Cultures urbaines

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Un mur peint par Iz the Wiz, un pionnier du graffiti à New York

La locution cultures urbaines, généralement employée au pluriel[NB 1], recouvre l'ensemble des pratiques culturelles, artistiques et sportives issues de l'espace urbain.

Disciplines[modifier | modifier le code]

Les disciplines sont variées : danses, genres musicaux, graffiti, sports de rue, urban photo, etc.

Arts urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art urbain.

Sports urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport urbain.

Sociologie[modifier | modifier le code]

Les cultures urbaines en France[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Elles sont apparues au début des années 1980 avec l'arrivée du hip-hop de par l'implication des centres sociaux qui œuvraient beaucoup pour la création de loisirs en direction des jeunes habitants de cités. Les politiques se sont appropriés les « cultures urbaines » par le Contrat de ville[1] souvent décrié par les associations; le montage financer pour l’obtention des subventions étant fastidieux. En région Île-de-France, les cultures urbaines sont fortement présentes dans les banlieues.

Fédération[modifier | modifier le code]

En 1999, la Fédération Nationale des Cultures Urbaines est créée pour contribuer à la promotion des nouvelles cultures émergentes et définir des solutions au développement de ses différents projets, en réalisant un travail collectif, fondé sur le partenariat avec les ministères et institutions publiques, privées ou non ; diffuser les nouvelles formes d’expression apparues dans les années récentes. La Fédération travaille en autonomie et son administration est gérée uniquement par les acteurs de terrain qui s'organisent sous l'égide d'une fédération régionale. Elle disparaît en 2009 pour faire place à l'Observatoire National des Cultures Urbaines (ONCU).

Les cultures urbaines et la vie politique[modifier | modifier le code]

En 1999, le dialogue est très ouvert avec Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement Lionel Jospin, mais se dégrade fortement avec ses successeurs jusqu'à l'arrivée de Renaud Donnedieu de Vabres au ministère dans le gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3).

L’arrivée au palais de l'Élysée de Nicolas Sarkozy et de Christine Albanel au ministère de la Culture dans le Premier gouvernement Fillon (et reconduit dans le second), le nouveau ministère de la Culture réfléchit à une déclinaison discipline par discipline depuis la rédaction d’un rapport faisant un état des lieux de cette culture présente en France depuis vingt ans. Une ambition nouvelle s’ouvre pour une définition concrète des différentes disciplines que constituent les cultures urbaines.

En juin 2009, la création de la Ligue Française des Sports Urbains Sports urbains (LFSU) vient s’inscrire dans une politique ministérielle d’encouragement à la pratique sportive et plus particulièrement à la reconnaissance, du développement, de l’accompagnement et de l’encadrement des Sports Urbains et des nouveaux sports apparus dans les années récentes, à venir, et qui doit aboutir à favoriser la lisibilité et la valorisation de ses sports et de leurs pratiquants.

Cette mobilisation fait suite à plusieurs rencontres orchestrées auprès du cabinet ministériel de Bernard Laporte, ancien secrétaire d'État aux Sports ; le projet étant repris en main par Rama Yade mais se fera absente du projet toulousain.

Observatoire National[modifier | modifier le code]

En juillet 2009, est créé l'Observatoire National des Cultures Urbaines (ONCU) pour construire l'avenir professionnel des jeunes, créer un label qualité "Cultures Urbaines" pour identifier les structures respectant la "Charte Cultures Urbaines", soutenir les projets et les idées des acteurs des Cultures Urbaines, promouvoir le Musée Académique des Cultures Urbaines.

Il s’agit d’un organisme national indépendant de loi 1901 qui a sera créé pour accompagner la reconnaissance institutionnelle des pratiques constituant les Cultures Urbaines, ainsi que leurs valorisation et la professionnalisation des différentes filières constituantes du mouvement culturel existant en France depuis les années 1980. Mais aussi continuer à la réflexion sur le développement et l’aménagement des cultures urbaines sur le territoire, en continuant à mobiliser les acteurs de terrain qui animent les cultures urbaines, de formaliser les pratiques artistiques à travers des missions de formation, d’études, de conseil et d’information.

C'est finalement en décembre 2010 que l'Observatoire National des Cultures Urbaines n'est plus un projet mais une réalité.

Syndicalisation[modifier | modifier le code]

À partir des articles L.411-1 et 2 du code du travail, le syndicat peut être défini comme une organisation permanente groupant, sur la base du volontariat des personnes exerçant une activité professionnelle identique, similaire ou connexe. Le syndicat a pour objet l'étude et la défense des droits et des intérêts matériels et moraux, tant individuels que collectifs de la profession des Cultures Urbaines. Un comité de préfiguration est en cours de création, il rassemble en priorité les anciens qui ont fait les Cultures Urbaines d'aujourd'hui. En octobre 2009, des consultations sont organisées auprès des acteurs et organismes pour préparer la préfiguration du syndicat. En janvier 2013 est créé le SNACU - Syndicat national des acteurs de la culture urbaine.

Les Festivals[modifier | modifier le code]

  • Les festivals de danses urbaines
  • Les festivals "Cultures Urbaines" (arts et sports urbains)
  • Les festival "Hip-hop" (essentiellement graff, danses urbaines, rap)
  • Les Battles français
  • Les festivals Hip Cirq Hop (Cirque et arts urbains)
  • Les Escales urbaines

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes 
  1. Par le titre de leur ouvrage Culture rurale, Cultures urbaines ? (Le Cherche Midi, 2006), Henry Delisle et Marc Gauchée pointent l'opposition entre « les » cultures urbaines, réputées riches et foisonnantes, et « la » culture rurale, réputée immuable et monolithique
Références 
  1. La circulaire datée du 31 décembre 1998 par le premier ministre Lionel Jospin précise la définition des Contrats de ville et leurs modalités d’organisation pour la période 2000-2006. Cette circulaire précise que « Le contrat de ville constitue le cadre par lequel l’État, les collectivités locales et leurs partenaires s’engagent à mettre en œuvre, de façon concertée, des politiques territorialisées de développement solidaire et de renouvellement urbain, visant à lutter contre le processus de dévalorisation de certains territoires de nos villes »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]