Rougnac

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Rougnac
Rougnac
Mairie de Rougnac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Cyrille Guedon
2020-2026
Code postal 16320
Code commune 16285
Démographie
Gentilé Rougnacois ou Rougnaquais
Population
municipale
407 hab. (2017 en diminution de 2,16 % par rapport à 2012)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 13″ nord, 0° 21′ 33″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 221 m
Superficie 29,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Angoulême
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.rougnac.net

Rougnac (Ronhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Rougnacois et les Rougnacoises, ou les Rougnaquais et les Rougnaquaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Rougnac est commune du sud-est du département de la Charente, non loin de celui de la Dordogne. Cette commune du Pays d'Horte et Tardoire est située à 9 km au nord-est de Villebois-Lavalette et 20 km au sud-est d'Angoulême.

Rougnac est aussi à 7 km au sud-est de Dignac, 11 km au sud-ouest de Marthon, 18 km au sud-ouest de Montbron, 24 km à l'ouest de Nontron[2].

La commune est principalement desservie par la D 16, route départementale de Montmoreau à Confolens, qui passe par Villebois-Lavalette, Marthon et Montbron. La D 41 la relie aussi à Dignac, et la D 87 vers Angoulême. La D 939, route d'Angoulême à Périgueux, passe au sud-ouest de la commune[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux : la Peige au nord, le Texier surplombant le bourg et Tillet à son pied, ainsi que Chante Grelet près de l'ancienne gare, Clédou à l'est qui a donné son nom à la forêt, la Pouyade et la Martinie au sud, le Châtenet, le château de Montchoix, Mas Millaguet, Cussac à l'ouest, etc.[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rougnac
Sers Grassac
Dignac Rougnac Charras
Gardes-le-Pontaroux Édon Combiers

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Coniacien au nord, au Santonien au sud.

Ce plateau est toutefois recouvert sur une grande moitié nord de la commune par des dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex. Ces zones pauvres sont situées en hauteur et souvent boisées en pin maritime et châtaignier. Les flancs des vallées (Manore) sont couverts par endroits de colluvions formés de la décomposition du calcaire[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'un plateau boisé d'une altitude dépassant parfois les 200 m. Le point culminant est à une altitude de 221 m, situé à l'ouest. Le point le plus bas est à 105 m, situé le long de la Manore en limite sud. Le bourg d'étage entre 150 et 217 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Manore au pied du bourg.
La forêt d'Horte entre Beaulieu et la D 87.

La commune est traversée par la Manore, descendant vers le sud et affluent de la Lizonne près de La Rochebeaucourt.

La quasi-totalité de la commune est dans le bassin versant de la Dordogne, et la ligne de partage des eaux avec le bassin de la Charente passe dans le nord de la commune; c'est à peu près la D 34.

On trouve quelques retenues d'eau en amont du Repaire, comme l'étang Dudo, ou l'étang de Montchoix. Quelques fontaines sont à signaler, comme celles de la Bourgne et du Pinier au sud-ouest, celles des Pâtureaux, du Perry et de la Catie au sud-est, ou la fontaine de Lignauté au nord-ouest, ou du Bois de la Légère à l'ouest[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est boisée dans sa quasi-totalité par la forêt d'Horte. Seuls le bourg et la vallée de la Manore sont dégagés, ainsi que quelques clairières (Clédou, Montchoix, Mas Millaguet).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Rougnac est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Ronhaco au XIIIe siècle[11].

L'origine du nom de Rougnac remonterait à un nom de personne gallo-romain Rutenius issu du nom ethnique Rutenus (Rodez)[12], ou Runnius, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Ruteniacum ou Runniacum, « domaine de Runnius »[13],[Note 3].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[14]. Elle se nomme Ronhac en occitan[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie du Repaire est connue depuis le XIIIe siècle. Le premier seigneur connu est Pierre Arnaud, sergent du comté d'Angoulême. Au milieu du XVe siècle, cette terre passe par alliance à la famille de Birac, puis deviendra en 1609 la propriété de la famille de Galard de Béarn, jusqu'à la Révolution. Puis par successions, elle passa à la famille de Vassoigne, puis à celle de Roffignac.

Monchoix était un domaine agricole modèle créé au milieu du XIXe siècle par Jean-Guillaume-Ernest Durantière (qui a été maire), et dirigé par sa veuve au début du XXe siècle. Il deviendra un préventorium pour enfants dans les années 1950, puis centre de convalescence (acheté par l'hôpital de Girac en 1992), avant de devenir un haras en 2010[16].

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et jusque dans les années 1950, comme de nombreuses communes des alentours, la principale industrie était encore la fabrication des cercles pour futailles à partir des perches de bois coupées dans les taillis de châtaigniers de la commune.[17].

Pendant la première moitié du XXe siècle, Rougnac possédait une gare sur la voie ferrée Angoulême-Périgueux par Ribérac aujourd'hui disparue, qui empruntait la vallée de la Manore.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1794 nov. 1830 François Vignaud    
Fin 1830 1831 Michel Vergnaud (intérim)    
1831 1852 Jean Forestas    
1852 1869 Ernest Agard-Durantière    
1869 1871 Pierre Gouguet    
1871 1874 François Gouguet    
1874 1882 René Jacques    
1882 1883 Isidore Forestier    
1883 1891 Pierre Auguste Lémerie    
1891 avr. 1895 Guillaume Forestier    
1895 1900 Jean Dereix    
1900 1935 Albert Mothe Radical Conseiller général
1935 1945 Clément Gaillard    
1945 1947 Henri Léger    
1947 1953 Henri Chaumette    
1953 1970 Lucien Dufraisse    
1970 oct. 1989 Henri Laforge    
1989 1995 Jean-Alfred Gélineau    
1995 2008 Dany Glangetas    
2008 2014 Pierre-Henri Auxire SE Directeur des ventes
2014 2020 Marylise Vella-Frugier SE Enseignante
2020 En cours Cyrille Guédon    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2017, la commune comptait 407 habitants[Note 4], en diminution de 2,16 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 0031 0601 0779641 0641 1211 0831 1231 042
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0171 041932908822830786780709
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
708672670642620610676622467
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
392370437529547511441410407
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Rougnac en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
2,7 
12,1 
75 à 89 ans
15,1 
15,3 
60 à 74 ans
15,2 
28,0 
45 à 59 ans
26,9 
16,2 
30 à 44 ans
14,4 
13,4 
15 à 29 ans
15,2 
14,2 
0 à 14 ans
10,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Rougnac est un des derniers villages de France où s'exerce le métier de cerclier, métier d'artisanat consistant en la fabrication de cercles en bois de châtaignier pour les tonneaux[24].

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[25].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique est un regroupement pédagogique intercommunal entre Charras, Grassac et Rougnac. Rougnac accueille l'école primaire, et Charras et Grassac les écoles élémentaires. L'école de Rougnac possède deux classes. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[26].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

L'église paroissiale Saint-Pierre est un édifice d'origine pré-romane dont la nef comprend un voûtement et une travée d'avant-chœur du XIIe siècle. Vers la fin du Moyen Âge elle a été agrandie vers l'ouest puis un clocher a été construit sur le chœur, avec une voûte à quatre branches d'ogives et deux liernes chanfreinées, sans doute du XVe siècle, et restauré au XIXe siècle. Une vaste crypte de plan rectangulaire, recouverte d'un berceau surbaissé et agrandie au XVe siècle, servait de lieu de sépulture aux seigneurs du Repaire. L'église est inscrite aux monuments historiques depuis 2001[27].

Château du Repaire.

Le château du Repaire dont la construction a débuté au XIIe siècle est un château médiéval dont les propriétaires sont connus depuis le règne de Louis IX. Le châtelet d'entrée et une partie du logis datent du XVe siècle, le donjon circulaire et son décor de la fin du XVIe siècle alors que le logis est du XVIIIe siècle et que les communs ont été transformés au XIXe siècle. Il a été inscrit partiellement monument historique le [28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. L'étymologie est la même pour Rognac (Bouches-du-Rhône) ou Rougnat (Creuse).
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 15 mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, (consulté le 17 novembre 2011)
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  11. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 170
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 572.
  13. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 14 mars 2015)
  16. Catherine Dowmont, « Le château de Monchoix transformé en haras », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 15 mars 2015)
  17. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 287
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  22. « Evolution et structure de la population à Rougnac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  24. « Les cercliers », racine.free.fr, (consulté le 10 octobre 2009)
  25. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le 7 novembre 2020)
  26. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  27. « Église Saint-Pierre », notice no PA16000020, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 4 novembre 2009
  28. « Château du Repaire », notice no PA16000006, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 10 octobre 2009
  29. Conseil des musées, « Fiche d'Émile Peyronnet », sur alienor.org, (consulté le 12 janvier 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]