Jean de Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé

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Jean de Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé
Image illustrative de l'article Jean de Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé
Biographie
Naissance
à Rennes (France)
Ordination sacerdotale 1764
Décès
à Angervilliers (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Pie VII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Etienne-Charles de Loménie de Brienne
Fonctions épiscopales Évêque de Lavaur (France)
Archevêque d'Aix-en-Provence (France)
Archevêque de Tours (France)

Ornements extérieurs Cardinaux.svg
Blason Maison de Boisgelin.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-de-Dieu Raymond de Boisgelin de Cucé (les Boisgelin de Cucé font partie de la branche cadette de la maison de Boisgelin), né à Rennes le et mort à Angervilliers, Seine-et-Oise, le , est un homme religieux, archevêque, cardinal et écrivain français. Son cousin est Louis de Boisgelin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Il fait ses études au séminaire de Saint-Sulpice et à la Sorbonne. En 1758, il est à Rome au moment du conclave qui élit Clément XIII, il en laisse une relation écrite retrouvée après sa mort[1]. Le 26 décembre 1764, il est nommé évêque de Lavaur. Il prononce les oraisons funèbres du dauphin en 1765, du roi Stanislas en 1766 et de la dauphine[2] en 1769.

Le , il est transféré à l'archevêché d'Aix et se signala par sa bienfaisance lors d'une disette dont Aix-en-Provence (1772) eut à souffrir : il obtint de Terray, contrôleur général des finances, le droit d'importer du blé. Son siège épiscopal lui donne aussi un rôle politique puisqu'il préside les Ėtats de Provence: habile administrateur, il dote la Provence d'un réseau routier et commence la construction de ce qui deviendra, plus tard, le canal de Provence. Il fonde à Lambesc un établissement d'enseignement spécialement destiné aux enfants des familles pauvres.

Grand orateur, il joue un rôle important au sein des assemblées du clergé et le , lors du sacre de Louis XVI, il prononce un discours sur la misère publique, qui est applaudi. En 1776, il est élu à l'Académie française. Il fut élu en 1787 membre de l'Assemblée des notables.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Il est en 1789 député du clergé de la sénéchaussée d'Aix aux États généraux, vota l'abolition des privilèges et l'égale répartition de l'impôt. Il défend cependant le droit de propriété du clergé[3], présida l'assemblée du 23 novembre au 4 décembre 1789, et proposa de la part du clergé un sacrifice de 400 millions. Il encourage Louis XVI à sanctionner la constitution civile du clergé tout en négociant des concessions auprès du Saint-Siège[4]. Dans ses discours et dans son Exposition des principes, approuvée par tout l'épiscopat, il tend "moins à démontrer l'irrecevabilité des réformes proposées que l'impossibilité de les exécuter sans l'aveu et le concours de l'Église[5]". Il émigra en Angleterre quand elle fut promulguée.

L'Empire[modifier | modifier le code]

En 1801, après la signature du Concordat, il donne sa démission au pape et rentre en France. Il est nommé le archevêque de Tours. Comme de nombreux ecclésiastiques, il flagorne Napoléon Bonaparte, et se montre partisan du Consulat à vie. Le , il obtient la juste récompense de ses efforts et est créé cardinal par Pie VII. Il est ensuite fait sénateur, et grand officier de la Légion d'honneur.

Homme de lettres[modifier | modifier le code]

Il cultivait les lettres avec succès.

On lui doit :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Œuvres du Cardinal de Boisgelin, Paris, 1818, notice historique, p. XVIII.
  2. Oraison funèbre de très-haute, très-puissante et excellent princesse Marie-Josèphe de Saxe, dauphine de France ; prononcée dans l'église de Paris, le 3 septembre 1767, par messire Jean de Dieu-Raimond de Boisgelin de Cucé,... (Paris), 1767 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5606702j.r=boisgelin.langFR
  3. Boisgelin de Cucé, Jean Raymond de, Discours sur la propriété des biens ecclésiastiques par M. l'archevêque d'Aix, (Paris), 1789.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k44992q.r=boisgelin.langFR
  4. Abbé Joseph Lacouture, La Politique religieuse de la Révolution française, Paris, 1940, p.29-32.
  5. A. Mathiez, La Question religieuse sous la Révolution, p. 45, cité par J. Lacouture o. c. p. 28.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • Dictionnaire de biographie française, Librairie Letouzey et Ané, 1954.
  • Biographie universelle ancienne et moderne, tome IV, A. Thoisnier Desplaces éditeur, 1843
  • Catholic encyclopedia
  • L'Homme du Concordat, le cardinal de Boisgelin, sa vie, son œuvre, sa famille, Frédéric de Berthier de Grandry, 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Jean-Baptiste de Brancas
Archevêque d'Aix
1771-1801
Charles Benoît Roux
Précédé par Jean de Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé Suivi par
Claude-Henri de Fusée de Voisenon
Fauteuil 13 de l’Académie française
1776-1804
Jean-Baptiste Dureau de la Malle