Marian Wright Edelman

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Marian Wright Edelman en 1994

Marian Wright Edelman , née le 6 juin 1939, est une militante américaine pour les droits de l'enfant. Comme avocate, elle s'est consacré aux Américains défavorisés durant toute sa vie professionnelle. Elle est présidente et fondatrice de Children's Defense Fund (CDF). Sous sa direction, CDF a incarné la voix de la nation américaine pour les enfants et la famille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marian Wright est née le 6 juin 1939 à Bennet, en Caroline du Sud. En 1953, son père meurt alors qu’elle n’a que 14 ans, demandant dans ses dernières paroles: «Ne négligez rien dans votre éducation»[1]. Après des études à Atlanta, elle parcourt le monde comme étudiante grâce à une bourse Philip Merrill, et étudie même en Union soviétique[1],[2]. A son retour, elle s'implique dans le mouvement des droits civiques, et après avoir été arrêté pour son activisme, elle décide d'étudier le droit et s’inscrit à la Yale Law School, encouragé par un de ses anciens professeurs d'Atlanta, l'historien et politologue Howard Zinn[2]. Elle y partage sa chambre avec l’étudiante Hillary Diane Rodham, future Hillary Clinton et avec Janet Hill, future mère du joueur de basket-ball Grant Hill.

Marian Wright Edelman est la première femme afro-américaine admise au barreau du Mississippi. Elle commence à pratiquer le droit pour le NAACP Legal Defense and Educational Fund, toujours dans le delta du Mississippi, travaillant sur les questions de la justice raciale et représentant les militants au cours de la Freedom Summer de 1964.

Marian Wright Edelman déménage en 1968 à Washington, où elle poursuit son travail et contribue aux campagnes de Martin Luther King[3] et de la Southern Christian Leadership Conference. Elle fonde le Washington Research Project, un cabinet d'avocats d'intérêt public et s’implique également dans les questions relatives au développement de la petite enfance et des enfants.

En 1973, elle fonde le Children's Defense Fund (CDF), comme une voix pour les enfants pauvres, les enfants de couleur, et les enfants handicapés. L'organisation sert de centre de défense, de documentation et de recherche pour les questions relatives aux enfants, ainsi que sur les solutions possibles d’aide aux enfants dans le besoin. En tant que fondatrice, leader et principal porte-parole de la CDF, elle s’emploie à persuader le Congrès américain d’améliorer l’aide sociale et les soins des enfants défavorisés, handicapés, sans-abri, maltraités ou négligés[3],[4]. Comme elle l'exprime: «Si vous n'aimez pas la façon dont le monde est, vous avez l'obligation de le changer. Il suffit de procéder étape par étape ».

Elle continue de préconiser le contrôle des naissances, le financement de la garde d'enfants, les soins prénatals, une plus grande responsabilité des parents dans l'enseignement des valeurs et la réduction de l'exposition des enfants aux images violentes transmises par les médias. Marian Wright Edelman est membre du conseil de la Robin Hood Foundation basé à New York, un organisme de bienfaisance voué à l'élimination de la pauvreté.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Lors d'une tournée de Robert Kennedy et de Joseph Clark dans les bidonvilles du Mississippi en 1967, elle rencontre Peter Edelman, un assistant de Kennedy. Ils se marient le 14 juillet 1968 en Virginie. C'est le premier mariage d'un couple interracial dans cet État du sud des États-Unis. La cérémonie est présidée par William Sloane Coffin, pasteur et militant pour la paix, et par l'ancien juge de la Cour suprême Arthur Goldberg, dont Peter Edelman avait été stagiaire[2]. Peter Edelman deviendra ensuite professeur de droit à l’université de Georgetown. Ils ont eu trois enfants[4].

Honneurs et récompenses[modifier | modifier le code]

Elle est également lauréate du Prix Gandhi pour la paix et inscrite au National Women's Hall of Fame.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Winson and Dovie Hudson's Dream, Cambridge, Harvard University,‎ 1975.
  • Portrait of Inequality, Washington, D.C., Children's Defense Fund,‎ 1980, avec la collaboration de Paul V.Smith.
  • American Children and Families, Washington, D.C., Religious Action Center,‎ 1981.
  • Families in Peril: An Agenda for Social Change, Cambridge, Harvard University Press,‎ 1987.
  • The Measure of Our Success, Boston, Beacon Press,‎ 1992.
  • Kids and Guns: A National Disgrace, Washington, D.C., Educational Fund To End Handgun Violence,‎ 1993.
  • Guide My Feet, Boston, Beacon Press,‎ 1995.
  • Stand for Children, New York, Hyperion Books for Children,‎ 1998, en collaboration avec Adrienne Yorinks.
  • Lanterns: A Memoir of Mentors, Boston, Beacon Press,‎ 1999.
  • The State of America's Children, Boston, Beacon,‎ 2000.
  • I'm Your Child, God: Prayers for Children and Teenagers, New York, Hyperion,‎ 2002.
  • I Can Make a Difference: A Treasury to Inspire Our Children, New York, HarperCollins,‎ 2005.
  • The Sea Is so Wide and My Boat Is so Small, New York, Hyperion,‎ 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b womenshistory.about.com
  2. a, b et c Thompson 2013.
  3. a et b Sabatier 1996.
  4. a et b Lawson 1992.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par date de parution décroissante.

  • (en) Susanna Ashton et Rhondda-Robinson Thomas, The South Carolina Roots of African American Thought, Maison d'édition de l'Université de Caroline du Sud,‎ 2014, 376 p., « Marian Wright Edelman (b. 1939) », p. 257-260.
  • (en) Krissah Thompson, « Marian Wright Edelman marks 40 years of advocacy at Children’s Defense Fund. », The Washington Post,‎ 29 septembre 2013 (lire en ligne).
  • Patrick Sabatier, « Les enfants défilent à Washington. Les organisateurs ont dénoncé la réduction de l'aide sociale par le Congrès. », Libération,‎ 3 juin 1996 (lire en ligne).
  • (en) Carol Lawson, « Marian Wright Edelman; A Sense of Place Called Family. », The New York Times,‎ 8 octobre 1992 (lire en ligne).

Vidéo[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]