Classe d'Estienne d'Orves

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A69
Image illustrative de l'article Classe d'Estienne d'Orves
Aviso Commandant Birot
D'Estienne d'Orves
Caractéristiques techniques
Type aviso
Longueur 80,5 m
Maître-bau 10,30 m
Tirant d’eau 5,60 m
Tirant d’air 25 m
Déplacement 1175 Tw, 1410 t à pleine charge.
Propulsion 2 moteurs diesels SEMT Pielstick 12 PC 2 V 400, 2 hélices à pas variable
Puissance 12 000 ch (8,845 MW)
Vitesse 24 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement
Rayon d’action 4500 nautiques à 15 nœuds
Autres caractéristiques
Électronique
  • 1 radar naval de veille surface-air basse altitude DRBV-51 A
  • 1 radar de navigation DRBN-34 ou DRBV-38 (Racal Decca) ou 1007 (Kelvin Hugues)
  • 1 radar de conduite de tir DRBC 32 E
  • 1 détecteur de radar ARBR-16
  • 1 sonar de coque DUBA-25
  • 2 lance-leurres Dagaie
  • 1 bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie
  • 1 système de télécommunications par satellite Syracuse
  • 1 système de transmission par satellite Inmarsat
  • 1 système d'aide au commandement SEAO/OPSMER
Équipage 7 officiers, 58 officiers mariniers, 24 quartiers-maîtres et matelots
Histoire
Constructeurs DCN, Lorient
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Pavillon de la marine argentine Marine argentine
Flag of Turkey.svg Marine turque
Navires construits 18

Les avisos A69 classe d'Estienne d'Orves ont formé l'une des plus grandes séries de bâtiments de la Marine Nationale après 1945 avec 17 exemplaires construits plus un autre construit pour l'exportation.
Entre 2011 et 2017, les avisos classe d'Estienne d'Orves seront allégés (retrait des missiles mer-mer Exocet, notamment) et remplaceront les patrouilleurs Type P400[1],[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le Granville de la marine argentine

Construits par la DCN sur le chantier naval de Lorient, inspirés par la classe de corvettes portugaises Classe João Coutinho (en)[3], les aviso type A69 (A pour « aviso », 69 pour l'année où leur construction a été décidée) sont entrés en service entre 1976 et 1984 avec les numéros de coques allant de F781 à F797. Leurs missions ont été partiellement reprises pas les frégates furtives de la classe La Fayette ; mais les futures FREMM AVT devant remplacer les derniers avisos ont été annulées. Les dernières unités devaient être retirées du service en 2011, mais ils remplaceront en fait les patrouilleurs P400 classe Audacieuse qui progressivement sont retirés du service sans qu'il ne soit prévu de « bâtiment de souveraineté » pour les remplacer. Déclassés, les avisos A 69 seront « appelés patrouilleurs hauturiers ».

L'Argentine a fait construire un autre navire de cette classe au début des années 1980 et reçu deux autres navires qui, initialement prévus pour l'Afrique du Sud, ont eu, pour cause d'embargo envers ce pays, une courte carrière dans la marine française. Un d'eux participa à la guerre des Malouines.

Six des avisos français ont été revendus à la Marine turque en 2000.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Armés par un équipage de 90 marins, bien que très endurants à la mer, ces bâtiments ont la réputation d'être parmi les plus pénibles par mauvais temps. Chargés dans les hauts, avec leur coque basse sur l'eau, ils sont particulièrement sensibles au tangage et au roulis dès que la mer est formée.

Leur armement, conséquent pour un bâtiment de ce tonnage, leur permet de gérer un spectre important de missions. Pendant la guerre froide, ils étaient essentiellement utilisés pour patrouiller sur le plateau continental de l'océan Atlantique à la recherche des sous-marins de la marine soviétique. En raison des faibles performances du sonar de coque, dès qu'un écho apparaissait, le renfort d'une frégate ASM était nécessaire pour le prendre en chasse à l'aide de son sonar remorqué à immersion variable.

Leur rôle est désormais constitué essentiellement de patrouilles et de missions d'assistance, ainsi que de participations aux missions de l'ONU (blocus, contrôles de pavillons) ou de tâches similaires de police des mers (lutte contre la drogue, extraction de ressortissants, contrôle des pêches, etc.)


Navires de la classe d'Estienne d'Orves[modifier | modifier le code]

no  Nom Mise sur cales Mise à l'eau Mise en service Désarmée Base navale Destination
F781 D'Estienne d'Orves Beykoz Il a été vendu à la Marine turque en 2002 et renommé Beycoz.
F782 Amyot d'Inville Bartın Il a été vendu à la Marine turque en 2002 et renommé Bartın.
F783 Drogou Bodrum Il a été vendu à la Marine turque en 2001 et renommé Bodrum.
F784 Détroyat En attente de démantèlement au cimetière de Landévennec depuis 2006.
F785 Jean Moulin Brise Lames à l'école naval de Lanvéoc-Poulmic depuis 2004.
F786 Quartier-Maître Anquetil Bandırma Il a été vendu à la Marine turque en 2000 et renommé Bandırma.
F787 Commandant de Pimodan Bozcaada Il a été vendu à la Marine turque en 2000 et renommé Bozcaada.
F788 Second-Maître Le Bihan Bafra Il a été vendu à la Marine turque en 2002 et renommé Bafra.
F789 Lieutenant de vaisseau Le Hénaff Brest
F790 Lieutenant de vaisseau Lavallée Brest
F791 Commandant l'Herminier Brest
F792 Premier-Maître L'Her Brest
F793 Commandant Blaison Brest
F794 Enseigne de vaisseau Jacoubet Toulon
F795 Commandant Ducuing Toulon
F796 Commandant Birot Toulon
F797 Commandant Bouan Toulon

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Olivier Mélennec, « Un nouveau patron pour les navires de surface », Ouest-France,‎ (lire en ligne) :

    « Concernant l’action de l’État en mer, il nous faut des bâtiments de haute mer robustes. C’est le cas des avisos. Leur système de combat sera simplifié avec l’abandon des capacités anti-sous-marines pour ceux qui sont basés à Toulon. »

  2. (fr) Jean-Dominique Merchet, « Les avisos vont être transformés en patrouilleurs », sur secretdefense.blogs.liberation.fr, Libération,‎ (consulté le )
  3. A Corveta Portuguesa dos anos 70, Operacional: 2009