Nissan March

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La Nissan March, ou Micra, est une automobile de la catégorie des citadines produite par Nissan. À la fin des années 1970, Nissan envisage d'élargir sa gamme en produisant une voiture compacte, plus petite que la Pulsar, afin de contrer la réussite de la Toyota Starlet. Osamu Ito, un ingénieur ayant travaillé pour Prince, est nommé à la tête du projet. L'enjeu est de créer une auto économique, facile à conduire et séduisante, avec suffisamment de place pour loger quatre adultes. Visant une carrière internationale, Nissan confie son dessin au réputé studio Italdesign-Guigiaro. En octobre 1981, après 3 ans d'études, un prototype fonctionnel dénommé NX-018 est présenté à l'occasion du 24e Tokyo Motor Show. Le public découvre une auto attachante, très bien pensée, abritant sous son capot un petit moteur 1.0l entraînant les roues avant. Initiative originale : dès la fin du salon, Nissan lance une vaste campagne nationale et propose aux Japonais de nommer eux-mêmes la voiture. L'engouement est au rendez-vous car, durant trois mois, les propositions arrivent par milliers. Après délibérations, Nissan tranche en faveur d'un nom percutant : March.

Micra K10 (1982 - 1992)[modifier | modifier le code]

Nissan March/Micra K10
Image illustrative de l'article Nissan March
Nissan Micra K10 Phase 3 (1989–1992)

Marque Drapeau : Japon Nissan
Années de production 1982 - 1992
Classe Citadine
Usine(s) d’assemblage Japon
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 4 cylindres
Position du moteur avant
Cylindrée Phase I : 988 cm³,
phase II : 988 et 1235 cm3
Puissance maximale March : 56 ch, turbo 86 ch
Micra : 50 et 55
phase II : 1.0 50 ch
et 1.2 60 ch ch
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle à 4 ou 5 rapports ou
automatique
Poids et performances
Poids à vide 650 - 750 kg
Vitesse maximale 50 ch 4 vit. : 140 km/h
50 ch 5 vit. : 145 km/h
55 ch 5 vit. : 145 km/h
60 ch 5 vit. : 150 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline bicorps 3 ou 5 portes
Suspensions AV : type McPherson, barre stabilisatrice, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
AR : poutre de torsion, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Direction à crémaillère
Freins AV : à disques
AR : à tambours
Dimensions
Longueur 3 735 mm
Largeur 1 560 mm
Hauteur 1 395 mm
Empattement 2 300 mm
Volume du coffre 235 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Datsun Cherry Nissan Micra K11 Suivant

Description[modifier | modifier le code]

Nissan livre en concessions japonaises ses premiers modèles en octobre 1982, dans un premier temps uniquement en 3 portes. En vraie citadine, la March dispose de mensurations contenues avec 3,785 m de long, 1,560 m de large et 1,395 m de haut. Côté style, le design va à l'essentiel, et la K10 arbore des formes très cubiques. L'intérieur est quant à lui sobre et bien construit. Le moteur, un 4 cylindres tout alu SOHC (un seul arbre à cames en tête) de 987 cm3 de 57 ch (au Japon), baptisé MA10S. Il est alimenté par un carburateur contrôlé par électronique (Nissan ECC). Il est accouplé à une boîte de vitesse manuelle à 4 ou 5 rapports, ou bien une automatique à 3 rapports. Côté châssis, la K10 adopte une suspension indépendante de type MacPherson à l'avant et un essieu rigide à 4 tirants à l'arrière (formule très prisée par Nissan à l'époque). Les finitions sont au nombre de 4 au lancement de la Micra : March E (entrée de gamme), L (adaptée aux petites familles), S (fonctionnalité de l'habitacle accrue) et enfin la March G, le modèle haut de gamme. La série est complétée, par la Collet au printemps 83, et en septembre de la même année, par l'apparition d'une carrosserie 5 portes.

Début 1985, outre un subtil changement de calandre, Nissan lance la March Turbo, version sportive animée par un bloc turbo-compressé, sur base du 1,0 l. Le MA10ET, à injection électronique (ECCS) développe alors 85 ch. Elle dispose d'équipements spécifiques comme les antibrouillards avants intégrés au pare-chocs, un becquet arrière, une double sortie d'échappement, un tableau de bord à affichage numérique… Arriveront ensuite de nouvelles déclinaisons, dont la Pumps, la Canvas Top, ou encore la i.z.

Une mise à jour des K10 est entreprise début 1989. Les phares, la calandre, les pare-chocs et l'habitacle sont modifiés. Pour marquer le coup, Nissan dévoile ce qui est à ce jour la March de série la plus performante jamais construite : la Super Turbo. Derrière se nom se cache un moteur combinant un compresseur et un turbocompresseur, une première au Japon. À bas et mi-régimes, le compresseur assure un couple très appréciable tandis qu'au delà, le HT10 prend la relève et crache sa fougue dans les cylindres. Grâce à ce duo, le petit MA09ERT (930 cm3), surplombé en prime d'un échangeur air-air est capable de délivrer pas moins de 110 ch. Avec un poids total de 770 kg, le petit bolide est capable d'atteindre 180 km/h en pointe et abat le 0 à 100 km/h en 7,7 s. En plus des équipements présents sur la Turbo, elle gagne entre autres une entrée d'air sur le capot, des roues de 13 pouces, une barre anti-roulis à l'avant et à l'arrière, ainsi qu'un différentiel à glissement limité sur la boîte 5. Une version d'homologation en compétition, préparée par Nismo et Autech est également disponible (allègement, boîte courte…)

Au fil du temps, Nissan produira des séries spéciales (March G 50th anniversary, Turbo white Select…) de même que des véhicules atypiques reprenant la plate-forme des K10, parmi lesquels on retrouve la Be-1, la Pao ou encore la Figaro.

Les modèles destinés à l'exportation seront renommés Micra. Elles arriveront en Europe en 1983, en 3 puis 5 portes avec pour motorisations les 1,0 l (MA10 de 50 ch et MA10S de 54 ch), et s'ajoutera lors du restylage de 1989 un 1,2 l, le MA12S de 60 ch. Elles recevront des boîtes manuelles ou automatiques. Le marché français proposera les finitions GL, DX, L ou encore LX, ainsi que quelques séries spéciales, à l'instar des Canvas Top et Color.

La K10 sera également vendue au Canada de 1984 à 1991, avec pour unique bloc le 1,2 l développant 56 ch.

Motorisations[modifier | modifier le code]

Moteur Cylindrée (cm³) Nombre de cylindres et architecture Puissance max. (ch/kW) Couple max. (Nm) Vitesse max. (km/h) 0 à 100 km/h Disponibilité
Essence
1.0 (MA10S) 988 4 cylindres, 8 soupapes 50 / 55 73 / 76 140 / 145 15“4 / 14“6
1.0 (MA10S) 988 4 cylindres, 8 soupapes 57 78 nc nc Japon
1.0 (EK10FR) 988 4 cylindres, 8 soupapes, turbo 85 118 160 nc Japon
0.9 (MA09ERT) 930 4 cylindres, 16 soup., turbo + compresseur 110 130 nc nc phase 3, Japon
1.2 (MA12S) 1 235 4 cylindres, 8 soupapes 57 93 142 15“9 phase 3
1.2 catalysé (MA12S) 1 235 4 cylindres, 8 soupapes 60 92 142 15“9 phase 3

Galerie[modifier | modifier le code]



Micra K11 (1992 - 2003)[modifier | modifier le code]

Nissan March/Micra K11
Image illustrative de l'article Nissan March

Marque Drapeau : Japon Nissan
Années de production 1992 - 2003
Classe Citadine
Usine(s) d’assemblage Japon
Moteur et transmission
Moteur(s) 4 cylindres,
Essence et Diesel
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle à 5 rapports
Automatique CVT
Poids et performances
Poids à vide 775 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline bicorps 3 ou 5 portes
Suspensions Av : type McPherson, barre stabilisatrice, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Ar : poutre de torsion, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Direction à crémaillère
Freins
Av : à disques
Ar : à tambours
Dimensions
Longueur 3 720 mm
Largeur 1 585 mm
Chronologie des modèles
Précédent Nissan Micra K10 Nissan Micra K12 Suivant

Description[modifier | modifier le code]

À la suite du grand succès rencontré par la K10, Nissan décide d'apporter à sa citadine phare une refonte complète. Pour cette deuxième génération, la March profite des designers de la marque qui lui dessinent des formes plus amicales. Elle perd dans l'opération 40 mm en longueur mais gagne légèrement en largeur et hauteur afin d'accroître son habitabilité. L'empattement également est allongé de 60 mm. Début 92, au moment de sa commercialisation japonaise, Nissan offre le choix parmi deux nouveaux moteurs DOHC (deux arbres à cames) 16 soupapes à injection : le CG10DE (997 cm3) de 58 ch, et le CG13DE (1 274 cm3) de 79 ch. Une architecture sophistiquée et encore rare sous le capot des citadines de l'époque. Côté transmissions, on retrouve une classique boîte 5 manuelle, une automatique à 4 rapports, ainsi qu'une inédite CVT. C'est en effet sur la March que Nissan inaugure sa toute première boîte à variation continue. Toujours très légère (entre 750 kg et 840 kg selon motorisation et carrosserie). On retrouve comme sur la K10 une suspension indépendante (type McPherson) à l'avant, tandis que le train arrière se dote désormais d'un ensemble à 5 tirants. La gamme hérite des finitions i.Z et i.z-f, découvertes sur la génération précédente, complétée par les modèles Sharp (dièse) A, C et G. Question équipement, la direction assistée est désormais de série, tandis que certaines versions bénéficient des vitres électriques, de la fermeture centralisée ou encore de la climatisation. Comme précédemment, le toit ouvrant fait partie des nombreuses options, et un LSD (différentiel à glissements limités) est même proposé sur les 1,3 litre. Petit à petit des nouvelles finitions verront le jour avec les séries Flat (bémol), Austrada et G, puis l'airbag conducteur sera installé de série. Fin 95, les K11 recevront une légère mise à jour esthétique.

Un facelift plus profond est apporté en mai 97 : les March se parent de nouveaux phares, feux, capot et répétiteur de clignotants ; l'habitacle est aussi remanié et la dotation de série est enrichie (ABS, airbags conducteur et passager…) La Collet à moteur 1 litre fait aussi son retour. Quelques mois plus tard, Nissan présente en concessions sa nouvelle March Cabriolet (munie d'une capote souple électrique).

À la fin de l'année 1999, la K11 recevra une dernière mise à jour esthétique (optiques retravaillées) Le CG10DE en profite pour grappiller 2 ch, le CG13DE et remplacé par un CGA3DE (1 348 cm3) de 85 ch ; les boîtes de vitesses sont améliorées (E-ATx auto 4 rapports et Hyper CVT). Une 4 roues motrices est ajoutée, en même temps qu'une version break, la March Box, et une version avec un coffre.

Tout au long de cette génération, Nissan introduira des séries limitées des plus diverses (V3 award, White limited, Casual limited…) et élaborera en collaboration avec Autech des March au style rétro, à l'apparence très particulière. Ce sera le cas des Tango, Bolero, Rumba et Polka.

Cette fois-ci fabriquées en Grande-Bretagne dans l'usine de Sunderland, les Micra européennes débarqueront dès fin 1992 avec des motorisations identiques aux versions japonaises, avec dans un premier temps le 1.0 de 55 ch et le 1.3 de 75 ch. Lors du restylage de 1998, un 1,5 litre diesel PSA (TUD) de 57 ch est ajouté alors que le CG10DE réévalué à 60 ch, et le 1.4 CGA3DE de 82 ch accompagneront le lifting de 2000. Ils seront associés à une boîte 5 manuelle ou CVT.

En France, on découvrira les finitions LX, SLX, Deluxe, Lagoon ou Cypia, parmi d'autres. Des séries spéciales verront également le jour, comme par exemple les Coutures, Côté sud ou les Star-Cup (équipées d'un kit carrosserie "sportif", similaire aux versions Austrada japonaises ou SR anglaises)

Cette génération de Micra sera élue voiture de l'année en 1993, une première en Europe pour une voiture japonaise.

Motorisations[modifier | modifier le code]

Moteur Cylindrée (cm³) Nombre de cylindres et architecture Puissance max. (ch/kW) Couple max. (Nm) Vitesse max. (km/h) 0 à 100 km/h Disponibilité
Essence
1.0 988 4 cylindres, 16 soupapes 54 (40) 79 150 16“4
1.3 1275 4 cylindres, 16 soupapes 75 (55) 103 170 12“0
1.4 1348 4 cylindres, 16 soupapes 82 (60)
Diesel
1.5 D 1527 4 cylindres, 8 soupapes 57 (42) 95 146 18“7

Galerie[modifier | modifier le code]



Micra K12 (2002 - 2010)[modifier | modifier le code]

Nissan March/Micra K12
Image illustrative de l'article Nissan March

Marque Drapeau : Japon Nissan
Années de production 2002 - 2010
Classe Citadine
Usine(s) d’assemblage Drapeau du Japon Japon
Sunderland Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence et Diesel
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle à 5 rapports
Automatique CVT
Poids et performances
Poids à vide 1 020 à 1 120 kg
Émission de CO2 133 à 155[1] g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline bicorps 3 ou 5 portes
Châssis Renault Clio III
Nissan Cube
Nissan Micra III
Nissan Note
Suspensions Av : type MacPherson, barre stabilisatrice, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Ar : poutre de torsion, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Direction assistée à crémaillère
Freins ABS, REF
Av : à disques
Ar :à tambour
Dimensions
Longueur 3 730 mm
Largeur 1 660 mm
Hauteur 1 540 mm
Chronologie des modèles
Précédent Nissan Micra K11 Nissan Micra K13 Suivant

Description[modifier | modifier le code]

Après un parcours sans fautes, la K11 passe le flambeau à la nouvelle génération, dont les premières commandes au Japon sont honorées au début de l'année 2002. Le look de l'auto a beaucoup évolué, conjuguant désormais tendance rétro et style moderne. Par ses formes rondouillettes et ses phares proéminents, la Nissan dégage une forte identité, accentuée par les teintes extérieures et intérieures originales. La clientèle visée se veut donc plus jeune. Elle se révèle à nouveau moins longue que sa devancière, mais plus large et moins haute que sa devancière, avec un empattement qui passe à 2 430 mm. Pour la première fois, à la suite de l'alliance Renault-Nissan de 1999, elle emprunte une plate-forme élaborée conjointement avec le constructeur français. Elle hérite alors d'un essieu arrière à barre de torsion. Sur le plan des moteurs, la citadine a ce coup-ci droit à trois nouveaux blocs de série CR, comprenant un 997 cm3 (CR10DE) de 68 ch, un 1 240 cm3 (CR12DE) de 90 ch et enfin 1 386 cm3 (CR14DE) de 98 ch. Dans un premier temps, la boîte CVT n'est pas reconduite, seules restent la manuelle 5 rapports et l'automatique E-ATx.

La gamme des modèles est simplifiée et comprend dorénavant les 10b, 12c et 14e ; tandis que les équipements de sécurité snt une nouvelle fois améliorés (certaines finitions disposent de 6 airbags de série). Naturellement, ainsi dotées, les March prennent de l'embonpoint et affichent un poids compris entre 870 kg et 950 kg. Une pléthore d'options sont disponibles, parmi lesquelles l'intelligent Key, permettant d'ouvrir, démarrer et arrêter l'auto sans sortir la clef de sa poche. Comme à son habitude, Nissan ne tardera pas à apporter des nouveautés à ses modèles. La première de celles-ci : une transmission 4 roues motrices ingénieuse, disponible sur les 1,4 litre, baptisée e-4WD. Il s'agit en fait d'un moteur électrique entraînant les roues arrière lorsqu'une perte d'adhérence du train avant est détectée, un système léger qui offre l'avantage de fonctionner sans avoir recours à un différentiel arrière ou un arbre de transmission. À l'été 2003, alors qu'est introduite la March 14s à la finition sportive (calandre spécifique, spoiler avant et arrière, roues de 15 pouces...), le bloc 1 litre est supprimé de la gamme.

Les March passent par la case lifting en août 2005, date marquée par la disparition de la carrosserie trois portes, le marché japonais étant essentiellement porté sur les carrosseries à 4 ou 5 portes, quel que soit le gabarit. La 12SR, préparée par Autech, jusque-là considérée comme une série spéciale, intègre le catalogue standard. Jouissant d'un châssis suggestif, cette "hot hatch" de 960 kg animée par un CR12DE préparé (pistons, arbre à cames, admission et échappement...) de 110 ch s'impose alors comme une sérieuse rivale à la Toyota Vitz RS (Yaris TS en Europe). Dans un même temps, la gamme est remaniée et fait une place au HR15DE (1 498 cm3) délivrant 109 ch. Celui-ci, codéveloppé avec Renault, dispose du CVTC (distribution variable en continu) et est accouplé à une boîte Xtronic CVT.

À l'été 2007, les March sont remises au goût du jour et, courant 2008, afin de rebooster les ventes, le constructeur réintroduit sa finition Collet, plus sobrement équipée et donc moins coûteuse.

Les séries limitées de la K12 seront nombreuses au Japon (V Selection, +Conran, 25th Happiness...) et Autech poursuivra sur sa lancée avec des autos néo-rétro comme la Rafeet ou la Bolero.


En Europe, les Micra disposeront de blocs 1,2 litre de 65 et 80 ch ; 1.4 de 88 ch et un 1.5 turbo-diesel (Renault dCi K9K) de 65 et 82 ch, en boîte manuelle ou automatique. Quelle que soit la version, ces autos seront très bien équipées (ABS, climatisation, radio CD...). Lors du léger restylage de 2005, Nissan sortira de ses cartons la tonique 160 SR, dotée d'un 1,6 litre (HR16DE) de 110 ch et gratifié de suspensions sport et d'un antipatinage intégré à l'ESP. Plus discrète en apparence que les SR japonaises malgré ses jantes de 16 pouces, elle passe néanmoins de 0 à 100 km/h en moins de 10s. À la fin de l'année, la Micra C+C (coupé-cabriolet avec un toit rigide) fera une apparition remarquée. Construite en Angleterre, elle sera exportée au Japon (en toute petite quantité) peu de temps après. Les Micra européennes recevront ensuite une mise à jour de blocs turbo diesel et un nouveau facelift.

Motorisations[modifier | modifier le code]

La Nissan Micra K12 était équipée de motorisations à essence et gazoil, 4 cylindres en ligne, montées transversalement.

Moteur Cylindrée (cm³) Nombre de cylindres et architecture Puissance max. (ch/kW) Couple max. (Nm) Vitesse max. (km/h) 0 à 100 km/h Disponibilité
Essence
1.0 (CR10DE) 988 4 cylindres, 16 soupapes 65 (48) 90
1.0 (CR10DE) 988 4 cylindres, 16 soupapes 68 (50) 96 Japon
1.2 (CR12DE) 1 240 4 cylindres, 16 soupapes 65 (48) 110 154 15“7
1.2 (CR12DE) 1 240 4 cylindres, 16 soupapes 80 (59) 110 167 13“9
1.2 (CR12DE) 1 240 4 cylindres, 16 soupapes 90 (66) 121 Japon
1.4 (CR14DE) 1 386 4 cylindres, 16 soupapes 88 (65) 128 172 11“9
1.4 (CR14DE) 1 386 4 cylindres, 16 soupapes 98 (72) 137 Japon
1.6 (HR16DE) 1 598 4 cylindres, 16 soupapes 110 (81) 153 183 9“8
Diesel
1.5 dCi 1 461 4 cylindres, turbo 65[2] (48) 160 155 17"
1.5 dCi 1 461 4 cylindres, turbo 68 (50) 160 156
1.5 dCi 1 461 4 cylindres, turbo intercooler 82[3] (60) 185 170 12"9
1.5 dCi 1 461 4 cylindres, turbo intercooler 86 (63) 185 170
1.5 dCi Euro V 1 461 4 cylindres, turbo intercooler 86 (63) 200 171 11“9

Galerie[modifier | modifier le code]



Micra K13 (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

Nissan March/Micra K13
Image illustrative de l'article Nissan March

Marque Drapeau : Japon Nissan
Années de production Depuis 2010
Classe Citadine
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Essence
Position du moteur Avant, transversal
Cylindrée 1198 cm3
Puissance maximale 98 ch
Couple maximal 142 Nm
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle à 5 rapports
Automatique CVT
Poids et performances
Poids à vide 985 - 1055 kg
Émission de CO2 95 - 125 g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline bicorps 5 portes
Suspensions Av : type MacPherson, barre stabilisatrice, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Ar : poutre de torsion, Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Direction assistée à crémaillère
Freins ABS, EBD, ESP, NBAS
Av : à disques
Ar :à tambour
Dimensions
Longueur 3780 mm
Largeur 1665 - 1675 mm
Hauteur 1515 mm
Empattement 2450 mm
Voies  AV/AR 1460 - 1470 mm  / 1465 - 1475 mm
Volume du coffre 265/1131 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Nissan Micra K13

Description[modifier | modifier le code]

Commercialisées au Japon dès juillet 2010, les nouvelles March sont annonciatrices de changements. Alors que les précédentes moutures étaient conçues et assemblées dans l'usine japonaise d'Oppama, cette génération relève pour la première fois de la Thaïlande. Une délocalisation de la production donc, en vue de coûts de fabrication réduits. D'aspect plus conventionnel, moins chic, la K13 reste toutefois agréable à l'œil. La ligne de toit se veut sensiblement plus plane afin de favoriser l'aérodynamisme, et donc abaisser les consommations. Pus courte de 55 mm, elle gagne cependant 20 mm d'empattement. L'habitacle tout en rondeur se montre de son côté assez ludique.

Disponible uniquement en cinq portes au Japon, elle accueille ce coup-ci un moteur 3 cylindres CVTC à 12 soupapes. Comme les blocs des K11 et K12, ce 1 198 cm3 compact est DOHC et délivre ici 79 ch. Il est accouplé à une boîte Xtronic CVT de nouvelle génération. Au rayon des finitions, Nissan propose les 12S (standard), 12x (bien équipée) et 12 g (« tout confort ») ; ces deux dernières pouvant être associées à la transmission e-4WD. elles seront complétées en 2011 par les modèles Enchanté et 12S-V Package. On découvre notamment en termes d'équipement un système stop-and-start, l'allumage automatique des feux... Sur la balance, les K13 oscillent entre 940 kg et 1 040 kg.

À ce jour, la bolero carrossée par Autech est l'unique version spéciale disponible au Japon. Comme toujours très élégante, elle bénéficie d'une grosse calandre et de pare-chocs spécifiques.


Contrairement au Japon, les modèles européens seront produits en Inde, ou, une fois rebadgée, la Micra devient aussi Pulse chez Renault. La Chine et le Mexique produisent également des Micra pour d'autre marchés. En plus de la boîte CVT, une manuelle à cinq rapports est proposée sur le 1,2 litre de 80 ch.

Les Micra disposent entre autres de six airbags, de l'ESP de série, alors qu'un radar de recul et un système d'aide au créneau sont disponibles sur certaines finitions. Parmi celles-ci, on retrouve la Visa, Acenta, Tekna, ou encore Lolita Lempicka, déjà présente sur la K12. À l'automne 2011, une version DIG-S (direct injection gasoline supercharger) est ajoutée au catalogue. Elle est dotée du 1,2 litre retravaillé (cycle Miller) à injection directe combiné à un compresseur type Roots débrayable. Baptisé HR12DDR, il développe 98 ch et permet à la Micra d'atteindre 180 km/h. Pour retrouver une K13 au look sportif, il faut se tourner vers les Pays-Bas, bénéficiant de l'expressive version SR.

Cette génération pourrait pour la première fois débarquer aux États-Unis et peut être faire un retour au Canada dès 2013.

Motorisations[modifier | modifier le code]

La Nissan Micra K13 a été lancée avec une motorisation à essence à 3 cylindres en ligne, déclinée en version atmosphérique ou avec un compresseur permettant, en Europe, d'afficher 95 g de CO2/km. Le 1.5 diesel n'est plus disponible que sur le marché indien.

Contrairement à la génération précédente qui était construite au Japon et en Grande-Bretagne, cette quatrième Micra est produite en Inde, en Chine, en Thaïlande, et au Mexique.

Moteur Cylindrée (cm³) Nombre de cylindres et architecture Puissance max. (ch/kW) Couple max. (Nm) Vitesse max. (km/h) 0 à 100 km/h Disponibilité
Essence
1.2 1 198 cm3 3 cylindres, 12 soupapes 80 (59) 110 170 13“7 2010
1.2 boîte CVT 1 198 cm3 3 cylindres, 12 soupapes 80 (59) 110 161 14"5 2010
1.2 1 198 cm3 3 cylindres, 12 soupapes, compresseur 98[4] (72) 142 183 11"3 2011
Diesel
1.5 dCi (K9K) 1 461 cm3 4 cylindres, 8 soupapes 86[5] (63) 200 171 11"9 2009

Renault Pulse[modifier | modifier le code]

La Renault Pulse est une petite voiture lancée par Renault en Inde et vendue uniquement en Inde. Elle est basée sur la Micra K13, et est construite à l'usine de Nissan en Inde à Chennai, mais avec l'avant et l'arrière légèrement modifiés.

Galerie[modifier | modifier le code]

La March/Micra et le sport[modifier | modifier le code]

Tout au long de sa carrière, la March/Micra a été plébiscitée pour courir en sport automobile. De nombreux pilotes, amateurs comme professionnels, l'ont d'ailleurs retenue pour faire leurs premières armes en compétition. Lancées en 1984 au Japon, les désormais célèbres courses "one-make" (mono modèles) de la March Cup ont été un formidable vivier de nouveaux talents. Les K10 ont également été malmenées sur des pistes difficiles de rallyes nationaux et internationaux, et ont même eu droit à leur version Super Silhouette. Conduite à l'époque par Masahiko Kondo, cette March hors norme a fait parler d'elle grâce à son style radical et son bloc E15 (1 487 cm3) de 160 ch / 17,5 mkg.

La génération K11 fut elle aussi largement utilisée en course, avec notamment le Micra Challenge et la Nissan Star Cup en Europe dans les années 1990. Une version 4 roues motrices et directrices sera même engagée au trophée Andros entre 1997 et 1998, motorisée par un VQ30DE (v6 de Nissan Maxima QX)de 420 ch / 43,8 mkg Des versions similaires courent encore en rallycross ou autocross. Autech, qui en plus de produire des modèles originaux, a également construit l'étonnante Mid-11, avec un SR20VE de 204 ch / 21 mkg en position centrale arrière.

Les K12 sont aussi très appréciées en compétition, particulièrement au Japon. De nombreux préparateurs se sont penchés sur ces petites Nissan, certains tuners proposeront des pièces performances (Impul et ses kit compresseurs par exemple) ou des véhicules complets (Nismo S-tune) RML a aussi élaboré une K12 survoltée nommée Micra R, qui accueille dans son coffre un QG20DE de 265 ch issu d'une primera de BTCC, avant de prendre le nom de Micra 350SR, une fois le moteur remplacer par un V6 VQ35DE de 350Z développant 310 ch.

Aujourd'hui, c'est au tour des K13 de courir dans le championnat one-make de Nissan.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

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