Villejoubert

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Villejoubert
Mairie de Villejoubert
Mairie de Villejoubert
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Saint-Amant-de-Boixe
Intercommunalité Communauté de communes de la Boixe
Maire
Mandat
Raymond Sevrit
2014-2020
Code postal 16560
Code commune 16412
Démographie
Population
municipale
335 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 16″ N 0° 10′ 34″ E / 45.8044, 0.176145° 48′ 16″ Nord 0° 10′ 34″ Est / 45.8044, 0.1761  
Altitude Min. 73 m – Max. 146 m
Superficie 7,82 km2
Localisation

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Villejoubert est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Villejoubert est une commune située 3 km à l'est de Saint-Amant-de-Boixe et 17 km au nord d'Angoulême, à la lisière sud de la forêt de la Boixe.

Le bourg de Villejoubert est aussi à 1,5 km à l'ouest de Tourriers, où passe la N 10 entre Angoulême et Poitiers. Villejoubert est aussi à 6 km au nord-est de Vars, 8 km au sud de Mansle, 18 km au nord-ouest de La Rochefoucauld et 25 km au sud de Ruffec[1].

La N 10 (déviation de Tourriers) traverse l'est de la commune. La D 15 traverse la commune d'est en ouest, et la N 10 par un demi-échangeur vers le nord. Elle mène à l'ouest à Saint-Amant. La D 32 permet depuis le bourg d'aller vers Angoulême et la N 10 en passant par Tourriers[2].

La gare la plus proche est celle d'Angoulême, avec des trains à destination de Paris, Bordeaux, Poitiers, Limoges, Saintes et Royan. L'aéroport d'Angoulême est à 9 km.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Tout l'habitat de la commune se concentre au bourg. On peut toutefois signler un seul petit hameau, Puypéroux, situé au sud du bourg, proche aussi du Château de la Barre[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villejoubert
Aussac-Vadalle
Saint-Amant-de-Boixe Villejoubert
Tourriers

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune, de nature karstique, est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Kimméridgien). Il constitue le plateau de la Boixe[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau, celui de Braconne-Boixe, légèrement incliné vers l'ouest et d'une altitude moyenne de 110 m. Le point culminant du territoire communal est à une altitude de 146 m, situé sur la limite orientale (carrefour D.15 et N.10). Le point le plus bas est à 73 m, situé sur la limite sud. Le bourg est à 120 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

De par la nature karstique du sol, aucun cours d'eau ne traverse la commune.

On trouve cependant de nombreux puits et quelques fontaines. Sur la limite occidentale de la commune, on trouve le Puits des Preins, dont l'eau est pompée et alimente le château d'eau communal. Le ruisseau du Puits des Preins s'écoule vers Saint-Amant-de-Boixe pour former le Javart, petit affluent de la Charente à Montignac[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse de Villejoubert proprement dite a été créée aux dépens de la forêt de Boixe par d'importants défrichements au XIe siècle. Son nom vient de Joubert, forestier de la Boixe[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation remonte au castrum d'Andone, un ensemble fortifié d'époque gallo-romaine servant à surveiller la voie romaine Saintes-Lyon d'Agrippa. Abandonné au IIIe siècle et réoccupé au Xe siècle par les comtes d'Angoulême.

Le château d'Andone a été détruit par le comte d'Angoulême Guillaume II qui réutilisera les matériaux pour construire le donjon de Montignac-Charente au début du XIe siècle[7].

Le fief est attesté en 1487 et le logis de la Barre a été construit aux abords du castrum d'Andone à la fin du XVe siècle par Jean Triquot de la Barre, transportant ainsi le siège de son fief de Saint-Amant-de-Nouère à la forêt de la Boixe où il possédait une métairie[7].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Renée Michaud    
2008 en cours Raymond Sevrit SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 335 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
322 329 351 366 363 373 360 349 353
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
342 313 282 279 275 258 226 187 185
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
182 189 162 167 164 148 164 130 139
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
127 165 256 279 293 326 331 335 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Villejoubert en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,6 
9,0 
75 à 89 ans
7,9 
12,7 
60 à 74 ans
12,7 
23,5 
45 à 59 ans
25,5 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
17,5 
15 à 29 ans
15,8 
16,9 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Prieuré Saint-Lazare[modifier | modifier le code]

L'église

L'église paroissiale, ancien prieuré Saint-Lazare, renferme la cloche en bronze, dite Marie datée de 1634, qui porte l'inscription « 1634. MARIE. JE SUIS POUR S LAZARRE DE VILLEJOUBERT PARRIN JEAN HORRIC ET MARRINE CATHERINE DANCHE ». Cette cloche est classée monument historique au titre objet en 1944[12].

Mascarine[modifier | modifier le code]

La Macarine

La Mascarine[2] (ou Macarine, ou chapelle Macary[13]), chapelle du XIIe siècle ruinée située au cœur de la forêt de Boixe, au sud-est du Chalet de la Boixe, n'est accessible que par sentier. Selon la légende de saint Amant, c'était un ancien luc consacré à Apollon, et elle était le lieu de la première chapelle dédiée à saint Pierre au XIe siècle avant la restitution à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe par le comte Guillaume V d'Angoulême et où se tenait une foire le samedi saint[14],[15],[16]. Depuis 2012, elle est en cours de restauration[17].

45° 49′ 06″ N 0° 10′ 49″ E / 45.81833, 0.18028

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Castrum d'Andone[modifier | modifier le code]

Le castrum d'Andone envahi par la végétation en 2010

Le castrum d'Andone est un ensemble fortifié d'époque gallo-romaine qui a continué à être occupé durant le haut Moyen Âge.

La plus ancienne enceinte fortifiée est polygonale, avec des murs de deux mètres d'épaisseur. Le fortin du Bas-Empire comporte des bâtiments arasés. Le comte d'Angoulême fit creuser un fossé et taluter le rempart existant. Les ruines de bâtiments en pierre sont celles d'une forteresse carolingienne avec son habitation et les dépendances[7],[18].

Il a été classé monument historique par arrêté du 13 août 1986[19].

Article détaillé : Castrum d'Andone.

Logis de la Barre[modifier | modifier le code]

Château de la Barre

Le logis de la Barre est un château qui a été construit aux abords du castrum d'Andone à la fin du XVe siècle et a été remanié au XVIIIe siècle. Le logis de plan rectangulaire conserve des cheminées monumentales médiévales. Une tour carrée, appuyée sur une tour ronde, renferme l'escalier à vis à l'est alors qu'à l'ouest se dressent une tour ronde crénelée au nord et une tour carrée au sud. La cour triangulaire est fermée par des bâtiments. Deux tours rondes arasées sont le long d'un chemin.

Le logis, les restes de sa porte d'entrée au nord, trois tours, le pigeonnier et les vestiges de fortifications, sont inscrits monuments historiques par arrêté du 30 avril 1990[20],[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c, d et e Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre,‎ 1984 (consulté le 13 novembre 2011)
  6. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 105 (A.Debord)
  7. a, b, c et d Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 63-65
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Evolution et structure de la population à Villejoubert en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  12. « Cloche Marie », base Palissy, ministère français de la Culture
  13. André Debord, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1982, 379 p. (lire en ligne), p. 224
  14. Bulletin de la société archéologique, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1883 (lire en ligne), p. 163
  15. Société préhistorique française, Compte rendu, vol. 11, éd. Schleicher frères,‎ 1913 (lire en ligne), p. 889
  16. Sylvie Ternet, Les églises romanes d'Angoumois, vol. 1, éd. Le Croît Vif,‎ 2006 (ISBN 2-91610402-X), p. 663
  17. Panneau sur place, association Au fil du temps
  18. « Castrum d'Andone », base Mémoire, ministère français de la Culture
  19. « Castrum d'Andone », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Château de la Barre », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 193

Liens externes[modifier | modifier le code]