. h3?! (32. Td1 est recommandé par Michael Adams[11]) 32...Dg6! (force 33. Td1 pour empêcher ...Dd3[12]) 33. Td1 Fb8 34. Td2 Db1 35. Ff2 Rg8! (35...Dxa2 36. Fg3[13]) 36. b3 Ff4 37. Te2 Cxc3 38. Te6 Dxa2 39. Txc6 Dxb3 40. Txa6 Ce2+ 41. Rh1 Fb8 42. Fe1 Dd1 0 - 1.
1. e4 e5 2. Cf3 Cf6 (ouverture dont Youssoupov est un expert mondial) 3. Cxe5 d6 4. Cf3 Cxe4 5. d4 d5 6. Fd3 Cc6 7. 0-0 Fe7 8. c4 Cb4 9. Fe2 Fe6 10. Cc3 0-0 11. Fe3 f5 12. a3 Cxc3 13. bxc3 Cc6 14. Tb1 f4?![14] (14...Tb8 15. cxd5 Fxd5 16. Ff4 Fd6 est recommandé par Michael Adams, dans Chess in the fast lane, page 147.) 15. Fc1 Tb8 16. cxd5 Fxd5 17. Te1 Rh8 18. Fd3 Dd7?! (18...Ff6 19. Fc2! est recommandé par Michael Adams[15]) 19. c4! Fxf3 20. Dxf3 Cxd4 21. De4 Cf5 22. Tb5 c5![16] 23. Fxf4 Tbd8 24. Fc2 b6 25. g4 Tde8 26. Td1 Fd6 27. Dd3 g5! (« ce joli coup pose le piège 28. Fxd6 Cxd6 29. Dxd6 Te1+ 30. Rg2 Dxg4+ 31. Dg3 Txf2+ 32. Rxf2 et les Blancs sont échec et mat par 32...De2. » analyse Michael Adams dans Chess in the fast lane, Cadogan Chess, 1996, ISBN 9-781857-441321, p. 148.) 28. Dc3+ Cd4 29. Txd4 Dxg4+ 30. Rh1 Te1+ 31. Dxe1 Df3+ 32. Rg1 gxf4 33. Te4! (et non 33. De4[17]) 33...Tg8+ 34. Rf1 Dh1+ 35. Re2 Tg1 36. Dc3+ Rg8 37. Te8+ Rf7 38. Fe4 Dxh2 39. Ta8 Tg3 40. Txa7+ Re6 41. Fd5+ 1 - 0 (c'est échec et mat après 41...Rf5 42. Tf7+).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Blitz où les Blancs ont 6 minutes et les Noirs 5, et les Blancs ont l'obligation de gagner
  2. (en) Michael Adams vs Hydra
  3. (en) Fifth Annual Staunton Memorial
  4. (en) Michael Adams wins second Ruy Lopez International in Merida
  5. Tournoi de Dortmund 2013 sur le site de Europe Échecs
  6. (en) « Classement final », sur Olympiade de Tromsø,‎ (consulté le 21 août 2014)
  7. « 41e Olympiade d'échecs : Ronde 11 », Europe Échecs,‎ (lire en ligne)
  8. annotation tirée, comme les autres, du livre de Michael Adams et son père (Bill Adams) Chess in the fast lane, Cadogan Chess, 1996, ISBN 9-781857-441321, p. 71-73.
  9. voir note précédente.
  10. analyse de Michael Adams, op. cit.
  11. op. cit., p. 73.
  12. Chess in the fast lane, p. 73.
  13. op. cit., p. 73.
  14. annotation tirée, comme les autres, du livre de Michael Adams et son père (Bill Adams) Chess in the fast lane, Cadogan Chess, 1996, (ISBN 9-781857-441321), p. 147-149.
  15. op. cit., p. 148.
  16. très bon coup, bien meilleur que 22...g6, cf. op. cit., p. 148.
  17. op. cit., p. 149.

Liens externes[modifier | modifier le code]