Malbouffe
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La malbouffe est la nourriture jugée mauvaise sur le plan diététique en raison notamment de sa faible valeur nutritive et de sa forte teneur en graisses ou en sucres. Les hamburgers, les hot-dogs, les frites, les chips, les sodas en sont des archétypes. Elle peut favoriser l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, certains cancers, des dépressions[1], etc.
La surconsommation de la malbouffe peut entraîner la malnutrition.
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Origine du terme [modifier]
La malbouffe[2] est une alimentation qui est saturée de mauvaises graisses, trop sucrée ou trop pauvre en nutriments pour répondre aux besoins physiologiques.Souvent associée aux fast-food. Cette définition a été étendue à une critique plus globale dénonçant aussi le modèle productiviste et la société de consommation.
Augmentation du risque de dépression [modifier]
Le risque de dépression a été corroboré par une étude espagnole de janvier 2011[3] qui a porté sur 12 059 personnes et a analysé leur alimentation durant 6 ans : les résultats suggèrent un risque de dépression « 48 % plus élevé » pour les sujets ayant consommé des graisses saturées par rapport aux sujets se nourrissant d'une autre manière[4].
Opposants à l'alimentation dénaturée [modifier]
Un des opposants déclaré à la malbouffe le plus marquant est l'altermondialiste député européen José Bové, ancien porte-parole du deuxième syndicat agricole français : Confédération paysanne. Celui-ci tire sa légitimité de son activité d'éleveur de brebis sur le causse du Larzac mais surtout de ses actions militantes mettant l'accent sur l'importance de l'autosuffisance alimentaire et la préservation de l'environnement. Pour les filières d'exploitations agricoles spécialisées dans l'élevage bovin ayant adopté le système intensif comme moyen de production et fournisseurs des chaînes de fast-food, cette légitimité est mise en doute.
À la suite de Jamie Oliver, des chefs cuisiniers français médiatisés comme Cyril Lignac[5] ont décidé depuis les années 1990 de réagir et de faire de l'éducation culinaire et de l'éducation au goût dans les écoles, la Semaine du Goût a été créée. Des agriculteurs, des associations et mouvements de consommateurs et des diététiciens sont également en première ligne, notamment pour veiller à l'alimentation des jeunes et faire évoluer la publicité et la législation française.
Autres opposants publics à la malbouffe, mais moins médiatisés, les mouvements pour la promotion des bons produits, du goût et du patrimoine culinaire, tels le mouvement « slow food », qui a pris naissance en Italie.
Réponses des industriels [modifier]
Depuis l'apparition du mot « Malbouffe » et les débats publics sur le sujet, les industriels tentent de séduire les consommateurs en mettant en avant le naturel, sans toujours informer le public de ce qu'il mange réellement et des processus industriels de l'agro-alimentaire. La provenance des produits reste également souvent opaque.[réf. nécessaire]
Durant les années 2000 le groupe McDonald's a adapté sa communication aux critiques. Après l'affaire de la maladie de la vache folle, la multinationale met en avant le fait qu'elle se fournit auprès d'éleveurs de l'Union Européenne pour la viande et que ses produits sont tracés. Elle communique aussi dans ses commerces sur les calories présentes dans ses produits. La multinationale se défend qu'une consommation modérée de ses produits ne serait pas néfaste pour la santé et que c'est la consommation exclusive et exagérée de hamburgers et le manque de variété qui peuvent s'avérer mauvais pour l'organisme. Reste ensuite à se mettre d'accord sur la signification de "modéré", car selon des diététiciens américains (dans le film Super Size Me) ils déconseillent de faire un repas dans un fast food plus d'une fois par mois.
Conséquences : les partenariats anciens et nouveaux [modifier]
- The Walt Disney Company avec la marque commerciale se voulant vertueuse de légumes et des fruits Disney Garden. Cette gamme a été lancée principalement afin de dissocier la marque Disney du contrat décennal l'ayant associée à la marque McDonald's entre 1996 et 2006, entreprise symbole de la malnutrition pour certains.
Filmographie [modifier]
Catégorie:Film documentaire sur la malbouffe
- La Grande Bouffe, film de 1973 montrant les rapports complexes de l'Homme à la nourriture.
- L'Aile ou la Cuisse, film français de 1976 où le personnage Jacques Tricatel est une caricature transparente de l'homme d'affaire de la malbouffe Jacques Borel.
- Grosse fatigue, de 1993, contient une tirade sur la « bouffe préchiée » déclamée par l'acteur Philippe Noiret.
- Super Size Me, film documentaire réalisé par Morgan Spurlock, sorti en 2004.
- Fast Food Nation de Richard Linklater, adapté du livre éponyme sur la restauration rapide et sorti en 2006.
- Danger dans nos assiettes, film documentaire réalisé par Philippe Borrel en 2008.
- Nos enfants nous accuseront, documentaire de Jean-Paul Jaud sorti en 2008.
- République de la malbouffe , documentaire de Jacques Glodstein sorti en 2011.
Bibliographie [modifier]
Notes et références [modifier]
- American Journal of Psychiatry, janvier 2010
- Stella et Joël de Rosnay, La Malbouffe : comment se nourrir pour mieux vivre, Seuil, Paris, novembre 1981 (ISBN 2-0200-5974-6)
- http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0016268
- La "malbouffe" rendrait dépressif, selon une étude espagnole (27/11/2011) France 24
- http://www.tvmag.com/programme-tv/article/divertissement/32986/cyril-lignac-lutte-contre-la-malbouffe.html?thId=289&page=1
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Restauration rapide
- Slow food
- Surconsommation
- Film Malbouffe à l'américaine (titre Québec) ou Super Size Me (en anglais)