Neue Deutsche Härte

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Neue Deutsche Härte

Origines stylistiques Metal industriel, metal alternatif, hard rock, groove metal, rock allemand, electronica, techno, EDM
Origines culturelles Milieu des années 1980 ; Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Instruments typiques Guitare, basse, synthétiseur, ready-made, boîte à rythmes, batterie, séquenceur, clavier, échantillonneur, percussions
Popularité Élevée en Allemagne et certains pays d'Europe
Voir aussi Neue Deutsche Welle, nu metal

La Neue Deutsche Härte (littéralement : nouvelle dureté allemande ; NDH), également connue sous le terme de dance metal (tanzmetall), est un sous-genre musical du heavy metal. Le terme est initialement utilisé par la presse allemande pour définir le premier album de Rammstein, Herzeleid (1995)[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le terme définit un style crossover influencé par le rock allemand, le metal alternatif, et le groove metal mêlés avec des éléments d'electronica et de techno[1]. Les paroles sont généralement en allemand. Le genre utilise les mêmes instruments que la musique metal : guitare électrique, guitare basse, batterie et chants, accompagnés de claviers, de synthétiseurs et d'échantillons sonores. Les chants sont également profonds, graves et clairs[1]. Certains groupes utilisent le screaming ou les grunts, également communs, entendus dans certaines chansons d'Oomph!, de Rammstein, Stahlhammer, Samsas Traum et Megaherz. L'imagerie NDH est souvent et fortement masculine, et parfois militaire, selon les groupes et chansons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rammstein, Globe Arena, Stockholm en Suède, le 18 novembre 2004.

Les rudiments du style sont établis par Oomph! dans leur second album, Sperm (1994), et par Rammstein dans leur premier album Herzeleid (1995). À cette période, Oomph! s'inspire principalement de groupes de groove metal comme Prong, Pantera et Sepultura[2]. Rammstein, qui en retour s'inspire fortement de la musique de Oomph! et Laibach, est le groupe à succès le plus populaire du style. La Neue Deutsche Härte est spécifiquement populaire en Europe continentale ; Rammstein dénombre plus de quatre millions d'albums vendus en Allemagne[3], alors qu'ils accumulent les disques d'or et de platine en Suède, en Autriche[4], en Belgique[5], aux Pays-Bas[6], en Suisse[7], au Danemark[8], en Norvège[9], en Pologne, en Finlande et en République tchèque[10].

Le single Augen Auf! d'Oomph! (2004) est certifié disque d'or en Autriche et en Allemagne[11],[12]. Eisbrecher et son album homonyme publié en 2004 atteignent la 13e place du classement Deutschen Alternative Top 20, et leur second album (Antikörper) atteint la 85e position des classements[13],[14]. D'autres groupes de la NDH incluent notamment Megaherz, Die Krupps, Stahlhammer, Stahlmann, et Fleischmann.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (de) Axel Schmidt et Klaus Neumann-Braun, Die Welt der Gothics: Spielräume düster konnotierter Transzendenz, Wiesbaden, 2nd,‎ (1re éd. First published 2004), 269–270 p. (ISBN 978-3-531-15880-8, lire en ligne).
  2. (en) Uwe Rothhämel: Interview with Oomph!, New Life Soundmagazine, Issue 5/94, Page 7, mai 1994.
  3. « Gold/Platin Datenbank durchsuchen », www.ifpi.de – Die deutschen Phonoverbände (consulté le 14 décembre 2007).
  4. (de) « Gold und Platin Datenbank », IFPI Austria, Verband der Österreichischen Musik Wirstchaft (consulté le 14 décembre 2007).
  5. (en) « Belgium Database », Charts français (consulté le 14 décembre 2007).
  6. (en) « Goud/Platina Muziek », nvpi (consulté le 14 décembre 2007).
  7. « Search for: Rammstein », The Official Swiss Charts and Music Community (consulté le 14 décembre 2007).
  8. « Guld og platin », IFPI Danmark – IFPI.dk (consulté le 14 décembre 2007).
  9. « SØK I TROFÉER », IFPI Norsk platebransje (consulté le 14 décembre 2007).
  10. (en) « TIMELINE: October 28, 2005 », RAMMSTEIN :: News (consulté le 14 décembre 2007).
  11. « Gold und Platin Datenbank », IFPI Austria, Verband der Österreichischen Musik Wirstchaft (consulté le 7 mai 2008).
  12. « Gold/Platin Datenbank durchsuchen », www.ifpi.de – Die deutschen Phonoverbände (consulté le 14 décembre 2007).
  13. (en) « Former MEGAHERZ Duo Launch EISBRECHER », Blabbermouth,‎ (consulté le 24 août 2007).
  14. (en) « EISBRECHER: 'Antikörper' Enters German Chart At No. 85 », Blabbermouth,‎ (consulté le 24 août 2007).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Wolf-Rüdiger Mühlmann: Letzte Ausfahrt: Germania – Ein Phänomen namens Neue Deutsche Härte. Berlin, Iron Pages Verlag Jeske & Mader, 1999, (ISBN 3-931624-12-9)
  • (de) Stephan Lindke: Der Tabubruch von heute ist der Mainstream von morgen - Die „Neue Deutsche Härte“ als ästhetisches Spiegelbild der wiedererstarkten Nation. in: Andreas Speit (Hg.): Ästhetische Mobilmachung. Dark Wave, Neofolk und Industrial im Spannungsfeld rechter Ideologien. Hambourg/Münster, Unrast Verlag, 2002, (ISBN 3-89771-804-9), pages 231-266.