Gregory Porter

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Gregory Porter

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Gregory Porter en 2013

Informations générales
Naissance 1971
Drapeau des États-Unis Los Angeles, Californie
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Acteur
Genre musical Jazz, blues, soul, gospel
Années actives Depuis 1998
Labels Motéma Music (en)
Blue Note
Influences Nat King Cole
Marvin Gaye
Joe Williams
Donny Hathaway
Site officiel gregoryporter.com

Gregory Porter (né en novembre 1971 à Los Angeles et originaire de San Diego[1]) est un auteur-compositeur, chanteur et acteur américain.

Influencé par la musique soul de Marvin Gaye et le jazz de Nat King Cole, Gregory Porter sort son premier album Water en 2010. Au moment de sa sortie, le disque reçoit d'excellentes critiques. En 2013, avec son troisième opus intitulé Liquid Spirit, le chanteur confirme son succès et impose son style musical aux États-Unis mais aussi en Europe. Liquid Spirit remporte même le Grammy Award du Meilleur album de jazz vocal. Gregory Porter est également un acteur de théâtre. Il s'est notamment illustré à Broadway dans la comédie musicale It Ain't Nothin' But the Blues.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entre musique et théâtre[modifier | modifier le code]

Gregory Porter est né à Los Angeles, en Californie, et a grandi à Bakersfield, dans le même État[2]. Il est le septième enfant de sa famille qui compte déjà trois sœurs et cinq frères[3]. Sa mère était pasteur et il n'a pratiquement pas connu son père[4]. Après avoir fréquenté l'Université d'État de San Diego grâce à une bourse universitaire sportive[5], le jeune Gregory est destiné à une carrière dans le football américain jusqu'à ce qu'une blessure à l'épaule lui empêche définitivement de poursuivre son avenir sportif[4].

Gregory Porter décide alors de se produire dans des clubs de jazz locaux car, au fond de lui, il a toujours été « davantage attiré par la musique »[3],[6]. Dès lors, le chanteur rencontre le saxophoniste, pianiste et compositeur Kamau Kenyatta. L'homme devient son mentor et joue un rôle essentiel dans la carrière et le développement professionnel de Porter[2]. Kenyatta présente sa nouvelle découverte musicale au flûtiste Hubert Laws. Celui-ci fait passer une audition pendant laquelle Porter interprète Smile, une chanson composée par Charlie Chaplin[N 1]. Hubert Laws choisit alors d'inclure cette version dans un titre bonus de son album hommage Hubert Laws Remembers the Unforgettable Nat « King » Cole sorti en 1998[2]. Eloise Laws, la sœur de Hubert, est elle aussi fascinée par le talent vocal de Gregory Porter. Invitée au studio d'enregistrement, la chanteuse reconnaît tout de suite la personne idéale pour supporter l'un des principaux rôles d'une nouvelle comédie musicale retraçant l'histoire du blues et intitulée It Ain't Nothin' But the Blues (en)[2],[7]. À ses côtés, Gregory se produit avec la troupe, dont fait aussi partie l'acteur Ron Taylor, à l'Arena Stage (en) de Washington, D.C. en 1996, avant d'être à l'affiche de l'Ambassador Theatre (en) à Broadway, en 1999[8]. Le 9 janvier 2000, deux cent quatre-vingt-quatre représentations ont été jouées et la pièce est même nommée pour quatre Tony Awards dont celui de la Meilleure comédie musicale[8],[9]. Toutefois, ce n'est pas la seule expérience théâtrale du chanteur[7]. En 2004, il tient également le rôle-titre de la comédie musicale Nat King Cole and Me[10].

Premiers albums et reconnaissance outre-Atlantique[modifier | modifier le code]

Après avoir participé à de nombreuses chorales de gospel dans des églises, un genre qui l'a bercé dans sa jeunesse[7], Gregory Porter souhaite désormais imposer son propre style et choisit d'enregistrer un disque[6]. En novembre 2010, il sort alors Water[11]. Cet album produit par son fidèle conseiller et ami Kamau Kenyatta est nommé un an plus tard aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur album de jazz vocal[11],[4]. Cette reconnaissance lui permet de faire ses preuves dans plusieurs festivals, émissions de télévision et radios américaines et anglaises, tandis que certains critiques disent de lui qu'il est la prochaine grande star masculine du jazz, à l'image de José James[11]. En 2011, il apparaît dans l'émission Later... with Jools Holland, animée par le pianiste Jools Holland sur BBC Two à Londres, puis il prend part au North Sea Jazz Festival de Rotterdam et au National Black Arts Festival d'Atlanta[12]. Il poursuit ses concerts au Royaume-Uni, où il retrouve Jools Holland et son Rhythm & Blues Orchestra. Gregory Porter participe également à l'émission radiophonique hebdomadaire de Jamie Cullum sur BBC Radio 2[12],[4].

Gregory Porter au festival Kunstflecken le 16 septembre 2013
Gregory Porter en concert à Neumünster (Allemagne) en septembre 2013.

Pour son deuxième album, Be Good sorti en 2012, Gregory Porter a voulu « retrouver l'authenticité qu'on ressent à l'écoute de Bill Withers dans [ses] propres compositions »[7], c'est-à-dire renouer avec la musique soul. Mais le jazz occupe aussi une place importante dans cet album[13], tout comme dans le précédent[11], où le style de Nat King Cole est omniprésent : « Il continue d'incarner la figure du père idéal pour moi. Ses textes de chansons ressemblent à des recommandations qu'on peut suivre toute sa vie » explique-t-il lors d'une interview au journaliste français Olivier Nuc[7]. Pour promouvoir ce deuxième opus, le chanteur a décidé de parcourir l'Europe et ses provinces. Ainsi, on a pu le voir à Malmö, Vienne, Paris, Llandudno ou Oslo[14].

En 2013, Gregory Porter sort un troisième opus intitulé Liquid Spirit[15]. Cet album marque une rupture entre les deux premiers albums du chanteur. Tout d'abord, il est produit par le label Blue Note et non par Motéma Music[16]. Ensuite, il se révèle plus autobiographique que les précédents comme l'indique Gregory Porter : « Ma musique me ressemble. J'essaie de dire qui je suis à travers ma musique, tout en restant humain »[16]. Malgré ce tournant, les critiques outre-Atlantique restent unanimes. Pour certains, Porter livre « sa plus belle brassée de compositions depuis ses débuts »[17], pour d'autres, Liquid Spirit « déclenche une furieuse envie de danser »[18]. Pendant la 56e cérémonie des Grammy Awards, Liquid Spirit remporte le titre de Meilleur album de jazz vocal[19]. En plus de ce projet musical, Gregory Porter participe à l'enregistrement de Evolutionary Minded, un album rendant hommage à Gil Scott-Heron[20].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette chanson interprétée par Gregory Porter est enregistrée pour la première fois avec des paroles par Nat King Cole en 1954.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (cs) Katarína Straková, « Gregory Porter: Prohibice by mi nevadila », sur Novinky.cz,‎ 9 octobre 2012 (consulté le 5 septembre 2013).
  2. a, b, c et d (en) « Gregory Porter – About », sur gregoryporter.com (consulté le 3 juillet 2012).
  3. a et b (nl) Amanda Kuyper, « Gregory Porter: Reus die alle stijlen bindt », sur nrc.nl,‎ 25 juin 2012 (consulté le 3 juillet 2012).
  4. a, b, c et d Christophe Passer, « Gregory Porter, velours neuf », sur Hebdo.ch,‎ 30 mai 2012 (consulté le 3 juillet 2012).
  5. (en) Tracye Dee, « Gregory Porter: Where Soul Meets Jazz », sur irockjazz.com (consulté le 3 juillet 2012).
  6. a et b Dominique Queillé, « Gregory Porter, saveur soul », sur Libération.fr,‎ 19 mars 2012 (consulté le 3 juillet 2012).
  7. a, b, c, d et e Olivier Nuc, « La ferveur soul de Gregory Porter », sur Le Figaro.fr,‎ 14 juin 2012 (consulté le 3 juillet 2012).
  8. a et b (en) « It Ain't Nothin' But the Blues – IBDB », sur Internet Broadway DataBase.com (consulté le 3 juillet 2012).
  9. (en) « It Ain't Nothin' But the Blues Awards », sur Internet Broadway DataBase.com (consulté le 3 juillet 2012).
  10. (en) Owen Perkins, « Reviews – Nat King Cole and Me », sur TheaterMania.com,‎ 24 mai 2004 (consulté le 5 septembre 2013).
  11. a, b, c et d (en) Michael G. Nastos, « Gregory Porter – Water », sur Allmusic.com (consulté le 3 juillet 2012).
  12. a et b (en) « Acclaimed Vocalist Gregory Porter Offers up Another Round of Soulful Jazz on Be Good », sur Motéma.com (consulté le 3 juillet 2012).
  13. (en) Chris Nickson, « Gregory Porter – Be Good », sur Allmusic.com (consulté le 3 juillet 2012).
  14. (en) « Gregory Porter – Tours », sur gregoryporter.com (consulté le 3 juillet 2012).
  15. (en) « Gregory Porter – Liquid Spirit », sur Allmusic.com (consulté le 29 août 2013).
  16. a et b Jonathan Hamard, « Le jazzman Gregory Porter de retour avec Liquid Spirit », sur Charts in France.net,‎ 29 juillet 2013 (consulté le 29 août 2013).
  17. Olivier Nuc, « Gregory Porter, une voix qui compte », sur Le Figaro.fr,‎ 28 août 2013 (consulté le 29 août 2013).
  18. Paola Genone, « As du jazz », L'Express, no 3 243,‎ août 2013 (lire en ligne).
  19. (en) Chris Barton, « Grammys 2014: Gregory Porter, Wayne Shorter among jazz winners », sur Los Angeles Times.com,‎ 26 janvier 2014 (consulté le 27 janvier 2014).
  20. Anne Chépeau, « Gregory Porter : la voix du succès », sur France Info.fr,‎ 8 septembre 2013 (consulté le 10 septembre 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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