Nature et progrès

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Nature et Progrès

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi 1901
But Agriculture biologique
Fondation
Fondation 1964
Identité
Siège Alès
Président Richard Marietta
Affiliation internationale IFOAM, Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique
Slogan "Pour notre santé et celle de la terre"
Site web natureetprogres.org

Nature et progrès est un label d'agriculture et de cosmétiques biologiques. Fondé en 1964, il a la particularité de rassembler des professionnels et des consommateurs.

La mention Nature et progrès est attribuée à des producteurs qui respectent une charte[1] et des cahiers des charges techniques[2] plus contraignants que ceux des autres labels d'agriculture biologique.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1964 : création de l'association et de la revue par André Louis, ingénieur agronome, Mattéo Tavera, architecte et André Birre, ingénieur aux Ponts et Chaussées. Le secrétaire est Claude Aubert
  • 1968 : premier congrès qui rassemble 400 participants.
  • 1971 : création du logo.
  • 1972 : premier cahier des charges, et création de la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique.
  • 1973 : premières attributions de la mention Nature et Progrès.
  • 1974 : organisation d'un Congrès international qui accueille 15 000 personnes.
  • 1976 : organisation de Marjolaine, le premier salon grand public sur l'agriculture, l'alimentation biologique et l'écologie avec 30 000 visiteurs.
  • 1986 : homologation par les pouvoirs publics du premier cahier des charges bio privé dans le monde.
  • 1993 : Nature et progrès devient une marque collective.
  • 1997 : forte mobilisation de Nature et progrès contre les OGM.
  • 1998 : création d’un cahier des charges cosmétiques, produits d’entretien et savonnerie.
  • 1999 : réactualisation des cahiers des charges sur l'élevage afin de se démarquer du règlement européen sur l'élevage bio jugé particulièrement laxiste.
  • 2000 : initie la campagne « Sauvons nos marchés » avec un collectif associatif
  • 2001 : lancement de la campagne « La bio ou les OGM, il faut choisir ».
  • 2003 : organisation du colloque sur la semence paysanne à Toulouse en collaboration avec La Confédération paysanne, la FNAB, et le mouvement de culture biodynamique.
  • 2005 : création du cahier des charges sur les produits alimentaires transformés et Restauration
  • 2008 : organisation du 1er colloque international sur l'agroécologie à Albi[3].

Système de garantie participatif[modifier | modifier le code]

Les premiers cahiers des charges Nature et progrès ont été créés conjointement par des paysans et des consommateurs. Cette coopération des producteurs et des consommateurs est maintenant présente dans les Commissions mixtes d'agrément et de contrôle et dans les Comités de certification et d'attribution de la mention. Le contrôle est l'occasion d'échanger des savoir-faire et de permettre au producteur de faire évoluer ses pratiques en toute transparence. Nature et progrès a engagé un travail sur la reconnaissance de son système de garantie participatif pour un contrôle citoyen de la bio en toute transparence[4].

Cahier des charges[modifier | modifier le code]

Le cahier des charges[5] de Nature et progrès se distingue de celui du label AB par des exigences plus contraignantes. Notamment :

Production animale[modifier | modifier le code]

  • La taille du cheptel est limitée à 1 unité gros bétail par hectare de SAU, ou 1,4 pour les petites fermes.
  • L'écornage est interdit sauf dérogation. Il n'y a pas de dérogation sur la coupe des queues ou la taille de crocs.
  • Le délai d'attente entre utilisation d'un médicament et production de denrées par cet animal est doublé par rapport au délai d'attente légal et au minimum de 8 jours (48 h en bio).
  • Le temps de transport du bétail est limité à 6 heures.
  • La surface minimale des aires d'exercice est sensiblement plus importantes (pour le porc, 1 m2 en bio, contre 5 avec Nature et progrès).
  • « Les produits utilisés pour le traitement des eaux et les caractéristiques de l’eau obtenue doivent répondre aux dispositions applicables à l'eau destinée à l’alimentation humaine. »
  • L'âge d'abattage du bétail est plus élevé.

Production végétale[modifier | modifier le code]

  • Hormis les réactions chimiques simples, les substances chimiques de synthèse sont totalement interdites.
  • Des valeurs plafond définissent la pollution maximale des amendements et des engrais en métaux lourds.
  • Les moyens de lutte biologique ayant un large spectre d'action et une extension non contrôlable sont interdits.
  • Les fruits et légumes frais doivent être cueillis à maturité.
  • La mention « culture sous serre » ou « culture sous serre chauffée » est obligatoire sur les produits ainsi cultivés.
  • Le compostage des fumiers est obligatoire avant emploi.

Transformation[modifier | modifier le code]

  • L'interdiction des rayons ionisants est étendue aux ultraviolets.
  • La stérilisation du lait et les procédés UHT sont interdits.
  • l'ensilage est interdit.
  • Un seul traitement vétérinaire allopathique, de synthèse, est autorisé chaque année.
  • Les exploitations de petites taille sont encouragées.

Lieu de production[modifier | modifier le code]

  • La ferme doit être éloignée des zones à risque de contamination et des grandes voies de circulation routière. Le cas échéant, des contrôles annuels supplémentaires peuvent être effectués.
  • Prise en compte de l'intégration paysagère de la ferme : les matériaux locaux sont encouragés, le béton et les structures métalliques sont déconseillés.
  • Les énergies renouvelables sont privilégiées.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Les associations polyculture-élevage sont encouragées.
  • La totalité des apports azotés est limitée à 140 unités d'azote par hectare et par an.
  • Les ingrédients d'origine agricole doivent être labellisés, par ordre de préférence : Nature et progrès, Demeter ou Simples, AB.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La revue Nature et progrès (5 numéros par an) est disponible par abonnement et dans les magasins spécialisés
  • Vache folle, fièvre aphteuse : à quand la prochaine crise ?, Guy Kastler, éditions Nature et progrès
  • Réflexions sur la dégénérescence du vivant, Guy Kastler et Isabelle Montagnon, éditions Nature et progrès
  • OGM : Opinion Grossièrement Manipulée ?, Association pour la régénération de la vigne, éditions Nature et progrès
  • Les Systèmes de Garantie Participatifs pour l'agriculture biologique associative et solidaire, Karine Roure, éditions Nature et progrès

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]