Argot

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Selon une définition formulée dans le Trésor de la langue française pour une acception par extension du mot argot, celui-ci désigne un « langage ou vocabulaire particulier qui se crée à l'intérieur de groupes sociaux ou socio-professionnels déterminés, et par lequel l'individu affiche son appartenance au groupe et se distingue de la masse des sujets parlants »[1]. C'est un sociolecte. Il faut distinguer l'argot du jargon, qui est propre aux représentants d'une profession ou d'une activité commune se caractérisant par un lexique spécialisé.

Selon certains, la fonction première de tout argot serait de chiffrer la communication, afin qu'un non-initié ne la comprenne pas. Des spécialistes du domaine comme Albert Dauzat ou Gaston Esnault se sont prononcés contre cette thèse. Pour G. Esnault, « Un argot est l'ensemble oral des mots non techniques qui plaisent à un groupe social » (définition du Dictionnaire historique des argots français de 1965). Autrement dit, s'il arrive qu'un locuteur emploie des mots d'argot pour éviter d'être compris par les non-initiés, cela ne signifie pas pour autant que le recours à des mots argotiques soit essentiellement motivé par une volonté de cryptage.

L'histoire des dictionnaires de jargon et d'argot depuis les livrets populaires facétieux de Pechon de Ruby et d'Ollivier Chereau indique au contraire qu'il faut plutôt voir dans l'argot un désir d'expressivité, qu'il soit commun à un groupe social particulier ou qu'il déborde largement cette notion de groupe (quand le mot argot est synonyme de langue verte) : en quoi les expressions abbaye de mont(e)-à-regret « potence » et huistres de Varanes (= varennes ou garennes) « fèves », recensées par Chereau (édition lyonnaise de 1630 la plus ancienne conservée), seraient-elles cryptiques ? et en quoi seraient-elles propres à un groupe particulier déterminé ?

Pour les argots de groupes, il faut intégrer dans l'expressivité de ces mots la marque de rattachement des énonciateurs à la vie et aux activités des groupes.

En anglais et en américain, l'argot est appelé slang (cant plus anciennement quand il s'agissait de malfaiteurs). Selon le Chambers Dictionary[2] le terme désigne « les mots et usages n'appartenant pas au langage standard, uniquement utilisés très informellement, spécialement à l'oral, à l'origine le sociolecte des voleurs et de la pègre, aujourd'hui le jargon de n'importe quelle classe, profession ou groupe ». Mais cette définition ainsi traduite ne fait pas de distinction claire entre ce qui relève de l'argot et ce qui relève du jargon au sens moderne du terme en linguistique française (termes technolectaux jugés difficiles à comprendre pour les non-spécialistes) ; quant à la notion de « sociolecte des voleurs et de la pègre », est-elle admise par les sociologues et sociolinguistes ?

Fonction et origines de l'argot[modifier | modifier le code]

L'utilisation de l'argot est une façon de contourner les tabous instaurés par la société. Le langage courant témoigne d'une certaine retenue à évoquer certaines réalités explicitement. L'argot, mais aussi le langage familier, permet alors de désigner ces réalités par un langage détourné, dénué des connotations immédiates liées aux mots du registre habituel. Cela explique que le lexique argotique soit particulièrement riche dans certains domaines comme la sexualité, mais aussi la violence, les crimes et la drogue. Cette fonction de contournement des tabous est utilisée par l'argot commun dans le premier cas, par la pègre dans le second.

Il n'existe pas un argot, mais des argots (ou des parlures argotiques, pour reprendre l'expression de Denise François-Geiger et Jean-Pierre Goudaillier). Différents groupes sociaux ont développé, à des époques différentes, leur propre parler. L'importance des fonctions cryptique et identitaire varie entre les argots. On remarque que la tendance actuelle privilégie l'identitaire sur le cryptique : le français contemporain des cités en particulier a moins besoin de masquer son message que de marquer l'appartenance à son groupe et, par opposition, son rejet de la société préétablie.

Pour que les tiers soient maintenus dans l'incompréhension de la communication, l'argot doit constamment renouveler ses procédés d'expression, spécifiquement son lexique. L'existence de dictionnaires d'argot annule bien sûr toute l'efficacité des mots définis. De nombreux termes originaires de l'argot sont d'ailleurs passés dans le registre familier, voire dans le langage courant (par exemple, cambrioler et ses dérivés sont issus de l'argot cambriole « chambre »). Ainsi, certains mots ou expressions possèdent une foule de traductions argotiques, la palme revenant à des termes comme « argent », « femme » ou « faire l'amour » qui possèdent plus d'un millier d'équivalents en argot.

À l'origine (peu avant 1630), le mot argot a désigné le monde des mendiants, puis vers 1700, le « jargon » des gueux, puis le parler des voleurs. Des argots se sont également développés dans d'autres groupes sociaux, et chaque quartier possède son propre « argot ».

En France, le concept apparaît au XIIIe siècle et est identifié en provençal sous le nom de « jargon ». Le premier livre imprimé (Levet, 1489) des poèmes de François Villon utilise au XVe siècle l'expression « jargon et jobelin », puis au siècle suivant apparaissent « baragouin », « narquois » ou « blesquien », notamment. Le premier texte français entièrement centré sur la vie et le jargon des petits merciers et des gueux est publié à Lyon en 1596 chez Jean Jullieron. Il s'agit de La vie généreuse des Mercelots, Gueux et Boesmiens signé par Pechon de Ruby. Ce texte connaîtra cinq rééditions jusqu'en 1627 et sera à l'origine du développement de la littérature argotique. Il contient finalement un lexique de 150 mots de jargon blesquien qui évoluera d'une édition à l'autre. Ce n'est que vers 1630 que le mot argot apparaît, mais seulement avec le sens de « monde des mendiants » dans l'ouvrage publié par Ollivier Chereau, Le Jargon ou Langage de l'Argot reformé.

Définition du terme morpion dans le Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau

En plus d'une abondante production lexicographique, la littérature a contribué à diffuser « la langue verte » . On peut citer : Essai sur l'argot (texte philosophique, linguistique et littéraire sur l’argot, les filles et les voleurs), 1834, d’Honoré de Balzac, les Mémoires de l'ex-bagnard Vidocq, Les Mystères de Paris d'Eugène Sue, Victor Hugo, (« L'argot, c'est le verbe devenu forçat[3]! »), Les Mohicans de Paris de Dumas, et sous la Troisième République Émile Zola, Jean Richepin et sa Chanson des Gueux, Francis Carco, Céline, Édouard Bourdet et Jacques Perret. À travers ces ouvrages, c'est plutôt l'argot parisien qui est mis en lumière.

L'argot, qui renaît et se renouvelle sans cesse, a continué à évoluer dans les romans comme ceux d'Albert Simonin ou de Frédéric Dard dans la série San-Antonio, dans les dialogues de films avec Michel Audiard ou Alphonse Boudard, dans les chansons avec Pierre Perret, de Renaud ou dans les sketches comiques de Coluche. Souvent associé à l'argot, Michel Audiard n'en appréciait pas la notion, préférant parler de « langage populaire » et trouvant le vocabulaire généralement qualifié d'argot « complètement inventé, complètement littéraire (...), je ne l'emploie jamais, j'emploie des expressions populaires, mais pas d'argot. Oui, dans Le Cave se rebiffe, il y avait de l'argot, mais un argot complètement inventé. Si les gens du milieu parlaient comme j'écris, ils ne se comprendraient pas entre eux »[4].

Le verlan est un procédé argotique ancien qui s'est développé dans l'argot parisien des années cinquante et a pris un nouvel essor et de nouvelles formes dans les années 1970, notamment avec le langage contemporain des cités[5].

Argot commun[modifier | modifier le code]

L'argot commun, parfois appelé jargot, est un parler familier dérivé de l'argot mais qui en a perdu les fonctions cryptiques et identitaires. Il n'est plus spécifique à un groupe, et est essentiellement utilisé dans une visée ludique : les locuteurs « jouent » à reproduire un parler largement connoté. Il reprend en général du vocabulaire argotique « dépassé », abandonné par le groupe social qui en est l'origine dès qu'il a été compris par des tiers. Le « français branché » des années 1980 est un exemple typique d'argot commun.

Procédés d'élaboration de l'argot[modifier | modifier le code]

Pour élaborer un parler qui lui est propre, un groupe social a recours à différents moyens. Le plus important est lexical : on associe d'ailleurs généralement l'argot uniquement à un vocabulaire particulier. Cependant, il peut y avoir également une modification de la syntaxe, même si elle est d'une bien moindre importance.

En fait, l'argot est toujours connu pour son vocabulaire, mais cela ne signifie pas qu'il suit les règles syntaxiques, grammaticales, phonétiques, pragmatiques... de la langue standard. La formation des phrases, la prononciation, l'intonation, la gestuelle... sont très différentes de la norme officielle et participent donc à la distinction du groupe. Néanmoins, les procédés autres que lexicaux utilisés par l'argot ne lui sont en général pas propres : il s'agit généralement de caractères du langage familier ou populaire.

Quant aux procédés d'élaboration lexicale, ils sont de deux types : soit sémantiques (modification et jeu sur les sens des mots), soit formels (création ou modification de mots). Lorsque l'élaboration lexicale est formelle, on assiste souvent à une déconstruction du langage courant : l'argot déforme, mélange, déstructure, découpe... les mots et enfreint les règles. Cette déconstruction laisse transparaître la volonté du groupe social de se démarquer en rejetant la société établie.

Les procédés décrits ici concernent l'argot français actuel, et plus particulièrement le français contemporain des cités.

  • Procédé syntaxique
    • Changement de classe lexicale des mots : en général, il s'agit de l'utilisation d'un adjectif à la place d'un adverbe. Exemple : il assure grave pour « il est vraiment très bon ».
  • Procédés lexicaux
    • Sémantiques
    • Formels
      • Composition lexicale.
      • Dérivation ou resuffixation de mots existants au moyen de suffixes populaires (-ard, -asse, -oque, -ax, -ouille...). Exemples : connard et connasse dérivés de con, pourrave dérivé de pourri, matos dérivé de matériel.
      • Apocope : troncation d'une ou plusieurs syllabes finales d'un mot. Exemples : pèt pour pétard (joint), tox pour toxicomane.
      • Aphérèse: troncation d'une ou plusieurs syllabes initiales d'un mot. L'aphérèse, très rare jusqu'à présent en français, est particulièrement présente en français contemporain des cités. Exemples : blème pour problème, zik pour musique (après un passage par le verlan zikmu).
      • Redoublement, éventuellement après troncation, d'une syllabe. Exemple: zonzon pour prison.
      • Systèmes de codage. Parmi ceux-là citons :
        • le verlan, procédé très utilisé depuis 1980. Exemples : keuf verlan de flic (via le passage par un stade disyllabique hypothétique keufli)
        • le javanais, consistant à rajouter le son av (ou tout autre son) entre les consonnes et les voyelles. Par exemple MarcelMavarçavel.
        • le louchébem (ou largonji), consistant à remplacer la consonne initiale par un L, et la reporter à la fin du mot avec une terminaison (initialement créé par les louchébems de Laripette). Boucherloucherbem  ; À poilà loil . Le mot loufoque est entré dans le vocabulaire courant. Fouloufoque''
      • Siglaison : dénomination d'une réalité par un sigle, et éventuellement création de dérivés à partir de ce sigle. Exemples : LBV pour Libreville, TDC pour tombé du camion (volé).
      • Emprunts à d'autres langues. Exemples : maboul de l'arabe mahbûl « fou », bédo (joint) du tzigane, go (fille) du wolof.

Cette liste est inspirée de la classification de Marc Sourdot (opus cité ci-dessous).

L'ensemble de ces procédés relèvent de la relexification.

Exemples de termes d'argot[modifier | modifier le code]

  • Argent : artiche, as, aspine, aubert, avoine, balles, beurre, biftons, blanquette, blé, boules, braise, bulle, caire, carbure, carme, chels, chou, caillasse, claude, craisbi, douille, fafs, fafiots, fifrelins, flèche (un ou pas un), flouze, fourrage, fraîche, fric, galette, galtouse, ganot, genhar (verlan), gibe, graisse, grisbi, japonais, lard, love, maille, monaille, mornifle, némo, os, oseille, osier, pion, sac, barre, brique, patate, pâte, pélauds, pépètes, pèse, picaillons, pimpions, plaque, plâtre, pognon, radis, rafia, ronds, pascal, louis d'or, ecusson, sauce, soudure, sous, talbins, trêfle, thune, etc.
  • Manger : bâfrer, becqueter, bouffer, boulotter, briffer, cartoucher, casser la croûte, casser la dalle, casser la graine, claper, croûter, damer, galimafrer, gamelle, grailler, jaffer, mastéguer, morfiler, tortorer, morganer, rayaver, etc.
  • Policier : archer, bœuf, bignolon, bleu, bourdille, cochon, cogne, condé, coyotte, flic, keuf, matuche, pandore, perdreau (→ drauper), popo, poulet (→ poulagas, poulardin, pouleman), royco, dek (→ dekiz, kizdé), chtar, roussin, schmidt, marchand de lacets (policier en civil), ripou (pourri), etc.
  • Siège de la PJ : grande volière, maison parapluie, maison de poulagas, maison poulemane, KFC (en lien avec les poulets), MIB (pour Men In Blue), etc.
  • Saoul : beurré (var: comme un p'tit Lu), bitu (bituré), bourré, plein, rond (comme une queue de pelle), déchiré, défoncé, arraché, chaud, pacté, pompette, fracasse/é, schlass, à la rue, gris/noir, schtrac, froid, pété, torché, fait, fini, attaqué, chargé la mule, parti en sky, mort, kervé, à l'mine, à l'luche, à l'équerre, avoir le coup de bambou, avoir un coup dans l'aile, leuzois, etc.
  • Se faire avoir : se faire patchaquer (la patchaque), se faire niquer, se faire baiser, se faire bénène, se faire bebar, se faire carotte, se faire mettre (profond), se faire beh, se faire passer un sapin, se faire douiller, se faire reluire la turbine à chocolat, se faire fouetter le choux fleur, se faire empapaouter, se faire couillonner, se faire entuber, se faire sodomiser verbalement, se faire fourrer, se faire pénétrer, se faire doigter, se faire pogner, se faire buster, se faire sucer, se faire prendre (jusqu'à l'os), se faire crosser, etc.
  • Tomber, chuter : se gaufrer, se croûter, se vautrer, se ramasser, se viander, se scratcher, se bananer, se tauler, se prendre une boîte, se mettre au tas, se casser la gueule, s'étaler, se péter la tronche, se gameller, se prendre une gamelle, se prendre une pelle, manger le bitume, se bêcher, etc.
  • sexe masculin : bite, teub, paf, braquemard, chibre, chibraque, braque, popaul, balayette infernale, poireau, queue, quéquette, zizi, zigounette, zguègue, zob, zboub, bistouquette, biroute, gourdin, bijou de famille, vier, etc.
  • sexe féminin : abricot, barbu, berlingot, bijou, boîte à gants, bonne sœur, chatte, chagatte, choune, craquette, con, dinette, étoile du berger, fendu, figue, friandise, frifri, foufoune, foune, gourmandise, hérisson, indomptable, jeu interdit, kiwi, loutre, minou, minet, mont velu, moule, motte, mottelette, mouflette, moutse, nonne, ornithorynque, pantoufle, paradis, quéquette, rigondin, sucette, tablier de sapeur, unique, velu, wassingue, X, yaourt nature, zézette, etc.
  • relation sexuelle : beurrer le mille-feuille, farcir la mottelette, planter le mont-velu, sucer la friandise, reluire le berlingot, chatouiller le bijou, gonfler la mouflette, gauler la miniardise, gâter le minou, essorer la wassingue, etc.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abdelkarim Tengour, Tout l'argot des banlieues : le dictionnaire de la zone en 2600 définitions, Éditions de l'Opportun, 2013, (ISBN 9782360752669)
  • Bibliographie des dictionnaires et des lexiques argotiques
  • Alice Becker-Ho, Les Princes du jargon, éditions Gérard Lebovici, 1990.
  • Alain Bouchaux, Madeleine Juteau, Didier Roussin, L'argot des musiciens (1992), illustrations de Crumb, (ISBN 2-02-056474-2)
    • Le parler des métiers, 2003.
  • Aristide Bruant, L'argot au XXe siècle. Dictionnaire français-argot, 1901.
  • Louis-Jean Calvet, L’Argot, 2e éd. corr., Presses Universitaires de France, 1999
  • François Caradec, Dictionnaire du français argotique & populaire, Larousse, 2001, XXII + 298 pp.
  • Jacques Cellard et Alain Rey, Dictionnaire du français non conventionnel, (1980) (2de édition), Paris : Hachette, 1991, XX + 909 pp.
  • Émile Chautard, La vie étrange de l'argot, Denoël, 1931.
  • Chereau Ollivier, Le Jargon ou Langage de l'Argot reformé, édition critique annotée et commentée à partir des éditions lyonnaises (1630, 1632, 1634) avec documents complémentaires et dictionnaire-glossaire par Denis Delaplace, Paris, 2008, Honoré Champion.
  • Jean-Paul Colin, Dictionnaire de l’argot français et de ses origines, (1990) (Nouvelle édition mise à jour et enrichie) Paris : Larousse, 1999, XIX + 903 pp.
  • Yves Cortez, Le français que l'on parle, son vocabulaire, sa grammaire, ses origines, Édition L'harmattan 2002
  • Denis Delaplace, Bruant et l'argotographie française, Paris, Champion, 2004.
  • Claude Duneton, Le Guide du français familier, Éditions du Seuil, 1998, 604 pp.
  • Gaston Esnault, Dictionnaire historique des argots français, Larousse, 1965. XVII + 644 pp.
  • Luc Étienne et Alphonse Boudard, La méthode à Mimile : l'argot sans peine, Jeune Parque, Paris, 1970.
  • Jean-François Gautier, Les mots du bistrot, le taste-mot de A à Z , Toulon, Presses de Midi, 2004, 190 pp.
  • Pierre Guiraud, L’Argot, Presses Universitaires de France, 1973 ( 6e édition). 126 pp.
  • Robert Giraud, L’Argot tel qu’on le parle, illustration de Josette Momran, Jacques Grancher éditeur, 1981. 331 pp.
  • Robert Giraud, L'argot du bistrot, La Table Ronde, 2010
  • (en) Jonathon Green, Chambers Slang Dictionary, Chambers, 2008, (ISBN 978-0-550-10563-9)
  • Jean La Rue (pseudonyme). Dictionnaire d'argot et des principales locutions populaires ("précédé d'une histoire de l'argot par Clément Casciani"), Paris: Arnould, sans doute 1894 (réédité sans arrêt chez Flammarion pendant cent ans). Selon Denis Delaplace, l’attribution à Jules Vallès dans une réédition de 2007 est contestable[6] alors qu’elle est plausible selon l'historien Jean-Claude Caron[7].
  • (en)(fr) Georgette A. Marks, Charles B. Johnson, Jane Pratt, Slang Dictionary. Anglais-Français. L’Argot et l’anglais de tous les jours, Harrap's, 1984, (ISBN 0-245-54047-4)
  • Pechon de Ruby La Vie genereuse des Mercelots, Gueuz et Bohesmiens, édition critique annotée et commentée de l'édition lyonnaise de 1596 avec documents complémentaires et dictionnaire-glossaire par Denis Delaplace, 2007, Honoré Champion.
  • Pechon de Ruby, La vie généreuse des Mercelots, Gueux et Bohémiens (1596), réédition établie et postfacée par Romain Weber, Paris, 1999, Éditions Allia.
  • Pierre Perret, Le petit Perret illustré par l'exemple (dictionnaire de l’argot), 1985
  • François-Vincent Raspail, Vocabulaire argot/français, Paris, 1835
  • Albert Simonin, Littré de l'argot - dictionnaire d'usage, 1957 ; réédité en 1968 sous le titre le Petit Simonin illustré par l'exemple.
  • Marc Sourdot, « L'argotologie : entre forme et fonction », dans La linguistique. Revue de la Société internationale de linguistique fonctionnelle, t. XXXVIII, fasc. 1, 2002, p. 25-39.
  • (en) Richard A. Spear, Dictionary of American Slang and Colloquial Expressions, 4e édition, McGraw-Hill, 2005, (ISBN 0-07-146107-8)
  • Eugène-François Vidocq, Les voleurs : physiologie de leurs mœurs et de leur langage, ouvrage qui dévoile les ruses de tous les fripons et destiné à devenir le vade-mecum de tous les honnêtes gens, 1837 disponible sur Gallica
  • Philippe Normand : "Dictionnaire des mots des flics et des voyous" Balland (2010) et Livre de Poche (2012)
  • Philippe Normand : "Langue de keufs sauce piquante" Cherche midi (2014)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé (1971-1994), (argot) ; voir une histoire et une étude des définitions du mot dans L'article "Argot" au fil des dictionnaires depuis le XVIIe siècle par Denis Delaplace (éditions Classiques Garnier, 2013).
  2. Jonathon Green, Slang Dictionary, p.  xii
  3. Victor Hugo, Les Misérables. L'auteur consacre le septième livre de la quatrième partie de son ouvrage à un exposé sur l'argot
  4. Cité dans Audiard par Audiard, René Chateau, 1995, page 146
  5. Isabelle Marc Martínez, Le rap français: esthétique et poétique des textes (1990-1995), Peter Lang, 2008, page 270
  6. L'auteur original du dictionnaire est Jean La Rue, un pseudonyme utilisé plusieurs fois par Jules Vallès, mais la première édition (1894) de ce dictionnaire recopie des termes trouvés dans des ouvrages parus après la mort de Jules Vallès et l'édition de 2007 reproduit une édition Flammarion de la seconde moitié du vingtième siècle qui ajoute elle-même des erreurs à une réédition Flammarion de 1901 comportant de nombreux termes nouveaux ajoutés seize ans après la mort de l'écrivain.
  7. Revue d'histoire du XIXe siècle, no 36, 2008/1, p. 187-189