Star Trek : Nemesis

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Star Trek : Nemesis

Titre original Star Trek: Nemesis
Réalisation Stuart Baird
Scénario John Logan
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 116 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Star Trek : Nemesis est un film américain de science-fiction réalisé par Stuart Baird et sorti en 2002. Il constitue le 10e chapitre de la saga Star Trek au grand écran.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 2379, tous les membres du sénat impérial romulien, réunis dans leur rotonde, sont assassinés par un rayonnement qui les transforme en pierre.

En Alaska, Deanna Troi et William Riker se marient en présence du capitaine Jean-Luc Picard et de ses collègues officiers. Une fois la première partie des réjouissances terminée, l'Enterprise NCC-1701-E fait route vers Betazed, où doit se dérouler la suite des festivités. Mais durant ce voyage, le vaisseau détecte un signal positronique multiple émis sur la planète Kolarus III. Parvenu sur place, le capitaine Picard découvre les éléments d'un androïde de type Soong, qui s'avère un prototype antérieur à la création de Data et qui porte d'ailleurs le nom de Proto[1].

De retour à bord de son navire, le capitaine Picard reçoit un message prioritaire de Starfleet qui le contraint à se rendre sur Romulus pour négocier les termes d'un nouveau traité avec Shinzon, le nouveau prêteur romulano-rémien.

L'Enterprise change donc une nouvelle fois de cap pour gagner l'espace romulien, où un vaisseau ne tarde pas à se désocculter. Il s'agit du Scimitar, nouveau fer de lance de la flotte impériale grâce auquel Shinzon a achevé d'asseoir son pouvoir sur les Romuliens.

Le capitaine Picard et ses principaux coéquipiers se téléportent à bord afin de répondre à l'invitation du vice-roi rémien (lui-même aux ordres de Shinzon), pour découvrir que le nouveau préteur est un humain. Il s'agit en fait du clone de Picard, que les Romuliens avaient initialement prévu de substituer au véritable capitaine de Starfleet afin de saper la Fédération de l'intérieur. Ce projet ayant été abandonné, Shinzon a été envoyé dans les mines de dilithium de Rémus, où l'on s'attendait à ce qu'il périsse. Mais il y a survécu grâce à celui qui est devenu son vice-roi, et la créature a fini par prendre le pouvoir sur ses créateurs.

De retour sur l'Enterprise, le capitaine tente en vain de comprendre comment il a été cloné, tandis que sur le Scimtar Shinzon semble rongé par un mal pernicieux. Créé à partir d'une séquence d'ARN incomplète, sa survie dépend en effet des cellules qu'il entend prélever sur le seul donneur entièrement compatible : Jean-Luc Picard en personne. Il ordonne que Picard soit téléporté sur son vaisseau avant d'occulter celui-ci.

Grâce à un émetteur mis au point par Geordi La Forge, Data se substitue alors à Proto (qui constituait un appât mis en place par Shinzon afin d'attirer le capitaine Picard et de rassembler des données sur l'Enterprise) lorsque celui-ci est à son tour téléporté à bord du Scimitar.

Data et Picard parviennent à s'échapper de justesse et à retourner sur l'Enterprise. Se rendant compte qu'ils ne sont pas de taille à affronter l'impressionnant vaisseau-amiral rémien, ils entreprennent de rassembler une flotte de bâtiments alliés de manière à arrêter Shinzon (lequel compte utiliser les mêmes radiations que celles grâce auxquelles il a tué les sénateurs romuliens pour annihiler toute vie sur Terre).

Mais Shinzon anticipe la réaction de son « modèle » : les communications sont coupées sur la passerelle de l'Enterprise et les Rémiens sont à deux doigts de remporter la victoire lorsque deux croiseurs romuliens sous les ordres du commandeur Donatra tentent de venir au secours de l'équipage de Starfleet. Le Scimitar réussit cependant à s'en débarrasser.

La situation est désespérée, mais au dernier moment le capitaine Picard lance l'Enterprise contre le Scimitar, ce qui neutralise le navire rémien.

En désespoir de cause, Shinzon décide d'utiliser l'arme avec laquelle il comptait anéantir la population terrienne sur le vaisseau Enterprise, mais Jean-Luc Picard et Data s'infiltrent le navire ennemi à temps pour l'en empêcher. Shinzon est tué dans l'affrontement et Data téléporte Picard à bord de l'Enterprise, avant de se sacrifier en détruisant le Scimitar.

Dans une dernière scène, Picard tente d'expliquer à Proto qui était son « frère » Data avant d'accueillir son nouvel officier en second, Will Riker ayant pour sa part accepté le commandement de l'USS Titan.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Productrice déléguée : Marty Hornstein
Coproducteur : Peter Lauritson
Drapeau des États-Unis États-Unis : Paramount Pictures
Drapeau de la France France : United International Pictures
Drapeau des États-Unis États-Unis : 13 décembre 2002
Drapeau de la France France : 12 mars 2003

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Brent Spiner, qui incarne Data dans la saga, rencontre un jour le scénariste John Logan, alors qu'il joue dans la comédie musicale 1776 à Broadway. Logan avoue alors à Spiner qu'il est un grand fan de la saga Star Trek. Spiner raconte à Logan que Rick Berman souhaite produire un nouveau film. Ils décident alors d’imaginer ensemble une histoire potentielle[3].

Le réalisateur Stuart Baird est ensuite engagé, malgré son ignorance de la saga. Il est alors aidé par le comédien Jonathan Frakes, qui incarne William T. Riker, et qui a lui-même réalisé Star Trek : Premier Contact et Star Trek : Insurrection[3].

Casting[modifier | modifier le code]

Jude Law a été pressenti pour tenir le rôle de Shinzon, mais c'est finalement Tom Hardy qui incarne le personnage dans le film. Ce dernier sera d'ailleurs nommé au Saturn Award du meilleur acteur dans un second rôle[4].

Musique[modifier | modifier le code]

Star Trek: Nemesis
Music from the Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale par Jerry Goldsmith
Sortie 26 novembre 2002
6 janvier 2014 (Édition Deluxe)
Enregistré août 2002
Paramount Scoring Stage M (Los Angeles)[5],[6]
Durée 48:24
115:14 (Édition Deluxe)
Genre musique de film
Compositeur Jerry Goldsmith
Producteur Jerry Goldsmith, Robert Townson
Label Varèse Sarabande
Critique

Albums par Jerry Goldsmith

Bandes originales de Star Trek

La musique de Star Trek : Nemesis est composée par Jerry Goldsmith, qui a déjà travaillé sur d'autres films de la saga comme Star Trek, le film, Star Trek 5 : L'Ultime Frontière, Star Trek : Premier Contact et Star Trek : Insurrection. Goldsmith avait déjà travaillé avec le réalisateur Stuart Baird sur ses deux films précédents Ultime Décision et U.S. Marshals.

La bande originale a été commercialisée le 26 septembre 2002 sur Varèse Sarabande[8].

Liste des titres
  1. "Remus" (1:55)
  2. "The Box" (2:20)
  3. "My Right Arm" (1:02)
  4. "Odds and Ends" (4:37)
  5. "Repairs" (6:26)
  6. "The Knife" (3:09)
  7. "Ideals" (2:15)
  8. "The Mirror" (5:21)
  9. "The Scorpion" (2:21)
  10. "Lateral Run" (3:54)
  11. "Engage" (2:12)
  12. "Final Flight" (3:47)
  13. "A New Friend" (2:36)
  14. "A New Ending" (6:08) (contains des éléments de "Blues Skies" d'Irving Berlin)

Édition Deluxe[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, Varèse Sarabande édite Star Trek Nemesis: The Deluxe Edition, limitée à 5 000 copies[9]. Ce double album contient des titres inédits, des mixes et versions alternatives. La dernière piste "Director And Composer" est une extrait de la fin de l'enregistrement de Jerry Goldsmith avec son orchestre et le directeur Stuart Baird[10].

Box-office[modifier | modifier le code]

C'est le plus mauvais film de la saga au box-office[11].

Pays / Région Box-office Nbre de sem. Classement TLT[12] Source
Drapeau de la France France 55 538 entrées - - JP box-office[13]
Drapeau des États-Unis États-Unis 43 254 409 dollars - Box Office Mojo[2]
Alt=Image de la Terre Mondial 67 178 269 dollars - JP box-office[13]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'androïde Proto est nommé B-4 en anglais (jeu de mot : B-Four / Before). La version française nord-américaine utilise le nom « B4 »).
  2. a et b (en) Box-office US - Box Office Mojo
  3. a, b et c Secrets de tournage - AlloCiné
  4. a et b (en) Awards - Internet Movie Database
  5. (en) « Star Trek: Nemesis, film score – Jerry Goldsmith », sur Allmusic.com, Rovi Corporation (consulté le December 11, 2013)
  6. (en) « Hollywood Studio Symphony – Star Trek: Nemesis », Hollywood Studio Symphony (consulté le December 11, 2013)
  7. (en) Jerry Goldsmith - Star Trek: Nemesis (Music from the Original Motion Picture Soundtrack) - Allmusic.com
  8. (en) "Taking the Trek Once More: Star Trek Nemesis by Jerry Goldsmith" soundtrack review at Tracksounds.com. Retrieved 2011-04-18.
  9. (en) Deluxe Edition Soundtracks for Star Trek: Nemesis and James Cameron’s The Abyss Announced - FilmMusicReporter.com
  10. (en) « Star Trek Nemesis: The Deluxe Edition », sur Varèse Sarabande.com (consulté le December 10, 2013)
  11. (en) Box-office US de la saga - Box Office Mojo
  12. Tous les temps - All Time
  13. a et b Fiche box-office - JP box-office