Révolte

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La révolte ou rébellion est un sentiment d’indignation et de réprobation face à une situation. Elle est aussi, dans un sens plus précis, le refus actif d'obéir à une autorité. Elle correspond donc à une large gamme de comportements : non-respect des normes sociales, désobéissance, tentatives d’insurrection, mutineries, rébellions, tollés… Celui qui se soulève de cette façon est désigné comme rebelle.

Forme des révoltes[modifier | modifier le code]

La révolte peut être individuelle ou collective, organisée ou désorganisée.

Les révoltes entre action individuelle et action collective[modifier | modifier le code]

La révolte est le plus souvent le fruit d’une action collective, regroupant un certain nombre de personnes aux intérêts partagés, qui agissent de concert vers un même objectif global. Il existe cependant des révoltes conduites de façon individuelle : c’est le cas du sabotage, du terrorisme, de l’agression. Cela dit, la révolte personnelle est rarement conçue comme révolte à part entière. La révolte réunissant un trop petit nombre d’individus est conçue comme un simple « crime » ou « délit ».

Une révolte rallie toujours un grand nombre d’individualités propres, aux objectifs toujours différents.

La révolte entre spontanéité et préparation[modifier | modifier le code]

La révolte est plus ou moins organisée. Elle peut avoir été planifiée à l’avance ou non, elle a des objectifs plus ou moins clairs (détruire un élément). Elle peut avoir des leaders (organisateurs de la révolte, représentants élus ou prenant la direction sur le tas).

Quelques révoltes célèbres[modifier | modifier le code]

Liste détaillée : soulèvements, émeutes et révoltes

Légitimations théoriques de la révolte[modifier | modifier le code]

Dans le droit[modifier | modifier le code]

  • En France, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 affirme le droit de résistance à l'oppression comme un des droits de l'homme avec la propriété, la sûreté et la liberté ;
  • Et dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 24 juin 1793 :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » - Article 35

Philosophie et littérature[modifier | modifier le code]

En psychologie[modifier | modifier le code]

  • Boris Cyrulnik a écrit : "Rebelle ne signifie pas s'opposer à tout. Rebelle signifie se déterminer par rapport à soi-même."[1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs historiens ont étudié les révoltes :

  • soit pour leur spécificité dans un contexte précis,
  • soit pour trouver leurs points communs sur de longues périodes :
    • Yves-Marie Bercé, Croquants et nu-pieds. Les soulèvements paysans en France du XVIe au XIXe siècle.
    • Yves-Marie Bercé, Fête et révolte : des mentalités populaires du XVIe au XVIIIe siècle.
  • soit pour montrer des évolutions, comme chez l'historien marxiste Boris Porchnev, dans Les Soulèvements populaires en France au XVIIe siècle.
  • Révolte et société. Fabienne Gambrelle et Michel Trebitsch. Publications de la Sorbonne, 1989 - 309 pages.

Citation[modifier | modifier le code]

  • " Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite. " Henri Laborit, Eloge de la fuite, Editeur: Gallimard,1985

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. B. Cyrulnik. Je me souviens. Odile Jacob 2010 page 65.