Cellettes (Charente)

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Cellettes
Mairie de Cellettes
Mairie de Cellettes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Mansle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Manslois
Maire
Mandat
Franck Charenat
2014-2020
Code postal 16230
Code commune 16069
Démographie
Population
municipale
441 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 52″ N 0° 08′ 54″ E / 45.8644, 0.148345° 51′ 52″ Nord 0° 08′ 54″ Est / 45.8644, 0.1483  
Altitude Min. 52 m – Max. 117 m
Superficie 9,37 km2
Localisation

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Cellettes

Cellettes est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Cellettes est une commune située à 24 km au nord d'Angoulême et à 3 km au sud-ouest de Mansle, chef-lieu de son canton.

Située à la lisière nord de la forêt de la Boixe, elle est aussi à 7 km de Saint-Amant-de-Boixe et 11 km d'Aigre[1].

La N 10 entre Angoulême et Poitiers passe à 3 km à l'est du bourg. La commune est bordée à l'est par la D 18, route de Mansle à Montignac, et la D 739 au nord, qui relie Mansle à Aigre. Le bourg est traversé par la D 69 de Mansle à Villognon[2].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 4 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune ne compte qu'un seul hameau, Échoisy, situé sur la route de Mansle à Aigre, et elle ne compte aucune ferme, tout l'habitat se concentrant aussi au bourg[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cellettes
Luxé Saint-Groux Mansle
Villognon Cellettes
Vervant Maine-de-Boixe

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien au nord et Kimméridgien au sud). On trouve aussi des colluvions de grèze entre le bourg et Échoisy, sur le flanc sud de la petite vallée du ruisseau du Valandeau[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau, celui de la Boixe, d'une altitude moyenne de 100 m et bordé au nord par la vallée de la Charente. Le point culminant est à une altitude de 117 m, situé sur la limite sud non loin du dolmen de la Boixe. Le point le plus bas est à 52 m, situé le long de la Charente au pied d'Échoisy. Le bourg, construit sur un léger promontoire, est à 85 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente arrose le nord de la commune.

Un ruisseau intermittent, le ruisseau du Valandeau, traverse la commune et passe au pied du bourg. Il se jette dans la Charente à Échoisy[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Celezac en 1096, Celeziac (date inconnue), Celezia prope Buxiam[6] (en français : près de la Boixe), Celetes en 1296[7], de Parvis Celtis[8]. On trouve encore Celette ou Celettes au XIXe siècle.

Pour Échoisy, on trouve Chosiac en 1240[9].

Cellettes peut être interprété comme le diminutif de Celles; Cellettes (cellita[10]) signifie Celles-le-Petit (en ancien occitan), peut-être pour le distinguer de Cellefrouin, monastère plus important[11], fondé au XIe siècle.

La commune a été créée Cellette en 1793 avant de devenir Celette en 1801, puis Cellettes[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Cellettes, ainsi que sa voisine, la commune de Vervant, est riche en monuments préhistoriques, situés dans la forêt de la Boixe : tumuli, nécropoles, dolmens. La voie romaine de Chassenon à la Terne qui passait par Mansle traversait Échoisy.

Aux Messandières, face à l'école du bourg, trois ou quatre sarcophages mérovingiens ont été mis à jour en 1964[13].

Comme Villejoubert et Le Maine, Cellettes faisait partie des nouveaux territoires de l'Angoumois issus des défrichements de la Boixe au XIIe siècle[14].

Dès 1182, Cellettes était une possession de l'abbaye de Saint-Amant, qui y créa un prieuré, qui demeura conventuel jusqu'en 1405, date à laquelle il fut uni à la mense abbatiale[15].

Bernard du Lau est le premier seigneur de Cellettes attesté.

Josias du Lau reçut d'Henri de Navarre le prieuré de Cellettes et Villognon[16] et il est vraisemblable que c'est lui qui fit construire la première partie du château de Cellettes.

En 1568, lors des guerres de religion, les protestants ruinèrent le prieuré de Cellettes; l'église et le logis prieural furent rasés. Le prieur recouvra une partie de ses biens pendant la première moitié du XVIIe siècle, mais à la Révolution, ils furent vendus comme biens nationaux.

Le hameau d'Échoisy fut aussi le siège d'un prieuré. En 1153, le comte d'Angoulême, Guillaume VI, avait concédé des terres à Échoisy pour y établir les moines cisterciens de Clairvaux. Ces moines furent chassés par l'abbaye de Saint-Amant, qui fonda un nouveau prieuré mais qui dura peu de temps, vue la proximité du prieuré de Cellettes.

À Échoisy, jusqu'au XXe siècle, ont été exploitées des carrières de pierre à chaux. La société Veuve Modenel et Cie était la compagnie la plus connue au début de ce siècle.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Saint-Angeau à Segonzac, et qui passait par Mansle et Luxé. Une halte était à Échoisy[15].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 2003 Claude Bonnefond PCF  
depuis 2003 2014 Marc Bédier SE Directeur de société
2014 en cours Franck Charenat    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 441 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
403 425 444 425 482 475 455 503 480
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
509 508 501 551 624 517 445 384 342
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
333 358 312 318 330 293 246 249 250
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
259 222 294 346 415 440 447 441 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Cellettes en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,4 
7,8 
75 à 89 ans
6,6 
9,6 
60 à 74 ans
11,4 
23,4 
45 à 59 ans
17,5 
22,9 
30 à 44 ans
22,7 
16,1 
15 à 29 ans
14,8 
19,7 
0 à 14 ans
26,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Cellettes qui avait vu sa population augmenter jusqu'en 1881 en a ensuite perdu la moitié en 40 ans. Une lente érosion a continué de 1921 à 1975 mais depuis le redressement est net et Cellettes a retrouvé en 1999 sa population d'il y a deux siècles.

Économie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Ruffec qui est desservie par un TGV et des navettes du TER Poitou-Charentes entre Poitiers et Angoulême.

La LGV Sud Europe Atlantique qui sera mise en service en 2017 traverse la commune, et dont les travaux ont commencé en 2012[20]. En 2008 les élus de Cellettes, à l'initiative des élus du syndicat mixte du pays du Ruffécois, se sont rassemblées avec 17 communes du Nord Charente et 5 des Deux-Sèvres pour demander des compensations aux nuisances que va leur apporter cette ligne[21].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Cellettes et Maine-de-Boixe. Cellettes et Maine-de-Boixe accueillent chacune une l'école élémentaire. Celle de Cellettes est l'école Georges-Brassens[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église de Cellettes

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Pierre du Sacrifice[modifier | modifier le code]

La Pierre du Sacrifice

Le dolmen A de la Boixe ou pierre du sacrifice est situé au cœur de la forêt de Boixe. Ce dolmen vieux de 6 000 ans (âge de la pierre polie, néolithique) consiste en une pierre résiduelle de 15 t, bloc tabulaire parallépidique reposant sur le sol, et dont la rainure transversale date en fait d'une tentative d'exploitation au XIXe siècle par des carriers pour la construction de la route allant vers Mansle (D 18). Il est un rare vestige d'un ensemble plus vaste de plusieurs dolmens formant une nécropole. Le site est inscrit aux monuments historiques depuis 1889[23]. À proximité (à une centaine de mètres de là) on peut trouver le tumulus de Vervant, autre nécropole, restauré.

Château de Cellettes[modifier | modifier le code]

Le château de Cellettes

Le château de Cellettes est un logis du XVIe siècle. Il est inscrit monument historique depuis le 23 juillet 2004[24].

Article détaillé : Château de Cellettes.

Château d'Échoisy[modifier | modifier le code]

Le château d'Échoisy et ses jardins : le logis du XVIe siècle est formé de deux parties de chaque côté de la tour carrée de l'escalier à vis car en 1772, le logis a été agrandi vers l'est. Des cloisons de bois ou de plâtre sont peintes de scènes militaires du XVIIIe siècle, voulues par le propriétaire, colonel au régiment de Saintonge.

Il donne sur une cour encadrée par les dépendances. L'ancienne chapelle se trouve en bordure du plateau.

L'ensemble des parties bâties (logis, communs, chapelle, murs de clôture, portails) et non bâties (sol des cours et des terrasses) du château, en totalité sont inscrites monument historique depuis le 23 juillet 2004.

Le jardin à la française, le potager et le verger de variétés anciennes participent aux « Rendez-vous aux jardins ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre,‎ 1984 (consulté le 13 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 21,70
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 105
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I, Angoulême, imprimerie Chasseignac,‎ 1894, 683 p., p. 535
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 39
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 160
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 140
  14. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 106
  15. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 103-104
  16. Société archéologique et historique de la Charente, Mémoires,‎ 1924 (lire en ligne), civ
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  18. « Evolution et structure de la population à Cellettes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  20. LVG entre Tours et Angoulême
  21. journal Sud-Ouest du 26 juillet 2008
  22. Site de l'inspection d'académie de la Charente
  23. « Dolmen », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Château de Cellettes », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]