Le Train (film, 1964)
Le Train
De gauche à droite : Paul Scofield, Michel Simon (au second plan) et Burt Lancaster
| Titre original | The Train |
|---|---|
| Réalisation | John Frankenheimer et Bernard Farrel |
| Acteurs principaux | Burt Lancaster Paul Scofield Jeanne Moreau Michel Simon |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1964 |
| Durée | 133 min. |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le Train est un film franco-américano-italien réalisé par John Frankenheimer et Bernard Farrel, sorti en 1964.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
En juillet 1944, le colonel von Waldheim fait évacuer les tableaux de maîtres de la Galerie nationale du Jeu de Paume pour les envoyer en Allemagne. Labiche, un cheminot résistant, est chargé de conduire le train transportant ces objets d'art. Avec l'aide de ses compagnons résistants, il va chercher à faire en sorte que le train et les tableaux n'arrivent jamais à destination.
Une des scènes les plus spectaculaires de ce film reconstitue le bombardement des installations de la gare de Vaires-sur-Marne.
Grâce à l'aide des cheminots et de la Résistance, le train sera dérouté afin de ne jamais parvenir en Allemagne et cela notamment par le maquillage des plaques de gare. L'opération commence par le nom de la station de Rémilly affichée sur un château d'eau au bord de la voie; immédiatement après le passage du train, la banderole est détachée par les résistants et dévoile le nom de Pont-à-Mousson. Commercy devient Saint-Avold grâce à un changement des plaques (deux faux soldats allemands sont présents sur la quai et communiquent un renseignement à Labiche). On peut lire Commercy sur la plaque du téléphone du chef de gare.Le train est ensuite censé passer la frontière franco-allemande et se retrouver en gare de Zweibrücken, en réalité, après enlèvement du panneau, c'est Vitry-le-François puis le train se retrouve à Rive-Reine ( un ouvrier de la voie masque le nom de la gare en posant sa veste sur le panneau indicateur)
De sabotages en sabotages, le train se trouve définitivement bloqué suite au déraillement de la locomotive en pleine campagne, causé par Labiche.
Mais des otages placés sur la locomotive pour éviter les sabotages, seront au final tous exécutés sur l'ordre du cruel colonel von Waldheim qui sera lui-même abattu par Labiche.
[modifier] Commentaires
Le moment fort du film est lorsque Labiche questionne sur la valeur des personnes en danger de mort par rapport à celle des œuvres d'art. C'est aussi la lutte entre deux volontés, le cheminot Labiche et le colonel von Waldheim, comme dans Le pont de la rivière Kwaï entre le colonel Saïto et le colonel Nicholson.
[modifier] Fiche technique
- Titre : Le Train
- Titre original : The Train
- Réalisation : John Frankenheimer et Bernard Farrel
- Scénario : Franklin Coen et Frank Davis, et Walter Bernstein (non-crédité), d'après le livre Le Front de l'art de Rose Valland
- Production : Jules Bricken pour United Artists (USA) ; Bernard Farrel pour Les Productions Artistes Associés (France)
- Musique : Maurice Jarre
- Photographie : Jean Tournier et Walter Wottitz
- Montage : David Bretherton
- Format : Noir et blanc - 1,66:1 - Mono - 35 mm
- Genre : Guerre
- Durée : 133 minutes
- Date de sortie : 22 septembre 1964 (France), 7 mars 1965 (USA)
[modifier] Distribution
- Burt Lancaster : Paul Labiche
- Paul Scofield : colonel von Waldheim
- Jeanne Moreau : Christine
- Suzanne Flon : Mlle Villard
- Michel Simon : Papa Boule
- Wolfgang Preiss : commandant Herren
- Albert Rémy : Didont (chauffeur)
- Charles Millot : Pesquet (chauffeur)
- Richard Münch : général von Libitz
- Jacques Marin : Jacques, le chef de gare de Rive-Reine
- Paul Bonifas : Spinet
- Jean Bouchaud : capitaine Schmidt
- Donald O'Brien : sergent Schwartz
- Jean-Pierre Zola : Octave
- Arthur Brauss : Pilzer
- Jean-Claude Bercq : major (unité motorisée allemande)
- Howard Vernon : Dietrich
- Michel Tureau : Un résistant déguisé en soldat allemand sur un quai de gare.
[modifier] Autour du film
- Le film commet une erreur du point de vue historique en mettant en scène les gares lorraines de Moselle sous leur nom français (Metz, Saint-Avold...) et comme partie du territoire administré par la France (alors que la Moselle est alors annexée par l'Allemagne) et place la frontière entre la Moselle et la Sarre (alors qu'elle se trouvait alors entre la Meurthe-et-Moselle et la Moselle).
- L'histoire est totalement invraisemblable, le maquillage des noms des gares aurait été purement impossible du fait de l'omniprésence des soldats allemands et et de la police (allemande ou française) dans les gares.
- On peut se demander ce que fait un mécanicien aussi âgé que Papa Boule (qualifié de "vieillard" par Labiche) dans cette histoire, il aurait du être en retraite depuis bien longtemps.
- Arthur Penn supervisa la préproduction et commença le tournage mais fut renvoyé à la demande de Burt Lancaster qui ne partageait pas ses vues sur le film. Celui-ci souhaitait un film où les machines et l'action l'emporteraient, principalement pour regagner un public après l'échec commercial du Guépard de Visconti. Walter Bernstein retravailla le scénario en ce sens.
- Burt Lancaster profita d'une journée de repos en cours de tournage pour aller jouer au golf et s'y blessa la jambe. Il fut décidé de rajouter une scène où Lancaster recevait une balle dans la jambe pour qu'il puisse tourner les scènes restantes en claudiquant.
- Les principales scènes ferroviaires furent tournées à Argenteuil-triage, St-Ouen les docks, la Glacière-Gentilly, Vaires-Torcy, Gargenville, et Acquigny.
- La scène de bombardement pendant lequel Papa Boule réussit à sortir son train, est tournée à Vaires. À cette occasion, un poste d'aiguillage fut reconstruit spécialement sous forme d'un décor et cela permet de le voir pulvérisé par une bombe. Pour continuer la suite du bombardement de la gare de Vaires, les scènes de destruction les plus importantes furent tournées dans l'ancien triage de Gargenville. Plus de 50 personnes sous les ordres de Lee Zavitz ont préparé pendant six semaines les explosifs qui ont tous explosé en moins d'une minute.
- La scène des viaducs et du tunnel lors de l 'attaque aérienne du train fut tournée à Moulineaux en Seine-Maritime, sur la ligne qui traverse la forêt de La Londe.
- D'autres scènes furent également tournées en Normandie, dans la région d'Acquigny et Autheuil-Authouillet dans la vallée d'Eure (Eure) notamment la scène où Burt Lancaster escalade les flancs abrupts d'une colline dominant la voie. À noter au passage que ce n'est pas Burt Lancaster mais un cascadeur de l'équipe de Claude Carliez, du nom de Jean Chardonneaux qui fut sa doublure pour toutes les cascades "effectuées" par Burt Lancaster
- L'impressionnante scène de télescopage entre 2 trains, fut tournée à l'aide de sept caméras, en gare d'Acquigny, 3 caméras furent détruites accidentellement à cette occasion.
- On ne voit pratiquement qu'un seul type de locomotive à vapeur dans ce film : le type 230 B; notamment la 1-230 B 739 et son tender 22 A 739, la 1-230 B 616 et la 1-230 B 855 et son tender 22 A 886. Dans la scène de télescopage, on peut apercevoir une antique 030 C de type Bourbonnais (la N° 757) qui se fait percuter par la 230 B.
- Le film n'a aucun lien avec son homonyme Le Train de Pierre Granier-Deferre en 1973.
- On peut découvrir d'étonnantes images en couleurs dans le DVD "Passion des trains" N°33 diffusé par les Éditions Atlas; il s'agit du making-of réalisé par le service cinéma de la SNCF, il comprend également une interview de Michel Simon. Ce documentaire est particulièrement intéressant car l'on y voit la scène du bombardement de la gare de Vaires, la 230 B en action et les images du télescopage en gare d'Acquigny, le tout en couleurs ce qui rétroactivement pourrait nous faire regretter que ce film n'ait pas été tourné en Technicolor.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
http://picasaweb.google.com/pjgatt/FilmLeTrain1964
- Une vue de la 030 C 757 et de la 230 B 739 peu de temps après leur collision en gare d'Acquigny.
- http://www.youtube.com/watch?v=t2pEvr32C7g making-of du film en français réalisé par la SNCF.