Sébastien Brant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brant.

Sébastien Brant

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Sébastien Brant par Hans Burgkmair (1508).

Activités Humaniste et poète satirique
Naissance 1458
Strasbourg, Saint-Empire romain germanique
Décès 1521
Strasbourg, Saint-Empire romain germanique
Langue d'écriture Allemand
Portrait de Brant; dessin d'Albrecht Dürer (extrait)
La Nef des fous.
Gravure d'Albrecht Dürer (1498).

Sébastien Brant (1458 à Strasbourg - 10 mai 1521 à Strasbourg) est un humaniste et poète satirique, auteur notamment de La Nef des fous (Das Narrenschiff), illustrée par Albrecht Dürer et qui fut, avant les Souffrances du jeune Werther de Goethe, l'ouvrage populaire le plus souvent imprimé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'aubergistes strasbourgeois (à l'auberge au Lion d'or, rue d'Or), Brant fait ses études universitaires à Bâle à partir de 1475, il obtient un doctorat in utroque jure en 1489. Il y devient plus tard professeur de droit et de poésie et occupe par intermittence la fonction de doyen, à partir de 1492. Il deviendra conseiller juridique de la ville en 1500, puis son secrétaire jusqu'à sa mort en 1521.

Son grand-père avait été sept fois membre du conseil. Son père est mort en 1467.

C'est à Bâle qu'il édite un manuel d'introduction à l'étude du droit, plusieurs fois réédité, des œuvres poétiques de Virgile, l'œuvre complète de Pétrarque et des traités de certains pères de l'Église. Il contribue ainsi à la naissance de l'humanisme bâlois, sachant lui-même le latin et passablement le grec.

En 1485, il épouse la bâloise Elisabeth Bürgis, fille d'un coutelier, avec qui il aura sept enfants. Souhaitant que son fils aîné, Onuphrius, devienne un humaniste, il lui apprend le latin au berceau et le fait immatriculer à l'université à ses sept ans.

En 1494, il crée un nouveau genre littéraire, celui de la Narrenliteratur, le genre bouffon, en publiant son œuvre majeure, La Nef des fous (Das Narrenschiff en allemand), critique de la faiblesse et de la folie de ses contemporains.

Page détaillée : La nef des fous

De retour à Strasbourg en 1500, Brant sollicite à plusieurs reprises l'Empereur pour qu'il repousse les Turcs afin de sauver l'Occident. Mais lorsqu'il s'aperçoit que l'Empereur qu'il vénère, n'est pas à la hauteur de cette tâche, il écrit en 1504, dans une lettre à l'humaniste Konrad Peutinger d'Augsbourg, qu'en fin de compte la fonction impériale peut tout aussi bien être assumée par un autre peuple si les Allemands sont incapables de jouer le rôle qui leur a été assigné par l'Histoire. Dans le même esprit, Brant fit en 1492 l'éloge de Ferdinand le Catholique, vainqueur des Maures et unificateur de l'Espagne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Dollinger, « Sébastien Brandt (surnom Titio, le tison) », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 5, p. 334
  • Gonthier-Louis Fink (dir.), Sébastien Brant, son époque et la 'Nef des fols' : actes du colloque international, Strasbourg, 10-11 mars 1994, Université des sciences humaines/Institut d'études allemandes, 1995, 187 p. (ISBN 2-907599-02-X)
  • Trad. Madeleine Horst, La Nef des fous, La Nuée bleue, 2005
  • Trad. Nicole Taubes, La Nef des fous, GF Flammarion, 1997 (épuisée) ; José Corti, 2004
  • Joël Lefebvre, Les fols et la folie, Paris, 1968, rééd.Klincksieck, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Société Littéraire de Strasbourg

Sur les autres projets Wikimedia :