Nadejda Allilouïeva-Staline

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Nadejda Sergueïevna Allilouïeva

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Nadejda Sergueïevna Allilouïeva

Naissance 22 septembre 1901
Tiflis, Géorgie
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès 9 novembre 1932 (à 31 ans)
Moscou, RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Ascendants
Sergeï Allilouïev (père)
Olga Allilouïeva (mère)
Conjoint
Joseph Staline (né en 1878, mariés de 1919 à 1932, décédé en 1953)
Descendants
Vassili (fils, né en 1921, décédé en 1962)
Svetlana (fille, née en 1926, décédée en 2011)
Stèle au cimetière de Novodiévitchi.

Nadejda Sergueïevna Allilouïeva (en russe : Надежда Сергеевна Аллилуева), née le 22 septembre 1901 et morte le 9 novembre 1932, fut la seconde épouse de Joseph Staline.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nadejda est la plus jeune enfant du révolutionnaire russe Sergei Alliluyev, employé des chemins de fer, et de sa femme Olga. La famille vit dans le Caucase.

En 1911, Nadejda n'a qu'une dizaine d'années quand elle voit Joseph Staline pour la première fois. Il s'est échappé de Sibérie et a trouvé refuge chez son père Sergei Alliluyev. En 1917, Staline vient vivre quelque temps chez la famille Alliluyev.

Après la revolution, Nadejda travaille comme secrétaire dans le bureau de Lenine.

En 1919, Nadejda épouse Joseph Staline. Celui-ci a déjà 41 ans. Il s'est marié une première fois en 1906 à Ekaterina Svanidze qui est morte de la tuberculose ou du typhus en 1907, et avec qui il a eu un fils, Iakov Djougachvili

Nadejda et Staline ont deux enfants :

  • Vasily, né en 1921, qui devindra général dans l'armée de l'air soviétique,
  • Svetlana, née en 1926, qui s'enfuira aux États-Unis en 1967, où elle publiera ses mémoires.

Pendant que Staline dirige l'URSS, Nadejda vit au Kremlin d'où elle ne sort presque jamais.

Circonstances de sa mort[modifier | modifier le code]

Elle se donne la mort le soir de la célebration du 15e anniversaire de la Révolution d'Octobre. Durant le dîner, Staline aurait proposé de faire un toast pour fêter l'annéantissement des Ennemis de l'État. Mais Nadedja refuse de lever son verre. « Eh toi ! Bois un coup ! » lui aurait lancé Staline. « Mon nom n'est pas eh ! » aurait répondu Nadia. Sur ce, elle se retire de la fête pour aller dehors, suivie de la femme de Viatcheslav Molotov, Polina. Après avoir discuté avec son amie, elle finit par se calmer et rentre finalement dans sa chambre. Elle écrit ensuite une lettre à Staline, « une terrible lettre » selon sa fille Svetlana, puis va s'étendre sur son lit.

Sa femme de chambre rentre la première dans la pièce le lendemain et découvre sa maîtresse dans une mare de sang, un pistolet à ses côtés. Prise de peur, elle ne va pas réveiller Staline qui dort à quelques mètres de la scène, mais contacte les proches présents à la célébration de la nuit dernière. Ils ne savent pas comment annoncer cela au Vojd. Finalement Staline entre lui-même dans la chambre et un de ses camarades, sûrement Grigory Ordjonikidze lui dit : « Joseph, Nadejda Sergeïevna nous a quittés, Iossif, Iossif, Nadia est morte ». Staline en découvrant la lettre est fortement déprimé après la mort de sa femme. Selon le neveu de Staline, cet épisode « changea le cours de l'histoire, il rendit la Terreur inévitable »[1].

Le suicide de la seconde femme de Staline fut caché à la population russe pendant environ 60 ans. On annonça au peuple, qu'elle succomba d'une appendicite. Elle eut droit à des obsèques nationales (chose rare), mais elle fut enterrée dans la plus stricte intimité au cimetière de Novodevitchi, selon sa volonté.

Une pièce de théâtre, de Jean Reinert, parue en France en 2012, reprend le fil de la fin de sa vie : Reinert Jean, Nadiejda, L’oeil du souffleur, 2012.

Références[modifier | modifier le code]


  1. Simon Sebag Montefiore : Staline, la cour du Tsar Rouge

Voir aussi[modifier | modifier le code]