New Wave of British Heavy Metal

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New Wave of British Heavy Metal

Origines stylistiques Heavy metal, hard rock, punk rock
Instruments typiques Basse, batterie, chant, guitare
Popularité Modérée à la fin des années 1970 et milieu 1980, déclin au début des années 1990, puis revirement mineur dans les années 1990 et 2000
Scènes régionales Royaume-Uni

Genres dérivés

Power metal, speed metal, thrash metal, black metal

Genres associés

Death metal mélodique, metal extrême, metal symphonique, metal progressif, punk hardcore, street punk

La New Wave of British Heavy Metal (NWOBHM), littéralement « nouvelle vague de heavy metal britannique » est un mouvement musical associé au heavy metal, principalement traditionnel, émergeant à la fin des années 1970 au Royaume-Uni et se popularisant à l'international au début des années 1980. Il se développe comme réaction au déclin des premiers groupes de heavy metal-hard rock comme Deep Purple, Led Zeppelin et Black Sabbath[1], et s'en démarque notamment par des influences blues plus effacées, une incorporation d'éléments punk, un tempo plus rapide et globalement, un son plus dur. Cette vague est considérée comme une pierre angulaire pour le thrash metal et le metal extrême ; le groupe de heavy metal américain Metallica cite les groupes de la NWOBHM comme Diamond Head comme ayant eu une influence importante sur leur style musical[1],[2].

Ignorée par beaucoup de critiques au Royaume-Uni et aux États-Unis, la NWOBHM domine néanmoins la scène heavy metal du début des années 1980. Elle est caractérisée musicalement par une utilisation des power chord, de solo de guitare rapides et mélodieux, des vocaux plus ou moins aigus, et sur des paroles qui tirent souvent leur inspiration de la mythologie et de la fantasy. Beaucoup de groupes étaient signés à Neat Records (en), par la suite auteur de plusieurs volumes de compilations NWOBHM[3],[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Iron Maiden, sur scène le 30 novembre 2006.

Les membres du groupe gallois Budgie sont considérés comme les précurseurs du mouvement[6]. Judas Priest[7] et Motörhead[8], en font également partie. Le premier mouvement est associé à des groupes comme Saxon, Iron Maiden, Def Leppard, Motörhead[9], Diamond Head, Angel Witch, Tygers of Pan Tang, Girlschool, Samson et Tank parmi d'autres[8]. La mode véhiculée par des groupes comme Saxon (cheveux longs, veste de jean, cuir et chaines) sera indissociable du mouvement heavy metal durant toutes les années 1980. Certains groupes, bien qu'ils fassent partie de cette mouvance, ont une popularité plus underground, comme Venom, Ethel The Frog, Cloven Hoof, Avenger, Blitzkrieg, Sweet Savage, ou Quartz.

La New Wave of British Heavy Metal prend son essor dès 1979 avec le succès rapide de Motörhead, groupe à la moyenne d'âge déjà élevée pour l'époque mais qui réussit l'exploit de canaliser l'énergie du punk rock en la coulant dans des structures musicales traditionnelles. Dans la foulée de l'effondrement du punk rock, des dizaines de groupes de metal que le succès du punk avait maintenu dans l'obscurité peuvent à leur tour se produire sur scène voire enregistrer des disques sur des labels indépendants. La presse musicale britannique ne reste pas à l'écart de ce mouvement de fond : l'hebdomadaire Sounds accorde une large place à toute l'actualité du genre, ce qui entrainera en 1981 la parution de Kerrang!, à l'origine un numéro spécial de Sounds mais dont le succès entrainera immédiatement sa parution sur une fréquence bimensuelle.

La liste complète des groupes de cette époque en regroupe des centaines, plus obscurs, ayant eu une faible durée d'existence. Si une diffusion pour une large audience aurait probablement pu éclairer ces groupes, ils restèrent seulement connus des collectionneurs. Le nombre de démos produites à bas coût durant cette période, tout comme la quantité limitée d'information et la faible couverture médiatique de l'époque, conduisent à faire de plusieurs CD des pièces de collection. Les CD, qui étaient originalement pressés pour des prix très faibles, sont vendus aux collectionneurs pour des centaines de dollars.

Déclin[modifier | modifier le code]

Le déclin de la New Wave of British Heavy Metal s'amorce dès 1983. De nombreux groupes disparaissent faute d'avoir pu accéder à un certain succès commercial, d'autres voient leurs meilleurs éléments être débauchés par des groupes plus établis. Certains comme Def Leppard ou Heavy Pettin (en) sont totalement programmés pour accéder au marché américain : l'industrie musicale profite de l'élimination naturelle pour reprendre le contrôle du marché. Et pour la NWOBHM qui est connue jusqu'à la côte pacifique des USA, le retour de bâton vient justement des États-Unis. Tout d'abord, la majorité des groupes leaders ne parviennent pas à confirmer leur premier succès. Ensuite, beaucoup de groupes quittent leur base musicale pour aller vers un hard rock plus accessible, comme Def Leppard qui cible particulièrement le marché américain avec un son moins lourd que sur leur précédent succès[10].

Au milieu des années 1980, de jeunes fans de rock cherchent leur propre identité et trouvent une nouvelle scène issue de Los Angeles, menée par des groupes comme Mötley Crüe et plus tard Guns N' Roses. Les maisons de disques se jettent dessus au détriment de la NWOBHM, car les groupes de Los Angeles attirent un nouveau public que le heavy metal n'a pas encore touché, l'auditoire féminin. Le glam metal prouve simplement qu'il est alors plus profitable pour les labels discographiques. Aussi, le thrash metal, nouveau venu sur la scène underground du metal, émerge à la même période et attire de nouveaux fans, en étant plus rapide, moins mélodique et plus obscur que la NWOBHM, et souvent avec des paroles politiques et engagées. Cependant le thrash metal reste fortement inspiré par la NWOBHM. Quelques groupes parmi les plus populaires du mouvement obtiennent cependant un succès durable. Def Leppard, malgré l'abandon de leurs racines et du son heavy, devient un des plus célèbres groupes après leur virage hard rock. Saxon et Iron Maiden restent ancrés dans un heavy metal traditionnel, ce qui leur donne de nombreux fans fidèles, même après le déclin de groupes similaires.

Influence ultérieure[modifier | modifier le code]

Des groupes comme Motörhead, Iron Maiden, Venom, et Saxon influencent des groupes américains qui se forment durant les années 1980, comme Slayer, Megadeth et en particulier Metallica. Le premier Metallica possède un son similaire à celui de la NWOBHM (surtout Diamond Head, Holocaust et Blitzkrieg; Metallica reprend des chansons de chacun d'eux). En 1990, Lars Ulrich de Metallica sort un double album, intitulé New Wave of British Heavy Metal '79 Revisited]], où apparaissent des groupes peu connus, comme Hollow Ground.

Renouveau[modifier | modifier le code]

La nouvelle popularité sur Internet de la NWOBHM aide les fans à encore communiquer et celle-ci vit un petit renouveau. Encouragés par les succès des tributes et la nostalgie de l'époque, plusieurs groupes originaux de la NWOBHM se sont reformés pour des tournées à succès[11].

Liste des groupes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ian Christe (trad. Anne Guitton), Sound of the Beast : L'histoire définitive du heavy metal, Flammarion,‎ 2007 (ISBN 978-2080687975)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « NWOBHM at allmusic », Allmusic (consulté le 21 août 2007).
  2. (en) « Metallica.com », Metallica.com (consulté le 20 août 2010).
  3. (en) « The Neat Singles Collection Vol.1: Various Artists: Amazon.co.uk: Music », Amazon.co.uk (consulté le 20 août 2010).
  4. (en) « The Neat Singles Collection Vol.2: Various Artists: Amazon.co.uk: Music », Amazon.co.uk (consulté le 20 août 2010).
  5. (en) « The Neat Singles Collection Vol.3 : Various Artists: Amazon.co.uk: Music », Amazon.co.uk (consulté le 20 août 2010).
  6. (en) « Founding BUDGIE Member RAY PHILLIPS Working On Solo Debut », Blabbermouth,‎ 3 décembre 2008 (consulté le 20 août 2010).
  7. (en) (en) Manish Agarwal, 1001 Albums You Must Hear Before You Die, Quintet Publishing Limited,‎ 2006 (ISBN 0-7893-1371-5), p. 460.
  8. a et b « What Is New Wave Of British Heavy Metal? » (consulté le 7 August 2009)
  9. (en) « New Wave of British Heavy Metal », Allmusic (consulté le 11 avril 2009).
  10. (en) « Def Leppard » (consulté le 7 août 2009).
  11. « Geoff Barton » (consulté le 7 août 2009).
  12. (en) Rivadavia, Eduardo, « A II Z biography », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
  13. (en) Rivadavia, Eduardo, « Angel Witch biography », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) (en) Martin Popoff, The Collector's Guide to Heavy Metal, Collector's Guide Publishing,‎ 1997 (ISBN 1-896522-32-7), p. 528.
  15. Eduardo Rivadavia, « Atomkraft biography », Allmusic, Rovi Corporation (consulté le 21 avril 2013).
  16. (en) Rivadavia, Eduardo, « Avenger biography », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
  17. (en) « NWOBHM Heroes Battleaxe to Work on New Album », Terrorizer (consulté le 10 février 2012).
  18. (en) Rivadavia, Eduardo, « Boys Will Be Boys review », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
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  20. (en) Rivadavia, Eduardo, « Chateaux biography », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
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  23. (en) Erlewine, Stephen Thomas, « Def Leppard biography », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
  24. (en) Rivadavia, Eduardo, « Demon biography », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
  25. (en) Rivadavia, Eduardo, « Diamond Head biography », Allmusic (consulté le 10 février 2012).
  26. (en) Bezer, Terry, « Hard Rock Hell Announces NWOBHM Stage! », Metal Hammer (consulté le 10 février 2012).
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