Affaire géorgienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’affaire géorgienne de 1922 (en russe : Грузинское дело) est un conflit politique au sein du gouvernement de l'URSS sur la façon dont la transformation socialo-économique et politique devait avoir lieu en RSS de Géorgie suite au renversement du gouvernement menchévik de la République démocratique de Géorgie un an auparavant.

Les Géorgiens bolcheviks, menés par Philippe Makharadze et Boudou Mdivani, souhaitaient préserver une autonomie au sein de l'URSS, donc un statut de république membre mais également conserver une tolérance envers l'opposition menchevik, une plus grande démocratie au sein du parti ainsi qu'une approche modérée envers les réformes terriennes. Le principal point de discorde était avant tout l'intégration de la Géorgie, de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan au sein d'une république unitaire fédérale, la RSS de Transcaucasie qui sera finalement dissoute en 1936.

Joseph Staline et Grigory Ordjonikidze, chauvins russes firent pression sur Lénine afin de forcer la soviétisation de la Géorgie, qualifiant les communistes géorgiens d'opposants « déviationnistes nationalistes ». Ce dernier rompt ses relations avec Staline le 5 mars 1923 mais sa santé se dégrade. Au 12e Congrès du Parti communiste russe, les communistes géorgiens se retrouvent isolés. Staline devient de plus en plus influent au sein du parti, tandis que Trotski est évincé du pouvoir, ce qui mène à la marginalisation du parti communiste géorgien.

Le soulèvement d'Août de 1924 fut l'une des conséquences de cette affaire ainsi que la Terreur rouge qui provoquera des milliers de morts.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Dennis George Ogden, National Communism in Georgia: 1921-1923, Université du Michigan, 1978.