Liste des souverains du royaume de Man et des Îles

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L'article suivant propose une liste des souverains du royaume de Man et des Îles.

Le royaume de Man et des Îles comprenait du IXe au XIIIe siècles av. J.-C. les Hébrides, les îles du Firth of Clyde et l'île de Man. Ces îles étaient connues par les Vikings comme « Suðreyjar », ou « îles du Sud », par opposition aux « îles du Nord » ou « Norðreyjar » c'est-à-dire les Orcades et les Shetland. L'histoire ancienne de la région est parcellaire, mais le royaume n'a pas été une entité continue pendant toute la période. Les îles concernées sont parfois appelées le « Royaume de Man et des Isles », titre qui ne fut revendiqué que plus tard par ses souverains. Parfois, les dirigeants étaient indépendants d'une souveraineté externe, bien que pendant la majeure partie de son histoire, ils avaient des suzerains en Norvège, en Irlande, en Angleterre, en Écosse ou aux Orcades. Parfois, il y eut également des revendications concurrentes pour tout ou partie du territoire. Les îles concernées ont une superficie totale de plus de 8 300 kilomètres carrés et s'étendent sur plus de 500 kilomètres du nord au sud.

L'influence des Vikings dans la région a commencé vers la fin du VIIIe siècle. Dans ce contexte il ne fait aucun doute que l'intervention de la « dynastie » des Uí Ímair a joué un rôle de premier plan dans cette première période, les informations relatives aux dates et aux détails sur les souverains sont de nature spéculative jusqu'à la moitié du Xe siècle. L'hostilité entre les rois des îles et les dirigeants de l'Irlande, et l'intervention de la couronne de Norvège (soit directement, soit par leur vassal le Jarl des Orcades) sont des thèmes récurrents.

L'invasion par le roi Magnus Barelegs à la fin du XIe siècle a entraîné une brève période de gouvernement norvégien direct sur le royaume, mais rapidement les descendants de Godred Crovan ont réaffirmé leur souveraineté et une nouvelle période de suzeraineté largement indépendante a suivi. Cette époque s'est terminée avec l'émergence de Somerled, après son décès en 1164 le royaume a été divisé en deux parties. Un peu plus d'un siècle plus tard, les îles sont devenues partie intégrante du Royaume d'Écosse à la suite du traité de Perth de 1266.

Le IXe siècle et le début du Xe siècle[modifier | modifier le code]

Page de signatures (Annales des quatre maîtres).
Le château de Dumbarton, assiégé au IXe siècle par les Uí Ímair[1].

Pendant cette période les sources historiques sont particulièrement éparses et les premières entrées doivent être considérées comme parfois spéculatives.

Rois des Hébrides Dates Titre Notes
Père inconnu de Thórir[2] 848 Roi des Vikings d'Écosse Selon la Orkneyinga saga, Ragnvald Eysteinsson avait de nombreux fils dont Ivar et Thorir le Taiseux, Ivar est tué lors d'un combat pendant l'expédition de Harald Fairhair dans l'ouest[3] Selon les sources irlandaises, Thorir était l'héritier d'un roi des « Vikings d'Écosse » qui conduisit une armée en Irlande en 848[2].
Gofraid mac Fergusa † 853 Seigneur des Hébrides Les Annales des quatre maîtres le nomment toisech Innsi Gall[4].
Gofraidh[5] avant 872–873[6] Roi de Lochlann. Père de Amlaíb Conung et d'Ímar.
Ímar[6] † 873[6] Roi des Vikings norvégiens de l'Irlande entière et de la Bretagne. Doit avoir succédé brièvement à son père.
Amlaíb Conung † vers 873 Roi des Hommes du Nord/Roi de la mer occidentale[Note 1]. Frère d'Ímar.
Ketill Au nez plat[10] vers 890–900 (?)[11] Roi des Isles Les premières références écrites sur Ketill émanent de sagas composées deux cents ans ou plus après sa mort. Il est peu probable qu'il ait été maître de Man et il fut peut-être actif au milieu du IXe siècle plutôt qu'à la fin[Note 2].
Inconnu(s)[10] vers 900–941 Peut-être les rois de la dynastie des Uí Ímair; Ragnall ua Ímair († 920/1) qui règne sur Man[15], Sigtryggr Caoch († 927), Gothfrith Uí Ímair († 934) et Olaf Gothfrithson († 941) comme roi de Dublin.[Note 3].

Il est également possible qu'Eiríkr, roi d'York de 947-948 et de 952–5, ait aussi partiellement contrôlé les îles dans le milieu du Xe siècle[17]. Eiríkr d'York est généralement considéré comme étant le héros connu des sagas sous le nom de Eric Bloodaxe (c'est-à-dire en français : Eric à la Hache sanglante), bien que cette identification soit remise en question par Clare Downham (2007), pour qui Eiríkr est un dynaste uí ímair plutôt qu'un fils de Harald Fairhair[18]. Un raid effectué en Northumbrie en 949, dont le but était de soutenir ou de s'opposer à l'hégémonie d'Olaf Kvaran est décrit comme predam albidosorum idem nannindisi dans la chronique des Rois d'Alba. Alfred P. Smyth traduit ce passage ainsi : « Le raid des hommes d'au-delà de la pointe de la Bretagne, c'est-à-dire des îles »[19].

Fin du Xe siècle et XIe siècle[modifier | modifier le code]

Monnaie posthume de Sihtric collection du British Museum, frappée à Dublin vers 1050.
Les vestiges du Bateau d'Oseberg conservés au Musée des bateaux vikings d'Oslo.
Rois des Hébrides et Man[20] Dates du régne[20] Titre[20] Notes
Olaf Kvaran vers 941?–980 Roi des Isles[20] (et peut-être roi de Man)[21] Amlaíb/Olafr est ensuite roi de Dublin et succède à Amlaíb mac Gofraid comme roi de Northumbrie en 941[22] et meurt à Iona en 981[23].
Maccus mac Arailt 980–? Roi des Isles[24] Reputé s'être placé sous la suzeraineté de Edgar le Pacifique, roi d'Angleterre qui meurt en 975[25].
Gofraid mac Arailt[26]. ?–989 Roi des Isles. Frère de Maccus mac Arailt.
Gilli 990–1025 ? Jarl. Nommé par Sigurd Hlodvirsson, comte des Orcades & Mormaer de Caithness. Sigurd est un vassal du roi de Norvège.
Ragnall mac Gofraid ?–1005[27] Roi des Isles[28],[29]. Fils de Gofraid mac Arailt.
Sigurd Hlodvirsson 1005–1014 Comte des Orcades & Mormaer de Caithness. Vassal du roi de Norvège.
Inconnu 1015 Possible « effondrement du contrôle des Jarls dans l'ouest  » à la suite de la Bataille de Clontarf[30].
Håkon Eiriksson* 1016–1030[31] Règne sur les Suðreyar. Peut-être vassal de Knut le Grand.
Olaf Sigtryggsson* 1030 ?–1034[32] Roi de Man et de beaucoup d'autres îles du « Dane­mark »[32] . Fils de Sigtryggr Silkiskegg et petit-fils d'Olaf Kvaran.
Thorfinn Sigurdsson vers 1035–vers 1058[Note 4]. Comte des Orcades & Mormaer de Caithness. Vassal du roi de Norvège.
Margad Ragnaldson* 1052–1061[34],[35] Roi de Man. Règne sans doute sur Man et Dublin avant 1052, quand il est expulsé par Diarmait mac Maíl na mBó[35]. Peut-être fils de Ragnal mac Gofraid et possible roi des Innse Gall également[34],[36],[37][Note 5].
Murchad mac Diarmata* 1061–1070 Roi de Dublin et Man? [40]
Diarmait mac Mail na mBo 1070–1072 Roi de Dublin et des Isles[41] Père de Murchad, mais qui règne après lui sur Dublin « et, on suppose, sur Man »[40].
Godred Sigtryggsson ?–1074 Roi de Man[42]
Fingal Godfredson 1074–1079 Roi de Man[42] Fils de Godred Sitricson[42]
Godred Crovan 1079–1094 Roi de Dublin et des Isles[41] Fils de «  Harald le Noir d'Ysland »[25],[42]
Lagmann Godredsson 1095–1098 ? Fils aîné de Godred Crovan. Le fait que Lagmann commence son règne avant ou après l'arrivée de Magnus Barelegs n'est pas connu avec certitude.[Note 6]
« L'armée du roi Magnus Barefoot de Norvège en Écosse, vers. 1100. » Illustration de Christian Krohg.

Premiers souverains de Man[modifier | modifier le code]

Différents souverains ont été identifiés comme exerçant leur pouvoir à Man, mais pas les îles dans leur ensemble. L'île de Man est peut-être tombée sous la domination sandinave dans les années 870, et, paradoxalement, ils peuvent avoir amené la langue gaélique avec eux. L'île a produit un nombre d'information archéologique sur l'Âge des Vikings plus que partout ailleurs dans les Îles britanniques, mais les documents écrits de cette période sont pauvres[45],[46].

Rois de Man Périodes des règnes Titre(s) Notes
Otir 912?–914? Jarl et « Maître de l'Isle de Man » Peut-être comme vassal de Ragnall Ua Ímair[47].
Ragnall ua Ímair 914[48] jusqu'en 921[49]? ? Défait Bárid fils d'Otir dans un combat naval au large de Man en 914[48],[50].
Gothfrith Uí Ímair[Note 7] Avant 927 à ? Père d'Amlaíb[52]
Olaf Gothfrithson[Note 8] avant 935[52] à 941 Roi de Northumbrie et peut-être aussi Roi des Isles[Note 9]. Après la mort d'Athelstan en 939, Edmund Ier cède la Northumbrie à Olafr/Amlaíb[22]. Il épouse une fille de Constantin II d'Écosse.
Olaf Kvaran 941–980 Roi de Northumbrie et Roi des Isles Il prend le contrôle de Man et devient roi de Northumbrie comme successeur d'Amlaíb mac Gofraid[21]. Voir aussi ci-dessus.

Il s'ensuit alors une période où il est probable que les îles occidentales et Man ont des dirigeants communs issus des Uí Ímair (voir ci-dessus). C. Downham (2007) suggère que Lagmann Godredson a peut-être « exercé le pouvoir à Man » et même été roi avant d'être expulsé peu après 1005[54], peut-être par Brian Bóruma[55]. Cela peut indiquer que les Jarl des Orcades ne contrôlaient pas Man au début du XIe siècle. Echmarcach mac Ragnaill et de ses successeurs ont certainement pris le contrôle de l'île de Man, mais l'étendue de leur domination sur les îles du Firth of Clyde et des Hébrides n'est pas claire. la mort de Óláfr mac Lagmann (ou Lagmainn) à la tête des « guerriers des Hébrides » lors de la bataille de Clontarf en 1014 est relevée par les Chroniques d'Irlande[56].

Dirigeants de Man Periode de règne Titre Notes
Lagmann Godredsson ?–1005 « Rois des Svears » Peut-être un fils de Gofraid mac Arailt[Note 10]
Ottar (en) † 1098 Jarl Jarl « d'une moitié de Man »[57]

La période 1095-1098 semble avoir été politiquement instable, aboutissant à une guerre civile à Man entre le nord et le sud de l'île. Une bataille à Santwat entre les forces du Nord commandées par le Jarl Óttar et celles du sud sous Macmaras (ou MacManus) en 1098 a entraîné la mort de deux chefs[58].

Les XIIe et XIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Rois de Man et des Isles[modifier | modifier le code]

Le palais épiscopal de Kirkwall aux OrcadesHaakon Haakonarson, le dernier roi norvégien à avoir régné sur les Sudreyjar meurt en 1263[59]. La fléche de cathédrale Saint-Magnus est visible dans le fond.
Souverains des Hébrides & Man[60] Période de règne[60] Titre Notes
Magnus Barelegs 1098–1102 Gouvernement direct par la Norvège[61],[10] Peut-être Roi des Isles
Sigurd Magnusson 1102–1103 Gouvernement direct par la Norvège Contrôle nominal par le fils mineur de Magnus Barelegs[10]
Lagmann Godredsson 1103–1110 (?) Fils âiné de Godred Crovan
Domnall mac Tadg Ua Briain 1111–1112[62] (?) Régent pendant la minorité d'Olave le Rouge Neveu de Muircheartach Ua Briain. Expulsé par les habitants des îles.
Olave le Rouge 1112–1152[63] Fils de Godred Crovan[62]
Godred le Noir 1154[63]–1156 Roi de Man et des Isles[64] Fils de Olave le Rouge.
Les fils de Somerled & Godred le Noir 1156–1158 Ils règnent respectivement dans les îles du sud et à Man et dans les îles du Nord[65]. Les fils de Somerled sont:Dubgall, Raghnall et Aonghas[66].
Somerled 1158–1164 Seigneur d'Argyll[65] Gendre d'Olave le Rouge, ses origines demeurent obscures[65].

Le gouvernement tyranique de Godred le Noir semble l'avoir rendu très impopulaire auprès des habitants des îles, et les puissants barons locaux se rapprochent d'un nouveau personnage énergique dont la puissance régionale émerge: Somerled, Seigneur d'Argyll qui avait de plus épousé Rahgnaillt une fille d'Olave le Rouge. Lorsque Godred prend connaissance de ce fait il s'engage contre les forces Somerled lors de la bataille navale de l'Épiphanie en 1156. Il n'y pas de vainqueur indiscutable lors de cette rencontre, mais il est ensuite convenu que Godred demeure roi de l'île de Man et des Hébrides du Nord, pendant que les jeunes fils de Somerled reçoivent théoriquement le contrôle des Hébrides du sud, du Kintyre et les îles du Firth of Clyde, sous l'administration de leur père. Deux ans plus tard Somerled entreprend l'invasion de l'île de Man et oblige Godred à s'enfuir vers la Norvège chez le roi Inge Ier, laissant Somerled comme chef incontesté de l'ensemble du royaume[65],[67].

À la suite de la mort de Somerled en 1164, Godred reprend possession de son domaine d'avant 1158 à Man et aux Hébrides extérieures, tandis que les Hébrides intérieures sont réparties entre les fils de Somerled comme il l'avait envisagé : Dubgall reçoit Mull, Coll, Tiree et Jura; Islay et le Kintyre reviennent à Raghnall ; Bute à Aonghas, avec peut-être Arran partagé entre lui et Raghnall. La Chronique de Man et des Sudreys se lamente sur le fait que l'union de Somerled avec Ragnhildis, la fille d'Olave le Rouge, a été la « cause de la ruine de tout le royaume des Isles[68] ».

Rois de Man et des Isles du Nord[modifier | modifier le code]

L'« Épée d'État » de Man est traditionnellement attribuée à Olaf le Noir, bien que la recherche moderne la date d'une période plus tardive[69].
Rois de Man Règnes Titre[70] Notes
Ragnald 1164 Frère de Godred le Noir[71]
Godred le Noir 1164–1187 Roi des Isles Rétabli
Raghnall mac Gofraidh 1188–1226 Roi des Isles Fils de Godred le Noir[72],[73]
Olaf le Noir 1226–1237 Roi de Man et des Isles Demi-frère de Raghnall mac Gofraidh
Harald Olafsson 1237–1248 Roi de Man et des Isles Fils d'Olaf le Noir
Ragnvald Olafsson 1249 Roi de Man et des Isles Fin d'Olaf le Noir, son règne est bref
Harald Godredsson 1249–1250 Roi de Man Fils de Gofraid Donn et petit-fils de Raghnall mac Gofraidh
Magnus Olafsson 1252–1265 Roi de Man et des Isles Fils d'Olaf le Noir

Avant la guerre écosso-norvégienne de 1263, les armées norvégiennes interviennent en 1230 à l'occasion d'un conflit dynastique qui oppose les descendants de Godred le Noir. La Chronique de Lanercost indique qu'une flotte norvégienne attaque les côtes ouest de l'Écosse sous le commandement de Óspakr Ögmundsson, qui est nommé « Roi des Suðreyjar » par le roi de Norvège (et qui devait être un fils de Dubgall mac Somairle élevé en fosterage par un certain « Ögmund »)[74]. Ses forces prennent Rothesay,en se taillant un chemin avec leurs haches à travers les défenses du château[75]. La Hákon Hákonarson saga précise que la flotte navigue ensuite vers le Kintyre où Óspakr meurt de blessures reçues pendant les combats. Olaf le Noir prend ensuite le contrôle de la flotte et la conduit jusqu'à l'île de Man. Il partage le royaume avec Gofraid Donn, le fils de Raghnall mac Gofraidh, conservant pour lui Man, et laissant à son allié les Hébrides extérieures. Peu après Gofraid Donn est tué peut-être à Lewis[76].

Le 30 mai 1249, Ragnvald Olafsson est tué dans un pré près de l'église de la Sainte-Trinité de Rushen par un prétendant nommé le chevalier Ívarr, avec plusieurs des suivants du « chevalier ». La chronique de Lanercost indique qu'il avait régné seulement 27 jours[77]. Harald Godredsson se saisit ensuite du trône, mais il est déposé par le roi Haakon IV après avoir été convoqué l'année suivante en Norvège[78],[79].

Rois des Isles du Sud[modifier | modifier le code]

Les Suðreyjar vers 1200: territoires de la famille de Godred Crovan et des descendants de Somerled.
Rois des Hébrides Dates du règne Titre Notes
Dubgall mac Somairle 1164– vers 1175 Roi des Isles Fils de Somerled
Raghnall mac Somhairle 1164–1210 Roi des Isles Fils de Somerled
Donnchadh mac Dubhghaill 1210 – vers 1247 Roi des Sudreys Fils de Dubgall mac Somairle
Dubgall "Screech" mac Dubgaill ? Roi des Sudreys Fils de Dubgall mac Somairle
Uspak Haakon = Somerled ? 1230 – 1231 Roi des Sudreys Probablement un fils de Dubgall mac Somairle[74]
Ruaidhri mac Raghnaill 1207?–1247 Roi des Isles Fils de Raghnall mac Somhairle
Eóghan d'Argyll 1248–1263 Roi des Sudreys Fils de Donnchadh mac Dubhghaill
Dubhghall mac Ruaidhri 1249–1266 Roi des Sudreys Fils de Ruaidhri mac Raghnaill

Les « Anecdotes sur Olave le Noir » publiéee dans les années 1780 (qui sont basées sur le Hákonar Hákonarsonar saga) font état de trois rois des Sudreys régnant à cette époque qui étaient « de la famille de Somerled » et qui étaient « très infidèles au roi Haco »[72]. L'identité des rois mentionnés n'est pas tout à fait claire. Ils comprennent Dubgall "Screech" mac Dubgaill et son frère et Donnchadh ou Eoghan d'Argyll, qui « fut roi après[80] », ou peut-être un inconnu « leur parent, appelé Somerled, [qui] était alors aussi un roi dans les Sudreys[81] ». Ce Somerled (?), décédé en 1230, était peut-être un frère ou un cousin de Dubgall et de Donnchadh à moins que l'on l'identifie à Uspak Haakon[74].

Ruaidhri mac Raghnaill, le fils de Raghnall mac Somhairle, doit avoir être le « roi des Isles » évoqué par les chroniques d'Irlande comme ayant été tué en combattant les Anglais lors de la bataille de Ballyshannonn en 1247[82]. Les descendants directs de Ruaidhri, Dubhghall et Ailean, qui règnent sur le Garmoran et les îles de North Uist et de South Uist, ne portent généralement pas de titres dans les sources écossaises[83]. Cependant les Annales d'Islande relèvent pour l'année 1249 que « Dubhghall prend le royaume des Sudreys »[84]. Les sources norvégiennes se réfèrent également à la royauté détenue par Eóghan d'Argyll[85], qui lui est retirée par le roi Haakon IV de Norvège après qu'il a refusé de participer à son ultime expédition en Écosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Amlaíb Conung est clairement une figure importante et un « roi des Hommes du Nord »[1]. Le titre de « plus grand roi guerrier de la mer occidentale » (ou de l'« Ouest au délà des mer ») est reconnu à Olaf le Blanc dans la Saga Eyrbyggja et plusieurs sources estiment que les deux individus sont identiques[7],[8] Amlaíb doit être décédé avant Ímar[9].
  2. Ketill Flatnose apparaît dans la Laxdæla saga, qui évoque la fin du IXe siècle[11]. Sa fille, Aude la Très-Sage épouse Olaf le Blanc, que plusieurs spécialistes identifient avec Amlaíb Conung, mais ses dates ne correspondent pas à Amlaíb qui est réputé être venu en Irlande en 853, a moins qu'une date plus ancienne soit acceptée pour les incursions de Ketill— dans ce cas il est aussi nécessaire d'accepter de valider l'identification de Ketill avec Caittil Find[12],[13],[14]
  3. Il n'est pas certain que les Uí Ímair règnent aussi sur les Îles pendant cette période[15]. Lors du siècle suivant, les liens entre les Hébrides, l'île de Man et l'Irlande « ont été élucidés par Sean Duffy, qui a démontré que, lorsque le contrôle de Dublin passe aux rois régionaux irlandais vers le milieu du XIe siècle, ces souverains héritent également des liens des « vieux Vikings » entre Dublin et les Îles »[16]
  4. Thorfinn est souvent considéré comme mort vers 1064, bien que Woolf (2007) établisse qu'« il n'y a pas de raison pour qu'une date de décès à la fin des années 1050 ne soit pas envisageable »[33]
  5. Il doit avoir régné à « Dublin et sur les Isles par intermitence jusqu'en 1061 »[38],[39]. Cependant si Echmarcach mac Ragnaill est le fils de Ragnal mac Gofraid il doit avoir été très jeune lorsque son père meurt en 1005, ou très vieux lors de sa propre mort au début des années 1060 c'est pourquoi une autre hypothèse en fait le fils de Ragnall mac Raghnaill meic Imuir le roi Viking de Waterford tué en 1031/1035 à Dublin. Il doit avoir contrôlé Man à partir de 1036[32] Il n'y a aucune évidence de sa présence dans ou autour des îles d'Écossse.
  6. Deux possibilités pour la chronologie du règne de Lagmann Godredsson ont été avancées par les spécialistes modernes. Par exemple, en 1986 Rosemary Power privilégie l'hypothèse de règnes de Lagmann et de Domnall mac Taidc après l'arrivée de Magnus III, estimant que Lagmann doit avoir aussi régné quelque temps sous sa suzeraineté[43]. comme le note aussi Duffy (1992) qui place également le règne de Domnall mac Taidc Ua Briain avant Magnus III[44].
  7. Il est décrit comme mâitre de « Dublin, et probablement de l'Isle de Man, d'une grande partie de la côte du Galloway et du nord-ouest de l'Angleterre »[51].
  8. Woolf (2007) connu aussi comme Amlaíb mac Gofraid : « Il semble probable qu'il contrôle ou qu'il ait exercé une forte influence sur Man et le Galloway »[52].
  9. Amlaíb mac Gofraid est connu par le chroniqueur du XIIe siècle Jean de Worcester comme « Roi des Isles »[53]
  10. Relevé par Guillaume de Jumièges comme roi des Svears, C. Downham (2007) expose la théorie que « Lagmann règne sur les Hébrides et Man au début du XIe siècle », du fait de l'absence de toute information précise en contradiction avec cette idée[56].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Woolf (2007) p. 109
  2. a et b Ó Corráin (1998) p. 24
  3. Orkneyinga Saga: Chapter 4.
  4. Annales des quatre maîtres AFM.
  5. Ó Corráin (1998) p. 34
  6. a, b et c Ó Corráin (1998) pp. 36–37
  7. Marsden (2008) p. 18
  8. Woolf (2007) p. 296
  9. Woolf (2007) p. 110
  10. a, b, c et d Gregory (1881) pp. 4–6
  11. a et b "The Laxdale Saga". Icelandic Saga Database. Consultée le 2 janvier 2011.
  12. Ó Corráin (1979) p. 298
  13. Downham (2007) p. 238
  14. Thompson (2008) p. 25
  15. a et b Woolf (2007) p. 148
  16. McDonald (2007) p. 32
  17. Downham (2007) p. 155
  18. Downham (2007) pp. 107, 115-20
  19. Downham (2007) p. 154.
  20. a, b, c et d Gregory (1881) pp. 4–6 et/ou indication contraire. L'astérique (*) indique les personnages non pris en compte par Gregory.
  21. a et b Woolf (2007) p. 181
  22. a et b Woolf (2007) p. 174
  23. Ó Corráin (1998) p. 11
  24. Downham (2007) p. 253
  25. a et b Gregory (1881) p. 5
  26. Downham (2007) p. 185.
  27. Downham (2007) p. 197
  28. Downham (2007) p. 267
  29. Etchingham (2001) p. 180
  30. Crawford (1987) p. 71
  31. Woolf (2007) p. 246
  32. a, b et c Etchingham (2001) pp. 157–58
  33. Woolf (2007) p. 267
  34. a et b Woolf (2007) p. 245
  35. a et b Duffy (1992) p. 100
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  40. a et b Duffy (1992) pp. 100–01
  41. a et b Duffy (1992) p. 108
  42. a, b, c et d The Chronicle of Man and the Sudreys (1874) p. 51
  43. Power (1986) p. 116–117.
  44. Duffy (1992) p. 109
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  50. Downham (2007) p. 30
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  60. a et b Gregory (1881) pp. 6–8 et/ou indication contraire.
  61. Hunter (2000) pp. 102–3
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  68. The Chronicle of Man and the Sudreys (1874) p. 61
  69. "The Three Legs of Man". Manx Notebook. Consulté le 1er août 2010. Cette source cite Wagner, A.R., The Origin of the Arms of Man, vol. 6,‎ 1959–60 et Megaw, B.R.S., The Ship Seals of the Kings of Man, vol. 6,‎ 1959–60
  70. The Chronicle of Man and the Sudreys (1874) différentes pages
  71. The Chronicle of Man and the Sudreys (1874) p. 75
  72. a et b Gregory (1881) p. 17
  73. The Chronicle of Man and the Sudreys (1874) p. 79
  74. a, b et c Sellar (2000) pp 194, 202
  75. Coventry (2008) p. 545
  76. Anderson (1922) pp. 473–478
  77. Anderson (1922) p. 554
  78. Anderson (1922) pp. 553–554
  79. Anderson (1922) p. 567
  80. Sellar (2000), p. 202.
  81. Johnstone (1780), p. 5.
  82. Woolf (2006), p. 108.
  83. Woolf (2006) p. 109
  84. Anderson (1922) vol. ii, p. 554
  85. Anderson (1922), vol. II, p. 549.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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