Équipe d'Ukraine de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe d'Ukraine de football féminin.

Drapeau : Ukraine Équipe d'Ukraine

Écusson de l' Équipe d'Ukraine
Généralités
Confédération UEFA
Couleurs jaune et bleu
Surnom Jovto-Blakytni (« les Bleus et Jaunes »)
Sbirna
Zbirna
Stade principal Stade olympique de Kiev
Classement FIFA 33e (9 avril 2015)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Ukraine Mikhail Fomenko
Capitaine Anatoly Timochtchouk
Plus sélectionné Anatoly Timochtchouk (132 sélections)
Meilleur buteur Andriy Chevtchenko (48 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match (Hongrie, 1-3)
Plus large victoire 9-0, Drapeau : Saint-Marin Saint-Marin ()
Plus large défaite 4-0, Drapeau : Croatie Croatie ()
4-0, Drapeau : Espagne Espagne ()
4-0, Drapeau : République tchèque Rép. tchèque ()

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 1
Quarts de finale en 2006
Championnat d'Europe Phases finales : 1
Phase de groupes en 2012

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour les résultats en cours, voir :
Équipe d'Ukraine de football en 2015

L'équipe d'Ukraine de football (Збірна України з футболу) est constituée par une sélection des meilleurs joueurs ukrainiens sous l'égide de la Fédération d'Ukraine de football. L'équipe existe depuis l'indépendance du pays après la chute de l'Union soviétique. Sous l'ère soviétique, l'Ukraine fournissait plusieurs joueurs aux équipes de l'Union soviétique qui ont disputé des Mondiaux et des Euros. La sélection soviétique des années 1980 qui a atteint la finale de l'Euro 1988 avait de forts accents ukrainiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

1992-1994 : La genèse de l’Ukraine[modifier | modifier le code]

Mykola Pavlov a été deux fois entraîneur de l'Ukraine en 1992 et en 1994, ses deux mandats ayant été coupé par celui d'Oleg Basilevitch. Sous sa tutelle, l'Ukraine n'a remportée aucun match.

État indépendant depuis la disparition de l'Union soviétique, l'Ukraine voit son équipe nationale disputer son premier match le contre la Hongrie, qui se solda par une défaite ukrainienne sur le score de 3 buts à 1. L'Ukraine a toujours produit de grands joueurs de football : Anatoli Bychovets, Leonid Buryak, Oleg Blokhine, Igor Belanov, Anatoli Demyanenko ou Aleksandr Zavarov. Mais ils portaient alors les couleurs de l'URSS. La Fédération d'Ukraine de football (Федерація футболу України) est fondée en 1991. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1992 et est membre de l'UEFA depuis 1992. Exactement comme la Russie, l'Ukraine déçoit beaucoup ses supporters enchaînant les désillusions, notamment en barrages.

1994-2004 : Premier passage à vide[modifier | modifier le code]

1994-1996 : Les débuts[modifier | modifier le code]

Non participante à la Coupe du monde 1994 contrairement sa sœur russe, l'Ukraine joue les qualifications de l'Euro 1996 ce qui fut sa première compétition. Elle est tirée dans un groupe constitué de nombreux nouveaux arrivants comme elle-même avec la Lituanie et l'Estonie, indépendantes de l'Union soviétique, mais aussi la Croatie et la Slovénie, indépendantes de la Yougoslavie. L'Italie, finaliste de la dernière Coupe du Monde, complète un groupe relevé pour l'Ukraine.

Débutante, son premier match de compétition est contre la Lituanie à domicile. L'Ukraine est battue et commence mal son parcours (2-0). Après un morne nul sans but contre la Slovénie (0-0), la Sbirna obtient sa première victoire contre la lanterne rouge estonienne (3-0) toujours à domicile. Le , pour son premier match à l'extérieur, l’Ukraine enregistre sa plus large défaite contre la Croatie, auteur d'un sans faute après quatre victoires (4-0). Elle perd de nouveau à domicile contre l'Italie (2-0). Bien trop devancée par la Croatie et l'Italie, l'Ukraine abandonne l'idée d'une qualification.

Dès lors, l'Ukraine enchaîne néanmoins une série triomphale. De nouveau victorieuse de l'Estonie (1-0) cette fois à l'extérieur, pour son dernier match à domicile, la Sbirna réalise sa première sensation. Elle prend sa revanche sur la Croatie en lui infligeant sa première défaite des qualifications ce qui constitue la première victoire de prestige ukrainienne (1-0). Pour son prochain match, les Jaunes-et-Bleus réussissent une nouvelle revanche, cette fois contre la Lituanie à l'extérieur (3-1).

Retour à la normale ensuite, l'Ukraine perd ses deux derniers matchs en Slovénie (3-2) et en Italie (3-1). Dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 1996, dans le groupe 4, elle gagne 4 matchs, fait un match nul et concède 5 défaites. Elle termine quatrième de son groupe derrière la Croatie, l'Italie et la Lituanie. Elle ne joue pas l'Euro, mais se targue toutefois d'avoir été la seule équipe à parvenir à battre la Croatie.

1996-2002 : L'Ukraine bute sur les barrages[modifier | modifier le code]

Lors des qualifications pour les compétitions internationales des coupes du monde 1998 et 2002 et de l’Euro 2000, l’équipe d'Ukraine a terminé toujours deuxième de son groupe de qualification, et connaît la désillusion durant les barrages.

Pour le Mondial en France, le pays est versé dans le quatrième pot et obtient un tirage compliqué, tombant dans un groupe très relevé avec l'Allemagne, championne d'Europe, le Portugal, quart-de-finaliste, l'Irlande du Nord, l'Arménie et l'Albanie où elle n'est pas favorite. Et pourtant, l'Ukraine débute très fort prenant immédiatement la tête du groupe en battant l'Irlande du Nord à Belfast (1-0)[2] puis le Portugal à domicile (2-1)[3] profitant d'un faux pas de l'Allemagne contre l'Irlande du Nord. Malgré une défaite au Portugal, la sélection reprend la tête de groupe grâce à un nul entre Portugais et Allemands et une victoire contre en Albanie sur le score de sa défaite en péninsule ibérique (1-0)[4]. Une nouvelle victoire contre l'Irlande du Nord parachève le succès de la première partie des qualifications (2-1)[5]. Avec trois points d'avance et un match de moins que son premier poursuivant allemand, une autoroute se dresse pour les Ukrainiens.

Mais dès lors, les choses se compliquent. L'Ukraine perd en Allemagne, perdant la tête du groupe devancée de trois points mais aussi un match de moins (2-0)[6]. Celui-ci arrive lors de l'accueil de l'Arménie, mais les Jaunes-et-Bleus concède un nul ce qui les place à deux longueurs de l'Allemagne (1-1)[7]. L'Ukraine peut reprendre la tête au moment de l'accueil de la Mannschaft sur ses terres, mais cela n'est pas le cas et l'Ukraine n'obtient qu'un seul point (0-0)[8]. La Sbirna se retrouve même troisième derrière le Portugal profitant de la lutte Ukraine-Allemagne pour émerger de son côté. Le nouveau nul entre Allemands et Portugais redonne un second souffle aux Ukrainiens qui devancent les Portugais d'un point. Une fin de parcours parfait contre l'Albanie (1-0)[9] et l'Arménie (2-0)[10] lui permet d'arracher les barrages derrière l'Allemagne et devant le Portugal.

Le tirage au sort des barrages ne lui offre une nouvelle fois aucun cadeau, l'Ukraine tombant sur la sélection croate, détentrice de la plus large victoire sur l'Ukraine. La Croatie remporte la double confrontation et se qualifie pour la Coupe du monde où elle terminera troisième (2-0 ; 1-1)[11].

Le buteur ukrainien et futur ballon d'or Andriy Chevtchenko lors du match Russie 1-1 Ukraine

À Moscou, alors que la Russie mène 1-0, une grosse erreur du gardien russe permet à Andriy Chevtchenko d'égaliser pour l'Ukraine en toute fin de match, de la qualifier pour les barrages et de qualifier la France par la même occasion. Ce but est vécu comme un cauchemar chez les Russes qui à quelques secondes de la fin du match voient la qualification directe leur échapper et l'élimination les cueillir « stupidement ».]]

De même pour l'Euro 2000, l'Ukraine est malchanceuse au tirage, étant tirée dans le groupe de son grand frère russe et surtout du vainqueur de la compétition précédente, la France, ne cessant de disputer les qualifications contre des finalistes de grandes compétitions [12].

Une nouvelle fois en position d'outsider du groupe, l'Ukraine démarre fort battant d'entrée à domicile une Russie réduite à 10 grâce à trois buts de Serhiy Popov, Skachenko et Rebrov (3-2)[13]. Deux autres victoires contre Andorre et l'Arménie qu'elle retrouve une nouvelle fois augmentent le nombre de victoire consécutives au nombre de trois (2-0 ; 2-0)[14]. À ce moment, l'Ukraine est en tête de groupe devant la France, tenue en échec par l'Islande lors de la première journée. L'Islande avec 5 points dont un contre la France semble aussi en mesure d'embêter les Ukrainiens. La Russie qui procède à un changement de sélectionneur, semble déjà hors course, battue par l'Ukraine, la France et l'Islande et donc détentrice de 0 point.

La Sbirna abandonne par la suite ses premiers points. Le prochain match est un très délicat déplacement en France. L'Ukraine réussit son match en obtenant un bon nul contre des archi-favoris français prenant une option pour la première place (0-0)[15]. Le match suivant fut la première déception, les Jaunes-et-Bleus étant tenus en échec à domicile par l'Islande qui confirme sa concurrence pour une qualification (1-1)[16]. Heureusement, la France est aussi freinée le jour suivant, battue chez elle par la Russie qui redécolle après son changement d'entraîneur. De son côté, l'Ukraine étrille Andorre restant en tête de groupe (4-0)[17].

La Sbirna abandonne encore deux points en Arménie. Pendant ce temps, la France et la Russie se rapprochent dangereusement. L'accueil de la France à domicile s'annonce très délicat, mais les Ukrainiens réalisent la même performance qu'au match aller conservant toujours la tête du groupe mais sur un mince marge (0-0)[18]. La lutte est acharnée entre l'Ukraine, la France, la Russie et l'Islande et à deux journées de la fin, rien n'est décidé. Pour garder la tête de groupe, l'Ukraine doit triompher en Islande ce qu'elle réussit (1-0)[19]. La Russie battant Andorre et la France battant l'Arménie, rien n'est décidé à ceci près que l'Islande ne peut plus se qualifier directement. Le dernier match est un déplacement en Russie pendant que la France accueille l'Islande. Le suspense et la pression sont intenses. Les Français battent et éliminent les Islandais, s'assurant l'une des deux premières places. Pour se qualifier, l'Ukraine doit impérativement éliminer son frère russe. En cas de victoire en Russie, l'Ukraine se qualifie directement. En cas de nul, elle ne se qualifie que pour les barrages qualifiant du même coup la France et éliminant la Russie. En cas de défaite, elle est éliminée au profit de la Russie, première, et de la France, deuxième.

Le match entre les deux sélections slaves est d'une intensité exceptionnelle et d'une bonne qualité de jeu, mais les Jaunes-et-Bleus sont refroidis dans la seconde mi-temps. La Sbornaïa, qui reste sur six victoires consécutives, ouvre le score. La Sbirna est virtuellement éliminée. Mais en toute fin de match à la 90e minute, l'Ukraine égalise grâce à une énorme erreur du gardien russe Aleksandr Filimonov. Celui-ci s'élance pour rattraper un centre d'Andriy Chevtchenko mais, alors que le ballon semblait largement rattrapable, le gardien est surpris par l'effort et pousse accidentellement sa cible dans le but. Les deux équipes jettent tout ce qu'elle peuvent dans une fin de match folle, la Russie poussant pour arracher une qualification désespérée, l'Ukraine pour se qualifier directement, mais le score ne bouge pas (1-1)[20]. En égalisant, l'Ukraine élimine cruellement des Russes qui se déchaînent sur leur gardien coupable de l'égalisation et qualifie directement la France au plus grand bonheur des Français qui auront douté jusqu'au bout. Mais en barrages, alors que le tirage semblait souriant à l’Ukraine tête de série qui faisait figure de favorite, les Jaunes-et-Bleus sont éliminés par la Slovénie ne confirmant pas leur bon parcours en phase de groupe. Au match aller, malgré l'ouverture du score de Chevtchenko, l'Ukraine perd et au retour, malgré le but de Rebrov, l'égalisation slovène élimine la Sbirna (1-2 ; 1-1)[21].

Pour disputer la Coupe du monde 2002, les Jovto-Blakytni rencontrent les voisins polonais et biélorusse, l'Arménie que l'Ukraine rencontre pour la troisième fois consécutive dans son groupe, ainsi que la Norvège et le Pays de Galles. Après deux campagnes intéressantes mais sans qualification, les Jaunes-et-Bleus sont en position de favoris du groupe avec la Pologne et la Norvège. L'Ukraine commence mal la compétition battue aisément à domicile par la Pologne (3-1)[22]. Elle se reprend en Arménie (3-2)[23] et surtout en Norvège (1-0)[24]. Derrière la Pologne avec le même nombre de point que la Biélorussie, l'accueil de cette-dernière se conclut sur un nul (0-0)[25]. La situation devient urgente pour les Jovto-Blakytni la journée suivante, la sélection perdant des points au Pays de Galles (1-1)[25] ainsi que la seconde place au profit de la Biélorussie, elle-même déjà distancée par la Pologne, qui s'en empare. Les Polonais sont presque hors-de-portée après leur victoire contre les Gallois combinée au nul concédé des Ukrainiens contre les Norvègiens (0-0)[26]. Heureusement, la lutte Ukraine-Biélorussie continue grâce au nul de cette dernière contre l'Arménie. La journée suivante, Ukrainiens, Polonais et Biélorusses font tous nuls, contre les Gallois pour les Jaunes-et-Bleus (1-1)[27]. La Pologne se qualifie officiellement pour la Coupe du Monde en battant la Norvège. Celle-ci étant déjà trop loin derrière au classement, la lutte est désormais entre l'Ukraine et la Biélorussie pour la seconde place synonyme de barrages. La Sbirna se déplace en Biélorussie pour un match clé. Grâce à deux buts de Chevtchenko, l'Ukraine remporte une victoire cruciale reprenant la seconde place (2-0)[28]. Alors qu'il reste deux journées l'Ukraine se rapproche du but en battant l'Arménie (3-0)[29] sans s'éloigner de la Biélorussie qui réalise une performance hors norme en écrasant la Pologne déjà qualifiée. Rien n'est dit avant la dernière journée. L'Ukraine effectue un périlleux voyage en Pologne tandis que la Biélorussie voyage en zone galloise moins dangereuse. Lors de la mi-temps, les Jovto-Blakytni sont menés 1-0 tandis que les Biélorusses tiennent un 0-0, signifiant que les deux sélections sont à égalité de point. Cependant, le Pays de Galles ouvre le score contre la Russie blanche juste après la pause et l'Ukraine égalise à dix minutes de la fin (1-1)[30], s'assurant la seconde place et les barrages devant la Biélorussie (qui a effectué le meilleur parcours de son histoire).

Mais l’Ukraine échoue encore aux barrages de la Coupe du monde 2002, après avoir terminé second de son groupe. Le tirage des barrages offre comme cadeau aux Ukrainiens la redoutable Allemagne. L'Ukraine est battue subissant sa troisième désillusion de barragiste consécutive (1-1 ; 1-4). Après la Croatie en 1998, la Sbirna est éliminée une nouvelle fois en barrage par une future révélation du Mondial (l'Allemagne sera finaliste de cette édition).

2002-2004 : L'Ukraine aux éliminatoires de l'Euro 2004[modifier | modifier le code]

Andriy Vorobey, l'un des principaux joueurs ukrainiens lors de la campagne. Il disputera plus tard la Coupe du Monde de 2006.

Versée dans le groupe 6 pour l'Euro 2004, l'Ukraine doit faire face à des adversaires relativement difficiles : la Grèce (future vainqueur du tournoi), l'Espagne, l'Irlande du Nord et l'Arménie, adversaire de l'Ukraine en qualification pour la quatrième fois consécutive.

La campagne commence mal, les Jaunes-et-Bleus concédant un nul en Arménie (2-2)[31]. Le second match est bien meilleur. Grâce à deux buts d'Andriy Vorobey et d'Andriy Voronine, la Sbirna remporte une précieuse victoire contre la Grèce se classant à la deuxième place du groupe avec quatre points à deux longueur de l'Espagne (2-0)[32]. Les Jovto-Blakytni peuvent prendre la tête la journée suivante lors du déplacement en Irlande du Nord, mais à Belfast, ils concèdent un nul après un match très pauvre en occasion restant à la seconde place du groupe (0-0)[33]. Pour le prochain match, l'Ukraine accueille l'Espagne sur ses terres et doit impérativement battre la Roja pour prendre les devant. Malgré l'ouverture du score par Voronine, l'Espagne égalise en seconde mi-temps et prend l'avantage à la 87e minute avant l'égalisation ukrainienne de Aleksandr Gorshkov à la dernière seconde (2-2)[34]. L'Ukraine reste seconde et ne joue pas la journée suivante qui voit une rencontre l'Espagne s'envoler en battant l'Arménie et la Grèce se rapprocher dangereusement en battant l'Irlande du Nord. La Zbirna remporte un match important contre l'Arménie (4-3)[35], mais dans le même temps la Grèce vient à bout de l'Espagne[36] ! Les Jovto-Blakytni sont à une seule longueur des Ibériques, mais aussi talonnés par les Hellènes avec le même nombre de point. Les Ukrainiens ne devancent les Grecs qu'avec une meilleure différence de but particulière provisoire, le match retour en Grèce étant à jouer.

Le tournant de la campagne arrive la journée suivante. L'Ukraine se déplace en Grèce et est battue (1-0)[37]. Elle devient ainsi troisième du groupe à deux points de l'Espagne et à trois du nouveau leader grec. La Zbirna ne se remettra jamais de cette défaite pour le reste des qualifications et un nul contre l'Irlande du Nord puis une défaite contre l'Espagne, malgré le but d'Andriy Chevtchenko qui recevra le Ballon d'or un an plus tard (0-0 ; 2-1)[38], scelle le sort des Jaunes-et-Bleus. L'entraîneur Leonid Buryak démissionne aussitôt.

2004-2006 : L’apothéose de l'Ukraine[modifier | modifier le code]

2004-2005 : Première qualification[modifier | modifier le code]

Le milieu de terrain Ruslan Rotan a joué un rôle important dans la qualification ukrainienne.

Le Ballon d'or 2004 est décerné à Andriy Chevtchenko juste après l'échec de 2004. L'Ukraine s'est qualifiée pour la première fois pour une phase finale de Coupe du monde de football, celle de 2006, en terminant premier de son groupe.

La Sbirna, 77e au classement FIFA, ne partait pourtant pas favorite d'un groupe d'Europe de l'Est très relevé comprenant la Turquie, troisième du monde en 2002 5e au classement FIFA, la Grèce, récemment sacrée championne d'Europe et 14e au classement FIFA, ainsi que la sélection danoise, 15e après une bonne campagne 2002-2004 et un bon Euro 2004.

Mais la Zbirna trompe toutes les côtes dès le début des éliminatoires. Après une sévère défaite en match amical contre l'Angleterre (3-0), pour son premier match à Copenhague au Danemark, la sélection obtient un nul surprise après l'égalisation d'Andriy Gousine (1-1)[39]. Elle bénéficie également des faux-pas de tous ses principaux concurrents, en l’occurrence du nul de la Turquie à domicile contre la Géorgie[40] et de la défaite de la Grèce à Tirana en Albanie contre la sélection hôte[41]. Les Grecs et les Turcs se neutralisent la journée suivante au Pirée ce qui permet à l'Ukraine de prendre la tête en se déplaçant à Almaty pour battre la lanterne rouge kazakhstanaise grâce à l'ouverture du score par Olexiy Byelik et un but tardif de Ruslan Rotan (2-1). Cependant, les Jaunes-et-Bleus sont à égalité de points avec des Géorgiens qui sont venus à bout de l'Albanie[42]. En octobre, l'Ukraine peut s'envoler lors de la réception de la Grèce et de la Géorgie. Andriy Chevtchenko ouvre le score, mais la Grèce égalise en fin de match (1-1)[43]. Ce nul profite à la Turquie qui atomise le Kazakhstan à domicile et prend la tête avec 5 points comme l'Ukraine mais au bénéfice d'une meilleure différence de but grâce à ce carton. Le Danemark et la Géorgie suivent avec un point moins mais aussi un match de moins. Quatre jours plus tard, l'Ukraine accueille la Géorgie alors que la Turquie voyage en Scandinavie pour lutter contre le Danemark.

À partir de ce moment, la Sbirna va entamer une durable série triomphale, se débarrassant peu à peu de tous ses concurrents pour se rapprocher de la première place synonyme de qualification directe. L'Ukraine bat la Géorgie grâce aux buts de Byelik et Chevtchenko la distançant de trois points supplémentaires donc quatre points au total (2-0)[44]. À Copenhague, la rencontre Danemark-Turquie se finit sur un nul ce qui signifie que l'Ukraine prend la tête à elle seule, à deux longueurs de la Turquie et de l'Albanie, à trois du Danemark, à quatre de la Géorgie et à six de la Grèce. Le , la Sbirna se déplace à Istanbul pour un match très compliqué qui met la première place en jeu. Cependant, les Jovto-Blakytni créent la sensation, prenant de vitesse les Turcs et s’imposant sur eux avec la manière par un but d'Oleg Goussev qui ouvre le score et un doublé d'Andriy Chevtchenko (3-0). Pour son dernier match de l'année 2004, l'Ukraine prend cinq longueurs d'avance sur la Turquie, rarement battue sur une marge aussi importante dans son antre[45]. De plus, le Danemark et la Géorgie se quittent de leur côté sur un nul, rapprochant davantage l'Ukraine de sa première Coupe du Monde.

L'année 2005 débute de la meilleure des manières. L'Ukraine se déplace en Albanie et bat sa sélection grâce à deux buts d'Andreï Rousol et d'Andriy Gousine (2-0)[46]. Les Jaunes-et-Bleus ne ratent pas non plus l'accueil sur leur territoire du Danemark. Un but d'Andriy Voronine leur permet de gagner les trois points[47]. Une autoroute se dresse désormais pour l'Ukraine. En juin, les Jovto-Blakytni battent les Kazakhstanais à Kiev, puis surtout la Grèce au Pirée sur un but de Gousine (2-0 ; 1-0)[48]. À trois journées de la fin, avec six points d'avance sur la Turquie, sept sur la Grèce et dix sur le Danemark, l'Ukraine est quasiment assurée de se qualifier directement. L'Ukraine obtient d'ailleurs une victoire très encourageante en match amical contre la Serbie durant l'été.

Dès lors, forts de leur bonne position, les descendants des Soviétiques obtiennent des résultats nettement moins bons sur la fin durant l'automne, mettant en jeu leur qualification. Les Jaunes-et-Bleus se déplacent en Géorgie. Malgré l'ouverture de Ruslan Rotan, la Géorgie égalise en toute fin de match ce qui retarde la qualification ukrainienne (1-1)[49]. La Sbirna s'expose au scénario catastrophe en ratant le coche lors la réception de la Turquie qui prend sa revanche du match d'Istanbul (1-0)[50]. Heureusement, Chevtchenko et Rotan qualifient l'Ukraine la dernière journée en obtenant un point contre l'Albanie à domicile (2-2)[51]. La Sbirna fait partie avec l'Angola, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République tchèque, le Togo et la Trinité-et-Tobago des équipes qualifiées pour la première fois à la Coupe du Monde. Elle obtient par la même occasion sa première qualification pour une compétition internationale.

Coupe du monde 2006 : L'expérience de haut niveau[modifier | modifier le code]

Andriy Chevtchenko inscrit le but de la victoire contre la Tunisie sur pénalty.
Les supporters ukrainiens explosent de joie au troisième but de l'Ukraine contre l'Arabie Saoudite.

Le tirage au sort des groupes sourit à l'Ukraine. Tirée dans le groupe H qui est le plus faible de la compétition, l'Ukraine est favorite de son groupe avec l'Espagne sur la Tunisie et l'Arabie saoudite.

Andriy Chevtchenko, héros ukrainien de la coupe du monde.

La Zbirna joue six matchs de préparation. L'un des deux est un décevant nul en Azerbaïdjan contre l'équipe hôte (0-0). Les autres sont bien mieux réussis. En plus de deux larges victoires contre le Costa Rica et le Luxembourg (4-0 ; 3-0), les Ukrainiens battent le Japon en préparation au match contre l'Arabie saoudite (0-1) et la Libye en préparation à la Tunisie (3-0) et obtiennent le nul contre l'Italie en préparation à l'Espagne (0-0)[52].

Oleg Blokhin, ancien joueur soviétique reconverti entraîneur ukrainien, a mené la Sbirna jusqu'aux quarts-de-finale du Mondial 2006.

Invincible depuis son revers contre la Turquie qui remonte à sept match, l'Ukraine voit cette série s'arrêter brusquement à cause d'un départ raté, la Sbirna réalisant une entrée catastrophique face à l'Espagne qui constitue une des plus larges défaites de l’Ukraine, qui avait peiné à exister ce jour-là face aux multiples offensives de l'adversaire passant totalement au travers de son match (4-0)[53]. Le statut de favori du groupe est immédiatement mis en doute en raison de la très grande fragilité défensive et la forte discrétion offensive. Cependant, les Ukrainiens vont se reprendre dès la deuxième journée en remettant la différence de but à zéro contre l’Arabie saoudite qu'elle élimine après un festival de but et une grande prestation offensive diamétralement opposée à celle du match précédent. Andriy Rusol inscrit le premier but dès la quatrième minute, puis Sergueï Rebrov double la mise trente minute plus tard. Deux buts en seconde mi-temps d'Andriy Chevtchenko en retour des vestiaires et de Maksim Kalynytchenko à quelques minutes de la fin, parachèvent le succès de la deuxième journée du Mondial et place la sélection dans une position favorable pour se qualifier derrière l'Espagne, inviolable (4-0)[54]. La dernière journée décisive contre la Tunisie est à l'avantage des Ukrainiens qui peuvent se permettre un nul pour se qualifier alors que la sélection tunisienne était dans l'obligation de gagner. Néanmoins, l'Ukraine remporte ce match sur la plus courte des marges grâce à un pénalty de Chevtchenko (sifflé pour une faute inexistante sur ce-dernier) en seconde mi-temps après un match très pauvre en engagement et en occasions des deux côtés (1-0)[55].

En huitième-de-finale, la Zbirna rencontre la Suisse, tombeur en barrages de son adversaire turc des qualifications et vainqueur (aux cages inviolées) d'un groupe relativement relevé avec la France (future finaliste) et la Corée du Sud (ancien demi-finaliste), contre laquelle elle ne part pas favorite. La Suisse étant une adepte incontestable du jeu défensif et l'Ukraine inexpérimentée et inconstante dans le jeu, la rencontre s'annonce fermée entre deux sélections peu connues. Après une première mi-temps « de très faible niveau », l'Ukraine domine la seconde-mi-temps. Cependant, le jeu proposé est si défensif qu'il empêche toute construction offensive et le temps réglementaire du match se finit sur un morne nul sans but. En prolongations, malgré des tentatives intéressantes du nouveau sélectionné Artem Milevskyi, le score ne bouge pas et les deux équipes doivent se départager aux tirs au buts. Même si Chevtchenko rate son pénalty, rattrapé par le gardien suisse, un brillant Aleksandr Chovkovski arrête deux tirs suisses et qualifie l'Ukraine pour les quarts-de-finale aux dépens d'une Suisse qui n'aura encaissé aucun but (0-0, tab 0-3)[56]. Les pronostics en faveur de la Suisse déjoués, la victoire est immédiatement célébrée par les fans ukrainiens en Ukraine, mais aussi en Russie et au Canada. L'Ukraine marche d'ailleurs sur les traces du Sénégal en 2002 qui était également allée jusqu'aux quarts-de-finale pour sa première participation, voire de la Croatie en 1998.

Elle atteint ainsi les quarts de finale où elle est opposée à l'Italie pour le quart-de-finale le plus déséquilibré de la compétition entre triple vainqueur et nouvel arrivant. Cette fois-ci, l'Ukraine ne parvient pas à déjouer les pronostics. Malgré des tentatives intéressantes, une inefficacité en attaque combinée à la prise de l'eau en défense cause une lourde défaite et le rêve ukrainien prend fin (3-0)[57]. L'Italie ira jusqu'en finale de la Coupe du Monde pour récupérer le trophée contre la France.

Malgré les deux lourdes défaites contre l'Espagne et l'Italie, cette Coupe du Monde allemande 2006 est une réussite pour l'Ukraine, aujourd'hui encore considérée selon les observateurs ukrainiens comme la référence par excellence que Chevtchenko dira avoir « vécu comme un conte de fée ». Pour sa première participation au Mondial, l'Ukraine n'était pas attendue jusqu'en quarts.

Le succès de cette compétition permettra à l'Ukraine d'être désignée organisatrice de la Coupe d'Europe de football de 2012.

2006-2010 : Deuxième passage à vide[modifier | modifier le code]

2006-2008 : Groupe de la mort en éliminatoires[modifier | modifier le code]

Malgré son très bon parcours lors de la Coupe du Monde 2006, l'Ukraine tombe dans le groupe de la mort. Versée avec les deux finalistes du Mondial, l'Italie et la France, elle n'est pas favorite de son groupe de qualification pour l'Euro 2008. Elle est aussi exposée à des nations

L’équipe d'Ukraine enregistre 2 mois après la Coupe du Monde sa plus large victoire le , contre l’Azerbaïdjan en match amical (6-0). Cette victoire restera la plus large jusqu'aux éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 contre Saint-Marin.

L'Ukraine ne se qualifie pas pour l’Euro 2008, terminant quatrième de son groupe derrière les deux finalistes mondiaux et la révélation du groupe, Écosse, ne confirmant pas sa prestation de la Coupe du monde 2006.

La Sbirna débute les éliminatoires désavantagée à cause d'un calendrier tardif. Ne jouant pas la première journée, elle prend immédiatement du retard sur ses concurrents. Néanmoins, l'Ukraine rentre bien dans la compétition battant une modeste Géorgie après un match riche en rebondissements (3-2)[58]. Pour son match suivant, l'Ukraine doit se déplacer en Italie pour un match périlleux. Cependant, si la France et l'Écosse ont déjà pris de l'avance avec 6 points, l'Italie a connu un faux-départ avec un nul et une défaite. Même privé de sa pièce maîtresse Chevtchenko, les Jaunes-et-Bleus se montrent bien meilleurs ce coup-ci que contre le même adversaire lors du Mondial et le plan stratégique de la Zbirna met en difficulté les Italiens montrant aux Ukrainiens la voie du miracle, mais un pénalty italien change la donne et l'Italie triomphe comme prévu (2-0)[59]. Les Jovto-Blakytni confirment leur bonne prestation d'Italie lors de la réception d'une Écosse leader du groupe qu'ils battent en bénéficiant du retour de leur vedette pour rééquilibrer le classement et finir d'une belle manière une année 2006 qui représenta l'apothéose de l'Ukraine (2-0)[60].

Les deux premiers matchs de qualification de l'année 2007 sont réussis avec deux victoires aux Îles Féroé et à domicile contre la Lituanie (2-0 ; 1-0)[61]. Néanmoins, ce début d'année réussi ne sera qu'un feu de paille. L'Ukraine enchaînera à partir de ce moment une série noire avec un seul point pris sur douze possibles. L'Ukraine se déplace en France pour y affronter le vice-champion du monde. Malgré une bonne résistance, le peu d'engagement et d'animation offensive lui vaut une défaite (2-0)[62]. En septembre, l'Ukraine se doit de rebondir pour le début du sprint final et se déplace en Géorgie. Les Jovto-Blakytni ouvrent le score, mais la Géorgie égalise dans le temps additionnel éloignant les chances de qualification (1-1)[63]. À cinq matchs de la fin, l'Ukraine a six points de retard. La Zbirna accueille l'Italie pour un match décisif avant la fin. L'Ukraine perd et plonge au fond du trou (2-1)[64]. L'élimination mathématique survient le jour suivant lors d'un déplacement en Écosse pour un match que la Sbirna perd en même temps que l'Italie et la France remportent leur match du jour (3-1)[65].

Éliminée, l'Ukraine renoue avec la victoire contre les Îles Féroé (5-0)[66]. Peu après, elle perd contre la Lituanie avant de finir avec nul contre la France à domicile (2-0 ; 2-2)[67].

2008-2010 : De nouveau maudite en barrage[modifier | modifier le code]

Dans les qualifications pour la Coupe du monde 2010, elle se retrouve barragiste face à la Grèce. Elle fait un match nul 0-0 chez les Hellènes et perd à domicile 1-0 au match retour (but de Dimítris Salpingídis), éliminant son pays au profit de son adversaire.

2010-2012 : L'accueil de l'Euro[modifier | modifier le code]

L'Euro 2012 est organisé conjointement par l'Ukraine et la Pologne, ce qui qualifie automatiquement ces deux pays.

2012-2014 : Une progression fulgurante stoppée en barrages[modifier | modifier le code]

Andriy Yarmolenko est l'un des joueurs ukrainiens les plus importants de l'équipe nationale d'après-Euro 2012.

Pour se qualifier à la Coupe du Monde 2014 au Brésil, l'Ukraine hérite d'un groupe relevé avec l'Angleterre, la Pologne et le Monténégro comme principaux adversaires. elle devra cependant se passer d'Andriy Chevtchenko qui prend sa retraite internationale.

L'Ukraine débute sa campagne 2012-2014 de la meilleure manière. Commençant par son match le plus difficile, elle affronte l'Angleterre à Wembley. Alors qu'elle ouvre le score et semble prendre sa revanche de l'Euro 2012, Frank Lampard égalise dans le temps additionnel sur pénalty (1-1). Sans le savoir, ce but inscrit sur pénalty a été déterminant puisqu'au classement final, un seul point sépare l'Ukraine de l'Angleterre.

La situation change pour l'Ukraine. Oleg Blokhin souffre de problèmes de santé et ne peut plus porter la double casquette. Confronté au choix entre la sélection nationale et son club, il préfère rester sélectionneur du Dynamo Kiev et abandonner son poste d'entraîneur de l'Ukraine, un choix qui va meurtrir l'équipe nationale pendant le mois d'octobre. La Zbirna concède un surprenant nul vierge contre la Moldavie (0-0) et quelques jours plus tard, perd à domicile contre le Monténégro (0-1). Ces résultats changent tout et l'Ukraine se retrouve en position délicate voire éliminée selon certains supporters. Elle bat néamoins la Bulgarie en match amical chez elle (1-0).

L'arrivée de Mikhaïl Fomenko à la tête de l'Ukraine est une révolution dans le parcours de l'Ukraine.

Le poste d'entraîneur est proposé à Andriy Chevtchenko qui vient de prendre sa retraite internationale, mais celui refuse en raison de son jeune âge. En décembre, alors que la fédération ukrainienne tentait de rentrer en contact avec Sven-Göran Eriksson ou Harry Redknapp, c'est Mikhaïl Fomenko est nommé à la tête de la sélection. Ancien défenseur ukrainien de l'Union soviétique lors de son épopée à l'Euro 1976 et du Dynamo Kiev lors de la victoire en Coupe et Supercoupe d'Europe en 1975, Fomenko a entraîné trois fois le Metalist Kharkiv et une fois le Dynamo Kiev ainsi qu'une série de petits clubs ukrainiens. Son palmarès d'entraîneur est modeste et alors que l'on pense que l'Ukraine est hors-course et que Fomenko est seulement nommé pour assurer l'interim, son arrivée est un véritable tournant de la campagne et va tout changer. L'Ukraine entame une série triomphale et restera invaincue pendant plus d'un an.

Le premier match de l'Ukraine avec Fomenko est une victoire en Norvège lors de la journée de matchs amicaux de février 2013 (2-0). En mars, la Zbirna effectue un déplacement risqué en Pologne, le pays avec qui elle avait organisé l'Euro 2012. L'Ukraine est en démonstration. Trois buts en première mi-temps dont deux dans les sept premières minutes offrent la victoire aux Ukrainiens (3-1). Quelques jours plus tard, elle bat la Moldavie (2-1) et l'Ukraine est relancée. Ce but encaissé contre la Moldavie sera le dernier avant sept matchs. Néanmoins, l'Ukraine reste en retard sur le Monténégro et l'Angleterre tout en étant talonnée par la Pologne.

Roman Zozulya a marqué le premier but contre la France avant d'être à l'origine du pénalty du doublé.

Le mois de juin est capital. L'Ukraine se déplace chez le Monténégro, leader du groupe, pour la revanche du match aller. Elle a l'occasion de réellement se redresser à son niveau, mais ne part pas favorite. Le match commence mal puisque l'Ukraine est réduite à dix à la fin de la première mi-temps. Et pourtant, elle ouvre le score après la pause et écrase le Monténégro chez lui en inscrivant le quadruplé (4-0). Pendant l'été, en match amical, elle concède un match nul vierge contre le Cameroun, puis bat facilement Israël (0-0 ; 2-0). À l'automne, l'Ukraine affronte Saint-Marin et réalise le carton de la journée (9-0). Ce match est la plus large victoire de l'Ukraine, ère soviétique incluse.

Quelques jours plus tard, l'Ukraine retrouve l'Angleterre à domicile et peut prendre la tête du groupe en cas de victoire. Dominatrice mais maladroite dans le dernier geste, elle concède le nul et doit espérer un faux-pas de l'Angleterre (0-0). En octobre, elle bat la Pologne à domicile s'assurant au moins les barrages (1-0). Pour son dernier match de phase de groupe, elle retrouve Saint-Marin et l'emporte sur un score proche de celui du match aller (8-0). Malheureusement, l'Angleterre gagne ses deux derniers matchs contraignant l'Ukraine à passer par les barrages, une épreuve qui ne lui a jamais réussi en quatre tentatives.

Cette remontée spectaculaire permet à l'Ukraine d'être tête de série pour le tirage au sort avec le Portugal, la Croatie et la Grèce. Son adversaire en barrages est tiré au sort entre la France, l'équipe redoutée des têtes de série, la Suède, la Roumanie et l'Islande. Terrible manque de chance, l'Ukraine obtient le pire tirage possible : la France en jouant le match retour à l'extérieur. Elle sera son adversaire pour les barrages, un adversaire qui ne lui a jamais réussi dans une épreuve des barrages, épreuve qu'elle n'a jamais réussie. Elle ne part pas favorite de la rencontre et la tâche s'annonce difficile.

Pourtant la Zbirna se montre extrêmement brillante au match aller et l'Ukraine le remporte sans trembler à Kiev obtenant deux buts d'avance et s'ouvrant la voie de la qualification officielle pour la Coupe du Monde au Brésil (2-0). C'est l'euphorie qui règne en Ukraine. L'équipe nationale n'a plus perdu de match depuis plus d'un an, et n'a plus encaissé de but depuis huit mois avec huit matchs. Mikhaïl Fomenko a réalisé un travail considérable, l'Ukraine reçoit des éloges sur sa prestation et a le vent en poupe.

Et malheureusement le vent va tourner. Au match retour, la France réalise une prestation exceptionnelle et l'Ukraine se montre mentalement friable. Solide en défense pendant vingt minute, l'inscription du premier but par la France est le tournant. L'avance de deux buts est perdue en une mi-temps et la Zbirna perd tous ses repères sous la pression exercée par les offensives des joueurs français et l'hostilité du public au Stade de France (qui a sifflé l'hymne national ukrainien). L'Ukraine encaisse un troisième but en troisième mi-temps synonyme d'élimination (3-0). La malédiction de l'Ukraine en barrages continue et cette défaite à Paris est un violent coup d'arrêt dans la progression jusqu'ici fulgurante des Ukrainiens qui seront néanmoins récompensés. La FIFA remet à l'Ukraine le titre de « Progression de l'année 2013 », mais ce n'est qu'une maigre consolation. Deux jours après la défaite à Paris et l'élimination de la Coupe du Monde, la crise ukrainienne de 2013-2014 éclate et le football ukrainien implose...

Palmarès[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Phase finale Phase qualificative
Année Stade Position J G N D BP BC Pos J G N D BP BC
1930-1990 Membre de Drapeau : URSS Union soviétique Membre de Drapeau : URSS Union soviétique
Drapeau : États-Unis 1994 Non inscrit Non inscrit
Drapeau : France 1998 Non qualifiée (barrages) 2/6 12 6 3 3 11 9
Drapeau : Corée du Sud Drapeau : Japon 2002 2/6 12 4 6 2 15 13
Drapeau : Allemagne 2006 Quart de finale 8e 5 2 1 2 5 7 1/7 12 7 4 1 18 7
Drapeau : Afrique du Sud 2010 Non qualifiée (barrages) 2/6 12 6 4 2 21 7
Drapeau : Brésil 2014 2/6 12 7 3 2 30 7
Drapeau : Russie 2018 À déterminer À déterminer
Drapeau : Qatar 2022
Total 1/5 5 2 1 2 5 7 5/5 60 30 20 10 95 43

Parcours en Championnat d'Europe[modifier | modifier le code]

Phase finale Phase qualificative
Année Stade Position J G N D BP BC Pos J G N D BP BC
1960-1992 Membre de Drapeau : URSS Union soviétique Membre de Drapeau : URSS Union soviétique
Drapeau : Angleterre 1996 Non qualifiée 4/6 10 4 1 5 11 15
Drapeau : Belgique Drapeau : Pays-Bas 2000 Non qualifiée (barrages) 2/6 12 5 6 1 17 6
Drapeau : Portugal 2004 Non qualifiée 3/5 8 2 4 2 11 10
Drapeau : Autriche Drapeau de la Suisse 2008 4/7 12 5 2 5 18 16
Drapeau : Pologne Drapeau : Ukraine 2012 Phase de groupes 12e 3 1 0 2 2 4 Qualifiée d'office
Drapeau : France 2016 À déterminer À déterminer
Drapeau : Europe 2020
Total 1/5 3 1 0 2 2 4 2/5 42 16 13 13 57 47

Principaux joueurs[modifier | modifier le code]

Joueurs ukrainiens actuels et retraités

* joueurs en activité

Joueurs du passé ¹

¹ joueurs ayant porté les couleurs de l'équipe d'URSS

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Voici la liste de 23 joueurs sélectionnés pour le match contre la Lituanie.

Sélections et buts actualisés le 18 novembre 2014.

Pos Nom Date de naissance Sélections Buts Club
1 GB Denys Boyko (27 ans) 1 0 Drapeau : Ukraine Dnipro Dnipropetrovsk
12 GB Andrei Pyatov (30 ans) 56 0 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk
23 GB Mykyta Shevchenko (22 ans) 0 0 Drapeau : Ukraine Zorya Louhansk
3 DF Yevhen Khacheridi (27 ans) 31 3 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev
5 DF Ivan Ordets (22 ans) 2 1 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk
6 DF Vitaliy Vernydub (27 ans) 1 0 Drapeau : Ukraine Zorya Louhansk
13 DF Vyacheslav Shevchuk (36 ans) 40 0 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk
17 DF Artem Fedetskyi (30 ans) 36 2 Drapeau : Ukraine Dnipro Dnipropetrovsk
20 DF Yaroslav Rakitskiy (25 ans) 29 4 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk
21 DF Andriy Pylyavskyi (26 ans) 1 0 Drapeau : Ukraine Zorya Louhansk
2 ML Kyrylo Kovalchuk (28 ans) 4 0 Drapeau : Ukraine Tchornomorets Odessa
4 ML Anatoly Timochtchouk (36 ans) 137 4 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg
9 ML Oleh Husyev (32 ans) 94 13 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev
10 ML Yevhen Konoplyanka (25 ans) 41 8 Drapeau : Ukraine Dnipro Dnipropetrovsk
11 ML Denys Oliynyk (27 ans) 11 0 Drapeau : Pays-Bas Vitesse Arnhem
14 ML Rouslan Rotan (33 ans) 77 7 Drapeau : Ukraine Dnipro Dnipropetrovsk
15 ML Dmytro Khomchenovsky (25 ans) 4 0 Drapeau : Ukraine Zorya Louhansk
16 ML Mykola Morozyuk (27 ans) 11 1 Drapeau : Ukraine Metalurg Donetsk
22 ML Serhiy Sydorchuk (24 ans) 4 2 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev
7 AT Andriy Yarmolenko (25 ans) 46 18 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev
8 AT Roman Zozulya (25 ans) 21 3 Drapeau : Ukraine Dnipro Dnipropetrovsk
18 AT Roman Bezus (28 ans) 18 4 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev
19 AT Pylyp Budkivskyi (23 ans) 4 0 Drapeau : Ukraine Zorya Louhansk

Appelés récemment[modifier | modifier le code]

Les joueurs suivants ont aussi été appelés en équipe par le sélectionneur pendant les 12 derniers mois et restent toujours sélectionnables.

Pos. Nom Date de naissance Sélec. Buts Club Dernier appel
GB Rustam Khudzhamov (32 ans) 1 0 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk v. Drapeau : Macédoine Macédoine, 12 octobre 2014
GB Oleksandr Rybka (28 ans) 2 0 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev v. Drapeau : Biélorussie Biélorussie, 9 octobre 2014
GB Dmytro Bezotosnyi (31 ans) 0 0 Drapeau : Ukraine Tchornomorets Odessa v. Drapeau : Biélorussie Biélorussie, 9 octobre 2014
DF Oleksandr Kucher (32 ans) 43 2 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk v. Drapeau : Luxembourg Luxembourg, 15 novembre 2014
DF Yevhen Makarenko (24 ans) 3 0 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev v. Drapeau : Slovaquie Slovaquie, 8 septembre 2014
DF Yevhen Selin (27 ans) 15 1 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev v. Drapeau : Niger Niger, 22 mai 2014
DF Yevhen Tkachuk (23 ans) 0 0 Drapeau : Ukraine Vorskla Poltava v. Drapeau : Niger Niger, 22 mai 2014
DF Yevhen Zubeyko (25 ans) 0 0 Drapeau : Ukraine Tchornomorets Odessa v. Drapeau : Niger Niger, 22 mai 2014
ML Taras Stepanenko (25 ans) 18 1 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk v. Drapeau : Luxembourg Luxembourg, 15 novembre 2014
ML Edmar (34 ans) 15 1 Drapeau : Ukraine Metalist Kharkiv v. Drapeau : Luxembourg Luxembourg, 15 novembre 2014
ML Serhiy Bolbat (21 ans) 1 0 Drapeau : Ukraine Metalist Kharkiv v. Drapeau : Biélorussie Biélorussie, 9 octobre 2014
ML Artem Hromov (25 ans) 2 0 Drapeau : Ukraine Vorskla Poltava v. Drapeau : Slovaquie Slovaquie, 8 septembre 2014
ML Pavlo Rebenok (29 ans) 0 0 Drapeau : Ukraine Metalist Kharkiv v. Drapeau : Slovaquie Slovaquie, 8 septembre 2014
ML Yevhen Shakhov (24 ans) 0 0 Drapeau : Ukraine Dnipro Dnipropetrovsk v. Drapeau : Slovaquie Slovaquie, 8 septembre 2014
ML Denys Harmash (25 ans) 16 1 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev v. Drapeau : Moldavie Moldavie, 3 septembre 2014
ML Denys Dedechko (27 ans) 1 0 Drapeau : Ukraine Vorskla Poltava v. Drapeau : Niger Niger, 22 mai 2014
AT Artem Kravets (26 ans) 2 0 Drapeau : Ukraine Dynamo Kiev v. Drapeau : Luxembourg Luxembourg, 15 novembre 2014
AT Volodymyr Homenyuk (29 ans) 8 0 Drapeau : Ukraine Metalist Kharkiv v. Drapeau : Macédoine Macédoine, 12 octobre 2014
AT Yevhen Seleznyov (29 ans) 42 9 Drapeau : Ukraine Dnipro Dnipropetrovsk v. Drapeau : Biélorussie Biélorussie, 9 octobre 2014
AT Oleksandr Hladkyy (27 ans) 9 1 Drapeau : Ukraine Chakhtar Donetsk v. Drapeau : Slovaquie Slovaquie, 8 septembre 2014
AT Marko Dević (31 ans) 35 7 Drapeau : Russie Rubin Kazan v. Drapeau : Niger Niger, 22 mai 2014
AT Oleksiy Antonov (29 ans) 2 0 Drapeau : Kazakhstan FK Aktobe v. Drapeau : Niger Niger, 22 mai 2014

Groupes précédents[modifier | modifier le code]

Coupe du monde Championnat d'Europe

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Les sélectionneurs en italique ont assuré l'intérim.

Mise à jour le 26 mars 2013.

Sélectionneur Période Matchs Gagnés Nuls Perdus Gagnés %
Drapeau : Ukraine Viktor Prokopenko 1992 3 0 1 2 0.0
Drapeau : Ukraine Mykola Pavlov 1992 1 0 1 0 0.0
Drapeau : Ukraine Oleh Bazylevych 1993-1994 11 4 3 4 36.4
Drapeau : Ukraine Mykola Pavlov 1994 2 0 0 2 0.0
Drapeau : Ukraine József Szabó 1994 2 1 1 0 50.0
Drapeau : Ukraine Anatoli Konkov 1995 7 3 0 4 42.9
Drapeau : Ukraine József Szabó 1996-1999 32 15 11 6 46.9
Drapeau : Ukraine Valeri Lobanovski 2000-2001 18 6 7 5 33.3
Drapeau : Ukraine Leonid Buryak 2002-2003 19 5 6 8 26.3
Drapeau : Ukraine Oleg Blokhine 2003-2007 46 21 14 11 45.6
Drapeau : Ukraine Alexeï Mikhaïlitchenko 2008-2009 21 12 5 4 57.1
Drapeau : Ukraine Myron Markevych 2010 4 3 1 0 75.0
Drapeau : Ukraine Yuriy Kalitvintsev 2010-2011 8 1 5 2 12.5
Drapeau : Ukraine Oleg Blokhine 2011-2012 18 7 3 8 38.9
Drapeau : Ukraine Andriy Bal 2012 2 0 1 1 0.0
Drapeau : Ukraine Aleksandr Zavarov 2012 1 1 0 0 100.0
Drapeau : Ukraine Mikhail Fomenko 2013-0000 12 9 2 1 75.0

Statistiques[modifier | modifier le code]

Joueurs les plus capés[modifier | modifier le code]

Anatoly Timochtchouk détient le record de sélections.

Mise à jour le 11 septembre 2012.

Les joueurs en gras sont encore en activité.

# Joueurs Carrière Sélections Buts
1. Anatoly Timochtchouk 2000– 121 4
2. Andriy Chevtchenko 1995–2012 111 48
3. Oleksandr Shovkovskiy 1994– 92 0
4. Oleg Goussev 2002– 77 12
5. Sergueï Rebrov 1992–2006 75 15
6. Andreï Voronine 2002– 74 8
7. Andriy Gousine 1993–2006 71 9
8. Andriï Vorobeï 2000–2008 68 9
9. Andriy Nesmachny 2000–2009 67 0
10. Vladislav Vachtchouk 1996–2007 63 1

Records de buts[modifier | modifier le code]

Andriy Chevtchenko est le meilleur buteur ukrainien.

Mise à jour le 11 septembre 2012.

Les joueurs en gras sont encore en activité.

# Joueurs Carrière Sélections Buts Moyenne
1. Andriy Chevtchenko 1995–2012 111 48 0.43
2. Sergueï Rebrov 1992–2006 75 15 0.2
3. Sergueï Nazarenko 2003– 54 12 0.22
Oleg Goussev 2003– 77 12 0.16
5. Andriï Vorobeï 2000–2008 68 9 0.13
Andriy Gousine 1993–2006 71 9 0.13
7. Roman Zozulia 2010- 10 10 1
Andriy Yarmolenko 2009– 25 8 0.32
Artem Milevskyi 2006– 49 8 0.16
Andreï Voronine 2002– 74 8 0.11

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Classement mondial », sur fr.fifa.com,‎ (consulté le 10 avril 2015).
  2. Rapport de match : Irlande du Nord 0-1 Ukraine sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  3. Rapport de match : Ukraine 2-1 Portugal sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  4. Rapports de matchs : Portugal 1-0 Ukraine et Albanie 0-1 Ukraine sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  5. Rapport de match : Ukraine 2-1 Irlande du Nord sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  6. Rapport de match : Allemagne 2-0 Ukraine sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  7. Rapport de match : Ukraine 1-1 Arménie sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  8. Rapport de match : Ukraine 0-0 Allemagne sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  9. Rapport de match : Ukraine 1-0 Albanie sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  10. Rapport de match : Arménie 0-2 Ukraine sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  11. Rapports de matchs : Croatie 2-0 Ukraine et Ukraine 1-1 Croatie sur le site allworldcup.narod.ru (consulté le 21 janvier 2014)
  12. Site de l'UEFA : Groupe 4 des qualifications
  13. Rapport de match : Ukraine 3-2 Russie
  14. Rapports de matchs : Andorre 0-2 Ukraine et Ukraine 2-0 Arménie
  15. Rapport de match : France 0-0 Ukraine
  16. Rapport de match : Ukraine 1-1 Islande
  17. Rapport de match : Ukraine 4-0 Andorre
  18. Rapport de match : Ukraine 0-0 France
  19. Rapport de match : Islande 0-1 Ukraine
  20. Rapport de match : Russie 1-1 Ukraine
  21. Rapports de matchs : Slovénie 2-1 Ukraine et Ukraine 1-1 Slovénie
  22. Rapport du match sur le site de la FIFA
  23. Rapport du match sur le site de la FIFA
  24. Rapport du match sur le site de la FIFA
  25. a et b Rapport du match sur le site de la FIFA
  26. Rapport du match sur le site de la FIFA
  27. Rapport du match sur le site de la FIFA
  28. Rapport du match sur le site de la FIFA
  29. Rapport du match sur le site de la FIFA
  30. Rapport du match sur le site de la FIFA
  31. Rapport de match : Arménie 2-2 Ukraine
  32. Rapport de match : Ukraine 2-0 Grèce
  33. Rapport de match : Irlande du Nord 0-0 Ukraine
  34. Rapport de match : Ukraine 2-2 Espagne
  35. Rapport de match : Ukraine 4-3 Arménie
  36. Rapport de match : Espagne 0-1 Grèce
  37. Rapport de match : Grèce 1-0 Ukraine
  38. Rapport de matchs : Ukraine 0-0 Irlande du Nord et Espagne 2-1 Ukraine
  39. Rapport de match : Danemark 1-1 Ukraine
  40. Rapport de match : Turquie 1-1 Géorgie
  41. Rapport de match : Albanie 2-1 Grèce
  42. Rapport de match : Géorgie 2-0 Albanie
  43. Rapport de match : Ukraine 1-1 Grèce
  44. Rapport de match : Ukraine 2-0 Géorgie
  45. Rapport de match : Turquie 0-3 Ukraine
  46. Rapport de match : Albanie 0-2 Ukraine
  47. Rapport de match : Ukraine 1-0 Danemark
  48. Rapports de matchs : Ukraine 2-0 Kazakhstan et Grèce 0-1 Ukraine
  49. Rapport de match : Géorgie 1-1 Ukraine
  50. Rapport de match : Ukraine 0-1 Turquie
  51. Rapport de match : Ukraine 2-2 Albanie
  52. Calendrier et résultats de l'équipe d'Ukraine sur le site fr.fifa.com (consulté le 10 janvier 2014)
  53. Résumé de match : Espagne 4-0 Ukraine sur le site lequipe.fr (consulté le 10 janvier 2014)
  54. Résumé de match : Arabie saoudite 0-4 Ukraine sur le site lequipe.fr (consulté le 10 janvier 2014)
  55. Résumé de match : Ukraine 1-0 Tunisie sur le site lequipe.fr (consulté le 10 janvier 2014)
  56. Rapport de match : Suisse 0-0 tab 0-3 Ukraine sur le site lequipe.fr (consulté le 18 janvier 2014)
  57. Rapport de match : Italie 3-0 Ukraine sur le site lequipe.fr (consulté le 18 janvier 2014)
  58. Rapport de match : Ukraine 3-2 Géorgie sur le site fr.uefa.com (consulté le 23 janvier 2014)
  59. Rapport de match : Italie 2-0 Ukraine sur le site fr.uefa.com (consulté le 23 janvier 2014)
  60. Rapport de match : Ukraine 2-0 Écosse sur le site fr.uefa.com (consulté le 23 janvier 2014)
  61. Rapports de match : Îles Féroé 0-2 Ukraine et Ukraine 1-0 Lituanie sur le site fr.uefa.com (consulté le 5 février 2014)
  62. Rapport de match : France 2-0 Ukraine sur le site fr.uefa.com (consulté le 5 février 2014)
  63. Rapport de match : Géorgie 1-1 Ukraine sur le site fr.uefa.com (consulté le 5 février 2014)
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  65. Rapport de match : Écosse 3-1 Ukraine sur le site fr.uefa.com (consulté le 5 février 2014)
  66. Rapport de match : Ukraine 5-0 Îles Féroé sur le site fr.uefa.com (consulté le 5 février 2014)
  67. Rapports de match : Lituanie 2-0 Ukraine et Ukraine 2-2 France sur le site fr.uefa.com (consulté le 5 février 2014)

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