Rouzède

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Rouzède
Rouzède
L'église Notre-Dame de Rouzède.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes Seuil Charente-Périgord
Maire
Mandat
Anne Bernard
2014-2020
Code postal 16220
Code commune 16290
Démographie
Gentilé Rouzédois
Population
municipale
238 hab. (2016 en augmentation de 2,59 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 33″ nord, 0° 33′ 18″ est
Altitude Min. 146 m
Max. 351 m
Superficie 14,33 km2
Localisation

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Liens
Site web www.rouzede.com

Rouzède (Rauseda en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Rouzédois et les Rouzédoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Rouzède est une commune de la Charente limousine, proche du Périgord vert, située à 6 km au nord-est de Montbron et 32 km à l'est d'Angoulême. Elle fait partie du canton de Montbron.

Elle est aussi à 7 km au nord-ouest de Bussière-Badil et 8 km au sud de Montembœuf[2].

La commune est bordée à l'ouest par la D 16, route de Montmoreau à Confolens par Montbron et Montembœuf. Des routes départementales de moindre importance traversent la commune et desservent le bourg : la D 112 qui va d'Écuras au sud au Lindois au nord, la D 416 qui va de Montbron à la Prèze vers Roussines, et la D 397 au nord de la commune qui va à l'Arbre[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte de nombreux hameaux. L'Épardeau à l'extrémité sud, l'Age, Planchas et la Prèze à l'est, la Grelière et l'Arbre au nord, l'Arbre étant en limite avec Mazerolles, et des fermes comme la Séguinie, le Four, Champneuf, la Sébarie, la Péladie, le Baillat, la Ménardie, le Bourny, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rouzède
Mazerolles Le Lindois
Rouzède Roussines
Montbron Écuras

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune appartient géologiquement à la partie occidentale du Massif central, composée de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne. Elle est toutefois en bordure du Bassin aquitain au sud.

Le nord de la commune est occupé par le micaschiste, se transformant en leucogranite dans la partie orientale. Le sud et les sommets sont occupés par des altérites, et argiles à silex et galets, recouvrant un substrat calcaire du Jurassique inférieur[4],[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune est sur le flanc sud du massif de l'Arbre, premier mont du Massif central en venant de l'océan.

Le point culminant de la commune, 351 m, est situé en limite de commune de Mazerolles à l'Arbre, qui a longtemps été considéré comme le point culminant de la Charente.

Le bourg est situé à 235 m d'altitude. Le point le plus bas de la commune est au sud de l'Epardeau, là où le ruisseau de la Renaudie quitte la commune (146 m). Dans ce ravin de la Renaudie montait aussi autrefois depuis Montbron venant d'Angoulême la voie ferrée métrique des Chemins de fer économiques des Charentes qui allait vers Montembœuf et Roumazières.

Comprenant de nombreux prés où paissent les vaches limousines, le nord-est de la commune est cependant assez boisé (châtaigniers, chênes, épicéa).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux ruisseaux qui descendent du massif de l'Arbre.

La commune est traversée par ces ruisseaux pentus qui naissent sur la commune, coulent vers le sud-ouest et forment la Renaudie, ruisseau qui se jette dans la Tardoire, bassin de la Charente, à Montbron. On peut citer le ruisseau de Brisebois à l'est, et à l'ouest, les ruisseaux des Bonnettes et du Moulin de Baraca. De petites retenues d'eau jalonnent ces ruisseaux, favorisées par le sol imperméable.

La commune est limitée au nord-est par le ruisseau de la Séguinie qui coule vers le sud-ouest vers Roussines et se jette dans l'étang de la Groie, à la limite des deux communes. Ce ruisseau devient ensuite ruisseau de Montizon et se jette aussi dans la Tardoire au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département, avec toutefois une nuance plus méridionale que dans le Confolentais.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Rozeda au XIIIe siècle[8].

Le nom de Rouzède proviendrait indirectement du nom commun d'origine germanique raus qui signifie « roseau » auquel est apposé le suffixe collectif -eta, ce qui correspondrait à rauseta, lieu où poussent les roseaux[9], et plus directement de l'occitan roseda, roseraie, ou lieu planté de roseaux[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Rauseda en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Chemin des Anglais, ancienne voie d'Angoulême à Limoges, borde la commune au nord. Des vestiges maçonnés ont été trouvés près de l'Arbre en bordure de cette voie[13].

Les registres de l'état civil remontent à 1659[14].

Sous l'Ancien Régime, Rouzède faisait partie avec les paroisses de Mazerolles, Cherves, Châtelars et Suaux de la baronnie de Manteresse, qui a appartenu à Étienne Chérade, comte de Montbron et de Marthon[15].

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Roumazières par Montbron appelée le Petit Mairat[14].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Rouzède
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 2009 En cours Anne Bernard SE DE

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2016, la commune comptait 238 habitants[Note 1], en augmentation de 2,59 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
660746711837725789772789775
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
763778763755742750726703682
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
654650549518505467459387386
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
353302249234267261232238-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Rouzède en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,6 
90  ans ou +
2,3 
8,6 
75 à 89 ans
11,3 
27,3 
60 à 74 ans
24,8 
23,4 
45 à 59 ans
19,5 
14,1 
30 à 44 ans
17,3 
11,7 
15 à 29 ans
14,3 
13,3 
0 à 14 ans
10,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Terre traditionnelle d'élevage de vaches limousines, Rouzède semble se tourner résolument vers le tourisme vert, avec des gîtes ruraux, chambres d'hôtes, mais aussi résidences neuves (village hollandais de la Prèze, près de Planchas, situé à côté du village de vacances hollandais du Chat, construit dans les années 1970 dans la commune voisine d'Écuras).

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Écuras et Rouzède, qui possèdent chacune une école élémentaire. L'école de Rouzède, située au bourg, a une classe unique. Le secteur du collège est Montbron[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale, dédiée à Notre-Dame, est un édifice roman massif à double nef, comme d'autres églises de la région comme Combiers, Édon, ou Grassac. Elle est en partie du XIIe siècle.

Église de Rouzède

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le village hollandais de la Prèze
  • Le village de la Prèze est un village tout neuf, construit par des entreprises hollandaises pour les estivants, en liaison avec le golf de la Prèze.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Guerry-Champneuf (1788-1852), directeur des Affaires criminelles et des Grâces au ministère de la Justice de 1824 à 1830, premier auteur des Comptes annuels de la justice criminelle en France, est né au lieu-dit la Rousserie[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 27 mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a et b Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, (consulté le 12 novembre 2011)
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 185
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 575.
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 27 mars 2015)
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 151
  14. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 306
  15. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, « Une seigneurie à la belle étoile, la baronnie de Manteresse », (consulté le 3 février 2019)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Evolution et structure de la population à Rouzède en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  23. Charles-Auguste Auber, M. Guerry-Champneuf, avocat du barreau de Poitiers, Impr. de H. Oudin, 1852, 43 p. (Voir sur Google Livres)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]