Jacky Terrasson

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Jacky Terrasson

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Jackie Terrasson au domicil (de) à Dortmund, 2010

Informations générales
Nom de naissance Jacques-Laurent Terrasson
Naissance 27 novembre 1965 (48 ans)
Berlin (Allemagne)
Activité principale pianiste
Genre musical jazz
Instruments piano, Fender Rhodes
Années actives depuis 1985
Labels Blue Note Records
Site officiel http://www.terrasson.com

Jacques-Laurent Terrasson (né le 27 novembre 1965 à Berlin) est un pianiste de jazz, plus connu sous le nom de Jacky Terrasson.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacky Terrasson est né en Allemagne mais sa mère (décoratrice d'intérieur) est américaine et son père (informaticien) est français.

Il habite à Paris jusqu'à l'âge de vingt ans, et fait ses études au Lycée Lamartine. Il commence à l'âge de cinq ans des études de piano classique, et s'initie au jazz avec Jeff Gardner et Francis Paudras, photographe et pianiste amateur, ami de Bud Powell[1].

En 1984, sur les conseils de Francis Paudras, il obtient une bourse de deux semestres pour étudier le jazz au Berklee College of Music à Boston. Il y rencontre les pianistes Ray Santisi (en) et Danilo Pérez, le saxophoniste Javon Jackson (en), et le guitariste Mark Whitfield[2].

Il se produit régulièrement au Wally's, un club de jazz de Boston, où il joue de l'orgue B-3, avant d'obtenir un engagement de dix mois au Blondie's, un club de Chicago[1], avec le bassiste Dennis Carroll[2].

Il revient en France en 1988 pour effectuer son service militaire en tant que barman chez les parachutistes, « une totale perte de temps »[3], continue à se produire en clubs, et accompagne en tournées les chanteuses Dee Dee Bridgewater et Abbey Lincoln.

Il retourne à New York en 1990 où il rejoint le groupe d'Art Taylor pendant un an et demi[2].

Il remporte en 1993 le prestigieux concours international de piano jazz Thelonious Monk.

La même année, il rencontre Betty Carter lors de la séance d'enregistrement du premier album de son ami Javon Jackson When The Time is Right[1], et l'accompagne pendant une tournée mondiale de dix mois[4].

En 1995 The New York Times cite Jacky Terrasson « parmi les artistes qui pourraient changer la culture du jazz des trente prochaines années »[5], et plusieurs maisons de disques commencent à s'intéresser au jeune pianiste. C'est finalement avec le label Blue Note qu'un accord est trouvé[2].

En 1998, il participe au Betty Carter’s Jazz Ahead, une résidence internationale de musiciens et de compositeurs de jazz au John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington[6].

Jacky Terrasson a longtemps collaboré avec le batteur et percussionniste Leon Parker et le contrebassiste Ugonna Okegwo au sein du trio dont il est leader.

En 2012, il engage deux jeunes musiciens américain dans son nouveau groupe : le contrebassiste Burniss Earl Travis (Robert Glasper, Logan Richardson (en), Tony Tixier...) et le batteur Justin Faulkner (Branford Marsalis, Kurt Rosenwinkel...)[7]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

Le style de Jacky Terrasson est fondé sur l’expressionnisme propre au be-bop, sans y être confiné : lyrisme mélodique, tension harmonique, vélocité dans les tempos rapides, intimité dans les ballades. L'influence du jazz moderne est aussi évidente dans son répertoire, qui contient des thèmes de Thelonious Monk (Blue Monk) ou des standards que ce dernier affectionnait particulièrement (Just a gigolo), ainsi que des thèmes de Bud Powell (Parisian Thoroughfare). Ces deux musiciens semblent objectivement constituer les influences majeures du jeu de Jacky Terrasson, qui démontre une maîtrise remarquable de leur discours musical.

Mais d'autres sources d'inspiration contribuent aux spécificités du style de Jacky Terrasson : la musique française du début du siècle (Ravel, Poulenc), la chanson française (Charles Trenet). La première se traduit par un sens particulier des couleurs harmoniques, la deuxième apporte des occasions de pratiquer l'art de la déconstruction musicale, dans un grand respect de la beauté originale de l'œuvre (album À Paris).

Le style de Jacky Terrasson est très percussif, tant dans l'attaque de l'instrument que dans la variété des rythmes utilisés (binaires ou ternaires, signatures impaires), d'un thème à l'autre, ou au sein de la même improvisation. Ses arrangements de Caravan comportent souvent un passage où les structures intérieures du piano sont utilisées comme des tambours. On notera aussi une capacité assez unique à changer instantanément l'intensité sonore, passant typiquement de fortissimo à pianissimo, ce qui établit un jeu quasi-physique avec l'auditeur.

Discographie[modifier | modifier le code]

Participations :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) « Biographie de Jacky Terrasson », sur http://www.lagnyjazzfestival.com,‎ 2011 (consulté le 3 janvier 2013)
  2. a, b, c et d (en) « Gale Musician Profiles: Jacky Terrasson », sur http://www.answers.com (consulté le 3 janvier 2013)
  3. (en) Mike Zwerin, « Jacky Terrason, a Pianist on the Move », sur http://www.nytimes.com, The New York Times,‎ 22 octobre 1997 (consulté le 3 janvier 2013) : « A year wasted (...) A total waste of time, when I could have been out signing my young lion recording contract »
  4. (en) Richard Skelly, « Biography », sur http://www.allmusic.com (consulté le 2 janvier 2013)
  5. (en) Tom Piazza, « Jazz View; Keepers Of The Flame, And Hot », sur http://www.nytimes.com, The New York Times,‎ 12 mars 1995 (consulté le 3 janvier 2013)
  6. (en) Richard Skelly, « Betty Carter's Jazz Ahead », sur http://www.bettycarter.net,‎ 2011 (consulté le 3 janvier 2013)
  7. Michel Contat, « Jacky Terrasson, Leon Parker, Burniss Earl Travis », sur sortir.telerama.fr (consulté le 2 octobre 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]