Église Saint-Hermeland de Bagneux

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Église Saint-Hermeland de Bagneux
Image illustrative de l’article Église Saint-Hermeland de Bagneux
Présentation
Culte Catholique romain
Type église paroissiale
Rattachement Doyenné de la Pointe-Sud

Diocèse de Nanterre

Début de la construction VIe siècle
Fin des travaux XIIe – XIIIe siècle
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Ville Bagneux (Hauts-de-Seine)
Coordonnées 48° 47′ 47″ nord, 2° 18′ 09″ est
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine
(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
Église Saint-Hermeland de Bagneux
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(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Hermeland de Bagneux

L'église Saint-Hermeland est une église paroissiale catholique située à Bagneux dans le département des Hauts-de-Seine.

Le bâtiment, élevé en 1011 sur les restes d'un édifice antérieur qui était la plus ancienne église de la région et dont la crypte datait du VIe siècle, puis reconstruit au XIIe siècle, fait l’objet d’un classement à l'inventaire des monuments historiques depuis 1862. Elle est surnommée la « petite Notre-Dame ».

La paroisse Saint-Hermeland est l'une des 14 paroisses du doyenné de la Pointe Sud, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre.

Bâtiment[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'édifice est situé au 8, place de la République à Bagneux.

Construction[modifier | modifier le code]

Nouvel autel de l'église St Hermeland à Bagneux

Le bâtiment actuel, dépourvu de crypte, a été construit sur les restes d'un édifice antérieur qui était la plus ancienne église de la région et dont la crypte datait du VIe siècle[1]. Il date de la première période du gothique (1175) sous le règne de Philippe-Auguste ; il est achevé sous celui de Louis IX, vers 1230-1240, à l'exception de la base du clocher qui est du début du XIIe siècle. Des différences dans le profil des nervures et la qualité des sculptures permettent de dire que l'édifice fut réalisé en deux campagnes. Le chœur (1180) ayant précédé la nef (1230-1240). Il fut très remanié en 1845 et en 1870. En 1849, le curé de Bagneux obtint un fragment d'os du pied d'un abbé nantais, saint Hermeland, qu'il plaça dans une châsse de l'autel[2]. Cette relique a été replacée dans le nouvel autel le , lors de la consécration de ce dernier par Mrg Mathieu Rougé, évêque de Nanterre.

L'édifice fait l’objet d’un classement à l'inventaire des monuments historiques depuis 1862[3].

Nef et bas-côtés[modifier | modifier le code]

Datant de 1230-1240, la nef offre une certaine ressemblance avec celle de Notre-Dame de Paris dont elle dépendait. Elle mesure 31,25 m de long sur 13,44 m de large.

Les colonnes rondes sont surmontées de chapiteaux ornés de feuillages et de crochets. Les clés de voûte sont sculptées de feuilles et de rosaces, de têtes humaines sculptées ou de fantastiques. Le triforium que supportent des colonnes rondes avec des baies, trois par travées chacune réunies sous un arc de décharge en plein cintre, surmontées d'oculi. Les voûtes des bas-côtés reposent sur des consoles.

On remarquait autrefois une belle grille qui fut volée au début de la Révolution française[4].

Chœur et collatéraux[modifier | modifier le code]

Bâti vers 1180, le chœur fut également construit en deux campagnes. Les parties hautes semblent avoir été achevées dans le premier quart du XIIIe siècle. On ignore les causes de l'interruption de ces campagnes mais les architectes Girard et Schœlter mentionnent qu'« un mur qui était peut-être le portail de l'église antérieure a été arasé en sa partie supérieure dans le comble actuel, pour y passer la charpente du grand comble, ce qui indiquerait que la première charpente couvrant le chœur a été enlevée au moment d'une autre campagne[5] ». Ce mur a probablement dû séparer le chœur de la nef ou fermer l'édifice quand le chœur formait toute l'église. Au niveau du triforium, entre le chœur et la nef, le mur plein existe encore et c'est par une très petite ouverture que l'on passe à travers le triforium de la nef à celui du chœur. Le poids de ce mur justifie le grossissement du pilier fort à cet endroit et la construction d'une arcade unique dans ce bas-côté[6].

Le triforium du chœur ne possède que deux arcades, différent du triforium en triplet qui orne la nef sur les deux côtés.

Le chœur possède des chapiteaux reposant sur des colonnettes en délit dont le nombre varie. Ils sont ornés de feuillages, les clés de voûte sont sculptées. Le chœur de même élévation, au chevet plat qui a remplacé l'abside circulaire, comporte de chaque côté une chapelle orientée de même élévation. Il est délimité par un arc doubleau et comprend deux voûtes. Celle proche de l'arc doubleau est barlongue et celle à proximité du chevet est sexpartite.

Extérieur[modifier | modifier le code]

Portail et tympan[modifier | modifier le code]

Le tympan.

Le portail occidental de la façade, restauré entre 1845 et 1847, est à six chapiteaux de style roman, historiés et date du quatrième quart du XIIe siècle.

Au tympan mutilé lors de la Révolution française figure le Jugement dernier en calcaire taillé en haut-relief, thème fréquent du XIIe siècle. Ces sculptures furent ensuite recouvertes d'une couche de plâtre avant d'être dégagées au cours des restaurations de la façade en 1844 par l'architecte Claude Naissant (1801-1879).

« Dieu accompagné de quatre anges tenant chacun un chandelier », telle est la description donnée par Jean Lebeuf entre (1754-1757)[7]. En 1835, l'archéologue Ferdinand de Guilhermy étudie cet édifice et donne sa version des éléments qu'il y reconnaît : « Le Christ, assis, la main droite levée, bénissant son peuple, tenant dans la main gauche un livre est entouré de quatre anges. Deux tiennent une couronne au-dessus de la tête du Christ, tandis que les deux autres tiennent des flambeaux. Derrière eux, à droite, Saint Pierre, qui tient une clef et à gauche un personnage (agenouillé) que l'on pense être Saint Paul. » À cette époque, les traces de polychromie du tympan était encore visibles : « Les feuilles du chapiteau étaient vertes. Les personnages avaient des vêtements bleus et rouges […] La tunique du Christ était bleue et son manteau rouge ; ces deux vêtements alternaient aussi sur les vêtements des autres personnages […] Les nimbes étaient jaunes ». Les figures sont décapitées mais gardent beaucoup de majesté, écrivent Jacques Hillairet et Georges Poisson, dans leur Évocation du Grand Paris : La Banlieue sud, en 1956.

Colonnettes et chapiteaux[modifier | modifier le code]

Les six chapiteaux des colonnettes du portail supportant le linteau et l'archivolte — et qui semblent provenir de l'église primitive qui encadrent le portail —, furent déposées. Les deux colonnettes les plus proches de la porte étant plus courte furent allongées par le pied pour les égaliser avec les quatre autres lors des travaux de 1844-1848. Deux chapiteaux furent copiés sur les originaux déposés dans un coin de l'église. Les sculptures de ces chapiteaux des piédroits n'ont pas l'élégance et le style de celles du tympan ; Guilhermy les apparentent dans ses notes à l'art roman dans la première moitié du XIIe siècle. Elle étaient jadis polychromes.

En se plaçant devant le portail, on peut y voir de droite (nord) à gauche (sud) :

  • une corbeille de feuillages un peu rigides, recourbée au-dessus du tailloir, fait penser à un chapiteau de style corinthien, suivie d'une sirène-oiseau ou harpie visage de femme, le corps muni de longues ailes et aux pattes d'oiseau, avec une ébauche de queue, comparable à celles de Notre-Dame de Paris, de l'église Saint-Julien-le-Pauvre ou de l'église Saint-Séverin. Elle est de style roman ;
  • un ange vêtu d'une longue tunique, les ailes ouvertes portant un linge sur lequel est représentée une âme ayant l'apparence d'un petit personnage aux maintes jointes. À son propos, Guilhermy note que « Dans tous les jugements derniers sculptés aux façades de nos cathédrales, ce sont les anges qui ont pour mission de porter les âmes des justes dans le sein d'Abraham ». À côté, un homme debout, chaussé, portant aussi une robe et un grand manteau agrafé, imberbe et tête nue, cheveux ras taillés en couronne, représente saint Erbland[8], le saint patron de l'église. Il porte une crosse comme signe de la dignité abbatiale. Dans la partie haute du chapiteau figurent plusieurs petits arcs où le mot « angel » était lisible en 1845 ;
  • le troisième chapiteau est une copie représentant L'Enfer, avec deux personnages nus, vus à mi-corps, enchaînés, semblant brûler dans un chaudron posée sur des flammes, représentation de l'Enfer. Une tête de singe symbolisant le Malin figure au-dessus du récipient ;
  • de l'autre côté du portail, le quatrième chapiteau représente deux oiseaux becquetant des fruits ou une grappe de sorbier posés dans une coupe. Ce chapiteau est également une copie représentant Le Paradis à droite du Christ ;
  • le cinquième chapiteau représente un personnage qui tient par la main une figure nue, représentation traditionnelle de l'archange saint Michel qui a la charge de la pesée des bonnes et mauvaises actions des âmes qu'il présente à Dieu. Une inscription au-dessus de sa tête indique son nom « Michael angel » ;
  • le sixième chapiteau montre deux figures, un ange et une femme. L'ange est semblable à celui du troisième chapiteau et la femme est vêtue d'une robe et d'un manteau, tête nue avec de longs cheveux. Elle lève la main droite, étonné par la présence de l'ange. C'est le geste habituel de la Vierge dans les Annonciations médiévales.

Avant les modifications de 1845-1848, la façade de l'église avait une large fenêtre ogivale qui dut être bouchée lors de la mise en place du buffet d'orgue et de sa tribune à l'époque de la Renaissance. Une gravure d'Auguste Victor Deroy[9] laisse paraître les éléments d'un réseau flamboyant. Au-dessus, un œil-de-bœuf retouché à une époque moderne était placé sous un pignon qui fut plâtré et modifié[10]. Au-dessus du portail, l'architecte restaurateur plaça une galerie d'arcades aveugles composées de sept petits arcs en plein cintre, copiés sur ceux du triforium de l'église. Les rampants de la façade furent enrichis d'une moulure à dents de scie, surmontée d'une croix.

Clocher[modifier | modifier le code]

La partie inférieure est de la première moitié du XIe siècle, vestige de l'église primitive de style roman. L'assise de pierres massives est constituée de deux arcades en plein cintre et d'un arc en tiers-point, ouvrant sur le chœur. La partie supérieure est du XIIIe siècle. Un jour de 1562, pendant les Guerres de Religion, le prince de Condé, qui venait de quitter Orléans à la tête de 15 000 huguenots, s’approcha de Paris. Il occupa le Bourg-la-Reine, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Châtillon, Arcueil et Gentilly. Catherine de Médicis vint l’y trouver afin de négocier une trêve avec lui. Frappé de l’augmentation qu’il remarqua dans l’armée royale, Condé, par prudence, se retira sur Palaiseau après avoir brûlé ses cantonnements. Cinq ans après, en 1567, ce prince revenait assiéger Paris et, sur sa route, il incendiait à Arcueil le château des Guise, au Bourg-la-Reine, l’église, tandis qu’à Bagneux, il faisait abattre la flèche en pierre du clocher[11] et en partie recouvert en 1685. En 1695 eu lieu le baptême d'une cloche nommée Jean et Marie[a]

Le clocher était à l'époque recouvert d'une sorte de bonnet, modifié en 1722, dont les quatre cloches furent fondues pour les besoins de l'armée républicaine lors de la Révolution française[4]. Un procès-verbal du 11 frimaire an II (), précise que seule la cloche qui sonnait les heures serait conservée[12]. Trois cloches furent installées en 1826 Louise-Françoise d'un poids de 810 kg, Jeanne-Marie qui avoisinait les 600 kg et Joséphine-Louise pesant 425 kg. Elles furent réalisées par la fonderie Hildebrand à Paris. En 2020 ne restent que Louise-Françoise et Jeanne-Marie, l'occupant allemand ayant envoyé Joséphine-Louise à la fonte pour en récupérer le métal en 1943.

Sa flèche qui culmine à 145 mètres fut installée en 1851 par le charpentier Latruffe. Cette flèche recouverte en ardoise est ornée de quatre faux clochetons engagés. Elle a été édifiée quatre à cinq ans après les travaux de 1844-1848. Le clocher subit de gros travaux en 1924 et 1930.

Sacristie[modifier | modifier le code]

La sacristie est une adjonction extérieure à l'église de l'époque de la Renaissance. Sa charpente fut entièrement refaite lors du chantier de rénovation de 2018-2019.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L'édifice actuel est en pierre de taille et comporte des éléments architecturaux datant des différentes époques répertoriés à l'Inventaire national du patrimoine. L'édifice ne comporte pas de transept ni d'abside.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Orgue[modifier | modifier le code]

La tribune d'orgue en bois sculpté date du XVIe siècle[13] et comporte des ornementations sculptées dont deux culs-de-lampe représentant un pèlerin et un homme barbu suspendus dans le vide[14]. Elle est adossée au mur de façade, au-dessus du portail et comporte treize panneaux séparés entre eux par quatorze petits pilastres aux motifs végétaux, surmontés de chapiteaux. Ces panneaux sont ornés alternativement de portraits d'hommes ou de femmes à l'antique avec de légers rinceaux (diamètre, 40 cm). Des traces de coloration étaient déjà effacée en 1835.

Du premier orgue livré en 1533, il ne reste rien. L'orgue actuel, signé « Blondeau à Paris », seul exemplaire connu de ce facteur, date de 1840. Le buffet est composé d'une grande armoire néo-gothique, flanquée de deux consoles de style classique. Le clavier de 54 notes se trouve derrière l'orgue avec pédale de 18 notes en tirasse (ut à fa). Il comprend quatre jeux, un seul clavier et un petit pédalier. Sa sonorité le rapproche de l'harmonium[15]. La tribune souffrant de problèmes structurels, l'orgue fut démonté en 2019 pour restauration. On compte environ cinq orgues de belle facture antérieurs à 1860 dans le département[16]

Mobilier liturgique[modifier | modifier le code]

Fonts baptismaux[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe siècle, la cuve est en marbre noir veiné, taillé, poli, sculpté, fermé par un couvercle en bois. La pierre du support est du XIXe siècle. Ils sont posés en face de la chapelle de la Vierge, remplaçant les fonts baptismaux originaux du XVIIe siècle qui étaient plus décorés[17]. La cuve ne correspond pas au support, le cercle métallique de serrage autour de la cuve est un réemploi du XVIIIe siècle[18].

Bénitier[modifier | modifier le code]

À l'entrée, sur la droite, le bénitier scellé dans le premier pilier monocylindrique est daté de 1633 ou 1635, portant les initiales « LFD » de son donateur Louis-François Deriot. Le corps de ce bienfaiteur, argentier et garde vaisselle de la Maison du roi repose près de ce bénitier depuis le . Ce bassin en pierre de plan circulaire[19]. L'ornementation du cartouche et faite de feuilles de laurier avec les initiales du donateur gravées[20].

Stalles[modifier | modifier le code]

Des cinq stalles basses anciennement conservées dans le chœur de l'église, il ne reste que deux fragments en chêne taillé au décor rapporté. L'abattant avec miséricorde rapportée est surmonté d'un angelot et un autre angelot orne la jouée (il manque l'appui-main de la jouée et une moulure de la miséricorde)[21].

Maître-autel[modifier | modifier le code]

Le maître-autel fut réalisé vers 1860. Composé de plusieurs éléments de menuiserie en chêne taillé de plan rectangulaire et d'élévation droite, il est peint et doré. C'est un autel adossé, avec gradin. Le lambris de revêtement et les portes de la sacristie portent la même ornementation (gable, pinacle). Le décor rapporté sur la face principale et sur les côtés de l'autel sont en demi-relief[22]. L'ensemble est de style néo-gothique, mis en place après 1860, lorsque l'abside circulaire fut remplacée par un chevet plat.

Tabernacle[modifier | modifier le code]

Sur le maître-autel de plan demi-hexagonal et d'élévation droite, le tabernacle mesure 75 cm de haut. Y figurent saint Pierre en pied avec un objet manquant dans sa main gauche, le bon Pasteur sur le panneau central sous une arcature saillante et rapportée, saint Paul également en pied avec un fragment de son épée. Il est orné d'arcatures, de pinacles, de quadrilobes cruciformes, de feuillages sur les côtés et d'un cœur rayonnant au centre.

Reliquaires[modifier | modifier le code]

En 1848 ou 1849, l'église reçut un fragment d'os du pied de saint Hermeland.

Vers 1750 était exposé sur le banc d'œuvre un chef et un bras de bas argent qui contenaient apparemment les reliques de saint Herbland. Le buste supporte la figure de la tête d'un religieux[23].

  • Croix reliquaire.
  • Tableau reliquaire.
Autel et retable de la Vierge[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Vierge comporte un autel retable de la seconde partie du XVIIIe siècle de plan rectangulaire à élévation droite et adossé. La moulure, ainsi que le décor central sont sculptés dans la masse[24]. L'ornementation de forme architecturale — pilastre, cannelure, chapiteau — comprend une iconographie du Saint-Esprit sur gloire rayonnante au centre de la façade principale de l'autel et de part et d'autre de la niche centrale, avec des colonnes, chapiteaux et guirlandes de fleurs sur le retable.

Pierre-Eugène de Surbeck et son épouse furent inhumés devant l'autel. Leur dalle funéraire disparut durant la Révolution.

Autre mobilier et objet liturgique[modifier | modifier le code]
  • Confessionnal en bois de chêne sculpté, orné de deux clés nouées d'un nœud de ruban.
  • Pertuisane en bronze, fondu et ciselé dont seule la lame est conservée. Cette pertuisane du XIXe siècle est ornée d'un décor inspiré de ceux de Jean Bérain (XVIIe siècle). Le décor est différent sur les deux faces de la lame, représentant David vainqueur de Goliath, 61 × 24 cm.
  • Ostensoir composé de plusieurs éléments de métal, doré, repoussé et ciselé dont le décor est rapporté où figurent un agneau mystique sur le pied, des angelots sur le nœud et dans la nuée autour de la lunule, 60 × 35 cm.
  • Calice et patène.
  • Chandeliers d'autel.
  • Vases d'autel.
  • Croix, croix d'autel, croix de procession.
  • Chasublier de la seconde moité du XIXe siècle, en chêne massif, dont le décor est taillé en bas-relief. Les panneaux de porte sont décorés des instruments de la Passion : clous, entrelacs, médaillon et rayons, 60 × 35 cm.

Peinture[modifier | modifier le code]

  • École française du XVIIIe siècle, Ecce homo, huile sur toile, 137 × 110 cm, d'après l'œuvre de Lodovico Cigoli (1607) conservée à Florence à la Galerie Palatine. Cadre en bois doré de style florentin du XVIIe siècle.
  • Pascal Dagnan-Bouveret (1852-1929), Saint Herbland, 1878, huile sur toile, 200 × 120 cm[25]. Une esquisse de l'œuvre est conservée à Paris au Petit Palais[26].
  • Attribué à l'entourage de Pierre Mignard ou à l'atelier de Charles Le Brun, Vierge à l'Enfant, vers 1700, huile sur toile. Une tradition veut que la Vierge qui est peinte au-dessus des fonts baptismaux de l’église de Bagneux soit le portrait de la marquise de Maintenon[27].
  • Adèle Marguerite Arente, La Sainte Famille, 1871, huile sur toile, 160 × 127 cm, d'après l'œuvre d'Andréa Del Sarto conservée à Paris au musée du Louvre, offerte par la préfecture de la Seine en 1872[28].
  • École française du XVIIIe siècle, Sainte Famille, huile sur toile, 200 × 157 cm, à rapprocher d'œuvres attribuées à l'entourage de Pierre Mignard[29].
  • Joseph-Noël Sylvestre, Christ en croix, XIXe siècle, huile sur toile, 230 × 170 cm, d'après Philippe de Champaigne, offerte par la préfecture de la Seine en 1875.
  • Anonyme, La Vierge ; Le Christ ; Saint Pierre ; Saint Paul, 1625, huiles sur bois, 90 × 72 cm pour le Christ et la Vierge, 90 × 40 cm pour les apôtres, ornementation de volutes et d'un angelot en bois sculpté au-dessus de chaque panneau peint. Ces quatre panneaux proviennent de la cuve de l'ancienne chaire aujourd'hui disparue.

Sculpture[modifier | modifier le code]

Dalles funéraires[modifier | modifier le code]

Les dalles funéraires datent du XIIIe au XVIIIe siècle. Dans la nef le sol était recouvert des pierres tombales des nobles et riches bourgeois qui avaient pris l'habitude de se faire inhumer dans l'église. Les dalles furent relevées et disposées le long des murs de la nef. Elles sont toutes antérieures au XVIIe siècle. Elles sont toutes classées sur la liste au titre d'immeuble de 1862 en même temps que l'église. Cet ensemble en bon état de conservation en fait une église unique dans la région parisienne.

  • no 1 (ou 4)[30] : dalle de la sépulture de Jacques Mathieu Touchard, ancien chapelain du vicaire de Bagneux de 1552 à 1558, se trouvait autrefois dans le chœur. On y lit : « Ci-gît vénérable et discrète personne messire Jacques Touchard, en son vivant prêtre, qui trépassa le 28e jour d'octobre 1558. Priez Dieu pour son âme ». 185 × 102 cm[31]. Il porte des vêtements sacerdotaux, chasuble, manipule et étole revêtus d'ornements. Les traits sont ceux d'un homme âgé. Son effigie est encadrée de motifs architecturaux, colonnes ioniques sur piédestal, arcature surbaissée, rinceaux dans les angles de l'arcade. L'entablement est décoré de plusieurs personnages : la Vierge, saint Nicolas et les trois petits enfants. À gauche figure saint Hermeland dont le visage est érodé. Sa ca crosse abbatiale et la lamproie à ses pieds, faisant allusion à un miracle, sont encore visibles. Cette pierre tombale est décorée aux quatre angles de crânes.
  • no 2 (ou 3) : dalle en calcaire blanc[32] des époux Lefevre autour de laquelle court une longue épitaphe en lettres gothiques, entourée d'un liseré de tirets et de points. Elle fut transformée en table d'autel, d'où la découpe pour les reliques. Y est inscrit : « Au cimetière de céans gît honorable homme Guillaume Lefevre et dedans cette tombe gît Jehanne sa femme qui trépassèrent, à savoir, ledit Guillaume, la veille de la Saint-André 1480 et ladite Jehanne, la veille de la Saint-Barthélemy l'an 1504. Priez pour eux ». 206 × 113 cm[33]. Cette dalle se trouvait à l'origine dans le chœur. Guillaume porte une soutanelle toute bordée de petite fourrure et serrée à la taille par une ceinture. Jehanne a sa longue robe relevée dont un pan repose sur son avant bras, les mains jointes sur la poitrine comme son époux. Elle porte une coiffe retombant sur ses épaules. Les visages et les mains des deux personnages sont en marbre blanc incrusté dans la pierre. Un coussin orné de glands aux quatre coins supporte la tête des défunts. À leurs pieds et en réduction figurent selon la coutume leurs cinq enfants, deux fils et trois filles, gravés sur du marbre blanc.
  • no 3 (ou 10) : dalle en marbre de la sépulture de Philippe Bleuze et de son épouse Catherine Hardy. On y lit : « Honorable home Phelippe Bleuze en son vivant laboureu[r] dem[eurant] à Baigneux, qui trespassa le […] samedi […] Catheline Hardy, sa femme, laquelle trespassa le […] Priez Dieu pour eulx. »[34],[35]. Cette dalle était à l'origine dans le chœur sur la gauche. Très érodée, elle est en calcaire blanc et mesure 210 × 110 cm. Sa décoration est de style Renaissance et les époux figurent richement vêtus. Phelippe porte par dessus une cotte, un ample manteau à longues manches, d'où sortent ses mains jointes sur la poitrine. Son épouse porte une coiffe formant une pointe sur le front, un pan de sa robe longue est relevé, coincé sous son bras gauche. Le dessin est fin et son exécution est soignée. La partie basse et haute est très effacée, les visages et les mains sont en marbre blanc. La partie basse comporte quatre personnages féminins du côté du gisant de l'épouse, et sept personnages masculins du côté du mari, qui seraient leurs enfants. Les effigies des parents sont encadrées par deux arcades en plein cintre, par des colonnes avec leurs chapiteaux ioniques, des pieds droits et des feuillages sur la clef ou retombée médiane. Un entablement dans la partie haute porte des niches où l'on voit Abraham et deux anges, saint Hermeland et saint Nicolas, patrons de Bagneux, la date 1557 est gravée au bas de la clef entre les deux époux.
  • no 4 (ou 9) : pierre tombale en calcaire sans effigie de Pierre Tourbier, curé de Bagneux pendant 40 ans, mort le , inhumé dans le chœur : « Vénérable et discrète personne, Pierre Tourbier, prêtre, curé de Bagneux, voulut son corps ici inhumé en attendant la résurrection des morts et la vie éternelle, cependant recommandant aux fidèles le repos de son âme. Il mourut en l'an de grâce 1645 le […] May ». Elle comporte des armoiries représentant une tour crénelée qui surmonte l'épitaphe. 191 × 100 cm[36].
  • no 5 (ou 2) : dalle en pierre de calcaire. Elle porte l'inscription : « Cy gist vénérable […] Mont près Verberie diocèse de Soissons, qui trespassa le VIIIe jour de janvier Mil VC XLVI []. Priez Dieu pour lui. ». 255 × 110 cm[37]. Cette dalle destinée à un clerc était sous le clocher dans la partie romane de l'édifice. Elle est la mieux conservée de la collection du fait d'avoir été relevée avant 1904, probablement vers 1844, puis installée dans un endroit obscur. Elle a servi de table d'autel et fut à cette fin découpée pour y encadrer la pierre sacrée, ce qui fit disparaître le nom du défunt[38]. La décoration de la dalle est d'une grande richesse, le dessin est très fin et la gravure montre une grande maîtrise d'exécution. Le clerc porte des vêtements sacerdotaux. Il est revêtu de la chasuble en pointe sur le devant et ornée d'une décoration de rinceaux et de têtes d'angelots. Il porte l'étole et le manipule très ornées. Il tient dans ses mains un calice, son visage ridé est imberbe. C'est le portrait d'un homme âgé, la chevelure coupé au ras de l'oreille est tonsurée. L'effigie du défunt est encadré d'une somptueuse architecture très élaborée dans le style gothique flamboyant. Dans des pinacles et des niches se tiennent neuf personnages parmi lesquels saint Pierre et sa clef, saint Jacques le Majeur et saint André avec sa croix en X. À gauche, un personnage vêtu d(une robe et d'un manteau pourrait être Saint Hermeland. En haut et au milieu, Abraham reçoit l'âme du défunt sur un linge, flanqué de chaque côté par des anges porteurs de cierges. Aux angles figurent les symboles des quatre évangélistes[39].
  • no 10 (ou 8) : dalle funéraire en pierre de calcaire, du bas-côté nord, des époux Delassalle. Ce nom de famille apparaît au cours des siècles suivants dans les registres paroissiaux. Le texte gravé dit : « Ci-gisent Jehan Delassalle, laboureur-vigneron, demeurant à Baigneux, lequel trespassa le premier jour de mai de l'an 1553 et Guillemette Caigneux, son épouse […] ». 149 × 90 cm. La moitié inférieure mesure 85 × 95 cm, dalle fragmentée en quatre morceaux[40] reconstituée[41]. L'homme porte une cotte courte, le haut de son corps est effacé, ses cheveux sont taillés courts. Le visage de la femme est encadré par une coiffe ajustée à la tête et garnie d'un voile.
  • no 11 (ou 7) : dalle du XIIIe siècle recouvrant la tombe d'un prêtre vêtu d'une chasuble ronde, et dont les pieds reposent sur un dragon[42]. Elle est très effacée. Elle mesure 184 × 70 cm[43].
  • no 12 (ou 6) : dalle en calcaire des époux Lacauche[44] dont le nom de famille apparaît pendant les siècles suivants dans les registres paroissiaux. Le texte en est : « Ci-gisent, honorable Remy Lacauche, en son vivant laboureur, demeurant à Bagneux et Colette Garnier sa femme, lequel Cauche trépassa le […] septembre 1540 et ladite Colette le […] ». 175 × 95 cm[45]. Elle fut trouvée brisée sous le clocher. La gravure représente les deux époux qui se regardent. Le mari porte une cotte très simple semblable à celle de Pierre Doucet. Son épouse porte une coiffe plate dite « à l'italienne » ornée d'un voile qui tombe sur la nuque. Sa robe a de larges manches et un chapelet pend à sa ceinture. À leurs pieds et à échelle réduite se tiennent leurs enfants debout, un garçon et une fille, les mains jointes, vêtus comme leurs parents[46]
  • no 13 (ou 5) : cette dalle en pierre calcaire blanche mesurant 215 × 95 cm est la plus ancienne de l'église. Il y est inscrit en lettres profondes et capitales gothiques : « Ci Gît Sire Yves Le Breton, clerc qui trépassa l'an de grâce 1274. Priez pour l'âme de lui »[47]. Elle ne comporte pas d'effigie et se trouvait dans le chœur.
  • no 14 (ou 1) : dalle funéraire en calcaire taillé et gravé de Pierre Doucet[48], fragmentaire, 150 × 60 cm, elle date de 1549, y est inscrit : « Honorable Pierre Doucet en son vivant […] lequel trépassa […] d'avril 1549 avant Pâques »[49]. Elle fut retaillée à une date inconnue. Le défunt porte une longue cotte munie de larges manches qui descendent jusqu'aux pieds. Cette sépulture se trouvait jadis dans le bas-côté sud près d'un pilier[50]
  • no ? : dalle funéraire en pierre gravée en deux fragments. 134 × 85 cm. Autre fragment carré, 80 × 80cm, XIIIe siècle[51].
  • no ? : Maugarny mentionne une pierre tombale du règne de Louis XII, brisée et placée en travers près du clocher entre le collatéral du midi et la nef, sur laquelle était gravé : « Ci gist honorable Pierre Baillet de Bagneux, lequel trespassa l'an 1506 après Pasques. Priez Dieu pour lui ». La gravure « d'une excellente exécution » représentait Pierre Baillet couché, les mains jointes. Charles Fichot en fit un dessin qui est conservé[Où ?][52].
  • Dalle funéraire de Pierre-Eugène de Surbeck et de son épouse inhumés devant l'autel de la Vierge, dalle disparue durant la Révolution.

Autres sépultures[modifier | modifier le code]

  • Messire Pierre Bernard, mort le dans sa maison de Bagneux, inhumé dans l'église[53].
  • Jean Tardif, chanoine de l'église de Paris.
  • Michel Richard, 31 ans en son vivant, vigneron, sonneur de l'Angélus et régleur de l'horloge, inhumé dans l'église le [réf. nécessaire].

Plaques commémoratives[modifier | modifier le code]

  • Plaque de fondation d'une messe par Philippe Chaillou, bourgeois de Paris, marchand de vin, XVIIe siècle, pierre gravée, 178 × 76 cm[54] Logo monument historique Classé MH (1862). « Les marguilliers de l'œuvre et fabrique de l'église paroissiale de Bagneux Saint-Herbland sont tenus de faire dire, chanter et célébrer, par chacun an à perpétuité, à l'intention de l'honorable Philippe Chaillou, marchand bourgeois de Paris et l'un des douze marchands de vins privilégiés de la cour et de la suite du roi, et de Dame Jehanne Courtois, sa femme, et leurs enfants, parents et amis, vivants et trépassés, les messes et services […] Tous les jours, avant de commencer la première messe sera chantée Ave Maria Stellaq tout au long, et l'oraison Concede nos:toutes les fois qu'on fera la procession, l'on chantera devant le crucifix Sancta et Immaculata tout au long […] En entrant devers le chœur pendant que Mr le curé ou le vicaire ira prendre la chasuble on dira Veni Creator tout au long et l'oraison par celui qui dira ladite messe et pendant que l'offerte se fera les deux petits enfants avec leur robe iront devant le crucifix chanter à haute voix: Un seul Dieu tu adoreras […] [Suivent nombre de détails sur les chants et gestes demandés]. Après le décès desdits fondateurs, les enfants iront chanter sur leur tombe; puis faire dire et chanter à perpétuité six messes hautes chaque année, à savoir : une la dernière fête de Pâques, une autre, à la dernière fête de Pentecôte, une autre, à la dernière fête de Toussaint, une autre, la dernière fête de Noël, une autre, le lendemain de Saint-Herbland [sic] patron de ladite église, et la dernière, le jour de Saint-Jacques et Saint-Philippe, premier jour de mai […] Et toutes les fois que la procession de Bagneux ira à Arcueil, et à la fin de la messe, monsieur le curé et les enfants de chœur chanteront sur la fosse de feu la mère dudit sieur Chaillou […] Pour ce faire, lesdits sieur Chaillou et sa femme ont donné 35 livres de rente, 2 petites robes et 2 bonnets à 2 petits enfants de chœur pour lui apprendre à chanter […] ». Il avait réussi à reconstituer le fief et la seigneurie de Garlande. Son frère Olivier était chanoine du Chapitre de Notre-Dame de Paris. Cette pierre était à l'origine sous le clocher, au niveau du pilier nord de la voûte romane.
  • Plaque commémorative de fondation d'une messe par Françoise Picard, morte en 1715, en marbre noir et blanc (1717), 140 × 70 cm[55] Logo monument historique Classé MH (1862). « Dame Françoise Picard, veuve de Messire Claude Boucot, conseiller, secrétaire du Roy, couronne de France et de ses finances, garde des rolles des officiers de France, décédée à Paris le , dans la 70e année de son âge, voulant donner des marques de sa piété à cette église, y a ordonné une fondation de douze saluts qui seront célébrés les premiers dimanches de chaque mois de l'année, à perpétuité, avec exposition du Très Saint-Sacrement de l'autel […] »[56]. Claude Boucot est mort en 1685, conseiller secrétaire du roi, il laisse à sa veuve Claude garçon âgé de 19 ans, Jacques François 17 ans, Nicolas 14 ans, Anthoine 12 ans[57]. c'est son frère, Claude Nicolas Boucot (mort en 1699) qui reprend sa charge[58].
  • Plaque commémorative en pierre : contrat notant de l'établissement par trois donateurs d'un maître d'école, 2e quart du XVIIIe siècle, 104 × 66 cm[59] Logo monument historique Classé MH (1862). « À la gloire de Dieu, établissement d'un maître d'école et de deux filles de charité pour l'instruction des enfants et le soin des pauvres malades - Par contrat passé devant Oudart, Artus Gervais, Pierre Masson, notaire au Châtelet, le , a été fondé à perpétuité un maître d'école pour instruire les jeunes garçons de cette paroisse, auquel il sera payé par la fabrique la somme de 200 livres, à prendre tant sur les revenus des fonds légués à cette fin par le testament de M. Louis Hugues le Jeune, vivant curé de cette paroisse qui consistent en une petite maison et jardin sis proche de l'église au pied du clocher et trois […] de rentes sur les aides et gabelles créées par contrats […] Et par un autre contrat par devant Claude Lefèvre et Louis Douet, notaires au Châtelet, le , ont été établies aussi à perpétuité deux filles de charité pour instruire les jeunes filles et soigner les pauvres malades à la subsistance desquelles a été pourvu à raison de 280 livres par an […] Pour la stabilité desquelles fondations ledit Sieur de Lessart a donné par contrat […] une maison sise en ce lieu à côté du midi de la sacristie avec jardin et dépendances pour y tenir école des filles et loger lesdites filles de charité. Et à l'égard de l'école des garçons et logement du maître, il a été, en 1727, construit des deniers fournis par quelques personnes de pitié de ladite paroisse une autre maison près du cimetière avec cour et jardin, de l'entretien de laquelle maison la fabrique en ce lieu est chargée à perpétuité : (1) La somme de 280 livres sera prise sur différents rentes données par Pierre Camusat, curé de la paroisse, Dominique Favier, avocat au Parlement de Paris et Philippe Brochant, bourgeois de Paris, sur sa maison de Bagneux. Philippe Brochant : avocat au parlement de Paris, bourgeois de Paris, conseiller secrétaire de la Maison, Couronne et Finances de France, apparaît sur les registres paroissiaux à partir de 1720. D'Argenson dans ses Mémoires, évoque pour l'année 1756, les « conciliabules » qui se tiennent dans sa maison : les mandements des évêques adhérant à l'archevêque Paris sont une pomme de discorde encore plus grande: les parlements vont faire le procès à ces évêques, les lettres de cachet qui les écartent n'y feront rien et donneront aux parlements de nouvelles matières à agir. À Bagneux, village entre Paris et Sceaux, se tiennent, les soirs, des conciliabules de parlementaires, où se trament tous les arrêtés que l'on va voir. C'est chez le Sieur Brochant, conseiller. Il y vient onze autres conseillers des plus fermes et des plus entreprenants. » Dominique Favier : avocat au parlement de Paris, puis juge et prévôt de Bagneux. Il hérite de son père, Nicolas Favier, avocat au Parlement de Paris, la partie sud de la propriété dite Maison de Richelieu, comprenant une maison à porte cochère et un parc clos. On le trouve dans les registres paroissiaux jusqu'en 1745.
  • Plaque commémorative en marbre blanc, de donation d'une maison aux pauvres faite par l'évêque Hippolyte de Béthune, comte de Verdun, et par la comtesse de Rouville, sa sœur, 95 × 65 cm, 1733[60] Logo monument historique Classé MH (1862). « D.O.M. Monseigneur Hippolyte de Béthune, évesque, comte de Verdun, et Madame Marie de Béthune, Comtesse de Rouville, sa sœur, ont par contrat passé par devant Mangin et Baudouin notaires royaux apostoliques à Verdun, le . Donné aux pauvres malades et saints de cette paroisse de Bagneux, la maison qui leur appartenait en ce lieu, et ont ordonné qu'il serait annuellement et à perpétuité célébré un service d'une messe haute pour le repos des âmes disdits seigneurs Évêque et de ladite dame, le jour le plus proche non empêché après le jour des morts, auquel jours des morts sera annoncé celui auquel ledit service sera célébré pour la fondation duquel service a été par contrat passé devant M(es) Linacier et Brussel, notaires à Paris le . Entre les sieurs curé marguillier et ladite dame et ladite fabrique, assignée la somme de 30 livres de rente par chacun an à prendre sur les arrérages et fermages provenant de l'emploi qui a été fait du prix de la vente de ladite maison, laquelle la somme de 30 livres sera distribuée, savoir à l'œuvre et la fabrique fourni les luminaires, ornements et autres choses nécessaires pour la célébration dudit service, 10 livres à Monsieur le Curé, 2 livres, 10 sols à M. le Vicaire, 1 livre au maître d'école, 1 livre aux enfants de chœur, 10 sols au sonneur et 3 livres aux pauvres de ladite paroisse qui assisteront audit service. Priez Dieu pour les fondateurs ».

Vitraux[modifier | modifier le code]

Des XVIe et XIXe siècles, ces derniers vitraux furent offerts par des paroissiens.

  • Crucifixion, baie 0, 4e quart du XVe siècle, entouré d'une composition décorative du XIXe siècle. En grisaille rehaussé de jaune, ciel bleu il fait 120 × 70 cm, placée au-dessus du maître-autel dans le chœur. Réemploi d'une Crucifixion du XVIe siècle peinte en grisaille et jaune d'argent au centre, décoration complémentaire du XIXe siècle[61],[62] Logo monument historique Classé MH (1862).
  • Visitation, 1873, baie no 3, en verre transparent, grisaille, jaune d'argent, 250 × 80 cm, ornementation à large bordure végétale de feuillage et fleuron. Offerte à la mémoire de Charles Determes et Anne Louise Henry son épouse.
  • Saint-Pierre, baie no 5, en verre transparent, grisaille, jaune d'argent, 280 × 90 cm, ornementation d'arcature, large bordure de fleurons de feuilles d'acanthe superposés. Un trou au niveau de l'inscription peinte en latin, offerte par la veuve et à la mémoire de Pierre Caillot[63].
  • Saint-Joseph, baie no 6, en verre transparent, grisaille, jaune d'argent, 220 × 100 cm, offerte par monsieur Lemercier[64].
  • Sacré-Cœur, 1870, baie no 7, en verre transparent, grisaille jaune d'argent, 280 × 80 cm, ornementation végétale et géométrique dans les grisailles décoratives entourant les scènes. Verrière signée « Bruin l'Aîné peintre-verrier 12 rue Chevert à Paris ». Offerte par Marie Huillier veuve Boys en 1870[65].
  • Sainte-Marguerite, baie no 8, en verre transparent, grisaille sur verre, 220 × 100 cm. Verrière offerte par Mme Lemercier en 1877[64].
  • Apparition à Madeleine, baie no 9, en verre transparent, grisaille sur verre, jaune d'argent, 280 × 80 cm, ornementation végétale et géométrique dans les grisailles décoratives entourant les scènes. Inscription peinte en latin. Offerte par P. C. Hinet, curé de la paroisse. Verrière signée Bruin peintre verrier à Paris.
  • La Vierge, baie no 11, en verre transparent, grisaille sur verre, jaune d'argent gravure à l'acide pour le cœur immaculé de Marie, 280 × 80 cm, décor de flamme et d'épée, ornementation à décor végétal et géométrique dans les grisailles décoratives entourant les scènes. Inscription en latin, peinte. Verrière de Bruin l'Aîné[65].
  • Baptême du Christ, 1870, baie no 13, en verre transparent, grisaille sur verre, jaune d'argent, 280 × 80 cm, ornementation végétale et géométrique dans les grisailles décoratives entourant les scènes. Inscription peinte, en latin. Verrière de Bruin l'Aîné[65].
  • L'Esprit de Saint-Hermeland, par Gilles Audoux, verrier clamartois, transept nord, offert par la Ville de Bagneux en 2019.

Fouilles et restauration[modifier | modifier le code]

La dernière campagne de restauration remontait à 1980, et ne fut pas une réussite puisque les pierres qui se désolidarisaient, furent jointes avec du ciment qui se révéla être avec le temps encore plus catastrophique, puisque certaines pierre furent desquamées et tombèrent au sol. La pollution, la végétalisation des interstices des fissures aggravèrent la détérioration de l'édifice. La mairie de Bagneux dès 2014 fit faire une un bilan complet des dégâts, et des possibilités de restauration pérenne, dans l'esprit des constructeurs de cette église. Celle-ci sera réalisée en trois phases, selon l'urgence de la situation. Les travaux commencèrent par le clocher qui devenait très dangereux pour les riverains, puis on passa à l'extérieur, côté par côté et la façade, le presbytère, puis l'intérieur en dernier. Les pierres changées, sont également de la même veine que la pierre dite « de Bagneux », provenant d'ailleurs de la même carrière que celle utilisée pour Notre-Dame de Paris, mais aujourd'hui fermée. Il a donc fallu trouver un banc identique mais un peu plus éloigné, en région parisienne, pour retrouver cette couleur ocre pâle. Cette pierre fut travaillée par des tailleurs de pierre, certes avec de l'outillage moderne, mais pierre par pierre à la façon du XIe siècle.

Campagnes de travaux 2018-2019[modifier | modifier le code]

Une campagne de rénovation est entreprise à l'initiative de la commune de Bagneux, propriétaire de l'édifice[66]. La première phase, prise en charge par la commune, concerne l'extérieur de l'église, notamment :

  • le ravalement complet du clocher et des façades ;
  • la reprise ou le changement des pierres endommagées, par les maîtres tailleurs ;
  • la révision des vitraux ;
  • la révision des descentes d'eau pluviale.

La seconde phase concerne l'intérieur de l'église :

  • à la charge de la commune :
    • chauffage : installation d'un chauffage performant par air pulsé (suppression des radiants) ;
    • électricité : mise aux normes et remplacement des projecteurs halogènes par des éclairages à LED ;
    • tribune de l'orgue : consolidation de la structure qui présente une déformation, rénovation des boiseries et sculptures ;
    • orgue : instrument de 1840, démontage et remontage, restauration intégrale et ajout de deux jeux supplémentaires initialement prévu à charge de la paroisse ;
    • vitraux : restauration de l'ensemble des vitraux ;
    • chapelle du Saint-Sacrement : création d'un vitrail côté tabernacle dans l'ogive actuellement bouchée ; suppression de la chape en ciment pour retrouver le dallage ancien ;
    • chapelle de la Vierge : restauration de l'autel et du retable, suppression de la chape de ciment pour retrouver le dallage ancien ;
    • chœur et stalles : réinstallation de part et d'autre du chœur des stalles anciennes en bois (XVIIe siècle) présentes dans l'église jusqu'au XXe siècle ; de ce fait suppression de l'estrade en bois, et installation d'un dallage en pierre.
  • à la charge de la paroisse :
    • création d'un autel en pierre noble et d'un ambon assortis à l'architecture de l'église ;
    • chaises et présentoirs : projet de remplacer l'ensemble disparate actuellement en place et très abîmé ;
    • sonorisation : remplacement de l'installation obsolète, par une nouvelle sonorisation.

Lors des travaux de restauration de 2019, un éclairage fut installé permettant de restituer les couleurs primitives des différents éléments du tympan de l'église, 60% de leur surface gardant des traces de polychromie. Les portes centrales furent changées et peintes dans une teinte rouge foncé (sang de bœuf), selon les recommandations de la DRAC.

L'église est restée ouverte pendant la durée les travaux. La DRAC a participé à hauteur de 700 000 euros; le Conseil départemental des Hauts-de-Seine, pour 450 000 ; le Conseil régional d'Île-de-France 400 000 euros, la ville de Bagneux pour 700 000, et le diocèse, et la paroisse à hauteur de 75 000 euros pour financer le montant des travaux s'élevant à 2 615 000 euros.

Fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

En 2019, pour l'installation d'un nouveau système de chauffage de l'édifice il fallut creuser le sol, mais en respectant la législation en vigueur, nécessitant un diagnostic archéologique. Trois sondages furent réalisés sur une superficie totale de 13,5 m2 à une profondeur d'un mètre environ. Le premier sondage fut réalisé à l'extérieur, sur le côté nord. On y a relevé des traces de différents niveaux de remblai, avec des traces de fosses sépulcrales, et quelques ossements humains, provenant des tombes existantes avant la construction du bas-côté nord.

Les deux autres sondages furent réalisés à l'intérieur de l'édifice, permettant de découvrir quatre sépultures avec simplement des restes de cercueils, quelques clous. Un crâne avec ses cheveux, et une dentition entartée y fut découvert, mais aucun objet ce qui rend la datation difficile. Seul un prélèvement osseux fera l'objet d'une étude au carbone 14 afin de dater ce crâne. Une étude des tessons de céramique enfouis dans les remblais a permis de les dater des IXe et XVIe siècles, dont les plus nombreux sont du XIIIe siècle, époque de la construction de l'église actuelle. Les archéologues pensent que les sépultures découvertes sont celles correspondantes aux dalles funéraires placées le long du mur intérieur de l'édifice. Des fouilles plus importantes sont programmées pour l'été 2019[67].

Inauguration après restauration de l'édifice[modifier | modifier le code]

Le à 15 heures eu lieu l'inauguration de l'église Saint-Hermeland restaurée, en présence de Michel Cadot préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, de Patrick Devedjian, président du département des Hauts-de-Seine, de Laurent Roturier, directeur de la DRAC d'Île-de-France, et Marie-Agnès Férault conservateur en chef des Bâtiments historiques DRAC d'Île-de-France, de Françoise Weets, architecte des Bâtiments de France, de Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux, conseillère départementale des Hauts-de-Seine, de Pascale Méker, adjointe au maire, chargée du Patrimoine, de Patrick Alexanian, conseiller municipal de Bagneux, attaché à la Culture, conseiller général des Hauts-de-Seine, le père Franck Javary, curé de la paroisse, ainsi qu'une foule nombreuse dont une partie resta debout sur le parvis. Un concert fut donné dans l'église à cette occasion, suivie d'une visite guidée de l'intérieur et de l'extérieur de l'église par Jean-Paul Mauduit, architecte du Patrimoine, et Gosia Kotula architecte du Patrimoine, directrice des travaux[68],[69],[70].

Iconographie ancienne[modifier | modifier le code]

  • Auguste Victor Deroy, L'Église saint-Hermeland de Bagneux, avant 1835, gravure d'après un dessin d'Isidore Laurent Deroy[71].
  • R. Bugeaud, l'Église et rue Chrétien sous la neige, huile sur toile, localisation inconnue[72].
  • L'église Saint-Hermeland après le bombardement du 13 octobre 1870, photographie anonyme[73].
  • François Delpech, Église Saint-Hermeland de Bagneux, le chevet, lithographie[74].

Lieu de culte[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hermeland est le seul lieu de culte de la paroisse catholique Saint-Hermeland de Bagneux[75],[b].

Dédicace[modifier | modifier le code]

La paroisse est sous le vocable de saint Hermeland (Sanctus Hermelandus) qui fut abbé d'Indre, dans le diocèse de Nantes en Bretagne, et qui mourut vers 700. Sa fête est célébrée le 18 octobre. Sa mort, qui est également célébrée, se situe vers le 25 mars. Il s'agit probablement du jour où ses reliques furent reçues. Le martyrologe de Notre-Dame de Paris contient cet extrait : « Andegavis, Sancti Erblandi, Abbatis ». Ce texte fut rédigé sous le règne de Louis IX. Les calendriers, antiphonaires parisiens du même siècle, portent également au même jour : « Erblandi, Abbatis memoria » écrit parfois Herblandi.

Quel que soit le saint Herbland qui sert de patron à cette église dont elle reçut des reliques au XIIe siècle, le culte de ce saint patron de Bagneux était réputé au milieu du XIVe siècle puisque le lieu était désigné sous le nom de Bagneux-Saint-Eurblanc et que, le jour de sa fête, une grande partie de tout le Châtelet de Paris venait en grand apparat et y dînait[76].

Historique[modifier | modifier le code]

En 829, l'évêque de Paris donne les terres de Bagneux avec ses dépendances et son église cathédrale aux chanoines de son église afin d'assurer leur subsistance et le luminaire de la cathédrale[77]. Les terres de Bagneux appartenaient donc au chapitre de l'église Notre-Dame de Paris jusqu'à la Révolution. Elles sont mentionnées pour la première fois dans une charte de Charles-le-Chauve du . Il est fait mention par deux fois de la présence d'une église à Bagneux dans un diplôme de Lothaire et Louis V, confirmant la possession de chartes antérieures « Baniolum cum Ecclefia et altare ceterif que appenditiis », expression reprise dans la bulle de Benoît VII[78].

Il n'est pas certain que l'église primitive fut au même emplacement. Tout d'abord, elle ne jouit pas de tous les droits seigneuriaux. Par la suite elle avait le droit de basse, moyenne et haute justice. Elle était selon les historiens Toulouze et C. A. Maugarny au nord-ouest du village près du chemin qui conduisait au grand Montrouge, et que M. Chapelier fit annexer à sa propriété de Garlande avec la consentement du Chapitre de l'église de Paris en 1653. Il n'en restait alors que la partie souterraine à l'intersection de ce qui est aujourd'hui la rue Jean-Baptiste Fortin (jadis rue de Châtillon, et la rue Froide[79]. En 1937, lors des travaux du percement de ce qui est aujourd'hui la rue Jean-Baptiste Fortin, on découvrit cette crypte qui s'avéra être bien plus récente et faisait partie de l'ancien prieuré des Billettes. Elle fut comblée et se trouve sous la route.

Cette ancienne église fut le théâtre le d'une magnifique cérémonie qui attira grand nombre de fidèles dans l'église Saint-Hermeland qui sortirent en procession en direction de la chapelle Saint-Prix de Fontenay, alors enclavée à Bagneux pour recevoir provisoirement le dépôt des reliques de la « vraie » croix envoyé par le grand chantre de l'église de Jérusalem Anseau. En tête de la procession le chapitre de Paris avec son doyen et les trois archidiacres, tous trois connus de l'histoire d'abord Étienne de Garlande, puis Guibert (Girbert) qui deviendra évêque de Paris après Galon, l'actuel titulaire qui ferme la marche avec deux autres évêques, celui de Senlis : Hubert (us), et celui de Meaux : Manassé Ier, puis finalement l'illustre Guillaume de Champeaux dont se réclama la philosophie et qui fut maître d'Abélard. Le cortège prit le morceau de la croix et repartit en direction de l'église Saint-Clodoald de Saint-Cloud, puis y retournèrent le dimanche suivant pour la conduire à l'église cathédrale de Paris.

Le nécrologe de cette église mentionne que le roi Henri Ier donna à l'église de Bagneux la dîme de bled et de vin et que la voirie du même lieu fut donnée par Louis le Gros. Par un diplôme de 1155, Louis VII abolit tous les droits de gîte ou de procuration que ses officiers levaient dans plusieurs terres du même chapitre, y compris à Bagneux. Ce même prince, croyant que certains hommes de cette terre lui appartenaient, les rendit la même année. Il conserva néanmoins la coutume par laquelle si un cerf du chapitre épousait une femme serve du roi, leurs enfants appartenaient au roi. Dans les siècles suivants, les chanoines firent quelques traités avec les habitants.

En 1125, la charte d'Étienne de Senlis, touchant à la distribution du pain de carême aux chanoines de Notre-Dame et qui assigne pour cela une redevance de bled à prendre sur le revenu de six églises, marque l'église de Balneolo pour le paiement de ce qu'on appelait « unum modium frumenti ».

La cure, désignée sous le nom de Balneolis dans le pouillé du XIIIe siècle, est à la nomination du chapitre de Notre-Dame de Paris. Celui du XVe siècle la nomme Balneola au féminin. Les pouillés des XVIIe et XVIIIe siècles attachent la présentation de cette cure à la 34e portion dans le partage des prébendes de Notre-Dame. Il y avait vers 1240 une censive appelée Cenfiva de Moncello[80].

Geoffroy de Pont-Chevron, doyen du Chapitre de Notre-Dame de Paris en 1225[81], traita en 1264 avec les habitants de Bagneux[82]. La même année le chapitre de Paris accorde aux habitants de Bagneux que le prévôt de Paris, ni personne d'autre ne put lever sur eux le droit de tolte, par la force, ni les contraindre d'aller aux chevauchées, à moins qu'ils n'eussent commis quelque forfait. Ils prétendaient n'être ni taillable sauf lorsque le chapitre faisait un rôle pour les subventions royales en cas de guerre. Mais cette même année 1264, le chapitre imposa sur eux par le ministère de leurs jurés la somme de 60 sols en qualité d'hommes de corps. Cela se fit en présence de trois officiaux : l'official de Paris et ceux des archidiacres Jean et Garnier. Deux ans plus tard, en 1266, ils achetèrent leur liberté du même chapitre moyennant la somme de 1 300 livres.

Tout au long des XIIe et XIIIe siècles, de nombreux habitants de Bagneux léguèrent à l'église de Paris les biens qu'ils possédaient à Bagneux : terres, vignes, maisons ou prés.

Tout le territoire de la paroisse ne dépendait pas que du chapitre de Notre-Dame de Paris. Il restait quelques cantons[83] comme l'indique le rôle des redevances de Montlhéry sous Philippe-Auguste : « Ivellacius est homo ligius Regis de hoc quod habet apud Biefvre et Balneolis ». Dans le compte du revenu du même prince en 1202, un des articles des recettes portes ces mots : « De Majoria Balneolorum, quator libræ quinque folidi »[84]. Henri Sauval nous apprend que le village de Bagneux devait autrefois du vin et de l'avoine au roi[85].

En 1358, parmi les droits du concierge du palais spécifié par le roi Jean II le Bon : « Et aussi plusieurs héritages assis à Baigneux-Saint-Eublanc[86] et au terroir d'environ, trois chapons et demi et trois pains et demi, payés audit Palais audit Concierge ou à ses gens le lendemain de Noël chacun an »[87].

Le domaine avait au XVe siècle quelques rentes sur des vignes au finage de Bagneux. En 1472, Louis XI remit à Jean Le Boulanger, premier président du parlement de Paris, la rente sur quatre arpents de vigne situés en ce lieu qui lui appartenait à cause de Marie Chevalier, sa femme[88].

Un arrêt de la Chambre des comptes de 1543 autorise Pierre Rougeoreille à bâtir un moulin à vent au territoire de Bagneux. Dans un procès-verbal de la coutume de Paris du 1580, les abbayes de Sainte-Geneviève de Paris prennent chacune le titre de seigneur en partie de Bagneux. Déjà en 1123, l'évêque de Paris, monseigneur Guibert ou (Girbert, mort en 1123), donna à l'abbaye Saint-Victor de Paris plusieurs arpents de vigne au finage de Bagneux. La bulle que le pape Alexandre III délivre en 1163 à l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris confirme que tous les biens et domaines : « apud Balneolum et Fontanetum, terras, nemora et prata ».

En 1667, le curé et les marguilliers de l'église reçurent l'autorisation de fonder une confrérie des saints Herbland et Nicolas, saint Pierre et saint Paul, dont la fête était fixée au dimanche après le .

Le , un arrêt du parlement contre le curé de Bagneux ordonne l'exécution d'un testament portant que des religieux feront les services à la paroisse de Bagneux[89].

Lors de la Révolution de 1789, l'église est le lieu des réunions débouchant sur la signature du cahier des doléances le . Le rédacteur est Darigand, avocat au Parlement qui exprime les doléances communes de la population. On y trouve la réprobation des paysans qui accusent les chasses du roi d'entretenir du gibier qui ravage les récoltes, d'avoir des impôts trop lourds dont celui « des droits rétablis », comme étant dans la banlieue de Paris. Le , les habitants de Bagneux se réunissent à l'église pour désigner les électeurs des six gardes nationaux devant se rendre au Bourg-la-Reine le 4 juillet suivant pour désigner les députés qui iront, le 14 juillet, au nom de tous les habitants, prononcer le serment civique à Paris.

Gabriel Floret, curé de Bagneux, rend compte de sa gestion des biens de la cure pendant l'année 1790. Sur leur déclaration, les maire et officiers municipaux de Bagneux certifiant que leur curé se trouve dans l'impossibilité de fournir un état exact en raison des frais d'exploitation dont il n'a pas tenu registre, et évaluent le revenu net de la cure à 2 400 livres, et même à 3 000 pour la présente année[90].

Le , la municipalité de Bagneux délibère sur un emprunt de 400 livres contracté sur les deniers de la fabrique de Saint-Herbland, en vue de l'achat de 12 fusils avec leurs baïonnettes, de lit de camp et de guérite pour le service du corps de garde, attendu la pénurie d'armes, et nomination de commissaires, entre autres le capitaine de la garde nationale, pour l'achat desdits fusils[91].

L'église reconvertie en temple de la Raison reçoit le 24 brumaire an II () un grand nombre d'habitants qui constitue alors une Société populaire des amis de la Constitution. Cette société organise la vie quotidienne des habitants, s'occupant de l’approvisionnement en nourriture, des récoltes, de l'ordre et de la police. Elle tient tous les jours réunion au sein du temple de la Raison avec à sa tête le curé Gabriel Floret. Les procès-verbaux de cette société cessent le avec la chute du Comité de salut public lors du coup d'État du 9 Thermidor[92].

Donations et legs à l'église de Bagneux[modifier | modifier le code]

  • vers 1100 : Adam, préchantre.
  • 1221 : Radulphe Pocquet donne des vignes et d'autres biens situés en ce lieu, afin de doter une chapellenie de l'église Notre-Dame que l'on croit être l'une de celles de S. Léonard.
  • XIIIe siècle : Matthieu de Beauvais, chanoine assigna ce qu'il avait de vignes au même lieu de Bagneux.
  • vers 1250 : Noël, official de Paris donne une maison, des vignes et des terres à Bagneux.
  • XIIIe siècle : Hildegarde donne cinq arpents de vignes dont le vin servira au chapitre en temps de carême.
  • XIIIe siècle : Guillaume de Varzy, chanoine de Paris, lègue quatre arpents de vignes dans le canton de Trocoustant.
  • 1270-1280 : Simon de Sévre donne un canton de terre nommé Boutervilliers sur la paroisse de Bagneux.
  • 1297 : Geoffroy de Gien, chanoine et pénitencier de Paris, lègue plusieurs pièces de terres, les unes dans le canton de Bagneux appelé Garlande, et d'autres dans celui nommé Paroy en la censive du chapitre.
  • XIIIe siècle : maître Hervé le Breton, diacre, y assigna du revenu sur sa vigne de Lozeret, située en allant sur Fontenay et il donna plusieurs arpents de terre que Gervais Jeancolet de Clinchamp (?-Rome.1287), chanoine de Paris, cardinal prêtre, prit à bail.

Dîmes[modifier | modifier le code]

  • Dîmes : rentes sur les dîmes de Fontenay, Herbland et Châtillon appartenant aux religieuses de Notre-Dame de Gif, puis sur un tiers des dîmes de Fontenay et Châtillon, 1361-1498 (d. 15)[93].

Liste des curés de la paroisse[modifier | modifier le code]

  • 1196 : Erardus[94]. Il est témoin dans un acte de Maurice de Sully où il est désigné comme « Erardus presbyter de Baniolis ».
  • 1463 : Pierre Lomer, (Lornier), absent le dernier jour de janvier, lors de la visite archidiaconale remplacé par Richard Lomer. On y apprend que le nombre des paroissiens est de soixante en tout, qu'il n'y a pas de sage-femme. Le visiteur a chargé les marguilliers de faire dresser un nouvel inventaire, et de plus de prendre soin de se procurer de nouveaux ornements pour diacre et sous diacre avant la fête de la saint Jehan[95]
  • 1470-1500 : Jean Mouchard, connu par le compte-rendu de sa visite de l'archidiaconé de Josas, le 26 juin 1470[96],[97]. Il ne réside pas sur place, mais à Paris et le ministère est assuré par Odon Follet. Il y a alors 70 habitants. La paroisse ne compte pas d'excommuniés, la sage-femme est Jehanne, femme de Jehan Beaufilz.
  • 1548 : Philippe de Maugarny, prêtre docteur régent en la faculté de théologie en l'Université de Paris, curé de Bagneux et de Villiers-sur-Marne, demeurant à Paris au collège de Navarre[98]
  • 1561 : Jean Baillon, prêtre vicaire de Bagneux (92). Constitution , moyennant 480 livres, de 40 livres de rente à Jean Bellair, chapelain du collège de Navarre par Jean Baillon et trois laboureurs de Bagneux[99].
  • 1605-1645 : Pierre Tourbier[100].
  • 1672-1691 : René Camusat, cité en 1672 dans un procès pour empêcher l'exécution du testament fait le 24 février 1669 par Gabrielle de Moncuit, veuve de Jean Sourlicq, capitaine d'une compagnie de Gardes Suisses, cité à cette date de 1691 dans une donation[101].
  • 1688-1719 : Louis Hugues le Jeune, semble être le principal artisan de la création d'écoles à Bagneux, cité sur la pierre de fondation de 1725 alors qu'il est déjà mort.
  • mort en 1719 : Jacques Guiot, vicaire, inhumé dans l'église à cette date.
  • 1718 : Étienne, docteur en Sorbonne, curé, il signe également la lettre écrite à son éminence le cardinal de Noailles, au sujet du jugement rendu contre l'évêque de Senez: Jean Soanen en mars-avril 1718, ainsi que son vicaire Vigier. Ils font partie des appelants contre la Bulle Unigenitus[102].
  • 1725 : Pierre Camuzat[103], au sujet duquel il, est dit qu'il fit un long ministère, participa à l'établissement des premières écoles ainsi qu'en fait foi un contrat gravé dans la pierre de fondation en calcaire blanc, placée en son temps à l'entrée de l'église, et destinée à ce que l'on sache que la fondation à perpétuité d'un maître d'école et de deux sœurs de la Charité pour l'instruction des enfants et le soin des pauvres malades était leur œuvre. Cette pierre qui se trouvait en 1984 sous le clocher, sur le pilier nord de la voûte en berceau, mentionne que les fonds nécessaires au fonctionnement de ces deux écoles (garçons et filles) étaient fournis par deux curés de Bagneux sur leurs propres ressources : Pierre Camuzat et Louis Hugues le Jeune, ainsi que par Paul de Laistre maître de la Chambre aux deniers, Dominique Faver avocat au Parlement, Philippe Brochant bourgeois de Paris, Flory de Lessart, président des Trésoriers de France.
  • 1760-1776 : François de Chabannes de Rhodes (vers 1706-1782), docteur en théologie, curé de Bagneux nommé à la cure par le Chapitre de Notre-Dame de Paris, en poste à cette date, il fait construire l'ancien presbytère sur ses propres deniers. Il est mort le 11 juin 1776, et fut inhumé dans le chœur de l'église. Ce curé a laissé des traces dans les Archives nationales de France du fait de son badinage avec deux filles le , il a alors 51 ans[104].
  • 1789 : Nicolas Cordier[105],
  • 1789-vers 1793 : Gabriel Floret, successeur et neveu de Chabannes de Rhodes. Le , sous l'Assemblée constituante, il participe à la vie municipale en autorisant Alliette, syndic municipal, à se joindre aux autres députés pour se concerter sur ce qui doit être présenté aux États généraux de 1789. Le 15 août et le 6 septembre, il est membre d'une assemblée municipale qui organise la Garde nationale. Le il est désigné président de la municipalité à l'unanimité. Pour être en conformité avec les décrets de l'Assemblée Constituante, il fait la déclaration des biens de l'église le . Le , il participe à la prestation du serment civique à l'église Saint-Hermeland de Bagneux et chante avec tous les citoyens un Te Deum. Le 24 brumaire An II (), il adhère à la Société populaire de Bagneux qui a pour fondement la Déclaration des droits de l'homme et la défense de la Constitution présentée le . Il en reçoit le sextidi ventôse An II (),un certificat de civisme. L'église devient alors un temple de la Raison et du culte de l'Être suprême.
  • 1805 : Filastre. Dans un texte du 30 fructidor de l'An XIII (), il se désigne comme desservant de l'église de Bagneux, il devient ensuite curé[106]. Le , Eugénie Renique lui revendit l'ancien presbytère, connue depuis sous le nom de maison Masséna[107].
  • 1823 : Charles Torracinta (né en 1798)[108], nommé en 1823[109], actif en 1829[110].
  • 1844 : Salesse, actif à cette date.
  • 1859 : Auger, actif à cette date.
  • 1870 : P. L. Hinet, actif à cette date.
  • 1870-vers 1900 : Paul-Armand Klein (1846-1911)[111].
  • 1912 : Gaston Philippe Landrée (né en 1865), actif à cette date[112].
  • 1929 : abbé Boulogne. Se plaingnant de l'état de son église au chanoine G. Archambault, celui-ci lui répond : « Il faut avouer aussi que d'importants délabrements font souffrir votre belle église dans ses voûtes et dans ses murs et menacent de la laisser s'abîmer dans une ruine complète »[113].
  • 1940 : Albert Petit. L'occupant allemand envoya une cloche de l'église à la fonte pour récupération du métal au cours de son ministère[114].
  • 1984 : Jean Mouillade.
  • 2012 : Jozef Zwolinski.
  • 2018 : Franck Javary.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome troisième, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey (réédition), 1883 (réédition), 600 p. (lire en ligne), p. 565-572.
  • Nicolas-Michel Troche, Mémoire historique et archéologique sur la commune et l'église paroissiale de Bagneux, canton et arrondissement de Sceaux, Éd. Arlon, 1866, 31 p.
  • Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve au XVIIIe siècle : ancien diocèse de Paris : tome 3, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Collection de documents inédits sur l'histoire de France publiés par les soins du ministre de l'Instruction publique », , 802 p. (lire en ligne), p. 557-578.
  • Georges Poisson, Évocation du Grand Paris, t.I, Les Éditions de Minuit, 1956, p. 406-679.
  • René Rousseau, « Les dalles à effigies gravées de l'église de Bagneux, un musée lapidaire d'une importance rare », Bulletin de l'Association des Amis de Bagneux, no 2, 1er semestre 1974, p. 11-18.
  • René Rousseau, « Les pierres de fondation de Saint-Hermaland », Bulletin de l'Association des Amis de Bagneux, no 4, 1976, p. 17-26.
  • M.L. Ternat, « Un vieux registre des actes paroissiaux perdu et retrouvé, réflexions sur le jansénisme », Bulletin des Amis de Bagneux, no 4, 1976, p. 27-29.
    Reproduction et commentaires d'une ordonnance de Hardouin de Péréfixe, relative à la condamnation de l'Unigenitus copié dans le registre paroissial de 1664, Archives des Hauts-de-Seine.
  • René Rousseau, « À propos de l'enseignement populaire à Bagneux en 1724 », Bulletin des Amis de Bagneux, no 5, 1977, p. 9-11.
    Complément et précisions sur le climat religieux qui présida à la fondation des petites écoles par Claude Naudin.
  • Marie-Charlotte Delmas, Notices sur l'église St Hermeland de Bagneux, Ville de Bagneux, TDR réalisations Décalog, 2007.
  • Eugène Toulouze, Histoire d'un village ignoré (Balneolum), préface de M. H. Morin, Paris, Éd. P. Schmidt, 1898, p. 82, dessins à la plume.
  • Collectif, « Église Saint-Hermeland de Bagneux, monument historique XIIe et XIIIe siècle », Les Amis de Bagneux, no 9, 1984.
  • Madeleine Leveau-Fernandez et Antoine Bertoncini, Bagneux des origines à nos jours, Ville de Bagneux, 1986, p. 22-37, 256 p. (ISBN 2-9500846-0-5).
  • Antoine Guillois, « Documents et souvenirs », sur archives municipales de Fontenay aux Roses, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le parrain en étant Jean-Jacques de Surbeck (1644-1714), capitaine des Gardes suisses et gendre d'Henry Chapelier, propriétaire du château de Garlande, et Marie Salomé Hessy, épouse de François de Reynold, lieutenant-colonel du régiment des Gardes suisses.
  2. La chapelle Saint-René qui dépendait de cette paroisse dépend en 2019 de la paroisse Sainte-Monique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guillois 1907, p. 24.
  2. Bagneux Infos, no 247, octobre 2016, p. 10
  3. Notice no PA00088067, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. a et b Joseph Delort, Mes voyages aux environs de Paris, t.I, Paris, chez Picard-Dubois, 1821, pp. 116-117.
  5. Bulletin des Amis de Bagneux, n°9, 1984, {{p.[25}}.
  6. Bulletin des Amis de Bagneux, n°9, 1984, p. 27.
  7. Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, 5 vol., 1754-1757 ; nouvelle édition, Paris, Féchoz-Letouzey, 1883-1893, 7.vol, portraits et plans, In-8°.
  8. Notes manuscrites de Ferdinand de Guilhermy citées in « Église Saint-Hermeland de Bagneux, monument historique XIIe et XIIIe siècle », Les Amis de Bagneux, no 9, 1984.
  9. Auguste Victor Deroy, L'Église saint-Hermeland de Bagneux, avant 1835, gravure d'après un dessin d'Isidore Laurent Deroy.
  10. Notes manuscrites de Guilhermy[réf. non conforme].
  11. Guillois 1907, p. 39.
  12. Procès-verbaux de la Société populaire de l'An II, in Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 18.
  13. 1 × 6 m.
  14. Poisson, op. cit., p. 406, la tribune y est datée du XIVe siècle.
  15. Pierre Dumoulin, Inventaire des orgues des Hauts-de-Seine, Éd. Klincksieck, 2000.
  16. Association pour l'expansion et la coordination des activités régionales musicales d'Île-de-France, Inventaire des orgues du département des Hauts-de-Seine, ministère de la Culture, 1981-1982.
  17. La cuve à deux compartiments mesure 40 × 85 × 62 cm, le socle mesure 40 × 76 × 53 cm avec un décor sculpté.
  18. Notice no IM92000874, base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. 18 × 80 × 56 cm) repose sur un support qui mesure 68 × 22 28cm
  20. Notice no IM92000875, base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. Dimensions : 53 × 29 cm, jouée et l'abattant : 58 × 24 × 15 cm.
  22. L'autel mesure 100 × 250 × 62 cm, le gradin : 28 × 40 cm, les lambris : 60 cm, les portes : 200 × 100 cm
  23. Jean Lebeuf, op. cit.. pp. 408-409.
  24. Ses dimensions sont de 96 cm de haut sur une longueur de 190 cm et une largeur de 90 cm, le retable s’élève à 290 cm pour 240 cm de large.
  25. Caroline Girard, « Un tableau de Pascal Dagnan-Bouveret retrouvé à Bagneux », latribunedelart.com, 22 septembre 2019.
  26. « Esquisse pour l'église de Bagneux : Saint Herbland », notice sur parismuseescollections.paris.fr.
  27. Guillois 1907, p. 50.
  28. Notice no IM92000873, base Palissy, ministère français de la Culture
  29. Notice no IM92000872, base Palissy, ministère français de la Culture.
  30. La numérotation par parenthèses est celle de l'Inventaire général du patrimoine culturel du conseil régional d'Île-de-France (réf : IM92000883).
  31. Notice no PM92000014, base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. Les Amis de Bagneux, n°9, 1984, p. 36.
  33. Notice no PM92000008, base Palissy, ministère français de la Culture.
  34. Bleuze est un nom de famille apparaissant au cours des siècles dans les registres de la paroisse, la notice de la base Palissy orthographie le nom avec un « S » et non un « Z ».
  35. Notice no PM92000013, base Palissy, ministère français de la Culture.
  36. Notice no PM92000015, base Palissy, ministère français de la Culture.
  37. Notice no PM92000010, base Palissy, ministère français de la Culture.
  38. La chapelle Notre-Dame-au-Mont, dite aussi Notre-Dame-du-Mont, fut construite entre 1339 et 1342 par Pierre Coquerel, secrétaire de Philippe IV Le Bel, qui s'y fit inhumer en 1347. Le service en était assuré par les Mathurins de Saint-Nicolas (cf. Dominique Vernaud « Verberie, chapelle de Notre-Dame-au-Mont », sur Églises de l'Oise. Art roman et gothique). Ces religieux desservaient également la chapelle Saint-Nicolas du dit lieu en plus du couvent des Mathurins de Verberie (cf. « Le couvent des Mathurins » sur ville-verberie.fr). Ces religieux étaient chanoines et Nicolas Meunier fut général de leur ordre de 1509 à 1545, qu'il résigna à la fin de sa vie au profit de son neveu Philippe Meunier, mais que c'est son frère Thibaud Meunier qui devint général de l'ordre en 1546 (cf. Louis Moréri, Grand Dictionnaire historique…, t. X, Paris, 1759, p. 344).
  39. Les Amis de Bagneux, n°9, 1984, pp. 32-35.
  40. Reliés entre eux par des joints de ciments. Il manque le 5e morceau.
  41. Notice no PM92000012, base Palissy, ministère français de la Culture.
  42. Elle fut remarqué par Guilhermy et décrite par Anatole Perrault-Dabot (1854-1936), archiviste de la Commission des monuments historiques, inspecteur général adjoint des monuments historiques, historien et archéologue.
  43. Notice no PM92000006, base Palissy, ministère français de la Culture.
  44. Orthographe des Archives de la ville de Bagneux, alors que la base Palissy le nomme Rémi La Chuche.
  45. Notice no PM92000009, base Palissy, ministère français de la Culture.
  46. Les Doucet, Lacauche, Garnier, Delasalle, Bleuze sont des laboureurs vignerons. Leurs noms reviennent souvent au cours des siècles dans les actes paroissiaux et les documents civils[réf. nécessaire].
  47. Notice no PM92000007, base Palissy, ministère français de la Culture.
  48. La notice de la base Palissy orthographie « Douret ».
  49. Notice no PM92000011, base Palissy, ministère français de la Culture.
  50. Les Amis de Bagneux, 1984, n°9, p. 31.
  51. Notice no PM92000005, base Palissy, ministère français de la Culture.
  52. Les Amis de Bagneux, n°9, 1984, note 34, p. 39.
  53. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 55.
  54. Notice no PM92000017, base Palissy, ministère français de la Culture.
  55. Notice no PM92000018, base Palissy, ministère français de la Culture.
  56. Notes : Claude-Nicolas Boucot appartient à une famille qui a occupé des charges au sein de la chancellerie royale aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ainsi, dans la notice consacrée à Jacques Boucot qui devient secrétaire du roi en 1733, Christine Favre-Lejeune mentionne comme aïeul Claude Boucot, avocat, receveur des domaines et octrois mort en 1699, et affirme, en citant, que cette famille « sert depuis plus de cent ans dans des charges et emplois distingués de garde des rôles des offices de France » ( Les secrétaires du roi de la Grande Chancellerie de France, Paris, Sedopols, 1986, t. 1, p. 256-257). Cette patrimonialisation est confirmée par la consultation des registres d’expédition de la maison du roi où un descendant probable, Nicolas Boucot, obtient en 1740 le droit d’exercer les fonctions de la charge de garde-rôle des offices de France (AN, O1 84, f. 588). Sa fonction de « Garde-rôle des offices de France, conseiller, secrétaire du roi » est également citée par Françoise Bléchet, p. 67 et Michel Marion, p. 274. Ce dernier y ajoute la qualité d’avocat, receveur des domaines et octrois. Ces renseignements restent très lacunaires et redondants. L’ Histoire chronologique de la Grande Chancellerie de France (Paris, 1710) d’Abraham Tessereau permet de mieux cerner la carrière de Claude-Nicolas Boucot. Il quitte les fonctions de lieutenant particulier des eaux et forêts de France au siège général de la Table de Marbre du Palais à Paris pour succéder, le 10 septembre 1685, à Claude Boucot, son défunt frère, dans l’office de « conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, garde des rolles des offices de France, controlleur général de l’augmentation du sceau » (t. II, p. 141). Après sa mort, c’est son neveu, François Boucot, qui lui succède au même office le 1er août 1699 (t. II, p. 378).Il semble, d’après le titre du catalogue, qu’il fut surtout connu comme garde des rôles des offices de France, fonction importante qui consistait à tenir à jour les listes de tous les offices disponibles avec le montant de la taxe que chaque nouvel officier devait verser à son entrée en fonction (Bernard Barbiche, Les institutions de la monarchie française à l’époque moderne, Paris, PUF, 1999, p. 164). Edmond Bonnaffé nous apprend que Nicolas Boucot est nommé en bas du tableau votif de Largillière, à l’église Saint-Étienne-du-Mont. Bibliographie : Martin H., « Le Cabinet d’estampes de Claude Boucot » dans Mélanges offerts à M. Henry Lemonnier…, Archives de l’art français, nouv. période, VII, 1913, p. 255-271 ; Antoine Schnapper, Curieux du grand siècle, les collectionneurs d’art au XVIIe siècle, Paris, Flammarion, 1994 et Le Géant, la licorne et la tulipe, Paris, Flammarion, 1998. (Source : Esprit des livres) Dans sa bibliothèque.
  57. AN et C, 372. AN Y 10832 dit 3 octobre (rayé) décembre à la place rue le quai de la Porte Saint-Bernard
  58. beta.biblissima.fr.
  59. Notice no PM92000019, base Palissy, ministère français de la Culture.
  60. Notice no PM92000020, base Palissy, ministère français de la Culture.
  61. Notice no PM92000004, base Palissy, ministère français de la Culture.
  62. Notice no IM92000878, base Palissy, ministère français de la Culture.
  63. Notice no IM92000877, base Palissy, ministère français de la Culture.
  64. a et b Notice no IM92000876, base Palissy, ministère français de la Culture.
  65. a b et c Notice no IM92000879, base Palissy, ministère français de la Culture.
  66. Inauguration de l’église Saint-Hermeland de Bagneux après deux ans de travaux
  67. Valérie Maillet, « Fouilles fructueuses à Saint-Hermeland », Bagneux infos, no 276, mai 2019, p. 36.
  68. David Livois, « À Bagneux, la « petite Notre-Dame » s’offre une seconde jeunesse », sur le site du quotidien Le Parisien, (consulté le 20 janvier 2020).
  69. Caroline Girard, « Inauguration de l’église Saint-Hermeland de Bagneux après deux ans de travaux », sur le site du magazine La Tribune de l'art, (consulté le 20 janvier 2020).
  70. « Inauguration de Saint-Hermeland restaurée », sur le site de la mairie de Bagneux (consulté le 20 janvier 2020).
  71. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984.
  72. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 11.
  73. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 54.
  74. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 61.
  75. Liste des paroisses, sur le site du diocèse de Nanterre, le .
  76. Henri Sauval (1623-1676), t.3, p. 498 ad an k 491, cité par Jean Lebeuf, Histoire du Diocèse de Paris et contenant la suite des paroisses du Doyenné de Châteaufort, t.IX, Paris, Chez Prault, 1757, p. 408.
  77. « Baniolum cum ecclesia et altare ceterisque appenditiis. », cité in Eugène Toulouze, Balneolum, Histoire d'un village ignoré, 1898.
  78. Hist. Eccl. Paris, T.I, p. 553[réf. non conforme].
  79. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 63.
  80. Nécrologe de Notre-Dame, Necr. Eccle. Par. 3 dec., cité par Lebeuf in op. cit., t. IX, p. 414.
  81. M. Le Maire, Paris ancien et nouveau…, Paris, 1697 chez Nicolas Le Clerc, t.I, p. 104.
  82. Gallia Chistiana, cité par Lebeuf.
  83. De l'Occitan canton, signifiant « chant » (côté), et de l'ancien français cant (« coin »).
  84. Preuve du traité des fiefs, p. 155, cité par Lebeuf, p. 412-413.
  85. Henri Sauval, Paris ancien et moderne (1656) ms, texte revu et publié par Claude-Bernard Rousseau, sous le titre : Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, 1724, t.II, p. 445, cité par Lebeuf, Ms Richeleus Bibl. Sorb, n, 135.
  86. Quelques copistes de ces lettres ne connaissant pas saint Erbland, patron de Bagneux, ont écrit dans le Registre des chartes « Saint Œuf et blanc ».
  87. Recueil des ordonnances, t.III, p. 314.
  88. Mémoire de la Chambre des comptes, vers 1472, cité par Lebeuf, op. cit., p. 413.
  89. Mémoire du clergé, t.III, p. 390. cité par Lebeuf, op. cit., p. 409. et par Pierre Toussaint Durand de Maillane, 1761, chez Cl. Jean-Baptiste Bauche, t.I, pp739-740/795.p.
  90. Archives nationales, 187, S.3523, dans Registre général des sources manuscrites de l'histoire des paroisses pendant la Révolution française, Alexandre Trutey, t.7, Assemblée législative 1790.
  91. 188- 30 juillet 1792. Extrait du compte de la fabrique, Archives nationales, II 3737, fol. 328.
  92. Madeleine Leveau-Fernandez et Antoine Bertoncini, Bagneux des origines à nos jours, Ville de Bagneux, 1986, pp. 73-77.
  93. Archives nationales de France : S//893/B.
  94. Histoire Ecclésiastique de Paris, t.II, p. 53, cité par l'abbé Lebeuf, Histoire du Diocèse de Paris, Paris, 1767, t.IX, p. 409
  95. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 48.
  96. Adrien Maquet (1834-1897), Versailles au temps féodaux…, Paris, éditions Lechevalier, 1889, 194 p.
  97. C. Julien, Chronique du vieux Marcoussis, les paroisses septentrionales, le Doyenné de Châteaufort, 2011.
  98. AN, MC/ET/LXXXVI/94 acte du 29/10/1548 acte dressé devant Pierre Poutrain, notaire au Châtelet, inventaire après décès de Philippe de Maugarny, dressé à la requête de noble Claude de Maugarny, lieutenant des eaux et forêts de France, Champagne et Brie, et de noble dame Jeanne de Maugarny, femme de noble Jean Legrain (Le Grand), docteur régent en la faculté de médecine de l'Université de Paris, frère et sœur du défunt. Cité par Famille Descamps-Danconnier/Indivis.
  99. Francearchives minutes du notaire Catherin Fardeau, étude XXXIII.
  100. Dalle funéraire dans l'église.
  101. Recueil des actes titres et mémoires concernant les affaires du clergé avec extrait du 3e tome du Journal des Audiences, chez G. Desprez, 1768.
  102. La Constitution Unigenitus, recueil général des actes d'appel interjetés au futur Concile Général, Que renferment les actes des premiers Évêques Appelans et ceux de l'église de Paris..., Aux dépens de la Compagnie, 1757, t.I, pp. 477-549-56-60.
  103. Pierre Camuzat, selon Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 48.
  104. Myriam Deniel-Ternant, Ecclésiastiques en débauche (1700-1790), n°1039, 2017 (ISBN 979-10-267-0465-2).
  105. Archives nationales de France, papiers saisis T.607.
  106. « Église saint-Hermeland de Bagneux, monument historique XIIe et XIIIe siècles », Guide de l'Association d'histoire locale Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 52.
  107. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 51.
  108. Ancien curé de Bagneux, candidat à un canonicat du second ordre de Saint-Denis (1837-1851) (cf. Archives nationales F/19/6188).
  109. Almanach du clergé de France pour 1836, Paris, chez Gauthier frères et Cie, 1835, p. 308.
  110. Almanach royal, Paris, chez la veuve d'Houry, 1829, p. 349.
  111. Monographie de l'abbé Paul-Armand Klein, ancien curé de Bagneux, 1846-1911, Paris, F. Rouault, A. Mahot, 1911, 117 p.
  112. Listes électorales de Bagneux, années 1912 et 1914[réf. non conforme].
  113. Les Amis de Bagneux, no 9, 1984, p. 59.
  114. Bagneux des origines à nos jours, op. cit., p. 216, note 5 p. 219 : homonyme du maire de Bagneux.